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Full text of "Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume"

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NOBILIAIRE 

UNIVERSEL 

DE   FRANCE 


OU  RECUEIL  GENERAL 


DES  GÉNÉALOGIES  HISTORIQUES 

DES   MAISONS   NOBLES    DE   CE  ROYAUME 


M.    DE    SAINT-ALLAIS 

AVEC    LE    CONCOURS 

DE   MM.    DE   COURCELLES,   L'ABBÉ   LESP1NE,    DE    SAINT-PONS 

ET  AUTRES  GENEALOGISTES  CELEBRES 


TOME   DOUZIEME 


PREMIERE     PARTIE 


PARIS 

LIBRAIRIE    ANCIENNE    ETMODERNE 

B  A  C H  EL  1 N  - D  E FLOR EN N  E 

Société  anonyme  au  capital  de   i,5oo,ooo   francs. 

Kl É O E     SOCIAL:     3  ,     QUAI     M  A  L  A  Q  U  A  I  S  ,      3 

MDCCCLXXV! 


NOBILIAIRE  UNIVERSEL 

DE  FRANCE. 


IMPRIMERIE    GENERALE  DE  CHATILL0N-SUR-SE1NE, 

J.    ROBERT. 


NOBILIAIRE  UNIVERSEL 

DE    FRANCE, 

ou 

RECUEIL  GÉNÉRAL 

DES    GÉNÉALOGIES     HISTORIQUES 
DES    MAISONS    NOBLES 

DE   CE   ROYAUME, 

Faisant  suite  au  Dictionnaire  universel  de  la  Noblesse  de  France 
qui  paraissait,  avec  Privilège  du  Roi,  avant  la  Révolution  ; 

Suivi  du  Catalogue  des  Gentilshommes  qui  ont  fait  leurs  preuves 
devant  les  Généalogistes  du  Roi,  pour  être  admis  aux  Écoles 
royales  et  au  service  militaire. 

Par  M.  de  Saint-Allais  ,  auteur  des  Généalogies  historiques 
des  Maisons  souveraines  de  l'Europe. 


DIEU  ET  LES  BOURBONS. 


TOME    DOUZIEME. 


A    PARIS, 

Au  Bureau  du  Nobiliaire  universel  de  France 

rue  de  la  Vrillière,  n°  10. 

1817 

'Réimprimé  en  1876. 
A    LA    LIBRAIRIE   ANCIENNE  ET    MODERNE 

BACHELIN-DEFLORENNE 

Société  anonyme  au  capital  de  i,5oo,ooo  francs. 
Siège  social  :   3,  Quai   Malaquais,   3. 


es 

511 


NOBILIAIRE   UNIVERSEL, 

OU 

RECUEIL   GÉNÉRAL 

DES    GÉNÉALOGIES    HISTORIQUES 
DES    MAISONS   NOBLES 

DE    FRANCE, 

Formant  les   matériaux   du    Dictionnaire   universel 
de  la  Noblesse. 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC ,  en  Rouergue ,  en 
Querci  et  en  Poitou ,  et  plus  anciennement  en  Saintonge 
et  en  Angoumois  .  C'est  un  fait  notoire  que  la  famille  de 
Cru\y ,  ou  ,  suivant  l'orthographe  de  plusieurs  titres  , 
Crugi  Crusi  et  Crussjy  ,  est  une  des  plus  anciennes 
familles  nobles  qu'il  y  ait  dans  les  différents  pays  de 
Rouergue,  de  Querci,  de  Saintonge  et  d' Angoumois  . 
La  filiation  était  suivie  dans  les  preuves  pour  les  car- 
rosses, faites  par  M.  Chérin  .  On  a  des  titres  antérieurs 
à  1400,  il  ne  manquait  qu'un  contrat  de  mariage,  dont 
l'on  retrouvait  les  descendances  et  l'ascendance .  La  ré  - 
volution  a  empêché  des  recherches  que  l'on  faisait  de 
cette  pièce  peu  importante  au  fond,  puisqu'on  a  les 
ascendants    et    descendants ,    sans    interruption ,    depuis  : 

I.  Jacques  de  Crugi,  du  lieu  de  Pêne,  diocèse  et 
sénéchaussée  de  Cahors ,  en  Querci ,  qui  fut  accordé 
en  mariage,  au  mois  de  novembre  de  l'an  i5o2,  avec 
noble  Jacquette  de  Roset,  sœur  de  Jeanne  de  Roset, 
et  d'autre    Jeanne ,    toutes  trois    filles  de    noble   Jean   de 


2  DE  CRUZY  DE  MARC1LLAC. 

Roset  ou  de  Rouzet,  de  la  paroisse  de  Saint-Cyprien  de 
Fauroux.  Lo  noble  Jacques  de  Crugi,  (portent  les  articlee 
de  ce  mariage,  écrit  en  langage  gascon),  et  la  nobla 
Jacqueta  de  Ro^et....  las  noblas  Johanna  et  autra  Johanna 
de  Ro\et,  fillas  naturales  et  légitimas  del  noble  Johan  de 
Ro\et,  qui  fou  habitan  de  la  parochia,  de  Sant  Cipria  de 
Ribera,  deserva  délia  diocesa  et  senescallia  de  Qiierci.... 
et  ils  ont  encore  les  mêmes  qualités  dans  l'acte  juri- 
dique   de  la    ratification    qui    fut  faite  de  ces  articles,  le 

3  dudit  mois  de  novembre,  par  les  parties  contractantes, 
devant  Jean  Sauzon,  lieutenant  du  bailli  royal  de  Lau- 
zerte,  siégeant,  suivant  la  coutume,  et  en  présence  d'un 
Jean  de  Roset,  seigneur  de  Linolt  et  du  repaire  de 
Rozet.  Coram  Johanne  Sauso  (porte  cet  acte)  locum 
tenente  bajuli  Regii  Lausertœ,.  ..  videlicet  Johanna  major, 
alla  ver  à  filia  minor  ratificarunt....  et  idem  Johannes  Sauso 
prius  signo  crucis  prœposito,  dicendo  in  nomine  patris,  etc. 
Ibidem  supra  scamnum  more  majorum....  inter  nobilem 
Jacobum  de  Crugi,  loci  de  Pena,  diocesis  et  senescallia? 
Caturcencis,  et  nobilem  Jacobam de  Roseta,  filiam  quondam 
nobilis  Johannis  de  Roseto,  aliàs  lo perbost  Parochiœ  Sancti 
Cypriani  de  Faurosio.. . .  de  auctoritate  et  consensu  nobilium 
Hugonis  de  Galardo,  domini  loci  de  Brassacoetde  Cu\olio, 
et  Arnaudi  de  la  Dugina,  domini  de  la  Dugina  tutorum 
et  administratorum  bonorum  et  personarumfiliorum  dicti 
quondam  nobilis  Johannis  de  Roseto.  Jacques  de  Crugi  eut 
de  Jacquette  de  Roset,  noble  Armand  de  Crugi  qui  suit. 


II.  Armand  de  Crugi,  sieur  de  Fauroux,  juridiction 
de  Lauzerte,  en  Querci,  diocèse  de  Cahors,  épousa, 
par  accords  faits  sous  seings-privés,  le  5  juin  i532, 
demoiselle  Françoise  de  Revel,  fille  du  seigneur  de 
Revel,  en  Agénois,  et  petite-fille  d'une  sœur  du  sei- 
gneur de  Mereux.  La  ratification  de  ces  accords  est  du 
même  jour  ,  et  il  est  dit  expressément  qu'elle  fut  faite 
au  château  de  Cézerac,  juridiction  de  Tournon,  diocèse 
et  sénéchausée  d'Agen,  en  présence  de  révérend  père 
en  Dieu  ,  messire  Ponce  de  Beinac  ,  protonotaire  du 
Saint-Siège  ,  abbé  de  Flaran,  et  doyen  de  Moyrac  ;  de 
noble  Etienne  de  la  Vaissière,  seigneur  de  Montrond  , 
et  d'Arnaud  de  la  Dugnie,  seigneur  de  la  Dugnie. 

Armand  de  Cruzi  paraît  ,  depuis  son  mariage ,  dans 
deux  titres    datés,   l'un,   du    5    mars    1 534  ,    l'autre    du 


DE  CRUZY  DE  MARGILLAC.  3 

6  juin  1564,  mais  qui  ne  sont  rapportés  que  dans  deux 
inventaires  de  productions,  faits  les  16  janvier  et  10 
février  1667,  devant  le  sieur  Lartigue  ,  subdélégué  de 
M.  Pelot  ,  intendant  en  Guienne  ;  le  dernier  de  ces  deux 
titres  lui  donne  même  la  qualité  de  «  maréchal-des-logis 
de  la  compagnie  d'ordonnance  du  seigneur  de  Terride  , 
chevalier  de  l'ordre  du  Roi  ,  »  et  véritablement  il  l'a 
aussi  dans  un  titre  original  du  27  octobre  087,  titre 
dont  il  sera  parlé  ci-après ,  où  il  est  nommé  par  erreur 
Raimond  de  Crusi  ,  et  qui  porte  qu'il  avait  épousé  (appa- 
remment en  deuxièmes  noces)  demoiselle  Jeanne  de 
Fauroux,  et  même  que  c'est  de  ce  mariage  qu'était  né, 
entr'autres  enfants: 


III.  Noble  Grimont  de  Crusi,  seigneur  de  Fauroux 
et  de  la  Gardonne,  dont  le  mariage  avait  été  arrêté  à 
Toulouse,  le  9  février  de  l'an  1 565,  avec  demoiselle 
Françoise  de  Gout-de-Marcillac ,  sœur  de  noble  Jean 
de  Goût,  écuyer,  seigneur  de  Marcillac ,  qui  paraît,  dans 
le  contrat  de  ce  mariage,  avec  un  Jean  de  Montagu,  sei- 
gneur de  Villas,  un  Pierre  d'Espaigne,  qualifié  monsieur, 
maître-lieutenant-principal  du  juge  de  Villelongue  et  de 
Château-Sarrazin,  et  un  Antoine  de  Goût,  qualifié  noble 
seigneur  de  la  Mothe  ;  mais  la  ratification  de  ce  mariage 
ne  se  fit  que  le  7  mars  suivant,  parce  qu'Armand  de 
Crusi,  père  de  Grimont,  (qui  vivait  encore  au  tems 
du  premier  acte,  et  y  fit  à  son  fils  une  donation  de  tous 
ses  biens,  meubles  et  immeubles,  à  la  réserve  de  l'usu- 
fruit, sa  vie  durant,  et  du  droit  de  légitime  dû  à  ses  autres 
enfants)  mourut  sur  ces  entrefaites.  Ce  dernier  acte, 
auquel  assista  Antoine  de  Goût,  qualifié  protonotaire  du 
Saint-Siège,  seigneur  de  la  Mothe  et  de  Bardignes, 
fut  insinué  au  siège  de  Lauzerte,  le  21  mars  i583,  et 
le  26  novembre  de  la  même  année  ,  en  celui  de  la  juri- 
diction de  la  ville  de  Pêne  d'Agénois. 

Jean  de  Goût  étant  mort  peu  de  tems  après  ces  der- 
niers actes,  sa  succession  passa  à  Françoise  de  Goût, 
sa  sœur,  et  par  conséquent  à  Grimont  de  Crusi,  son 
mari,  qui,  depuis  ces  époques,  se  trouve  qualifié, 
tantôt,  seigneur  de  Marcillac,  tantôt,  seigneur  de  Fau- 
roux, et  a  quelquefois  les  deux  qualités  de  Fauroux-Mar- 
cillac,  Marcillac-Fauroux,  jointes  ensemble. 

Suivant   les    titres     énoncés,    tant    dans  les  inventaires 


4  DE  CRUZY  DE  MARCILLAC. 

de  productions  que  l'on  a  déjà  cités,  que  dans  une  or- 
donnance rendue  le  14  novembre  1668,  par  M.  Bazin 
de  Bezons,  intendant  en  Languedoc,  et  un  procès-verbal 
de  Malte,  en  date  du  28  avril  1701,  il  fut  reçu  au  rang 
des  nobles  dans  les  états  du  pays  de  Querci,  le  1 6  mars 
i58g,  et  employé,  en  cette  qualité,  dans  la  matricule 
des  états  de  Guienne,  produite  par  un  extrait  délivré 
à  Montauban,  le  9  octobre  1666.  Le  duc  de  Mayenne, 
qui  s'était  déclaré  chef  de  la  ligue,  et  avait  pris  le  titre 
de  lieutenant-général  de  l'état  royal  et  couronne  de 
France,  lui  donna,  en  cette  qualité,  le  20  octobre  1590, 
une  commission  pour  mettre  sur  pied  une  compagnie 
d'infanterie,  et  il  servit  apparemment  ce  duc  dans  sa 
révolte  ;  mais  étant  depuis  rentré  dans  le  devoir,  et 
s'étant  même  particulièrement  signalé  par  les  services 
qu'il  rendit  à  son  légitime  souverain  et  à  la  province, 
il  fut  délibéré,  le  16  mars  1599,  par  les  états  dudit 
pays,  sur  le  point  d'être  convoqués  :  «  qu'attendu  que 
»  plusieurs  seigneurs  s'étaient  rendus  indignes  d'y  être 
»  appelés,  et  qu'au  contraire  les  sieurs  de  Clermont, 
»  le  baron  de  Brissac,  le  baron  de  Mondenard  et  le 
»  seigneur  de  Marsilhac  avoient  montré  leur  zèle  et 
»  affection  pour  le  service  de  Sa  Majesté  et  de  la  pro- 
»  vince,  ils  seroient  incorporés  à  la  matricule  et  corps 
»  desdits  états  ». 

Grimont  de  Crugi  fut  encore  pourvu,  le  3o  juillet 
16 14,  du  gouvernement  de  la  ville  de  Moissac,  et  ce 
fut  même,  selon  les  propres  termes  des  provisions,  «  à 
»  la  très-humble  supplication  des  habitants  de  cette  ville, 
»  qui  avoient  reconnu  sa  fidélité,  son  expérience  et  sa 
»  capacité  »  ;  mais  il  ne  posséda  pas  long-  tems  ce  gou- 
vernement, étant  mort  peu  d'années  après,  dans  une 
extrême  vieillesse.  Il  avait  eu  de  son  mariage  huit  en- 
fants mâles,  savoir: 

1 .°  Antoine  de  Cruzy  de  Marcillac,  seigneur  de  Mar- 
cillac  et  de  Fauroux,  qui  paraît,  avee  son  père,  dans 
l'acte  d'un  aveu  et  dénombrement  qu'ils  donnèrent 
conjointement,  le  8  octobre  1607,  au  maréchal 
de  Thémines  ,  (Pons  de  Lauzières ,  chevalier 
des  ordres  du  Roi,  sénéchal  et  gouverneur  de 
Querci  )  des  biens  et  possessions  nobles,  a  qu'eux 
»  et  leurs   prédécesseurs  avaient     tenus  de  toute 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC.  5 

»  ancienneté,  dans  la  paroisse  de  Saint-Cyprien, 
»  juridiction  de  Moncucq  et  des  Vaux,  en 
»  Querci  ». 

Il  paraît  que  cet  Antoine  de  Cruzy  ne  se  dis- 
tingua pas  moins  dans  le  service,  que  n'avait  fait 
son  père;  car  le  21  octobre  1620,  il  obtint  du 
roi  Louis  XIII,  un  brevet  par  lequel  Sa  Majesté 
déclarait  ,  que  ,  «  mettant  en  considération  ses 
»  services  et  son  mérite,  elle  le  retenoit  mestre- 
»  de-camp  appointé  en  son  infanterie,  et  vouloit 
»  qu'il  fut  passé  et  employé  en  cette  qualité  dans 
»  son  état  de  l'extraordinaire  des  guerres,  et  payé 
»  de  semblables  appointements  que  les  autres 
»  mestres  de  camp  entretenus  »  ;  mais  on  ne  peut 
spécifier  quels  furent  ses  services,  parce  que  l'on 
n'a  eu  sur  lui  d'autres  titres  que  ceux  qui  se 
trouvent  énoncés  dans  les  inventaires  de  1667, 
et  dans  l'ordonnance  de  M.  de  Bezons,  à  moins 
que  ce  ne  soit  lui  que  regarde  une  «  commission 
»  de  capitaine  d'une  compagnie  de  cent  hommes 
»  de  guerre  de  pied  français,  dans  le  régiment 
»  de  nouvelle  levée  de  Rambures,  donnée  à  Paris, 
»  le  27  août  16 j  6  ».  Cette  commission  est  sim- 
plement adressée  au  sieur  Mardi  lac  ;  mais 
comme  Antoine  de  Cruzy  avait  f  comme  on  le 
verra  plus  bas),  un  frère  qui  portait,  de  même 
que  lui,  le  nom  de  Marcillac,  on  ne  saurait  prendre 
l'affirmative. 

Suivant  les  inventaires  de  1667,  et  l'ordon- 
nance de  M.  de  Bezons,  Antoine  de  Cruzy,  à 
la  mort  de  son  père,  eut  le  gouvernement  de  la 
ville  de  Moissac,  le  12  mars  16 19;  Henri  de 
Lorraine,  duc  de  Mayenne  et  d'Aiguillon,  pair 
et  grand  chambellan  de  France,  lui  en  donna  ses 
lettres  d'attache,  comme  gouverneur  de  Guienne, 
et  lorsque,  sur  ces  lettres  jointes  aux  provisions 
ou  lettres-patentes  de  la  cour,  il  voulut  faire 
son  entrée  dans  la  ville,  la  communauté  s'as- 
sembla, et  il  fut  délibéré  sur  une  députation  qui 
devait  être  faite  de  vers  lui  :  c'est  ce  que  l'on 
apprend  par  un  extrait  de  cette  délibération, 
daté   du  22  avril  1626.    Depuis   cette  époque  on 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC. 
n'a  plus  rien  de  lui,   on  croit  même  qu'il  n'avait 
pas  été  marié  ; 

.°  Noble  Beraud  (ou  Bernard)  de  Cruzi  ou 
Crugi,  qui  entra  dans  l'ordre  de  Saint-Jean  de 
Jérusalem  ;  il  y  fut  reçu  au  grand  prieuré  de 
Toulouse,  sur  une  enquête  faite  à  Toulouse, 
le  vingt-sept  octobre  1587,  devant  les  cheva- 
liers Martin  Puylobier  et  Jean  de  Mars-Li- 
nières  ,  commissaires  du  même  ordre  ,  enquête 
dans  laquelle  noble  Hercule  des  Massas,  sieur  de 
la  Chapelle,  lieutenant  de  la  compagnie  du  sei- 
gneur de  Vezé  ;  noble  Pierre  de  Serilhac,  seigneur 
de  Saint-Léonard  de  Brissède  ;  noble  Jacques  de 
la  Barthe,  sieur  de  Valentine,  de  la  maison  de 
Giscaro,  et  noble  monsieur  maître  François  de 
Pêne,  dit  de  Mairaval,  archiprêtre  de  Gardonné, 
chanoine  de  l'église  collégiale  de  Saint-Etienne 
de  Lescout  et  vicaire-général  de  l'abbaye  de  Saint- 
Pierre  de  Moissac,  témoins  requis  d'office,  tous 
gens  d'honneur,  gentilshommes  de  noms,  d'armes, 
incapables  de  trahir  la  vérité,  et  reconnus  pour  tels 
par  d'autres  gentilshommes  non  moins  distingués, 
avaient  déposé  et  déclaré  «  qu'ils  connaissoient 
»  fort  bien  et  Beraud  de  Crugy  ou  Crusy  et  ses 
»  père  et  mère,  noble  Grimont  de  Crusi,  sieur 
»  dé  Fauroux,  de  Marcillac  et  de  la  Cardonne, 
»  ancien  lieutenant  de  la  compagnie  d'ordon- 
»  nance  du  seigneur  de  Gouhas,  et  demoiselle 
»  Françoise  du  Goût,  sa  femme,  de  la  maison 
»  de  Marcillac;  que  le  fils,  qui  étoit  âgé  de  quinze 
»  à  seize  ans,  étoit  né  au  lieu  de  Marcillac,  et 
»  avoit  été  baptisé  en  l'église  de  Saint-Cyprien, 
»  diocèse  de  Cahors,  sénéchaussée  de  Lauzerte, 
»  dans  les  limites  de  la  langue  de  Provence;  que 
»  le  père  étoit  incontestablement  gentilhomme 
»  de  nom  et  d'armes,  de  bonne  et  ancienne 
»  extraction.  »  C'est  dans  cette  même  enquête, 
que  Grimont  de  Crusi  est  dit  fils  de  «  feu 
»  noble  Raymond  de  Crusi,  seigneur  de  Fau- 
»  roux  ,  maréchal-des-logis  de  la  compagnie 
»  d'ordonnance  du  seigneur  de  Terride,  et  de 
»  demoiselle    Jeanne     de    Fauroux,    sa     femme, 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC.  y 

»  aïeul  et  aïeule  paternel  et  maternel  de  Beraud 
»  de  Crusi  ;  »  et  les  déposants  y  attestent  de  plus 
que  «  les  maisons  de  Fauroux  ,  de  Marcillac  ,  de 
»  Crusi  et  du  Goût  étoient  toutes  de  bonne  et 
»  ancienne  noblesse  ,  faisant  profession  des  armes, 
«allant  ,  à  leur  tour,  au  ban  et  arrière- ban  ,  et 
»  tenant  rang  parmi  la  noblesse  du  pays  de 
»  Querci;  qu'ils  connoissent ,  en  particulier, 
«Françoise  du  Goût,  pour  gentille  femme  de 
»  nom  et  d'armes  ,  issue  de  la  maison  de  Mar- 
»  cillac ,  fille  de  noble  Jean  de  Goût ,  seigneur 
»  dudit  lieu  de  Marcillac ,  et  de  demoiselle  Ca- 
»  therine  d'Achier  ,  dite  d'Orgueilh  ».  Les  titres 
que  l'on  vient  de  citer  ,  sont  les  seuls  où  il  soit 
parlé  de  Beraud  de  Crusi  ; 

3.°  Jean  de  Crusi  ou  Crugi-Marcillac  ,  l'aîné  ,  qui 
embrassa  l'état  ecclésiastique,  et  même,  suivant  ce 
qui  est  exposé  dans  les  deux  inventaires  de  1667  , 
lut  prêtre ,  prieur  de  Castelmairan  ,  prévôt  et  cha- 
noine du  chapitre  de  Moissac.  Il  paraît  dans  les 
deux  titres  originaux  ,  le  premier  en  date  du 
23  juillet  1634,  le  deuxième  du  19  novembre 
i636  ;  il  est  qualifié,  dans  l'un  ,  chanoine  et  prieur 
de  Castelmairan  ,  dans  l'autre  ,  prieur  de  Sainte- 
Colombe.  Le  procès-verbal  de  Malte  ,  du  28  avril 
1701  ,  cite  des  lettres  de  docteur  en  l'université 
de  Cahors  ,  expédiées  pour  lui,  le  17  de  mai  1628  , 
où  il  est  dit  qu'il  était  nommé  à  l'évêché  de 
Sarlat  ;  mais  si  ce  fait  est  ,  ce  ne  put  être  que 
pendant  les  démêlés  de  Louis  de  Salignac  ,  évêque 
de  cette  église  ,  avec  son  métropolitain  le  cardinal 
deSourdis  ,  archevêque  de  Bordeaux  ; 

4.0  Jean  ,  dont  l'article  suit; 

5.°  Bertrand,  qui  fonde  la  seconde  branche,  rap- 
portée ci-après  ; 

6.°  Pierre  de  Crugi-Marcillac  ,  qui  devint  seigneur 
des  terres  de  la  Mothe,  de  Bardignes  ,  au  diocèse  de 
Lectoure  ,  de  Balignac  ,  par  la  substitution  que  fit 
en  sa  faveur  Beraud  de  Goth  ,  seigneur  de  la 
Mothe  ,  de  Bardignes ,  du  Motet  et  de  Balignac  , 
mestre  de  camp  du  régiment  de  Guienne  ,  de  la 
maison  de  Goth  ou  Gouth  (latin  de  Gnotto)  , 
maison  ancienne  et  fort  illustre,  qui   avait  donné 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC. 

Bertrand  de  Goth  ,  évéque  d'Agen  ,  l'an  1289  , 
puis  de  Langres  en  i3o6  ,  et  par  conséquent  duc 
et  pair  de  France  ;  Beraud  de  Goth  ,  archevêque 
de  Lyon  l'an  1290  ,  cardinal  évêque  d'Albane 
Pan  1294  ,  légat  du  Pape  Boniface  VIII,  en  France 
et  en  Angleterre,  es  années  1296  et  1297;  Ber- 
trand de  Goth  ,  successivement  chanoine  de 
Saint-Martin  de  Tours  ,  l'un  des  prévôts  de  cette 
église  ,  chanoine  sacristain  ,  ou  trésorier  ,  de  Bor- 
deaux ,  chapelain  du  Pape  Boniface  VIII  ,  évêque 
de  Comminges  en  1295  ,  archevêque  de  Bordeaux 
en  1299  ,  élu  pape  le  5  juin  ,  veille  de  la  Pente- 
côte ,  i3o5  ,  connu  sous  le  nom  de  Clément  V  , 
et  mort  en  1 3 14  . 

Beraud  de  Goth  ,  ou  Gouth  ,  se  voyant  sans 
enfants  et  sur  le  point  de  partir  de  son  château 
de  la  Mothe  ,  pour  aller  rejoindre  l'armée  ,  fit , 
le  26  juin  1589  un  testament  par  lequel  il  lais- 
sait «  la  jouissance  de  ses  biens  à  sa  femme  ,  tant 
»  qu'elle  vivrait  viduellement  ,  et  dans  la  suppo- 
»  sition  qu'elle  fût  enceinte ,  instituait  pour 
»  héritier  l'enfant  qui  naîtrait  d'elle  ,  en  lui  sub- 
»  stituant  Pierre  de  Cruzy ,  puîné  de  la  maison 
t>  de  Marcillac  ,  au  défaut  duquel  il  en  appelait 
»  d'autres  ;  substituait  de  même  jusqu'à  la  troi- 
»  sième  génération  ,  les  enfants  de  ceux  qui  lui 
»  succéderaient  ,  en  les  chargeant  de  prendre  le 
»  nom  et  les  armes  de  Gouth  ;  faisait  encore  un 
»  legs  de  cinq  cents  écus  sol  ,  à  Bernard  (ou . 
»  Beraud)  ,  son  filleul,  fils  du  capitaine  de  Mar- 
»  silhac  (Grimont  de  Crugy)  ,  et  donnait  enfin 
»  deux  mille  livres  à  Marguerite  de  Cruzy  ,  sa 
»  nièce,  fille  du  sieur  de  Marcillac.  »  Pierre  de 
Crugy  lui  appartenait  constamment  du  chef  de 
sa  mère  Françoise  de  Goût  ,  dont  les  deux  frères 
Jean  et  Antoine  de  Goût  ,  nommés  ci-dessus  , 
paroissent  ,  avec  le  père  de  Beraud  ,  dans  un  titre 
du  1 3  juillet  1 564  ,  mais  comme  ils  n'y  ont  aucune 
qualité  qui  indique  la  parenté ,  on  ne  peut  dire 
ce  que  les  enfants  étaient  les  uns  aux  autres. 

Quoi  qu'il  en  soit  Pierre  de  Cruzy  ,  en  exécu- 
tion des  dernières  volontés  de  Beraud  de  Goth  , 
joignit  à    son  nom  celui  de  Goût   ou  de  Goth  , 


DE  CRUZY  DE  MARC1LLAC.  9 

comme  on  le  voit  par  un  des  titres  de  la  famille 
même,  en  date  du  12  janvier  i633,  et  où  il  est 
nommé  Pierre  de  Goût  de  Cruzy  de  Marcillac, 
et  qualifié  chevalier,  seigneur  de  la  Motte-Bar- 
dignes;  et  n'ayant  eu  de  Madelaine  de  Voisins- 
Montaut,  sa  femme,  qu'une  fille,  nommée  Char- 
lotte de  Cruzy,  dite  du  Goût  de  Marcillac,  qu'il 
maria,  par  contrat  du  2  janvier  1625,  avec  Jean- 
François  d'Esparbès-de-Lussan,  seigneur  de  Car- 
bonneau  (  de  la  branche  de  ce  nom,  aînée  des 
vicomtes  et  marquis  d'Aubeterre  et  des  seigneurs 
de  Jonsac),  il  lui  fit  une  «  donation  de  tous  ses 
»  biens,  à  la  charge  de  faire  porter  à  ses  enfants 
»  le  nom  et  les  armes  du  Goût  Marcillac,  avec 
celui  d'Esparbès  ;  »  c'est  en  effet  ce  qui  fut 
exécuté  par  leur  fils  unique  Silvestre  d'Esparbès- 
de-Lussan-du-Gout ,  baron  de  la  Motte-Bardi- 
gnes,  seigneur  de  Fais,  successivement  capitaine 
et  gouverneur  du  comté  d'Auvillars,  et  conseiller 
au  parlement  de  Toulouse,  l'an  1667,  et  il  l'était 
encore  en  1741  par  son  petit-fils  Michel  d'Es- 
parbès-de-Lussan-du-Gout,  baron  de  la  Motte- 
Bardignes,  dit  le  comte  de  Lussan. 

L'inventaire  du  16  janvier  1667,  porte  :«  que 
»  Pierre  de  Crugy  avait  eu,  dans  son  tems,  de 
»  grands  emplois,  mais  que  toutes  les  commis- 
ce  sions  qui  pouvaient  justifier  ces  faits,  étaient 
»  entre  les  mains  du  sieur  de  la  Motte,  son 
»  petit-fils  (  Silvestre  d'Esparbès-de-Lussan  ), 
«  conseiller  au  parlement  de  Toulouse  ».  Comme 
il  n'a  été  rien  produit  de  plus  pour  l'article  pré- 
sent, tout  ce  que  l'on  a  pu  faire,  c'est  de  rapporter 
cette  note; 
7.0  Charles,  qui  fonde  la  troisième  branche  rap- 
portée en  son  rang  ; 
8.°  Silvestre  de  Cruzy-Marcillac,  qui  s'étant  attaché 
au  cardinal  de  Richelieu,  selon  ce  qui  est  allégué 
dans  l'inventaire  du  16  janvier  1667,  suivit  ce 
ministre  au  siège  de  la  Rochelle,  sur  la  fin  de 
l'année  1627  et  au  commencement  de  1628,  et  s'y 
rendit  si  recommandable,  que  le  roi  Louis  XIII, 
par  ses  lettres  du  26  mars  1628,  lui  donna,  pour 
récompense,   l'évéché    de  Mende,    vacant  par    la 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAG. 

mort  de  Daniel  de  la  Mothe  du  Plessis-Houdan- 
court,  qui  le  lui  avait  déjà  résigné.  Il  est  ainsi 
parlé  de  lui  dans  l'ouvrage  intitulé  :  Gallia  Chris- 
tiana,  tom.  i,  pag.  107  et  108.  «  Silvestre  de 
»  Cruzi  de  Marcillac,  de  l'illustre  maison  de 
»  Marcillac,  en  Querci,  fut,  après  bien  des  ser- 
y>  vices  rendus  au  Roi  et  à  Tétat,  nommé  évêque 
»  de  Mende,  en  la  place  de  Daniel  de  la  Mothe 
»  du  Plessis-Houdancourt,  mort  pendant  le  siège 

»  de  la  Rochelle Ce  pre'lat   n'eut   pas  plutôt 

»  été  sacré,  qu'il  donna  des  preuves  d'une  mer- 
»  veilleuse  exactitude  à  remplir  ses  devoirs,  et 
»  d'un  beau  zèle  pour  la  foi  catholique.  En  effet 
»  il  se  montra  toujours  Tennemi  des  hérétiques  ; 
»  il  démolit,  par  ordre  du  Roi,  les  plans  qu'ils 
»  avaient  dans  le  Gévaudan  et  sur  les  frontières 
»  de  ce  pays,  et  voulant,  même  après  la  paix 
»  que  le  Roi  leur  avait  accordé,  continuer  la 
»  guerre  sainte  déclarée  à  ces  ennemis  de  l'église, 
»  il  leur  envoya  surtout,  vers  les  Cévennes,  des 
»  prédicateurs  choisis  parmi  les  carmes  déchaus- 
»  ses,  les  capucins,  les  feuillants,  et  d'autres 
»  religieux,  qui  ramenèrent  à  la  foi  un  grand 
»  nombre  de  ces  rebelles;  et  dans  toutes  ces 
»  missions,   c'était  lui  qui    fournissait    les   fonds 

»  nécessaires Il    rétablit,     dans     les    mêmes 

»  Cévennes,  l'exercice  de  la  religion  romaine, 
»  qui  y  avait  long-tems  été  interrompu  et  même 
»  presqu'entièrement  aboli,  et  retira  des  mains 
»  des  hérétiques,  plusieurs  biens  ecclésiastiques 
y>  et  des  cimetières  dont  ils  s'étaient  emparés  . 
»  Il  fit  rebâtir  plusieurs  églises  qui  avaient  été 
»  détruites  pendant  la  fureur  des  guerres  civiles  ; 
»  il  entreprit  courageusement  une  visite  géné- 
»  raie  de  son  diocèse,  visite  qui  n'avait  point 
»  été  faite  depuis  plus  de    deux    cents  ans  et  la 

»  finit  heureusement   avec  un  zèle  admirable 

»  Il  orna  sa  cathédrale  de  très-belles  peintures 
*  et  de  magnifiques  tapisseries;  il  fit  réparer  une 
»  grande  partie  du  palais  épiscopal  de  Mende, 
»  qui  était  entièrement  ruiné  ;  il  bâtit,  à  grands 
»  frais,  la  maison  épiscopale  de  Chanac  ;  fit 
»  refaire,  à  ses  propres  dépens,  le  pont  de  Notre- 


DE  CRUZY  DE .  MARCILLAC.  n 

»  Dame  de  Quezac  ;  contribua,   de  ses  soins,  aux 

»  réparations    de  deux   autres    ponts    auprès    de 

»  Mende,    et    enfin,     travailla,    avec    vigueur,  à 

»  rebâtir  l'église  collégiale   de  Notre-Dame  de  la 

»  Curce,    dans    la    ville    de    Marvejols,    que    les 

»  novateurs  avaient  anciennement  détruite,  etc.  » 

Silvester  de  CrusideMarcillac,  exnobiliMarcil- 
lacorum  f ami  lia  apud  Cadurcos  natus,  post  multa 
regno  et  régi  Ludovico  XIII,  pra'stita  obsequia, 
epicopus  Mimât ensis  nominatus  fuit  die  26  mensis 
martii  anno  Domini  1 628,  in  locum  Danielis  de  la 
Mothe  du  Plessis-Houdancourt  (qui  interierat  in 
obsidione  ruppelle  die  5  ejusdem  mensis)  bullas  ob- 
tinuit  ab  Urbano  papa  VIII  datas  Romœ  anno 
1628  pridie  calend.  augusti  pontificatus  ejus  anno 
Squibus  acceptis  inauguratusfuitinecclesiaA  Ibiensi 

die  21  mensis  decembris  eodem  anno Diœcesim 

suam  adiit  circà  finem  anni  162g  ubiquàm  plurima 
curœ  pastoralisetprœclariin  tutandâ  catholicdreli- 
gione ardoris ar gumenta dédit  :  nam  acerrimumhœ- 
reticorum  hostem  semper  se  prœbuit  arcesque  quas 
in  comitatu  Gabalitano  et  ejus  finibus  occupabant , 
de  mandatoRegis  diruit .  Utin  cœptumsacrum  bellum 
ecclesiœ  hostibus,  etiam  pace  à  rege  ipsis  concessâ 
persequerentur  misii  ad  eos  verbi  prœcones  ex 
carmélites  discalceatis,capucinis  Julien  sibus  etaliis 
religiosisfamil iis  selectos  maxime  ad Cebennicorum 
montium  incolas  qui  non  paucos  ex perduellibus  ad 
fidem  catholicam,  perduxerunt  ;  episcopus  autem 
sumptus  ad  fias  missiones  necessarios,  magna  ex 

parte    suppiditavit Divinum  officium  jam  diu 

in  prœdictis  Cebennis  intermissum  et  penitus  abo- 
nitum  restituit  permultaprœmia  bonaecclesiastica, 
nec  non  Cœmeteria  quœ  hœretici  invaserant ,de  ma- 
nibus  ipsorum  recuperavit  :  plures  ecclesias  interfu- 
rentes  bellorum  civilium  motus  dirutas  reparari 
curavit  visitationem  generalemsuœ  diœcesis,  quant 
à  ducentisretro  post  annis factam fuisse  nulla  exta- 
bat  memoria,  constanter  incboavit,  et  summo  studio 
féliciter  absolvit....  Ecclesiam  suam  cathedralem 
tum  picturis  tum  stromatibus  ,  tum  organis  mirificè 
ornavit.  Magnampartempalatiiepiscopalis  in  civitate 
Mimatensi  solo  œquatam  restituit. Castrumepiscopale 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC. 

de  Chanac  magnis  sumptibus  instauravit:  pontem 
propê  oppidum  B.Mariœde  Quœ\aco  œre  proprio 
refecit  ;  duo  etiam  alii pontes  juxta  Mimatem  ejus 
cura  reparati  sunt  :  et  in  recedificandâ  ecclesiâ  in- 
signis  collegiatœ  B.  Mariœ  de  Carcere  urbis  Ma- 
rologii ,  jam  diu  à  novatoribus  destructd,  sedulo 
laboravit. 

Ce  prélat  fit,  dès  le  20  juin  de  l'an  1639, 
un  testament  olographe  par  lequel  il  élut  «  sa 
»  sépulture  dans  le  chœur  de  l'église  cathédrale 
»  de  Mende,  au  devant  du  grand  autel  ;  déclara 
»  qu'il  voulait  que  le  jour  de  son  enterrement, 
»  cent  pauvres  fussent  habillés  aux  dépens  de  son 
»  héritier;  »  le  chargea  «  de  marier  deux  filles 
»  de  leur  parenté,  les  plus  pauvres,  et  de  leur 
»  faire  une  constitution  avantageuse;  »  fit  un 
legs  considérable  «  aux  clergé  particulier  et  uni- 
»  versité  des  prêtres  de  son  église,  »  et  enfin, 
nomma,  pour  son  héritier  universel,  «  noble 
»  Jean  de  Marcillac,  son  frère,  à  qui  il  substitua 
»  noble  Bertrand  de  Marcillac,  son  autre  frère, 
»  et  au  défaut  de  celui-ci,  les  enfants  de  Charles.  » 
Cependant  il  ne  mourut  que  quelques  années 
après,  car  on  a  une  donation  qu'il  fit  le  24  oc- 
tobre de  l'an  i65x,  «  à  ses  neveux  et  nièces, 
»  nobles  Silvestre  du  Breuil  (ou  du  Breulh) , 
»  seigneur  de  Ferrières,  maréchal  de  camp  es 
»  armées  du  Roi  ;  M.  Bertrand  du  Breulh  lieu- 
»  tenant  de  Roi  de  la  citadelle  de  Perpignan  ; 
»  dame  Charlotte  du  Goût,  dame  de  la  Mothe, 
»  femme  du  seigneur  de  Lussan,  seigneur  de 
»  Carbonneau;  noble  Jean-Louis  de  Marcillac, 
»  seigneur  de  Tillon,  et  dame  Marie-Silvestre 
»  de  Crugi-Marcillac,  femme  d'Armand  de 
»  Durfort,  seigneur,  baron  de  Boissière,  qu'elle 
»  avait  épousé  par  contrat  du  19  juin  1345  (1)  ». 


(1)  Il  est  parlé  de  cette  alliance  dans  l'Histoire  des  Grands 
Officiers  de  la  Couronne,  tome  V,  page  729,  et  Marie-Sil- 
vestre de  Crugi  y  est  dite  fille  de  François  de  Crugi  de  Mar- 
cillac, seigneur  de  Marcillac,  et  de  Claude  de  Salignac,  dame 
de  Volué  :  mais  il  y  a  apparemment  une  erreur  dans  le  nom  de 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC.  l3 

Dans  les  deux  titres  antérieurs  à  la  donation 
de  i65i  et  datés,  l'un  du  29  octobre  1629, 
et  l'autre  du  20  juin  1839  (ce  dernier  est  le  tes- 
tament rapporté  ci-dessus),  Silvestre  de  Crugi 
n'a,  avec  la  qualité  de  conseiller  du  roi  en  ses 
conseils  ordinaire,  aux  évêques  du  royaume,  que 
celle  d'évêque  ,  seigneur  de  Mende,  comte  de 
Gévaudan,  cornes  Gabalitanus,  que  prennent  en 
particulier  les  prélats  de  cette  église.  Dans  la  do- 
nation de  i65i,  il  est  qualifié  évêque,  seigneur 
et  gouverneur  de  Mende,  comte  de  Gévaudan  , 
conseiller  du  Roi  en  ses  conseils  d'état  et  privé 
et  en  sa  cour  de  parlement  de  Toulouse.  Deux 
autres  titres,  l'un  du  i5  février  [65i,  l'autre  du 
3o  mars  suivant,  lui  donnèrent  la  qualité  d'abbé 
commandataire  de  l'abbaye  de  Châtres,  au  diocèse 
de  Saintes.  Beatœ  Mariœ  de  Castris,  diœcesis  San- 
tonensis. 

Le  Gallia  Christiana,  place  sa  mort  au  20  oc- 
tobre i65g.  Lutetiœ  (lit-on  dans  cet  ouvrage), 
vitœfineminvenit  20  octobris anno  \65§  appoplixiâ 
oppressus,  œtatis  SSJacet  que  ibidem  in  ecclesidAu- 
gustinorum  discalceatorum. 

IV.  Jean  de  Cruzi  de  Marcillac,  vicomte  de  Grèze, 
seigneur  de  Marcillac,  de  Saint-Béar  et  de  la  Cardonne, 
capitaine  dans  le  régiment  de  Chapes,  et  ensuite  dans 
celui  de  Neustaing,  n'eut  d'abord,  comme  cadet,  d'autre 
bien  que  la  petite  terre  ou  fief  de  la  Cardonne,  mais 
devenu  l'aîné  et  le  chef  de  la  famille,  par  la  mort  de 
ceux  qui  le  précédaient  dans  l'ordre  généalogique ,  il 
devint  seigneur  de  la  terre  de  Marcillac,  dont  tous  ses 
frères  joignaient  également  le  nom  à  celui  de  Crugi. 
Bertrand  de  Cruzi,  l'un  de  ses  frères,  s'étant  démis,  en 
sa  faveur,  d'une  compagnie  qu'il  avait  dans  le  régiment 
de  Chapes,  il  obtint  cette  compagnie  par  commission 
du  3o  mars  1629,  et  prêta  le  serment,  le  7  décembre 
de    la    même    année,     entre  les    mains    du    commissaire 


François,  autrement  il  faudrait  supposer  un  neuvième  fils  de 
Grimont  de  Crugi,  ce  qui  ne  s'accorde  pas  avec  les  papiers 
de  la  famille. 


I4  DE  CRUZY  DE  MARCILLAC. 

départi  pour  faire  les  montres  et  revues  des  gens  de 
guerre,  qui  étaient  dans  i'île  de  Ré,  où  le  régiment 
servait  pour  lors.  Toutes  ces  commissions  et  toutes  ces 
lettres  sont  rapportées  par  extraits,  dans  l'inventaire  du 
10  février  1667,  et  dans  l'ordonnance  de  M.  de  Bezons. 
C'est  à  ce  Jean  de  Crugi  ou  Gruzi,  que  fut  donnée, 
par  sentence  du  19  novembre  1 636,  la  tutelle  des  enfants 
mineurs  de  Charles  de  Crugi,  dont  Bertrand  de  Crugi 
s'était  fait  décharger  l'année  précédente  ;  il  fit  en  con- 
séquence ,  quelques  actes,  les  22  octobre  1637  et  le 
5  novembre  1640;  mais  le  25  du  même  mois  de  l'année 
1644,  il  fut  obligé  de  nommer  un  procureur,  qui  agit 
pour  lui  dans  la  charge  de  tuteur  «  que  son  grand  âge 
»  ne  lui  permettait  plus  d'exercer;  »  c'est  aussi  lui  que 
l'on  a  vu  plus  haut  institué  héritier  universel  de  Silvestre 
de  Crugi,  évêque  de  Mende,  sous  le  nom  de  Jean  de 
Crugi  de  Marcillac ,  seigneur  de  Saint-Béar  ,  vicomte 
de  Grèze.    Il    mourut  le    14  janvier   1 65  r . 

Suivant  un  contrat  énoncé  dans  le  procès  verbal  de 
Malte  du  28  avril  1701  ,  il  avait  été  marié,  dès  le 
28  janvier  de  Tan  16 10,  avec  demoiselle  Anne  de 
Montret  ou  Montrée,  fille  de  noble  Arnaud  de  Montret, 
seigneur  de  Saint  -  Béar ,  et  de  demoiselle  Jeanne  de 
Charry,  et  c'est  même,  comme  on  le  voit,  par  ce 
mariage,  que  la  terre  de  Saint-Béar  lui  est  venue.  Leurs 
enfants  furent  : 

i.°  Charles,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Anne  de  Crugi  Marcillac,  qui  épousa,  le  9  sep- 
tembre i635,  Anne-Guérin  de  Châteauneuf-de- 
Randon,  baron  de  Tournel,  colonel  d'infanterie, 
de  la  maison  de  Châteauneuf-de-Randon,  souche 
des     maisons     d'Apchier-de-Vabres    et    Joyeuse; 

3°.  Diane  de  Crugi-Marcillac,  mariée,  en  premières 
noces,  avec  un  Audouart  de  Falmon,  seigneur  de 
Sainte-Cécile,  capitaine  de  cavalerie,  et  en  secon- 
des noces,  par  contrat  passé  au  château  de  Saint- 
Béar,  près  de  lYoissac,  le  5  juillet  1 639,  avec  Jacques 
d'Apchier,  IIIe  du  nom,  vicomte  de  Vabres,  grand- 
oncle  de  Jean-Philibert  dApchier,  comte  de 
Vabres,  baron  des  Deux-Chiens  et  de  la  Baume, 
connu  sous  le  nom  de  comte  de  la  Baume. 

V.    Charles   de  Crugi  ou  Crusi  dp:  Goût  de  Marcillac, 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC.  î5 

seigneur  de  Marcillac  et  de  Saint-Béar,  vicomte  de  Grèze, 
eut,  le  20  juin  de  Tan  1 65 3,  une  commission  pour  lever  une 
compagnie  de  chevau-le'gers  dans  le  régiment  de  Canillac  ; 
il  est  qualifié  haut  et  puissant  seigneur,  dans  un  acte  du 
7  juillet  i653.  Comme  héritier  de  son  père,  le  29  no- 
vembre de  l'an  1660,  il  fit  ouvrir  en  l'audience  de  la 
cour  ordinaire  de  Mende,  le  testament  par  lequel  Sil- 
vestre  de  Crugi  l'avait  institué  son  héritier  universel  ; 
il  testa  lui-même  le  troisième  jour  du  mois  de  septembre 
de  l'an  1666,  et  était  mort  le  7  du  même  mois  laissant, 
de  son  mariage,  accordé  le  10  août  i65o,  avec  demoi- 
selle Louise  le  Mazuyer,  sœur  de  Henri  le  Mazuyer, 
seigneur,  vicomte  d'Ambrières,  baron  de  Villeneuve, 
de  Fouillouse,  etc.,  tous  deux  enfants  de  Gilles  le 
Mazuyer,  vivant  conseiller  du  Roi  en  tous  ses  conseils, 
premier  président  au  parlemeut  de  Toulouse,  et  de  dame 
Françoise  de  Clarv,  cinq  enfants  qui  furent  : 

i.°  Silvestre  de  Crugi  de  Marcillac,  qui   suit; 
2.0  François  de  Crugi  de  Marcillac,  prêtre,  docteur 
de   Sorbonne    chanoine  et  théologal  de    Moissac, 
et  prieur  de  Toulangeac,   en  Rouergue  ; 
3.°  Anne-Henriette  de    Crugi  de   Marcillac,  mariée, 
par  contrat  du  14  octobre    1668,  avec  Jean  d'Es- 
cairac,    baron  de  Lauture,    seigneur  de  Cazillac, 
fils  de    Mathurin  d'Escairac,  chevalier,   baron  de 
Lauture,  capitaine  au  régiment  de  Lur-Saluces,  et 
d'Héliede  Durfort  de  Goujonnae  ; 
4.^    Angélique    de    Crugi    de     Marcillac,    laquelle 
épousa  par  contrat  du   18  juillet   1678,   avec  Jean- 
François    de    la   Broue ,     capitaine   de    cavalerie, 
gouverneur  de  Moissac,  lieutenant  des  maréchaux 
de  France  et  juge  du  point  d'honneur  en  Querci, 
mort  le  4  novembre  1724  ; 
5.°  Marie  de  Crugi  de  Marcillac,  mariée  le  16  août 
avec   Louis   de  Bonnefons,    baron    de     Presques. 
VI.    Silvestre    de   Crugi    de    Marcillac,    dit   le    comte 
de  Marcillac,   seigneur  de  Marcillac,    de  Saint-Béar,    de 
Servelettes    et    de  Savignac,    vicomte    de    Grèze,   commis- 
saire de  la  noblesse  dans  l'élection  de  Villefranche,  ayant 
été  assigné   quelque   tems   après  la    mort  de  son    père,    à 
la    requête    du    traitant,     devant    le    sieur   de    Lartigue, 
seigneur  de   Cahuzac,  lieutenant  particulier  au  siège  pré- 


îô  DE  CRUZY  DE  MARCILLAC. 

sidialde  Condom  ;  commissaire  subdélégué  de  M.  Pellot, 
intendant  en  Guienne,  «  représenta  qu'on  l'avait  fait 
»  assigner  à  tort,  qu'il  était  notoire  dans  toute  la 
»  province  et  même  dans  le  royaume,  qu'il  descen- 
»  dait  d'une  maison  illustre,  qu'il  suffisait  d'examiner 
»  les  commissions  et  les  autres  belles  marques  de  no- 
»  blesse  que  ses  devanciers  avaient  reçues  du  Roi,  pour 
»  voir  que  la  qualité  de  noble  ne  pouvait  lui  êtrecontes- 
»  tée,  puisqu'elle  se  trouvait  acquise  par  sesdits  dévan- 
»  ciers  au  moyen  des  armes  et  des  autres  vertus  dont 
»  ils  avaient  fait  profession,  qu'on  ne  pouvait  justifier 
»  qu'aucun  descendant  de  ses  auteurs  eût  jamais  dé- 
»  rogé  à  ces  vertus  ;  ainsi,  au  contraire,  il  était  justifié 
»  par  leurs  commissions,  que  dans  toutes  les  occasions, 
»  ils  avaient  eu  de  l'emploi  pour  le  service  de  Sa  Majesté, 

»  ce  qui  était  une  marque  infaillible  de  noblesse;  que 

»  véritablement  il  n'avait  jamais  servi  dans  les  armées, 
»  parce  que  son  bas  âge  l'avait;  jusques  là,  privé  de 
»  cet  honneur  et  de  cet  avantage;  mais  qu'il  avait 
»  bonne  volonté  de  le  faire,  lorsqu'il  plairait  à  Sa 
»  Majesté  de  l'honorer  de  quelqu'emploi  ou  comman-. 
»  dément  pour  son  service  ». 

Il  appuya,  en  même  tems,  cet  exposé  de  tous  les 
titres  qui  pouvaient  l'établir  incontestablement,  il  lui 
fut  donné  acte  de  cette  représentation,  à  Montauban, 
le  10  février  1667,  et  non  content  encore  de  ce  témoi- 
gnage rendu  à  sa  qualité  ,  il  en  poursuivit  une  décision 
pleine  et  entière,  devant  M.  Bazin  de  Bezons  inten- 
dant en  Languedoc,  qui  par  un  jugement  souverain 
en  dernier  ressort,  prononcé  à  Montpellier,  le  12  no- 
vembre 1668,  déclara  l'impétrant  noble  et  issu  de  noble 
race  et  lignée,  «  ordonna  que  lui  et  sa  postérité  née  et 
»  à  naître  en  légitime  mariage,  jouiraient  des  privilèges 
»  de  noblesse,  tant  et  si  longuement  qu'ils  vivraient 
»  noblement,  et  ne  feraient  acte  dérogeant  à  la  noblesse, 
»  qu'à  cet  effet,  il  serait  mis  et  inscrit  par  nom,  sur- 
»  noms,  armes  et  lieu  de  la  demeure,  dans  le  catalogue 
»  des  véritables  nobles,  »  enfin  le  déchargea,  conjoin- 
»  tement,  avec  Louise  le  Mazuyer,  sa  mère,  des  assi- 
»  gnations  qui  lui  avaient  été  données,  et  fit  défense 
»  au  commis  du  traitant  de  leur  faire  aucun  trouble, 
»  pour  raison  de  ce.  »  C'est  cette  ordonnance  qui  a  été 
citée  plus  haut. 


DE  CRUZY   DE   MARCILLAC.  Yj 

Silvestre  de  Crugi,  épousa,  par  contrat  passé  au  lieu 
de  Saint-Cyprien,  en  Querci,  le  2  juillet  1673,  demoi- 
selle Marie-A.nne  de  Bénavent ,  fille  d'Antoine  Thi- 
bault de  Bénavent,  seigneur  de  Savignac,  baron  de 
Mels,  et  de  dame  Marie-Madelaine  de  Guasquet.  Il 
eut  de  ce  mariage  six  enfants,  dont  on  va  parler  : 

i.°  Henri-Madelaine  de  Cruigi  de  Marcillac,  dit 
le  comte  de  Marcillac,  qui  servit  d'abord  en  1673, 
en  qualité  de  cornette  dans  un  régiment  de  cui- 
rassiers, dont  il  fut  fait  capitaine,  en  1695;  fut 
nommé,  le  18  janvier  1703,  exempt  des  gardes 
du  corps  du  Roi,  et  le  27  février  1705,  mestre- 
de-camp  et  premier  capitaine  du  régiment  de 
cavalerie,  dont  était  pourvu  M.  le  comte  de 
Ruffoy  ;  il  reçut,  la  même  année,  devant  Chivas, 
à  la  tête  de  sort  régiment ,  quatorze  coups  de 
sabre,  dont  un  lui  coupa  quatre  doigts  de  la 
main  gauche;  obtint,  l'année  suivante,  une  pen- 
sion de  i,5oo  livres;  fut  nommé  brigadier  des 
armées  du  Roi,  le  29  janvier  1709,  et  le  Roi 
régnant  lui  accorda  une  pension  de  2,000  livres 
sur  l'abbaye  de  Saint-Ouen,  le  21  janvier  1716; 
il  était  alors  chevalier  des  ordres  de  Notre-Dame 
de  Mont  Carmel,  et  de  Saint-Lazare  de  Jéru- 
salem; fut  fait  maréchal  de  camp,  le  premier  fé- 
vrier 17 19,  et  étant  passé  au  service  d'Espagne, 
Sa  Majesté  le  fit  lieutenant-général  de  ses  armées, 
le  10  juillet  1721;  il  se  trouva,  en  cette  qualité, 
en  1732,  à  l'affaire  d'Oran,  en  Afrique,  et  donna, 
en  cette  occasion,  des  preuves  signalées  de  sa 
valeur  :  les  Maures  étant  venus  attaquer  l'aile 
gauche,  qui  se  trouvait  séparée  du  reste  de  l'ar- 
mée, par  la  montagne,  il  les  repoussa  avec  tant 
de  vivacité,  qu'ils  furent  obligés  d'abandonner 
Oran.  Le  cardinal  Fleury,  ministre  d'état,  lui 
écrivit  à  ce  sujet,  le  11  janvier  ij33:  j'ai  appris 
avec  plaisir  la  conduite  que  vous  ave\  tenue  dans 
V expédition  d' Afrique,  et  combien  vous  ave\fait 
'  honneur  à  la  nation,  je  ne  puis  trop  vous  en  louer. 
Ce  ministre  lui  écrivit  encore,  le  24  novembre 
suivant,  pour  lui  témoigner  combien  il  était  aise 
d'apprendre  que  Sa  Majesté  Catholique  lui  avait 
confié  la   conduite    et    le  commandement  de    sa 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC. 

cavalerie,  pendant  son  passage  en  France.  Il  com- 
mandait en  second  l'armée  chargée  de  placer 
dom  Carlos  sur  le  trône  de  Naples.  Il  prit-M-es- 
sine,  dont  il  fut  nommé  gouverneur,  le  14  no- 
vembre 1737.  Il  s'empara  de  Baya,  Pizzighitone, 
et  se  trouva  en  sa  qualité  de  commandant  en 
second,  à  l'affaire  du  Bitonto.  Capitaine-général 
et  vice-roi  de  la  côte  et  du  royaume  de  Grenade  ; 
1«  3  décembre  suivant,  le  Roi  lui  accorda  des 
provisions  pour  jouir  des  honneurs  de  grand-croix 
de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis,  dont 
il  était  déjà  chevalier,  et  ce,  par  estime  parti- 
culière pour  sa  personne.  Le  7  juillet  de  l'année 
suivante,  le  roi  des  deux  Siciles,  l'admit  dans 
une  promotion  qu'il  fit  des  chevaliers  de  l'ordre 
de  Saint-Janvier.  Il  fut  envoyé  ambassadeur  ex- 
traordinaire près  de  Sa  Majesté  très-chrétienne. 
Il  mourut  à  Madrid,  l'an  173g; 

2.0  François  de  Crugi  de  Marcillac,  reçu  chevalier 
de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  et  page 
du  grand-maître,  en  1689;  fut  fait  sous-lieu- 
tenant dans  le  régiment  royal  des  cuirassiers,  en 
1695  ;  capitaine  de  cavalerie,  en  1704,  et  major 
du  régiment  d'Esclainvilliers,  cavalerie,  en  17 19. 
Il  obtint  une  commission,  le  2  août  de  Tannée 
suivante,  pour  tenir  rang  de  mestre-de-camp 
dans  ce  régiment  et  dans  les  troupes  de  cavalerie 
du  Roi  ;  depuis  il  fut  fait  lieutenant-colonel  de 
ce  même  régiment;  fut  pourvu,  en  1737,  de  la 
commanderie  de  Compt,  et  mourut  en  1742, 
à  Villefranche,  en  Rouergue  ; 

3.°  Henri-Gabriel  de  Crugi  de  Marcillac;  qui  fut  suc- 
cessivement cornette  dans  le  régiment  de  cava- 
lerie de  son  frère  aîné,  en  1706;  lieutenant, 
en  1707;  capitaine  dans  le  même  régiment,  en 
17 10;  colonel  du  régiment  de  Barulanne,  cava- 
lerie au  service  d'Espagne,  en  1733,  et  mourut 
au  mois  de  janvier  1756,  étant  gouverneur  de 
Saint-Sébastien; 

4.0  Jean-Armand  de  Crugi   de   Marcillac,  qui   suit; 

5.°  Charles- Philippe  de  Cruzy  Marcillac,  né  dans 
la  paroisse  de  Savignac,  au  diocèse  de  Rodez, 
le    2   juillet    1689,    reçu  successivement  page   de 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC.  19 

Son   Eminence  monseigneur  le  grand-maître    de 
Malte,  suivant   sa   lettre   du  24  novembre  1695; 
puis   chevalier    de   justice   du  même   ordre,   dans 
la    vénérable    langue    de    Provence ,    après     une 
enquête  faite  à  Toulouse  ,  le  28  avril  de  l'année 
1701  ,  devant  les  commissaires  de  l'ordre  ,  Laurent 
de    Villeneuve-Maurens  ,  -commandeur  de  Saint- 
Félix  ,     et    Jean-Augustin    de   Grille  ,    et    dans 
laquelle  six  témoins  ,  tous  gens  d  honneur  et  d'an- 
cienne extraction  noble  ;  savoir,  Emanuel  de  Crus- 
sol-d'Uzès  ,  marquis  de   Montsalès;  Jean-Baptiste 
de  la    Vallète-Cornusson  ;    marquis  de   Montels; 
Antoine  de  Gontaut  ,  comte  de  Cabrerès;  Claude- 
Antoine  de  Morel,  marquis  de  Mcntarnal  ;   Fran- 
çois de  la  Roche-Cazillac  ,  marquis  de  Fontenille , 
et  Claude  de  Persin  ,   marquis   de    Montgaillard, 
déposèrent  que    «    Charles-Philippe   de     Cruzy  , 
»  était    sorti    du    légitime    mariage  de    Silvestre 
»  de     Cruzy  ,    avec    Marie-Anne    de   Bénavent , 
»  et     né    dans  la     paroisse    de     Savignac  ,      en 
»  (Rouergue)  ,  sur  les  limites  de  la  vénérable  lan- 
»  gue  de  Provence  ;  qu'ils  avaient  connu  Charles 
»  de   Cruzy  ,     son    aïeul  ,    et    dame     Louise    le 
»  Mazuyer  ,  son    aïeule  ;    qu'ils  avaient  toujours 
»  vécu   noblement ,   et    avaient    été  appelés    aux 
»  assemblées    des   nobles  ;  qu'ils  n'avaient   point 
»  vu  les  bisaïeuls  ,  Jean   de  Cruzy  et  demoiselle 
»  Anne  de   Montret  ,    ni    messire  Gilles  le    Ma- 
»  zuyer ,    premier     président    au     parlement    de 
»  Toulouse  ,   et  dame   Françoise  de  Clary  ,  mais 
»  qu'ils     avaient    ouï     dire ,  qu'ils    étaient    tous 
»  nobles  ,    descendant  légitimement    des  maisons 
»  de   Cruzy ,    de    Montret ,    de    Mazuyer  et    de 
»  Clary;  que  de  même  dans  la  ligne  maternelle  , 
»  Antoine    Thibault     de    Bénavent ,    et    Marie- 
»  Madelaine     de     Guasquet     étaient    nobles,    et 
»  avaient  tenu  un  rang  illustre  parmi  la  noblesse  ; 
»  qu'ils  n'avaient  point  connu  François  de  Béna- 
»  vent,     ni    Gabrielle    de    Vichi  (  père    et    mère 
»  de    Thibault     de   Bénavent  )  ,  ni     Jacques    de 
»  Guasquet ,  mais   que  selon  qu'ils    avaient    ouï 
»  dire  ,    ils   étaient    tous     également    de     bonne 
»  famille  ,  et   descendant    en    droite    ligne     des 


20  DE  CRUZY   DE  MARCILLAC. 

»  maisons    de    Bénavent  ,    de    Vichi  ,    Guasquet 
»  et  de  Saint-Martial  ». 

Il  fut  cornette  dans  le  régiment  de  Marcillac  , 
cavalerie,  en  1705  ;  lieutenant  de  la  mestre-de- 
camp  de  ce  régiment,  en  1706;  capitaine  en 
1707  ;  lieutenant-colonel  de  ce  même  régiment  , 
en  1735;  et  brigadier  des  armées  du  Roi,  en 
1745  ;  il  a  été  pourvu  en  1747  >  de  ^a  comman- 
derie  de  Boudrac  ,  et  en  1709,  de  celle  d1Urban,  en 
Querci  ; 
6.°  Félicie  de  Cruzy  de  Marcillac,  religieuse  de 
l'ordre  de  Malte  ,  en  Querci. 

VII.  Jean-Armand  de  Crugi  de  Marcillac,  dit 
le  comte  de  Marcillac ,  baron  de  Mels  ,  seigneur  de 
Marcillac,  de  Savignac,  de  Colombes,  de  la  Barthe , 
nommé  successivement  cornette  dans  le  régiment  de 
cavalerie  de  Marcillac,  en  1705;  capitaine  dans  Je 
même  régiment ,  la  même  année  ;  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint-Louis,  en  1723;  épousa, 
par  contrat  du  22  novembre  1736  ,  demoiselle  Elisabeth 
de  Corn-d'Ampare  ,  fille  d'Armand-Louis  de  Corn  , 
qualifié  marquis  d'Ampare  ,  seigneur  de  Lieucamp  , 
de  la  Chapelle  ,  de  Saint-Gérard ,  etc.  ,  lieutenant  des 
maréchaux  de  France,  juge  du  point  d'honneur  en 
la  province  du  Rouergue,  et  de  demoiselle  Anne- 
Françoise  de  Bar;  de  cette  alliance,  qui  procure  à 
Messieurs  de  Marcillac ,  l'avantage  d'appartenir  à  la 
maison  de  la  Rochefoucauld  ,  sont  issus  : 

i.°   Dominique  -  François- Louis,       dont      l'article 

suivra  ; 
2.0  Félicité  de  Cruzy    de    Marcillac ,    religieuse  au 

couvent    de    Sainte-Claire ,     a    Villefranche  ,    en 

Rouergue  ; 
3.°  Marie-Louise  de  Cruzy  de     Marcillac  ,   mariée 

le   5    février     1758,    à     Gabriel-Louis-Léonard, 

comte  de  Tansillac ,    baron  de   Felzins ,  vicomte 

de  Sedières  ,  seigneur  de  Betus; 
4.0   N    ....  de    Cruzy  de    Marcillac  ,    mariée    à 

monsieur  d'Arche  ; 
5.°  N  .  .  .   .de  Cruzy  ,  de  Marcillac  ,  morte. 

VIII.  Dominique-François  Louis  de  Cruzy,  comte 
de    Marcillac    né    le     3     septembre      1742  ;     reçu     page 


DE  CRUZY  DE  MARCILLAC.  ,  2I 

du  Roi,  en  sa  grande  écurie,  en  1758;  mort  en  18 1 3  ; 
fut  vice  -  président  de  la  noblesse  du  Rouergue,  en 
1789,  et  était  membre  de  l'assemblée  provinciale  de 
la  haute-Guienne,  dans  l'ordre  de  la  noblesse;  il  a 
émigré  en  Espagne,  en  1792;  il  avait  épousé  Mar- 
guerite-Françoise  la  Queuille.    De  ce   mariage  sont    nés  : 

1 .°  Pierre  Louis-Alexandre,    dont  l'article  viendra  ; 

2.0  Une  fille,  morte  en  bas  âge  ; 

3.°  Marie- Madelaine- Armand  de  Cruzy  de  Mar- 
cillac,  reçu,  de  minorité,  dans  l'ordre  de  Malte, 
en  1773;  sous-lieutenant  au  régiment  de  Noail- 
les,  dragons,  en  1789,  émigré  en  1792  ;  a  fait  les 
campagnes  de  l'armée  de  Condé,  depuis  1792, 
jusqu'en  1794,  qu'il  passa  au  service  d'Espagne, 
où  il  fut  lieutenant  de  cavalerie;  il  est  capitaine 
de  gendarmerie  à  Rodez,  département  de  l'A- 
veyron,  en  18 1 6  ;  chevalier  de  l'ordre  royal  et 
militaire  de  Saint-Louis. 

IX.  Pierre  -  Louis  -  Alexandre  de  Cruzy,  marquis  de 
Marcillac,  né  le  9  février  1769,  au  château  de 
Vauban,  département  de  Saône-et-Loire,  cadet  gentil- 
homme à  l'école  royale  et  militaire  de  Paris,  le  i5 
avril  1783;  sous-lieutenant  au  régiment  -  Royal  Picar- 
die, cavalerie,  le  14  septembre  1784;  capitaine  au 
même  régiment,  le  6  avril  1788  ;  chevalier  honoraire 
de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  le  24  octobre 
1794;  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- 
Louis,  le  22  septembre  1796;  colonel  de  cavalerie, 
le  premier  janvier  1797;  président  du  premier  conseil 
de  guerre  permanent,  séant  à  Paris,  le  26  janvier 
18 1 6  ;  chevalier  de  l'ordre  noble  du  Phénix  d'Hohen- 
lohe,  le  25  septembre  18 16;  fut  envoyé,  en  1792, 
en  Hollande,  par  les  princes  français,  alors  à  Coblentz, 
pour  négocier  un  emprunt  de  deux  millions;  tous  les 
biens  de  la  famille  de  sa  mère  furent  engagés  pour 
le  cautionnement  de  cet  emprunt,  et  fit  porter  en 
diminution  des  intérêts  de  la  somme  empruntée,  le 
pot-de-vin  d'usage,  que  les  banquiers  lui  offrirent 
pour  la  négociation.  Leurs  Altesses  Royales  daignèrent 
lui  témoigner  leur  satisfaction  de  ce  désintéresse- 
ment ;  il  partagea  les  travaux  qui  étaient  confiés  à 
monsieur    la   Queuille,    son    oncle,      pendant      le    tems 


22  DE  CRUZY  DE  MARC1LLAC. 

qu'il  fût  ministre  des  princes  émigrés,  près  l'archi- 
duchesse des  Pays  -  Bas  à  Bruxelles.  Il  eut  la  mission 
d'aller  complimenter  le  général  comte  de  Beaulieu, 
de  la  part  de  Son  Altesse  Royale  monseigneur  le  comte 
d'Artois,  pour  la  première  victoire  qu'il  remporta  sur 
les  troupes  républicaines.  Dans  le  mois  de  juin  1792, 
Sa  Majesté  Louis  XVI,  forma  le  projet  de  faire  sortir 
de  France  le  Dauphin.  Le  marquis  de  la  Queuille  était 
chargé  par  le  Roi  de  cette  émigration  ;  il  ne  devait 
emmener  avec  lui  qu'une  personne,  qui  devait  être 
agréée  par  Sa  Majesté,  elle  daigna  accepter  monsieur 
de  Marcillac,  sur  la  proposition  de  son  oncle  ;  le  projet 
n'eut  pas  son  exécution,  par  suite  des  contre-ordres 
donnés,  par  le  Roi  lui-même.  Il  fit  les  campagnes 
de  1792,  en  qualité  d'aide  -  de  -  camp  de  M.  de 
la  Queuille,  adjudant-général  de  Son  Altesse  Royale  mon- 
seigneur le  comte  d'Artois  ,  commandant  la  coalition 
de  la  noblesse  d'Auvergne;  la  campagne  d'hiver  de  1792 
à  1793,  à  l'armée  du  prince  Cobourg,  qu'il  quitta 
après  la  prise  de  Valenciennes,  pour  aller  en  Espagne, 
ou  il  était  appelé  pour  commander  une  compagnie  de 
cavalerie,  dans  la  légion  que  formait  le  marquis  de 
Saint-Simon.  Il  fut  employé  à  l'état-major  du  général 
en  chef,  don  Centura-Caro,  et  auprès  de  sa  personne. 
A  la  paix  d'Espagne  avec  la  France,  il  fut  envoyé  en 
Angleterre,  par  la  cour  de  Madrid,  pour  des  combi- 
naisons royales  dans  l'intérieur  de  la  France;  et  en  1797, 
sa  mission  particulière  fut  de  dégager  les  partis  royalistes 
de  l'ouest,  de  l'influence  du  cabinet  de  Saint-James, 
en  les  mettant  sous  l'influence  de  l'Espagne.  En  abor- 
dant la  côte  d'Angleterre,  le  7  janvier  1797,  il  fit 
naufrage,  et  ne  lut  rappelé  à  la  vie  que  par  les  secours 
que  l'on  donne  aux  noyés;  en  1799,  il  fit  la  campagne 
du  maréchal  Souvarow,  attendant  l'entrée  en  France 
de  son  armée,  pour  aller  prendre  le  commandement 
de  l'organisation  royale  dans  la  province  de  Rouergue; 
en  1800,  il  se  rendit  en  Rouergue,  pour  l'exécution 
des  ordres  qu'il  avait  reçus  à  ce  sujet;  fit  la  même 
année  un  voyage  à  Londres,  pour  rendre  compte  de 
ses  opérations  à  Son  Altesse  Royale  Monsieur  ;  en  1 8 1 2, 
il  fut  nommé  sous-préfet  de  Villefranche  en  Rouergue. 
Lors  du  mouvement  royaliste  en  cette  province,  en 
février  18 14,  le    comité    royal    lui    proposa    le    comman- 


DE  CRUGI  DE  MARMLLAC.  23 

dément  des  troupes  ou  l'administration  civile  ;  il  ac- 
cepta la  préfecture.  Des  contre-ordres  arrivés  au 
moment  de  l'exécution  de  ce  plan,  en  ajournèrent 
le  développement.  Le  i3  avril,  il  ^  fut  le  premier  à 
faire  reconnaître  le  gouvernement  légitime,  dans  l'ar- 
rondissement de  Villefranche ,  qui  donna  l'impulsion 
à  toute  la  province.  Le  19  avril,  il  fit  arrêter  un 
convoi  de  ravitaillement  qui  traversait  son  arron- 
dissement pour  gagner  l'arme'e  du  maréchal  Soult, 
alors  en  position  devant  Toulouse,  et  dont  l'adhésion 
au  gouvernement  légitime,  n'était  pas  connue  à  Ville- 
franche.  Il  envoya  ce  convoi  à  l'armée  de  lord  Wellin- 
gton, qui  comptait  dans  ses  rangs  son  Altesse  Royale 
monseigneur  le  duc  d'Angoulême;  cet  acte  fut  consi- 
déré comme  vigoureux,  trois  mille  hommes  de  l'armée 
du  maréchal  Soult,  occupant  alors  le  susdit  arrondis- 
sement; en  181 5,  à  l'époque  de  l'invasion  de  Napo- 
léon Bonaparte,  il  sépara  son  arrondissement  du  chef- 
lieu  du  département,  qui  avait  reconnu  l'usurpateur: 
le  16  mars,  il  fut  nommé  commissaire  du  Roi, 
administrateur  supérieur  et  commandant  en  chef  les 
forces  destinées  à  rappeler  le  Rouergue  à  l'obéissance 
au  Roi.  Il  avait  un  lieutenant-général  sous  ses  ordres; 
il  fut  le  dernier ,  dans  cette  partie  du  midi  ,  à  se 
soumettre  à  l'usurpateur;  il  y  fut  contraint  le  6  avril. 
Bordeaux  était  pris  du  2,  Toulouse  du  3,  et  Montauban 
du  5.  Le  maréchal  Suchet  lieutenant  général  de  Napo- 
léon dans  le  midi,  commissionna  le  général  Waldec 
Boudinhon  pour  se  saisir  de  sa  personne,  et  le  con- 
duire à  Paris,  il  dut  fuir  la  persécution.  Le  2  juin,  il 
fut  nommé  préfet  du  département  de  l'Aveyron ,  par 
Son  Altesse  Royale  monseigneur  le  duc  d'Angoulême. 
Le  25  juin,  les  habitants  de  Villefranche  arborèrent 
de  nouveau  le  drapeau  blanc;  et  lorsque  le  12  juillet 
il  revint  de  Villefranche  pour  prendre  l'administration 
du  département,  la  garde  nationale  fut  au  devant  de 
lui,  et  la  ville  fut  illuminée;  il  a  écrit  le  nouveau 
voyage  en  Espagne,  imprimé  en  i8o5  ;  les  aperçus  sur 
la  Biscaye  et  les  Asturies,  en  1807;  et  l'histoire  de 
la  guerre  entre  la  France  et  l'Espagne,  pendant  les 
années  de  la  Révolution  française  1793,  1794  et  1795, 
imprimée  en  1808.  Il  épousa  en  1808  ,  Anne-Olympe- 
Roseline  Huet  de  Froberville,  dont  il  eut  : 


24  DE  CRUGI  DE   MARCILLAC. 

i .°  Claudiue-Asterye-Françoise-Aglaé  de  Cruzy  de 
Marcillac ,  née  à  Villefranche,  en  Rouergue , 
le  3o  janvier  1809  : 

2.0  Iphigénie-Clotilde  de  Cruzy  de  Marcillac,  née 
en  juillet  181 5,  à  Villefranche  en  Rouergue. 


DEUXIÈME   BRANCHE. 

Seigneurs  de  Sauveterre. 

IV.  Bertrand  de  Crugi  de  Marcillac,  seigneur  de 
Rouzies  ^cinquième  fils  de  Grimont  de  Cruzy  ,  et 
de  Françoise  du  Goût),  émancipé  par  ses  père  et 
mère,  le  8  mars  1601  (émancipation  qui  fut  autorisée 
le  29  du  même  mois,  devant  le  sénéchal  de  Lauzerte)  ; 
obtint,  le  6  janvier  de  l'an  1612,  une  commission  de 
capitaine  entretenu  dans  les  armées  du  Roi  Louis  XIII, 
et  ses  services  ayant  été  agréés ,  le  même  entretene- 
ment  lui  fut  continué  dans  le  régiment  de  Rambures  ; 
par  de  secondes  lettres,  en  date  du  10  octobre  1614, 
il  quitta  depuis  ce  régiment  pour  entrer  dans  celui 
du  duc  d'Epernon  ;  et  ce  même,  l'ayant  député  pour 
aller  «  avec  les  troupes  qui  lui  furent  baillées  sous 
»  son  commandement ,  démolir  les  fortifications  de 
»  Meausac  et  de  Moutalsat,  et  rétablir  les  ecclesias- 
»  tiques  et  les  catholiques  dans  quelques  villes  nouvel- 
»  lement  reprises  sur  les  huguenots  ».  Au  retour  de 
cette  expédition,  le  Roi,  par  un  arrêt  de  son  conseil, 
du  26  mars  1624,  lui  fit  don  d'une  somme  de  cinq 
mille  livres  ,  pour  dédommagement  ;  il  eut  encore 
une  compagnie  d'infanterie  dans  le  régiment  de  Chapes, 
dont  il  se  démit  en  1629,  à  cause  de  sa  vieillesse. 

Tout  ce  détail,  n'est  à  la  vérité,  tiré  que  des  deux 
inventaires  de  1667,  mais  on  n'a  pas  moins  cru  devoir 
le  rapporter  ici,  étant  d'ailleurs  conforme  à  ce  qui 
se  trouve  de  lui  dans  les  titres  originaux;  une  sen- 
tence du  23  avril  1 635,  par  laquelle  il  se  fit  décharger  de 
la  tutelle  des  enfants  de  Charles  de  Crugi  ,  son  frère  , 
qui  lui  avait  été  donnée,  le  12  janvier  t 633,  tant 
en  considération  «  de  son  âge,  qui  était  de  près  de 
»  soixante-dix  ans,  qu'à  cause  de  ses  infirmités,  causées 
»  par  les   grandes    blessures    qu'il    avait  reçues   au  service 


DE  CRUGI   DE  MARCILLAC.  23 

»  du  Roi,  qu'à  cause  de  l'éloignement  de  son  domicile, 
»  qui  e'tait  distant  de  cinquante  lieues  des  biens  des 
»  mineurs  ».  Ces  biens  étaient  situés  dans  le  ressort 
de  la  sénéchaussée  de  Bourg-Charente,  dans  l'Angou- 
mois;  pour  lui,  il  demeurait  au  diocèse  de  Montauban, 
sous  la  sénéchaussée  de  Toulouse. 

Il  est  dit  qu'il  fut  marié  deux  fois;  en  effet,  on  voit 
d'un  côté,  qu'il  ne  fur  accordé  que  le  vingt-trois  juillet 
de  Tan  1634,  avec  demoiselle  Catherine  de  Goût, 
fille  émancipée,  de  noble  Flotard  de  Goût,  seigneur  de 
Barthes,  et  de  demoiselle  Jeanne  de  Charry  ;  de  l'autre 
côté,  il  est  dit,  dans  l'inventaire  du  10  février  1667, 
qu'au  lieu  du  titre  de  seigneur  de  Rouzies,  qu'il  avait 
d'abord  porté,  il  prit  la  qualité  de  baron  de  Sauveterre, 
ensuite  de  son  mariage  avec  la  dame  héritière  de  cette 
terre,  et  réellement  on  lui  voit  cette  qualité,  non- 
seulement  dans  les  actes  postérieurs  au  contrat  de  ma- 
riage de  1634,  tels  que  la  sentence  du  23  avril  i635, 
et  le  testament  de  l'évêque  de  Mende;  mais  dans  ce 
contrat  même,  où  il  est  aussi  qualifié  gentilhomme 
ordinaire  de  la  chambre  du  Roi,  et  qui  plus  est, 
dans  l'arrêt  du  conseil,  du  26  mars  1624,  d'où  l'on 
conclut,  que  la  dame  de  Sauveterre  et  Catherine  de 
Goût,  sont  deux  personnes  différentes;  cependant,  il 
est  aussi  constant  qu'à  sa  mort,  la  terre  de  Sauveterre 
passa  au  fils  qu'il  avait  eu  de  Catherine  de  Goût: 
c'était: 

V.  Noble  messire  Silvestre  de  Crugi-Marcillac  , 
seigneur,  baron  de  Sauveterre  et  d'Escatalens,  qui 
épousa,  ,  par  contrat  du  28  novembre  1664,  demoiselle 
Jeanne-Germaine  de  Durfort  de  Leobard ,  fille  de 
haut  et  puissant  seigneur  messire  Charles  de  Durfort, 
chevalier ,  seigneur ,  baron  de  Leobard  en  Querci , 
de  la  Fontade,  de  Barbuzon  ,  de  Cornac,  de  Trièle, 
etc.,  et  de  dame  Marguerite  d'Ebrard  de  Saint- 
Sulpice,  de  la  branche  du  Vigan;  ce  Charles  de  Durfort, 
baron  de  Leobard,  que  l'histoire  des  grands  officiers 
de  la  couronne,  nomme  Jacques  de  Durfort,  était  cou- 
sin issu  de  germain  du  père  d'Armand  de  Durfort, 
baron  Je  Boissières,  dont  il  a  été  parlé  plue  haut, 
et  il  y  a  apparence  que  cette  première  alliance  fut  ce 
qui  donna     lieu   à     la     seconde,     qui    se  conclut,  même 


26  DE    CRUGI   DE  MARCILLAC. 

en  présence  de  Marie-Silvestre  de  Grugi,  de  dame  Claude 
Salanhac,  sa  mère,  et  d'une  dame  Jeanne  de  Crugi- 
Marcillac,  dame  de  Loubejat;  la  ratification  s'en  fit 
le  3o  du  même  mois  de  novembre,  au  château  de 
Leobard,  par  Marguerite  d'Ebrard. 

C'est  à  la  requête  de  Silvestre  de  Crugi,  que  fut 
fait  l'inventaire  du  iô  janvier  1667,  assigné,  ainsi  que 
son  cousin,    devant    le  sieur   de    Lartigue,    il  représenta 

comme  lui   «  qu'il  n'y  avait  rien  à  redire  à  sa  noblesse 

»  puisqu'il  justifiait  clairement  sa  nobilité  et  celle  de 
»  ses  ancêtres,  avec  les  filiations  depuis  164  ans;  que 
»  quant  aux  services  et  emplois,  tant  de  son  père  que  de 
»  ses  aïeuls  et  devanciers,  il  ne  s'en  pouvait  pas  trouver 
»  de  plus  beaux,  ni  de  plus  honorables;  les  uns  et 
»  les  autres  ayant  consumé  leurs  années  au  service  de 
»  Sa  Majesté,  et  ainsi,  conservé"  dignement  leur  qualité 
»  de  nobles;  que  pour  lui  ,  il  était  à  remarquer 
»  qu'il  avait  été  laissé  en  bas  âge  par  noble  Eertrand 
»  de  Crugi  son  père,  puisqu'il  n'était  encore  âgé  que  de 
»  vingt-sept  à  vingt-huit  ans,  que  depuis  le  tems 
»  qu'il  pouvait  être  en  état  de  porter  les  armes  et 
»  avoir  de  l'emploi,  la  paix  avait  été  faite,  et  quantité 
»  d'officiers  qui  avaient  été  employés,  avaient  été 
»  réformés;  que  ce  n'était  pas  qu'un'  homme  de  sa 
»  naissance  n'eût  fait  les  exercices  nécessaires  pour  se 
»  rendre  utile,  principalement  dans  l'art  militaire,  qu'il 
»  protestait  d'embrasser  vigoureusement,  lorsqu'il  plaî- 
»  rait  à  Sa  Majesté  de  l'honorer  de  quelqu'emploi 
»  convenable  » 

Il  justifia  effectivement  et  de  son  extraction  et  des 
services  de  ses  pères,  par  une  production  exacte  de 
la  plus  grande  partie  des  titres  qui  ont  été  représentés 
de  nouveau,  pour  l'article  présent,  ou  énoncés  ci- 
dessus;  et  en  conséquence  de  cette  production,  le 
sieur  de  Lartigue  lui  en  donna  acte,  le  16  janvier  1667; 
depuis  cette  époque,  on  n'a  rien  trouvé  dans  les  titres 
qui  le  concernât,  mais  on  sait  que  sa  postérité  subsiste 
encore  actuellement  dans  le  Querci  :  on  en  fera  une 
mention  plus  particulière,  lorsqu'on  sera  instruit  de  ce 
qui  la  regarde. 


DE  CRUGI  DE  MARC1LLAC.  27 

TROISIÈME  BRANCHE. 
Seigneurs  de  Thillou. 

IV.  Charles  de  Crugy  ou  Cruzy-Marcillac  ,  écuyer, 
seigneur  de  Thillou,  juridiction  de  Bourg-Charente, 
ressort  d'Angoumois ,  septième  fils  de  Grimont  de 
Crugi,  se  distingua  encore  plus  qu'aucun  de  ses  frères 
dans  la  profession  des  armes,  quoique  ceux-ci  paraissent 
y  avoir  mérité  de  grands  éloges  ;  la  plus  ancienne 
commission  qui  reste  de  lui,  c'en  est  une  de  capitaine 
d'une  compagnie  d'augmentation  de  cent  hommes  de 
guerre  à  pied  français,  dans  le  régiment  du  sieur 
de  Balagny,  et  à  la  vérité,  elle  n'est  datée  que  du 
26  février  16 10;  mais  comme  elle  est  adressée  au 
capitaine  Marcillac,  on  juge  de  là,  que  ce  n'était  point 
son  premier  emploi. 

Il  commandait  une  compagnie  de  cinquante  hommes 
de  guerre  à  pied  français,  le  i5  juin,  de  l'an  161 3, 
jour  auquel  il  lui  fut  donné  une  commission  pour 
augmenter  cette  compagnie  de  cent  soldats,  et  dès 
le  10  décembre  16 14,  il  en  était  premier  capitaine, 
quand  le  Roi  lui  fit  don  d'une  somme  de  900  livres 
«  d'appointements  extraordinaires,  en  considération 
»  des  bons  et  agréables  services  qu'il  avait  rendus  à 
y>  Sa  Majesté  dans  cette  place,  et  notamment  pour 
»  avoir  conduit  et  exploité  le  régiment ,  en  l'absence 
»  du  sieur  de  Rambures  ,  par-tout  où  besoin  avait 
»     été,  etc.  » 

Il  paraît  qu'il  était  aussi  en  même  tems  attaché  au 
duc  d'Epernon,  (Jean-Louis  Nogaret  de  la  Valette)  , 
colonel-général  de  l'infanterie  de  France,  gouverneur 
de  Guienne;  deux  titres,  l'un  du  12  décembre  1616, 
l'autre,  du  i3  janvier  1621  ,  lui  donnent  expressément 
la  qualité  de  capitaine  des  gardes  de  monseigneur  le 
duc  d'Epernon;  il  le  suivit  apparemment  dans  le  pays 
de  Saintonge  et  d'Aunis  ,  où  il  commandait  l'armée 
que  le  Roi  avait  envoyée  dans  ces  provinces ,  contre 
les  huguenots  révoltés;  et  c'est  aussi  sans  doute  à  cette 
occasion,  que  le  même  duc  lui  donna,  par  lettres 
datées  du  bourg  de  la  Jarrie,  en  Aunis,  le  20  août 
1621,    la  jouissance  et    l'usufruit  des    biens   d'un   parti- 


28  DE  CRLGI    DE  MARCILLAC. 

culier,  nommé  Charles  Martin,  qui  était  alors  dans 
la  ville  de  la  Rochelle,  et  avait  été  déclaré  criminel 
de  lèse-majesté. 

Un  capitaine  du  régiment  de  Piémont,  nommé 
Blagneu,  ayant  par  sa  mort  laissé  vacante  une  com- 
pagnie de  gens  de  guerre  de  pied  français,  cette 
compagnie  fut  conférée  à  Charles  de  Crugi,  par  com- 
mission donnée  à  Châtelard ,  en  Augoumois,  le  6  mai 
1622;  le  duc  d'Epernon ,  comme  colonel-général  de 
France,  lui  en  donna  le  lendemain  ses  lettres  d'attache, 
qui  sont  datées  du  camp  de  Royan,  que  le  Roi  Louis  XIII 
assiégeait,  et  le  23  juin  de  l'an  1627,  il  eut  une 
commission    o   pour    lever ,    le     plus   diligemment    qu'il 

»     pourrait,    le    nombre    de  "soixante-cinq    hommes 

»  et  les  joindre  aux  trente-cinq  qui  composaient  sa 
»  compagnie,  afin  d'en  former  une  de  cent  hommes  »  ; 
mais  il  ne  resta  pas  long-tems  dans  le  régiment  après 
cette  commission ,  car  Louis  de  Caillebot  seigneur 
de  la  Salle,  capitaine  dans  le  régiment  des  Gardes- 
Françaises  (grand-oncle  du  feu  marquis  de  la  Salle, 
maître  de  la  garde-robe,  et  mort  en  1728,  chevalier 
des  ordres  du  Roi) ,  s'étant  démis  en  sa  faveur ,  et 
sous  le  bon  plaisir  de  Sa  Majesté,  le  3o  décembre  1627, 
il  fut  incontinent  après  mis  en  possession  de  cette 
compagnie,  comme  on  le  voit  par  un  acte  du  3 1  août 
1628,  où,  avec  la  qualité  de  gentilhomme .  ordinaire 
de  la  chambre  du  Roi  ,  il  prend  celle  de  capitaine 
d'une  compagnie  de  gens  de  pied  au  régiment  de  ses 
Gardes,  et  l'on  en  a  une  preuve  encore  plus  positive 
dans  un  brevet  de  mestre-de-camp  appointé,  d'infan- 
terie, qui  lui  fut  donné  le  10  octobre  suivant. 

Quant  aux  services  qu'il  rendit  dans  ces  différents 
emplois,  on  les  apprend  par  les  titres  mêmes  qui  en 
annoncent  les  récompenses;  il  était  au  camp  de 
Saintes,  le  3  juin  1622,  lorsque  le  comte  de  Soissons, 
(  Louis  de  Bourbon  ) ,  grand-maître  de  France ,  qui 
venait  de  succéder  au  duc  d'Epernon ,  dans  le  com- 
mandement de  l'armée  que  le  Roi  avait  dans  les  pro- 
vinces de  Saintonge,  d'Aunis,  de  Poitou  et  de 
Brouage  «  mettant  en  considération  les  bons  et  agréables 
»     services  qu'il  rendait   tous   les  jours  à  Sa  Majesté  près 

»     d'elle et    pour    lui    donner    le    moyen    de     les 

»     continuer   »  ajouta,    en    vertu  de  son   pouvoir,    à  la 


DE  CRUGI  DE  MARC1LLAC.  29 

donation  que  le  duc  d'Epernon  lui  avait  déjà  faite 
des  biens  de  Charles  Martin ,  celle  «  des  meubles  et 
»  immeubles  de  plusieurs  autres  particuliers  qui 
»  s'étaient  aussi  retirés  dans  la  ville  de  la  Rochelle , 
»  et  quelques  autres  villes  rebelles  à  Sa  Majesté , 
»  lesquels  servaient  et  favorisaient  leur  rébellion  ,  au 
»  moyen  de  quoi  tous  ces  biens  étaient  acquis  et 
»  confisqués  au  domaine  ». 

Durant  le  siège  de  la  Rochelle ,  il  se  trouva  con- 
tinuellement au  camp  qui  était  devant  cette  ville , 
d'où  le  Roi  par  son  brevet  du  28  décembre  1627  , 
et  ses  lettres-patentes  du  10  juillet  1628  j  lui  con- 
firma la  donation  qui  lui  avait  été  faite  par  le  comte 
de  Soissons  ;  c'est  encore  de  là,  qu'est  daté  un  arrêt 
qu'il  obtint  pour  l'exécution  de  ces  lettres-patentes , 
le  23  du  même  mois  de  juillet  ,  ainsi  que  la  démis- 
sion de  Louis  de  Caillebot  ,  seigneur  de  la  Salle ,  et 
le  brevet  de  mestre-de-camp  ;  il  avait  déjà  été  pourvu 
dès  le  12  décembre  1624  ,  de  la  charge  de  capitaine 
du  château  de  Châteauneuf ,  en  Angoumois,  mais  il 
ne  survécut  pas  beaucoup  à  tous  ces  honneurs  .  Une 
sentence  du  23  juillet  1629  porte  qu'il  était  décédé 
environ  sept  semaines  auparavant. 

Il  avait  été  accordé  ,  par  contrat  passé  à  Cognac  ,  le 
12  décembre  16 16,  du  consentement  du  seigneur  duc 
d'Epernon  ,  avec  demoiselle  Jacquette  Vinsonneau  , 
sœur  aînée  d'une  Marie  Vinsonneau,  qui  épousa  depuis  un 
René  de  la  Tour,  qualifié  dans  deux  titres  des^i5  janvier 
iÔ2t  et  19  novembre  i636,  haut  et  puissant  seigneur, 
chevalier,  seigneur  de  Saint-Fort,  en  Angoumois, 
et  de  la  Ferrière ,  en  Périgord  ,  gentilhomme  ordinaire 
de  la  chambre  du  Roi  (apparemment  de  la  maison 
de  la  Tour  en  Périgord) ,  et  l'une  et  l'autre  ,  fille 
de  Jean  Vinsonneau  ,  écuyer  ,  seigneur  de  la  Peireuse 
et  de  Thillou ,  près  de  Cognac ,  et  de  demoiselle 
Jeanne  de  Geoffrion ,  qui  par  le  contrat  de  ce  mariage, 
institua  sa  fille  son  héritière  universelle;  et  par  un 
acte  du  i3  janvier  1621,  mit  son  gendre  en  possession 
de  la  terre  de  Thillou ,  et  de  tous  ses  autres  biens , 
à  l'exception  des  fiefs ,  maisons  nobles  et  seigneuries 
de  Soulanson  ,  de  Bouthiers ,  etc.,  dont  elle  se  réser- 
vait la  jouissance  . 

A    la  mort  de  Charles  de  Crugi ,  Jacquette  de  Vi tison- 


30  DE  CRUGI  DE  MARG1LLAC. 

neau  ,  sa  veuve,  obtint,  le  26  octobre  1629,  une  sen- 
tence du  sénéchal  de  la  terre  de  Bourg-Charente, 
qui  la  créait  tutrice  et  curatrice  des  enfants  nés  de 
leur  mariage  ,  et  lui  donnait  la  garde  noble  et  admi- 
nistration tant  de  leurs  personnes  que  de  leurs  biens , 
mais  ayant  pris  depuis  une  deuxième  alliance  avec  haut 
et  puissant  seigneur  ,  messire  Adam  de  Châteauneuf- 
de-Randon,  chevalier,  seigneur  de  Sainte-  Hélène , 
de  Thillou  ,  de  Tignon  et  Vircillac  (frère  puîné  d'Anne 
Guérin  de  Châteauneuf ,  mentionnée  ci-dessus  )  ,  elle 
se  fit  décharger  de  cette  administration ,  par  sentence 
du  même  juge,  le  12  janvier  i633  ,  et  la  charge  en 
fut  successivement  donnée ,  comme  on  Ta  vu  plus 
haut,  à  ses  beaux-frères,  Bertrand  et  Jean  de  Crugi  : 
les  enfants  dont  il  s'agit  étaient  : 

i.°    Jean-Louis  de  Crugi  de  Marcillac ,  qui    suit  ; 
2.0  Jean-Jacques  de   Crugi   de    Marcillac ,   nomme 
avec    son    frère    aîné,   dans    l'acte    d'un    accord 
que   celui-ci  fit  au  nom  de  l'un  et  deTautre,  le 
i5   janvier    1647,  avec  leur  mère,  et  par  lequel 
elle  leur  céda  la  terre  de  Thillou  ,  pour    paiement 
des  sommes  dont  elle  leur  était  redevable  \ 
3.°   Françoise  de  Crugi   de  Marcillac,   qui  suivant 
les    termes    mêmes  de   l'accord ,  était    leur  sœur 
aînée  ,  et  religieuse  professe  à  Saintes  ; 
4.0    Jacquette  de  Crugi  de    Marcillac,    morte  pour 
lors . 

V.  Haut  et  puissant  seigneur  Jean-Louis  de  Crugi 
de  Marcillac  chevalier ,  seigneur  de  Marcillac  et 
de  Thillou ,  capitaine  d'une  compagnie  dans  le  régi- 
ment de  Normandie  ,  l'an  1643  ,  est  qualifié  comman- 
dant d'un  régiment  de  cavalerie  pour  le  service  du 
Roi  ,  dans  l'acte  d'une  opposition ,  qu'il  fit  le  3o  mars 
1654,  au  nom  de  Silvestre  de  Crugi,  son  oncle, 
évêque  de  Mende ,  abbé  commendataire  de  l'abbaye 
de  Notre-Dame  de  Châtre ,  à  la  possession  qu'en 
voulait  prendre  le  procureur  d'un  Claude  Breuillard , 
conseiller  du  Roi  en  ses  conseils  ,  primicier  de  l'église 
cathédrale  de  Metz ,  abbé  de  Saint-Symphorien  de  la 
même  ville ,  qui  se  disait  pourvu  en  commande  de 
cette  abbaye;  il  eut  le  12  juillet  1667,  une  commis- 
sion    de    capitaine     d'infanterie     dans    le    régiment     de 


DE  CRUGI  DE  MARCILLAC.  3! 

Jonsac,  nouvellement  remis  sur  pied,  et  il  en  était 
même  lieutenant- colonel  dès  le  10  mars,  suivant  un 
acte  passé  à  Maestricht ,  où ,  comme  on  l'apprend  par 
un  mémoire  de  la  famille,  il  avait  été  mené  prisonnier 
de  guerre,  et  était  mort  le  29  décembre  1674. 

Il  avait  épousé ,  par  contrat  passé  au  château  de 
Gademoulins,  dans  la  paroisse  de  Gensac,  le  10  août 
1643,  demoiselle  Marie  de  Puiguion,  sœur  puînée, 
d^ne  Marie  de  Puiguion,  femme  de  Charles-César 
Pépin  de  Fredouville,  écuyer,  seigneur  de  Fredouville 
et  de  Pannesac,  toutes  deux  filles  de  François  de 
Puiguion,  écuyer,  sieur  du  Mas,  et  de  dame  Marie 
du  Breuil  sa  veuve,  pour  lors  remariée  en  secondes 
noces,  avec  messire  Charles  Grain  de  Saint-Marsault , 
seigneur  de  Gademoulins  ,  de  Pallu  ,  de  la  Foucaudrie , 
etc.,  dont  elle  avait  eu  un  fils,  nommé  Charles- 
Louis  Grain  de  Saint-Marsault,  seigneur  de  Gade- 
moulins, avec  qui  Jean  -  Louis  de  Crugi  transigea, 
le  i3  décembre  1662,  au  nom  des  enfans  nés  de  son 
mariage  avec  Marie  de  Puiguion.   Ces  enfants  étaient  : 

1 .°  Silvestre  de  Crugi-Marcillac,  qui  suit; 

2.0  Charles  de  Crugi  ,  capitaine  dans  le  régiment 
de  Jonsac  infanterie ,  par  commission  donnée 
au  camp  de  Chavances,  le  i5  juin  1674,  sur 
la  démission  de  son  père,  et  mort  avant  le 
5  mars  1678,  sans  postérité  ; 

3.°  Charles  -  Louis  de  Crugi  de  Marcillac ,  qui 
fit  ledit  jour  5  mars  1678,  un  accord  avec 
Silvestre  de  Crugi  de  Marcillac,  son  frère  aîné, 
au  sujet ,  tant  des  successions  de  leur  père  et 
mère,  que  de  celles  de  Charles  de  Crugi  leur 
frère,  de  dame  Marie,  de  Puiguion,  leur  tante 
maternelle  ,  veuve  du  seigneur  de  Fredouville  , 
et  de  Jean-Jacques  de  Crugi,  leur  oncle. 

Jean  -  Louis  de  Crugi-Marcillac,  eut  aussi  d'une 
Marie  de  la  Brande  ,  dite  Boigensine  ,  plusieurs  enfants 
naturels,  auxquels,  suivant  le  titre  du  10  mars  1673, 
il  donna  quelques  biens  situés  au  village  de  Nérole , 
dans  la  paroisse  de  Ségonzac. 

VI.  Silvestre  de  Crugi  de  Marcillac,  chevalier, 
seigneur    de    Marcillac  et    de    Thillou ,  est  qualifié  sei- 


32  DE  CRUGI   DE  MARCILLAC. 

gneur  de  Pannesas,  dans  la  paroisse  de  Limalonge  , 
en  Poitou,  dans  un  titre  du  26  juin  1680,  ou  il 
paraît  avec  haute  et  puissante  dame  Marie  de  la  Tour, 
veuve  de  Jacques  de  Bremond ,  marquis  d'Ars  ,  fille 
et  héritière  des  mêmes  René  de  la  Tour ,  seigneur 
de  Saint-Fort ,  et  Marie  Vinsonneau  dont  il  a  été 
parlé  ci-dessus. 

Il  obtint ,  le  28  mai  1689,  une  compagnie  d'augmen- 
tation dans  le  régiment  du  Roi  infanterie,  et  déjà  il 
était  devenu  commandant  d'un  bataillon,  lorsque ,  par 
commission  donnée  à  Marli ,  le  4  novembre  1695, 
le  Roi  Louis  XIV  le  fit  lieutenant-colonel  du  régi- 
ment de  Marcilli  ,  aussi  infanterie.  Comme  après  la 
paix  conclue  à  Riswick ,  le  2  septembre  1697,  une 
partie  de  ces  troupes  d'augmentation  fut  réformée, 
Silvestre  de  Crugi  demeura  sans  emploi ,  ayant  seule- 
ment le  rang  et  le  titre  de  lieutenant-colonel  reformé 
d'infanterie;  mais  le  20  juillet  1702,  il  fut  rétabli 
dans  son  emploi  de  lieutenant-colonel  du  régiment  de 
Marcilli,  et  eut  de  plus,  par  la  même  commission,  la  place 
de  capitaine  de  la  deuxième  compagnie  de  ce  régiment. 

Il  avait  été  marié  par  contrat  passé  à  Château- 
Garnier,  en  Poitou,  le  21  avril  1673,  avec  demoiselle 
Louise  Eschallard  de  Châtillon  ,  fille  de  messire  An  - 
toine  Eschallard  de  Châtillon  ,  chevalier ,  seigneur  de 
Châtillon  ,  de  Barge  et  de  la  Grange  ,  et  de  dame 
Louise  Huguet ,  sa  seconde  femme ,  qui  était  morte 
dès-lors.  Pour  Antoine  Eschallard ,  il  vivait  encore , 
et  même ,  en  considération  de  l'alliance  que  contractait 
sa  fille,  il  lui  donna  entr'autres  biens,  les  hôtel  et  maison 
nobles  de  Boirons ,  en  Mirebalais  ,  au  moyen  de 
quoi  elle  renonça  tant  à  sa  succession  ,  qu'à  celle 
de  sa  mère,  de  Pierre  Huguet ,  seigneur  de  Cham- 
pabon  son  aïeul,  et  de  demoiselle  Louise  de  la  Dugnie 
son  aïeule,  au  profit  de  Frédéric  Eschallard  de  Châtillon 
son  frère,  écuyer,  seigneur  de  Barge. 

Silvestre  de  Crugi  et  Louise  Eschallard  de  Châtillon , 
eurent  pour  enfants  : 

i.°  Charles-Louis  de  Crugi-Marcillac,  qui  suit; 

2.0  Silvestre  de  Crugi  -  Marcillac  ,  seigneur  de 
Barge  ,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire 
de  Saint-Louis,  qui  servit  long-temps  dans  le  régi- 
ment d'Auxerrois   infanterie,  où    il    fut  fait  capi- 


DE  CRUGY  DE   MARCILLAC.  33 

taine,  le  3o  mai  1701,  et  le  4  janvier  1734, 
lieutenant-colonel  ,  de  capitaine  de  grenadiers 
qu'il  était  auparavant; 

3.°  Silvestre-Louis  de  Crugi-Marcillac; 

4.0  Charles  de  Crugi  de  Thillou; 

5.°  Marie-Louise  de  Crugi; 

6.°  Marie-Thérèse  de  Crugi-Marcillac; 

7.0  Une  troisième  fille,  religieuse  à  Saint-Maixent, 
en  Poitou,  suivant  l'acte  d'un  accord  que  ses 
frères  et  sœurs  firent  ensemble,  le  3  mars  1722, 
où  elle  est  citée,  sous  le  nom  de  la  demoiselle 
de  Châtillon. 

VIL  Charles-Louis  de  Crugi-Marcillac,  seigneur 
de  Pannesac,  né  le  i3  septembre  1674,  (fils  aîné  de 
Silvestre  de  Crugi,  et  de  Marie-Louise  Eschallard,  ) 
épousa,  par  contrat  passé  à  Poitiers,  le  26  avril  17 12, 
demoiselle  Elisabeth  du  Bois  de  la  Touche- Leurault, 
sœur  d'Anne  Louis-Henri  du  Bois  de  la  Touche-Leu- 
rault,  l'un  et  l'autre,  enfants  de  messire  Abraham  du 
Bois,  vivant,  chevalier,  seigneur  de  la  Touche-Leu- 
rault,  de  la  Billerie,  et  de  dame  Hélène  Susannet, 
qui,  par  ce  contrat  (où  Philippe  de  Courcillon,  marquis 
de  Dangeau,  chevalier  des  ordres  du  Roi,  mort  en 
1720;  Philippe-Egon  ,  marquis  de  Courcillon,  son 
fils,  et  la  dame  duchesse  de  Montfort,  sa  fille,  parais- 
sent, l'un  comme  oncle  maternel,  les  autres  comme 
cousin  et  cousine  de  la  future,  )  céda  à  Charles-Louis 
de  Crugi,  les  maison  et  seigneurie  de  la  Touche- 
Leurault,  pour  tous  les  droits  de  sa  femme,  soit  échus 
soit  à  échoir. 

Charles-Louis  de  Crugi  ,  dont  le  père  ni  l'aïeul 
n'avaient  point  été  attaqués  pour  leur  noblesse,  soit 
dans  la  recherche  de  1666,  soit  depuis  celle  de  1696, 
le  fut,  en  vertu  de  la  déclaration  du  Roi,  du  16  janvier 
17 14,  devant  monsieur  Quentin  de  Richebourg,  maî- 
tre des  requêtes,  intendant  de  Poitiers;  mais  sur  la 
preuve  qu'il  fit  de  sa  qualité,  remontée  par  titres 
jusqu'en  l'an  1595,  il  obtint  le  3o  mai  1 7 1 5 ,  une 
ordonnance,  par  laquelle  ce  commissaire  départi  lui 
donnant  «  acte  de  représentation  de  ses  titres  »  le 
»  déchargea  de  l'assignation  qui  lui  avait  été  donnée, 
»  à  la  requête  du  traitant,  le  maintînt  et  garda  lui, 
»  et  ses  successeurs,  enfants  et  postérité  nés  et  à  naître 
12.  3 


34  DORAT  DE  CHATELUS. 

»  en  légitime  mariage,  dans  la  qualité  de  noble  et 
»  dVcuyer  ;  ordonna  qu'il  continuerait  à  jouir  des 
»  privilèges  et  exemptions  attribués  aux  gentilshommes 
»  du  royaume,  tant  qu'il  vivrait  noblement,  et  ne 
»  ferait  aucune  dérogeance,  et  qu'à  cet  effet,  il  serait 
»  inscrit  dans  le  catalogue  des  nobles,  a  Charles-Louis 
de  Crugi  est  mort  le  20  mai  1738,  il  a  laissé  de  son 
mariage  avec  Elisabeth  du  Bois  : 

VIII.  Charles- Alexandre-Henri  de  Crugi  de  Mar- 
cillac,   écuyer,    seigneur    de     Pannesac,    baptisé    le    21 

mars  1720,  et  reçu  page  du  Roi  dans  sa  grande  écurie 
le  8  mars  1735. 

Armes  :  écartelé,     aux     1     et  4  d'azur,     à    trois  roses 

d'argent,    qui  est  de  Cruzy;   aux  2    et    3    d'or,  à  trois 

fasces  de  gueules,  qui  est  de  Goût  ou  de  Goth.  Devise: 
Nunquam  mar cessent. 


DORAT  DE  CHATELUS,  famille  très -ancienne, 
originaire  du  Limosin.  Une  branche  de  cette  famille 
vint  autrefois  se  fixer  à  Paris,  et  s'éteignit,  en  1790, 
dans  la  personne  de  M.  Dorât  de  Chameulles ,  com- 
mandeur et  secrétaire -général  des  ordres  de  Notre-Dame 
de  Mont  Carmel  et  de  Saint- Lazare  de  Jérusalem;  grand 
bailli  d'épée  des  ville  et  comté  de  Dreux.  De  cette  même 
branche,  il  s'en  forma  une  seconde  (qui  vint  s'établir 
en  Bourbonnais ,  il  y  a  environ  deux  cents  ans  ) ,  dans 
la  personne  de  Jacques  Dorât  ,  chevalier ,  seigneur  de 
Chatelus,  qui  avait  épousé  Catherine  de  Champfeu,  fille 
Jean-François  de  Champfeu,  chevalier,  seigneur  de 
Saint-Martin,etc  .  Cette  branche  est  représentée  aujour  - 
d'hui,  par: 

Qintien  -  Ambroise  Dorât  ,  chevalier  ,  seigneur  de 
Chatelus  ,  né  le  3o  juillet  1746  ,  ancien  officier  au 
régiment  de  Poitou  ,  qui  a  épousé  en  premières  noces  , 
le  16  octobre  1763,  Marie-Charlotte  de  Lostanges,  fille 
de  Laurent ,  marquis  de  Lostanges,  chevalier  ,  seigneur 
de  Jarignoux,  brigadier  des  armées  du  Roi,  chevalier  de 
l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis,  et  de  Jeanne 
Desmarets;  et  en  secondes  noces,  le  17  janvier  1768, 
Françoise-Monique  de  Courvol,  hlle  de  Germain  Gabriel 
de  Courvol  de  Montas,  brigadier  des  Gardes  du  corps, 
capitaine    de  cavalerie,  chevalier  de  l'ordre  royal  et    mi- 


DE  JUILLAC  DE  VIGNOLLES.  35 

litaire    de    Saint- Louis,    et    de    Monique    Carpentier    de 
Changy,  de  laquelle  est  issu  : 

Pierre-Claude  Dorât,  né  au  château  de  Chatelus,  le 
29  avril  1770,  ancien  officier  au  régiment  de  Saintonge  ; 
émigré  avec  les  officiers  de  son  régiment,  et  ayant  fait 
avec  eux,  toutes  les  campagnes  de  l'armée  de  monsei- 
gneur le  prince  de  Condé  ;  reçu  chevalier  de  l'ordre  royal 
et  militaire  de  Saint-Louis, par  Son  Altesse  Royale  mon- 
seigneur le  duc  d'Angoulême:  marié  le  7  mai  i8o3,  à 
Hélène-Camille  de  Bonnay,  fille  de  Charles-François, 
marquis  de  Bonnay,  pair  de  France,  lieutenant-général 
des  armées  du  Roi,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire 
de  Saint-Louis,  ambassadeur  à  la  cour  de  Prusse,  et  de 
Marie-Louise  Razoir  de  Croix,  de  laquelle  est  issu  : 

Pierre-Marie-Edmond  Dorât,   né  le  4    octobre     r8ob. 

Armes  :  de  gueules,  à  trois  croix  d'or  ancrées,  et 
posées  deux  en  chef  et  une  en  pointe. 


DE  PICQUET  DE  JUILLAC  DE  VIGNOLLES, 
en  Comminges,  en  Bas-Armagnac  et  en  Languedoc, 
famille  ancienne,  distinguée  par  ses  services  militaires, 
qui  tire  son  nom  de  la  terre  et  seigneurie  de  Juillac, 
au  comté  d'Astarac,  diocèse  et  intendance  d'Auch, 
parlement  de  Toulouse.  Elle  a  donné  un  grand-maître  à 
l'ordre  souverain  de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  dans  la 
personne  de  Robert  de  Juillac,  élu  en  i3j3,  mort  en 
1376;  regretté  par  la  douceur,  la  prudence,  et  surtout 
par  la  sagesse  de  son  gouvernement.  Elle  prouve  une 
filiation  suivie  depuis  : 

I.  Jean  de  Juillac,  Ier  du  nom,  seigneur  de  Juillac 
au  diocèse  d'Auch,  homme  d'armes  de  la  compagnie  de 
Poton  de  Saintrailles,  ainsi  qualifié  dans  un  acte  d'un 
achat  qu'il  fit  en  1425,  d'un  bien  situé  près  de  Touget, 
en  Armagnac,  à  noble  Bernard  de  Pardailhan,  écuyer 
[scutifer).  Les  témoins  de  cet  acte  furent  nobles  Arnaud 
de  Ma-rtres,  Robert  de  Juillac  et  Jean  Gasqui  de  Touget. 
Il  fut  père  de  : 

II.  Arnaud -Bernard  de  Juillac,  capitaine  de  Saint- 
Béat,  ainsi  qualifié  dans  un  accord  qu'il  fit  le  26  mars 
1442,  devant  Jean  Gunabaldy,  notaire  et  capitoul  de 
Toulouse,    avec     noble      Etienne    de     Vignolles-la-Hire, 


36  DE  JUILLAC   DE  VIGNOLLES. 

capitaine  de  cent  hommes  d'armes,  écuycr  d'écurie  du 
Roi,  seigneur  de  Montmorillon,  de  la  somme  de  cent 
écus  d'or  qu'il  lui  devait  pour  une  partie  de  la  dot  de 
sa  sœur,  noble  Catherine  de  Vignolles,  femme  dudit 
Arnaud-Bernard.  Les  témoins  qui  souscrivirent  cet  acte 
furent  nobles  Guillaume  de  Juillac,  écuyer  et  sergent 
d'armes  du  Roi,  Catier  de  Villeneuve,  chevalier  (miles), 
Antoine  Tournier  ,  damoiseau,  seigneur  de  Launaguet, 
et  Nicolas  d'Auterive,  licencié  en  droit  civil.  11  est  qua- 
lifié capitaine  de  cinquante  lances  dans  une  reconnais- 
sance qu'il  fit  sur  tous  ses  biens  de  Lombez  et  de  Touget, 
de  la  somme  de  260  livres ,  que  noble  Catherine  de 
Vignolles,  sa  femme,  a  reçue  de  noble  Marguerite  de 
David,  dame  de  Longueval,  de  Frize  et  de  Ghezen, 
en  Flandre,  par  les  mains  de  messire  Jean  de  Cour- 
tenay,  chevalier,  seigneur  de  Champignelles  et  de  Saint- 
Briçon ,  son  second  mari,  pour  acquittement  de  la  dot 
que  lui  devait  feu  son  frère,  noble  et  vaillant  (fortis) 
Etienne  de  Vignolles,  dit  la  Hire ,  chevalier,  écuyer 
d'écurie  du  Roi,  seigneur  de  Montmorillon,  en  Poitou, 
et  de  Chalelies,  en  Languedoc,  son  premier  mari.  Acte 
retenu  par  Antoine  de  Marca ,  notaire  de  l'Isle  en 
Jourdain,  en  date  du  29  novembre  1445.  Les  témoins 
sont  nobles  Jean  de  Polastron,  seigneur  dudit  Heu,  de 
Saint-Martin  et  de  Villeneuve,  et  Guillaume  d'Aubin 
écuyer,  seigneur  de  Saixre.  De  son  mariage  est  issu  : 

III.  Noble  Bertrand  de  Juillac,  Ier  du  nom,  sei- 
gneur de  Vignolles,  du  chef  de  sa  mère;  capitaine  de 
Lombez,  qui  épousa  par  contrat  du  14  juin  1466,  où 
il  est  dit  fils  de  feu  noble  Arnaud-Bernard  de  Juillac, 
capitaine  de  cinquante  lances,  et  de  noble  Catherine  de 
Vignolles,  reçu  par  Commyrou,  notaire  de  Boulogne, 
demoiselle  Isabeau  de  Saint-Loup.  Les  témoins  sont  : 
nobles  Jean  de  Polastron,  chevalier,  seigneur  dudit 
lieu,  Jean  de  Saint-Gades,  Jean  Donnezan }  écuyers , 
habitants  de  Boulogne,  et  Arnaud  de  Coffon,  habitant 
de  Lombez  .  Il  fit  son  testament  le  4  mai  i5i3,  retenu 
par  Descanacapra,  notaire  à  Lombez,  où  il  est  dit  capi- 
taine de  Lombez,  ayant  reçu  ordre  du  Roi  de  se  rendre 
à  l'armée  avec  sa  compagnie,  et  où  il  nomme  quatre  de 
ses  fils  : 

i.°Sanche  (dénommé  Sans)  de  Juillac  ; 

2.0  Raymond  de  Juillac,  prêtre,  recteur  d'Espaon, 
qui  testa  le  i5  octobre  1 55 1  ; 


DE  JUILLACDE  VIGNOLLES.  3y 

3.°  Bertrand,  dont  l'article  suit; 
4.0  Armand-GuilhaumedeJuillac. 

IV.  Noble  Bertrand  de  Juillac  ,  IIe  du  nom,  sei- 
gneur de  Vignolles ,  capitaine  de  la  ville  de  Lombez, 
épousa,  par  contrat  du  10  septembre  i5i5,  reçu  par 
Podro,  notaire  à  Lombez,  noble  Florette  de  Polastron, 
dame  de  Saint-Martin  ,  fille  de  noble  Jean  de  Polastron, 
seigneur  de  Saint-Martin,  de  Polastron,  de  Villeneuve, 
de  Laurac,  etc.  ,  et  de  demoiselle  Mengette  d'Aulin.  Il 
est  nommé  dans  le  testament  de  son  frère  Raymond  de 
Juillac,  prêtre  et  recteur  d'Espaon,  du  i5  octobre  i55i. 
Il  eut  pour  fils  : 

i.°  Jean,   dont  l'article  suit; 

2.0  Arnaud-Guilhaume  de  Juillac,  sieur  de  Vignol- 
les et  de  Saint-Amans,  institué,  héritier  de  Ray- 
mond, son  oncle,  par  son  testament  du  i5  oc- 
tobre i55i,  où  il  est  nommé  Arnaidd-Guilhaume 
Julhac,  fils  de  noble  Bertrand  Julhac,  capitaine 
de  Lunbe\.  Il  épousa,  i°.  Jeanne  de  la  Rocquant, 
veuve  de  N...  de  Claverie,  ainsi  qu'il  est  prouvé 
par  un  acte  de  1578,  par  lequel  il  fut  obligé 
de  payer  à  demoiselle  de  Claverie,  fille  de  ladite 
feue  Jeanne,  sa  mère  la  somme  de  83  écus  sols 
un  tiers,  pour  répétition,  de  certain  adot;  il  est 
qualifié  dans  l'acte  seigneur  de  Saint-Amans; 
2.0  par  contrat  du  28  juillet  1 568  ,  demoiselle 
Marguerite  de  la  Fitte,  par  l'entremise  de  noble 
Gaspard  de  Sobere ,  sieur  d'Arcamont ,  et  de 
demoiselle  Anne  de  la  Fitte,  fille  de  feu  noble 
Guilhaume  de  la  Fitte,  sieur  dudit  lieu,  dans 
lequel  contrat  il  paraît  sous  les  noms  et  qualités 
de  noble  Arnauld- Guilhaume  de  Julhac,  sieur  de 
Vignolles;  3.°  avant  l'an  1590,  noble  Jeanne  de 
Vimont,  fille  de  noble  Jacques  de  Vimont-Bas- 
sabat,  seigneur  de  Pordeac,  et  veuve  de  noble 
Biaise  de  Mauléon,  seigneur  de  la  Bastide.  Après 
le  décès  ,  sans  postérité  ,  d'Arnaud-Guilhaume 
de  Juillac,  arrivé  en  1590,  elle  se  remaria  avec 
noble  Jean  de  Saint-Lary,  seigneur  de  Fronti- 
gnan,  auquel  elle  porta  en  dot  3, 200  livres,  par 
acte  du  23  juillet  1598,  retenu  par  Begorre,  no- 
taire de  Lombez; 
3.°  Antoine    de    Juillac,    maréchal-des-logis    d'une 


38  DE  P1CQUET  DE  JUILLAC. 

compagnie  .de  trente  lances,  sous  la  charge  du 
seigneur  de  la  Châtre,  selon  la  montre  qui  en 
fut  faite  au  camp  devant  Sancerre,  le  14  avril  1573. 

V.  Noble  Jean  de  Vignolles  de  Juillac,  IIe  du 
nom,  marëchal-des-logis  des  gendarmes  de  M.  de  No- 
garet  de  la  Valette,  lieutenant-général  de  Guienne , 
suivant  une  commission  du  14  mars  1574,  nommé  par 
commission  de  ce  seigneur,  de  la  même  année,  com- 
missaire des  vivres  de  l'armée,  conjointement  avec  mes- 
sire  Jean  de  Lassegan,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi,  avait 
épousé,  i°.  N....  du  Faur,  2.0  par  contrat  du  19  mars 
1 568,  noble  Denise  de  Picquet,  fille  de  noble  Jean  de 
Picquet,  sieur  de  la  Patère,  capitaine  de  Coloigne,  qui, 
par  cet  acte,  fit  donation  de  la  quatrième  partie  de  ses 
biens  au  premier  enfant  mâle  qui  descendrait  dudit 
mariage,  à  la  charge  de  porter  le  nom  de  Picquet.  Ses 
enfants  furent  : 

Du  premier  lit  : 

i.°  Arnaud-Guilhaume  de  Juillac,  sieur  de  Tulle 
et  de  la  Coronne  ,  près  Miradoux  ,  diocèse  de 
Lectoure ,  où  il  s'établit ,  et  fonda  une  branche 
qui  subsistait  encore  en  1766,  dans  la  personne 
de  M.  de  Juillac,  connu  sous  le  nom  de  la 
Vignolle,  premier  capitaine  au  régiment  Royal 
des  Vaisseaux.  On  ignore  s'il  s'est  marié: 

Du  second  lit  : 

2.0  Dominique,  dont  l'article  suit. 
VI  .  Dominique  de  Picquet,  Ier  du  nom ,  écuyer , 
seigneur  de  Vignolles ,  demeurant  à  Coloigne  ,  en  bas 
Armagnac ,  est  qualifié  écuyer  dans  le  contrat  de  son 
mariage,  accordé,  le  6  janvier  1594,  avec  demoiselle  Marie 
de  Cocy,  fille  unique  de  Jean  de  Cocy ,  seigneur  de 
Maugon,  et  de  demoiselle  Georgette  Dangereux  de  Mar- 
nac,  demeurant  en  la  ville  de  Beaumont ,  diocèse  de 
Montauban  .  Il  fit  son  testament  le  4  août  1625  ,  où 
il  est  dit  qu'il  avait  eu  douze  enfants  dudit  mariage  , 
six  fils  et  six  filles  :  et  par  le  testament  olographe  de 
Marie  de  Cocy,  on  voit  que  cinq  de  ses  fils  furent  tués 
à  l'armée  auprès   de   leur  père.    Ils  laissèrent,   entr'autres, 

i.°  Abraham,  qui  suit; 

2.0  Marguerite,  mariée,  en  1627,  à  noble  Domi- 
nique de  Courtade; 


DE  PICQUET  DE  JUILLAC.  39 

3.°  Bertrande  de  Juillac,  mariée  à  noble  Jean  de 
Campmartin  de  Sarrant. 

VIL  Noble  Abraham  de  Picquet  de  Juillac,  écuyer, 
seigneur  de  Vignolles,  fut  mariée,  par  contrat  du  2  5  fé- 
vrier 1628,  avec  demoiselle  Anne  du  Barry,  sa  parente 
au  quatrième  degré,  fille  de  noble  Daniel  du  Barry,  sei- 
gneur du  Verger  et  de  Serres,  et  de  demoiselle  Isabeau 
de  Cornac;  obtint,  le  8  août  i658,  des  lettres  de  sauve- 
garde du  Roi,  pour  lui  et  sa  maison  de  Vignolles,  en 
considération  de  ses  services;  fit  son  testament  le  i3 
août  1669,  par  lequel  il  choisit  sa  sépulture  dans  l'église 
cathédrale  de  Lombez,  au  tombeau  de  ses  prédéces- 
seurs, et  ne  vivait  plus  le  28  décembre  1673.  11  fut 
maintenu,  sur  la  production  de  ses  titres,  en  1666, 
lors  de  la  recherche  des  usurpateurs  de  noblesse,  par 
le  subdélégué  de  M.  Pelot,  intendant  de  Guienne.  Il 
fut  père,  entr'autres  enfants,  de: 

i.°  Jean-Daniel  de  Picquet,  prêtre  et  prébendier 
en  l'église  cathédrale  de  Lombez,  qui  fut  dé- 
chargé, comme  noble,  du  paiement  des  francs- 
fiefs,  conjointement  avec  Dominique  de  Piquet, 
son  frère,  par  ordonnance  de  M.  le  Gendre  de 
Lormoy,  intendant  de  Montauban,  du  2  sep- 
tembre 1701  ; 
2.0  Dominique,  dont  l'article  suit. 

VIII.  Noble  Dominique  de  Picquet  de  Juillac, 
IIe  du  nom,  écuyer,  seigneur  de  Vignolles,  nommé 
enseigne  d'une  compagnie  d'infanterie  au  régiment  de 
Chambelles,  le  24  mars  1668;  épousa,  par  contrat  du 
28  décembre  1673  ,  demoiselle  Anne  de  Lamezan,  fille 
de  noble  François  de  Lamezan,  seigneur  de  la  Barthe, 
et  de  demoiselle  Marie  de  Flurian.  Il  fut  maintenu  dans 
sa  noblesse,  par  jugement  de  M.  le  Gendre  de  Lormoy, 
intendant  de  Montauban,  du  3o  avril  1700;  fit  son  tes- 
tament le  2  5  avril  1703,  par  lequel  il  choisit  sa  sépul- 
ture au  tombeau  de  ses  ancêtres,  dans  l'église  cathé- 
drale de  Lombez;  mourut  le  i5  mai  de  la  même  année, 
âgé  d'environ  74  ans,  et  fut  enterré  dans  ladite  église. 
Ses  entants  furent  : 

i.°  François,  dont  l'article  suit; 

2.0  Marcel  de  Picquet  de  Juillac,  prêtre,  chanoine 
de  l'église  cathédrale  de  Lombez. 


40  DE  PICQUET  DE  JUILLAC. 

IX.  Noble  François  de  Picquet  de  Juillac,  écuyer, 
fut  marié,  par  contrat  du  22  mai  1700,  avsc  demoiselle 
Marguerite  de  Gatignol,  fille  de  noble  Jean  Baptiste  de 
Gatignol,  ancien  capitoul  de  Toulouse,  et  de  demoiselle 
Catherine  d'Astugue,  et  eut  de  ce  mariage  : 

X.  Cosme  de  Piqcuet  de  Juillac  de  Vignolles, 
seigneur  et  baron  de  Montégut,  de  Savez,  de  Sauvi- 
mont,  de  Saint- Loube,  etc.,  né  le  9  février  1701, 
et  élevé  page  de  S.  A.  S.  monseigneur  le  duc;  fut 
reçu,  le  19  mai  1724,  chevalier  de  justice  des  ordres 
royaux,  militaires  et  hospitaliers  de  N.  D.  de  Montcar- 
mel  et  de  Saint-Lazare  de  Jérusalem,  en  conséquence 
de  ses  preuves  de  noblesse  faites  le  jour  précédent.  Il  fut 
fait  ensuite  capitaine  au  régiment  Royal- Cravattes,  puis 
lieutenant-colonel  de  cavalerie,  par  brevet  du  26  mai 
1745,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- 
Louis,  gentilhomme  de  S.  A.  S.  mademoiselle  de  Cler- 
mont,  et  enfin  maître-d'hôtel  de  la  Reine;  épousa,  par 
contrat  du  17  mai  1758,  où  il  a  la  qualité  de  comte, 
demoiselle  Catherine-Zélie  Morin,  fille  de  Joseph  Morin, 
écuyer,  conseiller  secrétaire  du  Roi,  maison  ,  couronne 
de  France  et  de  ses  finances,  et  de  dame  Marie-Nicole 
Franjon;  acquit,  le  14  février  1762,  les  terres  et  sei- 
gneuries de  Montégut,  de  Sauvimont,  de  St.-Loube,  etc., 
dans  lequel  acte  il  a  la  même  qualité;  et  mourut  à 
Lombez  le  7  avril  1769,  laissant  de  son  mariage  : 

i.°  Françoise-Marie-Nicolas-Cosme,  qui  suit; 

2.0    Joseph-Angélique,   qui  fonde  la  seconde  bran- 
che, rapportée  ci-après; 

3.°  François-Joseph  de    Picquet  de    Vignolles    de 
Juillac,  né  le  18  octobre  1767,  non  marié; 

4.0  Marie-Joséphine  de  Picquet  de  Vignolles  de 
Juillac,  née  le  12  mars  1760,  mariée,  le  8  avril 
1788,  à  haut  et  puissant  seigneur  messire  Jacques- 
François-Alexandre-Marie-Anne,  comte  de  Ville- 
neuve-Lanrazous,  seigneur  direct  de  Gouyre,  che- 
valier de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis, 
ancien  capitaine  au  régiment  du  Roi,  dragons, 
capitaine  du  vol  de  la  corneille,  dans  la  vénerie 
du  Roi,  décédé  le  6  novembre  1793.  Il  a  laissé 
deux  enfants  : 
a.  Françûis-Timoléon  de  Villeneuve,  né  en 
1791/ 


DE  PICQUET  DE  JUILLAC.  41 

b.  Zélie  de  Villeneuve,  née  à  la  fin  de  1789  » 
mariée  à  N....  de  Cheverry  de  Prunet  ,  an- 
cien garde  du  corps  du  Roi  ,  chevalier  de 
Saint-Louis. 

XI.  François-Marie-Nicolas-Cosme  de  Picquet  de 
Vignoi4.es,  comte  de  Juillac,  né  le  4  avril  1759, 
entré  sous-lieutenant  au  régiment  de  la  Reine  ,  cavalerie  , 
le  24  avril  1774;  passé  à  celui  de  Royal-Champagne; 
cavalerie,  en  1776;  capitaine  réformé  le  28  août  1777, 
capitaine  en  second,  le  12  mai  1780;  capitaine-com- 
mandant, le  10  mai  1786;  émigré  en  1791  ,  a  fait  la 
campagne  des  princes  en  1792  ,  en  qualité  d'aide-major 
de  l'escadron  du  colonel-général  ,  commandé  par  M.  le 
duc  de  Lorge  ,  aujourd'hui  pair  de  France  ;  entré  lieute- 
nant au  régiment  allemand  de  Waldstein  ,  au  service  de 
la  Grande  Bretagne;  rentré  en  France  en  1 801  ;  a  été  fait 
chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis  le  14 
novembre  1 8 14  ;  pensionné,  avec  brevet  de  lieutenant- 
colonel,  le  10  novembre  181 5  ;  conseiller  de  préfecture 
au  département  de  la  Haute-Garonne  ,  en  décembre 
1814;  a  donné  sa  démission  à  la  fin  de  mars  1 8 1 5  ;  a 
repris  ses  fonctions  au  retour  du  Roi  ;  a  épousé  à  Wand- 
sburg ,  duché  de  Holstein  ,  Marie-Elisabeth-Amable- 
Toussaint  de  Panage,  fille  de  feu  Charles- Vincent-Tous- 
saint de  Panage  ,  ancien  avocat  au  parlement  de  Paris  , 
professeur  d'éloquence  au  collège  royal  militaire  de 
Prusse,  membre  de  l'académie  de  Berlin,  et  de  Marie- 
Elisabeth  de  Tonnay.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Joseph- Henri-Marie-Angélique  de  Picquet  de 
Vignolles  de  Juillac,  né  le  18  août  1801  ,  garde 
du  corps  du  Roi  ,  compagnie  de  Noailles  ; 

2.0  Victor-Pierre-Cosme-Elzéar  de  Picquet  de 
Vignolles  de  Juillac,  né  le  29  juin  1807,  élève 
de  l'école  royale  et  militaire  de  Saint-Cyr  au 
mois  de  janvier  1816. 

SECONDE  BRANCHE. 


XI.  Joseph-Angélique  de  Picquet  de  Vignolles  de 
Juillac  ,  élève  de  l'école  militaire  ,  est  entré  cadet  gen- 
tilhomme  au    régiment    Royal-Champagne  ,    cavalerie  ,   le 


42  DE  HALLET. 

10  mai  1780  fut  fait  sous-lieutenant  en  1783  ,  s'est 
retiré  du  service  en  1788.  Il  a  épousé  demoiselle  Marie- 
Anne-Marthe-Joséphine  de  Bertrand  de  Cailha  ,  fille 
légitime  et  naturelle  de  feu  messire  Joseph  de  Bertrand 
de  Cailha,  seigneur  de  Toulonge,  en  Roussillon  ,  et  de 
dame  Jeanne-Geneviève  des  Prés  de  Perpigna ,  par  acte 
du  26  mai  179 5  ,  passé  devant  Mauras  ,  notaire  de  Tou- 
louse. De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Gustave- François-Joseph-Casimir  de  Picquet 
de  Vignolles  de  Juillac  ,  né  le  4  mars  1796,  sous- 
lieutenant  au  régiment  des  chasseurs  des  Pyrénées; 

2.0  Adolphe-Nicolas- Louis  de  Picquet  de  Vignolles 
de  Juillac,  né  en  1799,  destiné  à  l'état  ecclé- 
siastique; 

3.°  Zélie-Charlotte-Catherine-Joséphine  de  Picquet 
de  Vignolles  de  Juillac  ,  née  en  1798  ; 

4.0  Euphrosine-Victorine-Joséphine- Françoise  de 
Picquet  de  Vignolles  de  Juillac ,  née  en  i8o5. 

Armes:  Parti  au  .'.  de  gueules,  au  lion  d'or ,  lam passé  , 
armé  et  couronné  de  sable;  au  2  d'argent,  à  trois  têtes 
d'aigle  arrachées  de  gueules  ,  becquées  ,  languées  et  cou- 
ronnées de  sable  ;  au  chef  d'or ,  chargé  de  trois  crois- 
sants de  sable,  brochant  sur  le  parti.  Supports:  deux 
lions  couronnés.  Couronne  de  comte.  Cimier  :  un  lion 
issant  couronné ,  tenant  une  épée.  Devise  :  Jamais  im- 
punément. 

M.  d'Hozier,  dans  le  septième  registre  de  lArmorial 
de  France  ,  tome  XI  ,  a  commis  une  erreur,  en  donnant 
à  cette  famille  pour  armoiries  :  d'azur ,  au  lion  d'or , 
lampassé  et  armé  de  gueules  ;  au  chef  du  même ,  chargé 
de  trois  croissants  d'argent. 


HALLET;  famille  très-ancienne  et  dont  l'origine  se 
perd  dans  la  nuit  des  tems.  Le  berceau  de  cette  famille 
est  la  ville  de  ce  nom  en  Hasbaye ,  au  pays  de  Liège  ;  dès 
l'an  11 00,  elle  en  était  en  possession,  avec  le  titre  de  che- 
valier ,  comme  il  est  constaté  par  le  Miroir  des  nobles  de 
Hasbaye ,  rédigé  par  Jacques  de  Hémricourt. 

Le   chevalier   Jean-Baptiste,    baron    de    Hallet,    passa 


DE  HALLET.  43 

au  service  de  France  sous  le  règne  de  Louis  XV,  et  fut 
propriétaire  d'un  régiment  de  son  nom,  et  était  cheva- 
lier de  Saint-Louis;  sa  valeur,  ses  talens  militaires  l'ont 
fait  envier  par  plusieurs  puissances;  il  est  parlé  de  lui 
dans  la  correspondance  de  feu  M.  le  maréchal  de  Belle- 
Isle ,  ministre  de  la  guerre ,  avec  M  .  le  maréchal  de 
Contades,  dans  la  lettre  du  16  octobre  1738,  page  76.  Il 
a  eu  de  son  mariage  avec  demoiselle  Barbe  de  Viennais 
cinq  enfants,  savoir: 

i.°  Jeanne -Catherine -Camille,  morte  sans  pos- 
térité; 

2.0  Le  chevalier  Jein-Antoine-Nicolas,  baron  de 
Hallet,  lieutenant-colonel,  chevalier  de  Saint- 
Louis,  marié  avec  demoiselle  Marie-Thérèse  de 
Boggiahi;  il  fut  appelé  de  préférence  pour  garder 
le  roi  Louis  XVIII,  à  Blankenbourg  après  sa 
blessure.  De  ce  mariage,  sont  issus: 

a.  Le  chevalier  Frédéric  Pons,  baron  de  Hallet; 

b.  Le  chevalier  Jean-Auguste  ; 

c.  Louise-Sybille. 

3.°  Le  chevalier  Woldemar,  François- Xavier  - 
Joseph,  vicomte  de  Hallet,  officier  aux  chasseurs 
de  Champagne ,  1 2e  régiment  ,  marié  avec  de- 
moiselle Anne- Madelaine  -  Marthe  d'Abon;  il 
émigra  ainsi  que  son  frère,  et  a  toujours  servi  la 
cause  de  l'honneur.   De  son  mariage,    viennent: 

a.  Le  chevalier  Jean-  Auguste- Louis-Camille, 
Woldemar  ,  comte  de  Hallet ,  ex-capitaine 
de  cavalerie  et  chevalier  de  l'ordre  royal  des 
deux  Siciles; 

b.  Le  chevalier  Auguste  -  Charles  ,  vicomte  de 
Hallet,  garde-du-corps  du  Roi,  chevalier  de 
l'ordre  royal  de  la  Légion  d'Honneur; 

c.  Marie-Joséphine-Clémentine. 

4.0  Clémentine  -  Victoire  -  Claudine  de  Hallet , 
mariée  en  premières  noces  à  Joseph-François- Louis- 
Hyacinte,  marquis  de  Montredon,  lieutenant- 
général  des  armées  du  Roi,  commandeur  de  Saint- 
Louis,  chevalier  de  Malte  et  de  Cincinnatus,  dont 
elle  a  un  fils,  et  en  secondes  noces,  à  Jean-Fran- 
çois, marquis  de  Bérenger  de  Caladon,  chevalier 
de  Saint-Louis. 


44  DE  GILLABOZ. 

5.°  Le  chevalier  François-Marie-Philippe  de  Hallet, 
ancien  officier  au  régiment  de  Salm-Salm,  marié 
à  demoiselle   Catherine  Brunet,  dont  les   enfants 


a.  Le  chevalier  Joseph-Didier; 

b.  Le  chevalier  Sebastien; 

c.  Le  chevalier  Charles; 

d.  Marguerite; 

e.  Marie-Clémentine. 

Toute  cette  famille  a  donné  à  la  maison  de  Bourbon, 
dans  tous  les  tems  et  depuis  la  révolution,  des  preuves 
sans  nombre  de  son  amour  et  de  son  dévouement.  Ses 
anciennes  alliances,  avant  son  établissement  en  France, 
se  voient  dans  le  Miroir  des  nobles  de  Hasbaye,  dans  le 
recueil  héraldique  des  Bourguemestres  de  la  cité  de  Liège, 
et  dans  tous  les  livres  qui  font  mention  de  la  noblesse  de 
pays. 

Une  branche  de  cette  ancienne  et  illustre  famille  a 
passé  en  Angletrere,  sous  le  règne  de  Henri  VIII,  il  en 
est  parlé  dans  l'Histoire  d'Angleterre.  Jacques,  che- 
valier de  Hallet,  chancelier  de  ce  royaume,  a  laissé 
postérité. 

Armes  :  parti  au  ier  d'argent,  à  trois  forces  renversées 
de  sable  :  au  2e  de  gueules,  au  léopard  lionne;  tenant  : 
un  épi,  le  tout  d'or.  Casque  d'ancien  chevalier,  orné  de 
ses  panaches  et  lambrequins.  Supports  :  deux  sphinx. 


GILLABOZ  (de);  famille  noble,  originaire  d'Espagne, 
et  établie  à'  Arbois,  au  comté  de  Bourgogne,  où  elle  s'est 
perpétuée  honorablement ,  par  une  filiation  non  inter- 
rompue depuis  la  fin  du  douzième  siècle,  jusqu'à  présent. 
Elle  figurait  déjà  au  rang  de  la  noblesse  de  cette  province, 
sous  Eudes  IV,  duc  et  comte  de  Bourgogne,  vivant  en 
l'an  i3oo  .  Elle  est  alliée  aux  meilleures  maisons  de 
Franche-Comté;  des  membres  de  cette  famille  étaient 
appelés ,  dès  le  commencement  du  quinzième  siècle ,  au 
ban  et  à  l'arrière-ban  du  bailliage  d'Aval,  l'un  des  quatre 
de  la  province,  pour  les  fiefs  et  seigneuries  qu'ils  y  pos- 


DE  GILLABOZ.  45 

sédaient,  et  étaient  convoqués  aux  assemblées  de  la 
chambre  de  la  noblesse  des  e'tats  particuliers  du  comté  de 
Bourgogne. 

Les  archives  générales  du  pays,  et  celles  particulières 
de  la  ville  d'Arbois,  offrent  des  preuves  multipliées  et 
authentiques  que  des  Gillaboz,  qualifiés  de  nobles  écuyers 
et  chevaliers,  ont  rempli,  sou3  les  gouvernements  suc- 
cessifs des  ducs  et  comtes  de  Bourgogne,  des  empereurs 
d'Allemagne,  et  des  rois  d'Espagne  et  de  France,  les 
emplois  les  plus  importants  dans  l'église,  dans  l'armée 
et  dans  les  conseils  ;  qu'ils  se  sont  toujours  distingués  par 
un  attachement  inviolable  à  leur  souverain  légitime,  et 
qu'ils  n'étaient  pas  moins  recommandables  par  leur  piété, 
leur  courage  et  leurs  lumières,  que  par  leur  zèle  pour 
les  intérêts  de  leur  pays. 

Les  honneurs  que  les  souverains  de  la  Franche-Comté 
ont  accordés  aux  anciens  chefs  de  cette  maison,  pour 
récompenses  des  fidèles  services  qu'ils  ont  constamment 
rendus  au  prince  et  à  l'état,  sont  justifiés  par  ces  mots  : 
fideli  obsequio  ,  cri  qu'ils  employaient  à  la  guerre ,  et 
qu'ils  inscrivent  encore  aujourd'hui  autour  de  leurs  ar- 
moiries. 

La  descendance,  en  ligne  directe  masculine,  par  14  de- 
grés, telle  qu'elle  est  décrite  ci-dessous,  est  constatée  par 
titres  originaux  et  actes  authentiques,  dont  la  plupart  ont 
été  produits,  en  1 73  1 ,  pour  les  preuves  de  noblesse  faites 
par  Claude-Louis-François  de  Gillaboz,  rappelé  ci-après 
au  XIIIe  degré  de  cette  généalogie,  pour  son  entrée, 
en  qualité  de  gentilhomme,  au  collège  Mazarin ,  dit 
des  Quatre-Nations,  à  Paris,  suivant  qu  il  en  conste  par 
le  procès-verbal  desdites  preuves,  où  ces  pièces  ont  été  vi- 
sées, et  par  le  certificat  délivré  au  bas,  par  M.  d'Hozier, 
généalogiste  du  Roi,  et  juge  général  des  armes  et  blasons 
de  France,  le  2  du  mois  de  juin  173  1 . 

Le  nom  de  Gillaboz  et  les  armoiries  de  cette  maison 
ont  été  inscrits  au  Grand  Armoriai  de  France,  registre 
premier ,  première  partie,  pages  266  —  267  ,  sur  une 
note  généalogique  inexacte  et  évidemment  très-incom- 
plète. On  reproduit  ici  la  filiation  de  cette  famille  en  la 
reprenant  de  plus  haut,  et  on  la  donne  d'une  manière 
plus  détaillée  et  qui  est  d'autant  plus  positive,  qu'elle  est 
établie ,  pour  chaque  degré ,  sur  titres  et  pièces  pro- 
bantes,  qui  n'étaient  pas,  en   1738,  à  la  disposition  des 


46  UE  GILLABOZ. 

personnes  qui  ont  rédigé  et  fourni  l'article  du  nom  de 
Gillaboz ,  pour  être  inséré  dans  le  Grand  Armoriai  de 
France,  imprimé  à  cette  époque. 

I.  Pierre  Gillaboz,  Ier  du  nom,  vivait  en  l'an  1279. 
Il  est  qualifié  noble  dans  un  acte  daté  du  samedi  après  la 
fête  Saint-Philippe  et  Saint-Jacques,  apôtres,  de  l'an 
1 338.  Il  possédait  un  fief  relevant  de  la  terre  seigneuriale 
de  Bouclans,  et  avait  épousé,  le  14  août  i3oo,  damoiselle 
Sybille  de  Souvans,  fille  de  noble  Robert  de  Souvans, 
de  la  ville  de  Dôle,  et  de  dame  N....  de  Ronchault.  De 
ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Gérard,  marié  à  damoiselle  Blanche  Villemin- 

Gelin,  sans  postérité  connue  : 
2.0  Jehan,  qui  suit. 

II.  Jehan  Gillaboz,  noble  homme,  marié,  en  l'an 
1 335,  à  damoiselle  Eléonora  de  la  Tour,  fille  de  noble 
seigneur  N...  de  la  Tour,  et  de  dame  Angèle  de  Cicon 
(  Les  de  la  Tour  et  de  Cicon,  faisant  preuves  de  seize 
quartiers  de  noblesse,  étaient  admis  dans  Tordre  de  Saint- 
Georges  de  Franche-Comté ,  dans  les  années  1 5 1 3  et 
1514).  De  ce  mariage  naquit  : 

III.  André  Gillaboz,  noble,  commandant  des  halle- 
bardiers  de  la  garnison  de  Salins,  en  1 385  ;  épousa,  le... 
novembre  1397,  damoiselle  Suzanne  d'Armenier,  fille 
de  messire  Guy  d'Armenier ,  chevalier,  et  de  dame 
Catherine  d'Escher.  Il  eut  pour  fils  : 

1 .°  Prosper,  dont  l'article  suit  ; 
2.0  Justin,  mort  célibataire. 

IV.  Prosper  Gillaboz,  écuyer ,  co-seigneur  de  Ban 
né  et  baptisé  à  Arbois,  le  lundi  de  Pâques  de  l'an  1414; 
il  fut  capitaine  de  chevaux,  au  service  du  duc  de  Bour- 
gogne .  Il  avait  épousé ,  dans  la  dix-huitième  année  de 
son  âge,  damoiselle  Béatrix  de  Salives,  fille  de  noble  et 
généreux  seigneur  messire  de  Salives ,  chevalier ,  et  de 
dame  Jeanne  d'Ambre  (  Les  de  Salives  entrent  dans 
l'ordre  de  chevalerie  de  Saint-Georges ,  en  Franche- 
Comté,  depuis  l'an    1626).    Entr'autres  enfants,  il  eut: 

V.  Louis  Gillaboz,  écuyer,  co-seigneur  de  Ban,  etc., 
né  le  4  février   1433,    capitaine  des  gens  d'armes  de  Jehan 


DE  GILLABOZ.  47 

de  Vaudrey.  Il  épousa,  en  1458,  damoiselle  Marguerite 
du  Bois,  fille  de  messire  Antoine  du  Bois,  chevalier, 
premier  échanson  du  duc  Philippe  de  Bourgogne ,  et  de 
dame  Catherine  de  Montdoviet .   De    ce  mariage  vinrent  : 

1 .°  Alexandre  ,  dont  l'article  suit  ; 
2.0  Victorin  ,  mort  sans  postérité  ; 
3.°  Simon  ,  qualifié  ,  dans  un  acte  de  1499,  de  nobilis 

armiger,  legionis equestris  in  Germaniaprœfectus. 

Il  est  mort  sans  enfants. 

VI.  Alexandre  Gillaboz  ,  écuyer ,  seigneur  du  Tron- 
cheret ,  co-seigneur  de  Ban,  etc.,  né  le  16  mai  1474, 
archer  de  corps  de  S  A.  monseigneur  l'archiduc  d'Au- 
triche ,  et  ensuite  commandant  une  compagnie  de  cava- 
lerie en  Espagne.  Il  comparut ,  en  personne ,  à  l'âge  de 
plus  de  77  ans,  aux  montres  d'armes  du  ban  et  de  l'arrière- 
ban  des  gentilshommes  du  bailliage  d'Aval ,  au  comté  de 
Bourgogne,  pour  le  service  de  Sa  Majesté,  pour  ce  qu'il 
tenait ,  en  fief  et  arrière-fief  ,  dans  le  bailliage  d'Arbois , 
et  dans  lesquelles  montres  d'armes  il  lui  fut  ordonné  de 
fournir,  pour  son  contingent,  deux  arquebusiers  à  che- 
val, ayant  manches  de  mailles  et  morion  en  tête  (Voir 
les  rôles  et  procès-verbaux  de  ces  montres  d'armes , 
faites  au  lieu  de  Poligny ,  le  vendredi,  jour  de  Saint- 
Vincent,  22  janvier  ]55i,  et  mardi  i5e  jour  du  mois 
de  septembre  1 55 2 ,  par  devant  monseigneur  le  baron  de 
Vergy ,  chevalier  de  la  Toison  d'Or  ,  et  gouverneur  du 
comté  de  Bourgogne;  qui  reposent  aux  archives  du  gou- 
vernement de  la  province,  à  Besançon).  Alexandre  Gil- 
laboz avait  épousé,  suivant  contrat  du  ii  juin  1494, 
demoiselle  Eugénie  Barradot ,  fille  de  Hugues  Barradot, 
commandant  des  francs-archers,  et  de  dame  Guyonne 
Sarrazin.  Il  eut  pour  enfants  : 

1 .°  Simonnet  ,  dont  l'article  suit  ; 
2.0  François,  prêtre,  mort    évêque   de    Lauzanne  ; 
3.°  Joseph,  prêtre,  doyen  du  chapitre  de  Beaume; 
4.0  Thomas,  capitaine  dans  les  troupes  de  S.    M.; 

mort  célibataire,  en  Espagne,  en  l'année    1 53g  _, 
5.°  Isabelle  Gillaboz; 
6.°    Pierrette,    mariée,    en    i53i,   à  noble   Pierre 

Largeot ,  écuyer  d'Arbois. 

VII.  Simonnet  Gillaboz,  écuyer,    seigneur    du    Tron- 


48  DE  GILLABOZ. 

cheret ,  Normont ,  Flangy,  co-seigneur  de  Ban,  etc., 
né  le  6  mars  1499  ,  qualifié  de  nobilis  miles,  sur  sa  pierre 
sépulcrale ,  qui  se  voyait  ,  avant  la  révolution  ,  à  droite 
de  l'autel,  dans  la  chapelle  de  Saint-Roch  ,  du  faubourg 
de  Verreux  ,  de  la  ville  d'Arbois.  Il  était  ,  en  1547, 
lieutenant  du  grand  bailli  d'Aval ,  au  comté  de  Bour- 
gogne. Le  20  août  048  ,  il  reprit  de  fief,  par  acte  en 
forme,  du  seigneur  de  Grarvelle ,  pour  celui  qu'il  tenait 
au  val  d'Arbois  ,  mouvant  de  lui.  S.  M.  l'empereur  Charles- 
Quint  ,  par  ses  lettres  d'honneur  ,  en  forme  de  chartes  , 
datées  de  Bruxelles,  le  4  novembre  1549,  enregistrées 
au  parlement  de  Franche-Comté,  séant  alors  à  Dôle, 
le  10  août  i55o  ,  «  proclame  ledit  Simonnet  Gillaboz  et 
»  ses  descendants,  au  nombre  des  véritables  nobles  et 
»  du  sacré  empire  romain  ,  qui  ont  prouvé  leur  noblesse 
»  de  quatre  races  paternelles  et  maternelles,  et  le  recon- 
»  naît  comme  étant  issu  de  gentilshommes  qui  ont  assisté 

»  à  ses  tournois »  Simonetum  Gillabo\ ,  filiosque  tuos 

utriusque  sexus  ,  légitime  natos  et  nascituros  ,  Imper ii  sacri 
veros  nobiles,  à  quatuor  avis  paternis  et  mater nis genitas  et 
tanquam  denobili  militarium  torneariorum  génère  procrea- 
tos ,  dicimus  et  nominamus  ,  etc.  Simonnet  Gillaboz  avait 
épousé,  le  i5  septembre  1 5 1 5  ,  damoiselle  Guillemette 
de  Vallot ,  fille  de  noble  sieur  de  Vallot ,  écuyer ,  et  de 
dame  Marie  de  Parnaud.  De  ce  mariage  vinrent  : 

£.°  Guillaume,  né  le  20  décembre  i5i6.  Il  em- 
brassa l'état  ecclésiastique  ,  et  fut  successivement 
chanoine  et  doyen  du  chapitre  royal  d'Arbois  ; 

2.0  Sébastien  ,  dont  l'article  suit; 

3.° Claude,  né  le  14  octobre  1 53 1  ; 

4.0  Pierre  Gillaboz; 

5.°  Denis-Joseph  ,  prêtre; 

6.°  Ursule ,  morte  en  religion  à  Dôle. 

VIII.  Sébastien  Gillaboz,  écuyer,  seigneur  de  Flangy, 
Ban,  etc.,  né  le  17  février  i53o;  il  était  enseigne  au 
siège  d'Arbois ,  et  depuis  il  commanda  deux  cents  élus 
pendant  la  guerre  d'Espagne  contre  la  France.  Il  est 
appelé,  dans  un  acte  du  premier  octobre  1 566  ,  copia- 
rum  dux  ,  commandant  des  troupes.  11  avait  épousé  ,  le 
27  août      1 5 5 1     demoiselle    Jeanne  Doroz    (r)   ,    fille  de 


(1)  Jeanne  Doroz  était  sœur  de  messire  Jean  Doroz,  évêque 


DE    GILLABOZ.  40, 

messire  Etienne  Doroz ,  chevalier,  conseiller  au  souve- 
rain parlement  de  Dôle,  et  de  Pierrette  de  Belrvan,  de 
laquelle  il  eut  pour  enfants  : 

i.°  Mathieu,  marié,  en  1574,  avec  Jacqua  de 
Courcelles ,  fille  noble  d'Arbois ,  de  laquelle  il 
n'eut  que  trois  filles  : 

a.  Anatolia,  qui  épousa  noble  Claude  Petit  de 
Moustier- Haute-Pierre,  écuyer; 

b.  Anne,  religieuse  au   couvent  des  Ursulines 
de  Dôle,  le  27  mars  1597; 

c.  N....,  morte  en  bas  âge  ; 
2.0  Claude,  dont  l'article  suit; 

3.°  Frédéric,  né  le  premier  octobre  i566.  Il  fut 
professeur  aux  droits ,  en  l'université  de  Sala- 
manque,  en  Espagne,  contre  l'usage,  mais  à 
cause  de  son  savoir,  n'ayant  encore  que  18  ans. 
Il  est  mort  sans  postérité. 

4.0  Just,  prêtre,  doyen  de  Traves  et  curé  de  Mor- 
tau,  en  Comté; 

5.°  Jean  Gillaboz; 

6.°  Marguerite,  mariée  à  noble  Claude  de  Glanne, 
écuyer,  d'Arbois; 

7.0  Françoise ,  mariée  à  messire  Jean-Louis  du 
Bois,  chevalier,  etc.  ; 

8.°  Pernette,  mariée  à  noble  et  saige  homme  Sé- 
bastien de  Ponthieux,  écuyer; 

9.0  Sybille,  morte  en  célibat  (1). 


de  Nicopolis  (in  partibus  infidelium),   et  suffragant  de  l'arche- 
vêque de  Besançon. 

(1)  Il  existe  dans  la  famille  des  Gillaboz  une  vieille  tradi- 
tion ,  qui  porte  que  damoiselle  Sybille  ,  douée  de  beaucoup 
d'esprit,  mais  d'une  laideur  extrême,  fut  députée  par  les  de- 
moiselles nobles  de  la  ville  d'Arbois,  pour  se  rendre  auprès  du 
roi  de  France  Henri  IV,  qui  faisait,  en  personne,  le  siège  de 
cette  ville,  et  dont  le  quartier  royal  était  au  château  de  Mon- 
tigny,  à  l'effet  de  supplier  Sa  Majesté  d'accorder  une  sauve- 
garde à  l'honneur  de  ces  vierges  nobles  du  canton.  Ce  prince, 
si  connu  par  son  galant  caractère  de  courtoisie  chevaleresque, 
fut  tellement  frappé  de  la  repoussante  figure  de  l'orateur  fémi- 
nin, que,  sans  égard  pour  son  sexe  et  pour  sa  courageuse  dé- 
marche, il  s'écria  :  «  Ventre-saint-gris, "Mademoiselle,  si  toutes 
12.  4 


5o  DEG1LLABOZ. 

IX.  Claude  Gillaboz,  Ier  du  nom ,  ëcuyer ,  seigneur 
de  Baudhain,  Ban,  etc.,  né  le  7  août  1564,  capitaine 
d'un  terce  Bourguignon ,  après  avoir  exercé  la  charge 
d'enseigne  de  la  ville  d'Arbois .  Il  épousa,  le  12  juin 
1 588 ,  damoiselle  Simonne  de  Bergeret ,  fille  de  noble 
Antoine  de  Bergeret,  écuyer,  et  de  dame  Catherine  de 
Glanne  :  c'est  par  ladite  Simonne  de  Bergeret  que  la  sei- 
gneurie de  Baudhain  est  entrée  dans  la  famille  des  Gil- 
laboz. De  ce  mariage  naquirent  : 

i.°Jean,  ni  et  baptisé  à  Saint-Just  d'Arbois,  le 
14  septembre  1589,  mort  en  bas  âge  ; 

2.0  Claude,  mort  sans  enfants,  comme  il  se  voit  par 
son  testament,  en  date  du  6  juin  1629  ; 

3.°  Sébastien- Victor  Gillaboz; 

4.0  Claude,  dit  le  Jeune,  mort  ab  intestat  et  céli- 
bataire ; 

5.°  Pierre,  qui  fut  secrétaire  de  l'ambassade  faite 
en  France,  de  la  part  des  archiducs-comtes  de 
Bourgogne,  par  le  duc  d'Havre  et  de  Croy,  en 
1624.  Il  fut  ensuite  procureur  de  Sa  Majesté  au 
bailliage  royal  de  Salins.  Il  mourut  le  i5  avril 
1639,  sans  enfants  et  sans  avoir  testé; 

6.°  Hugues,  prêtre  familier  de  l'église  paroissiale 
de  Saint-Just,  d'Arbois,  et  ensuite,  par  nomi- 
nation de  Philippe  IV,  roi  d'Espagne,  du  18 
avril  1629  ,  chanoine  du  chapitre  royal  de  la 
même  ville; 

7.0  Philippe,  dont  l'article  suit  ; 

8.°  Etiennette,  mariée  à  Prosper-Nicolas  de  Cour- 
celles,  écuyer,  d'Arbois  ; 

9.0  Jacqua,  mariée  à  N....  de  Salins. 

X.  Philippe  Gillaboz,  écuyer,  seigneur  de  Baudhain, 
Ban,  etc.,  né  le  i3  janvier  1597,  capitaine  dans  les 
troupes  espagnoles  en  garnison  à  Bruxelles  ;  ensuite,  com- 


»  vos  compagnes  vous    ressemblent,  elles  n'ont  pas  besoin  de 
»  ma  sauve-garde.  » 

Cependant  le  Roi  la  lui  accorda  peu  d'instants  après  cette 
boutade,  et  avant  que  la  ville  tombât  à  son  pouvoir,  ce  qui  ar- 
riva le  7  août  1595  ;  le  canon  ayant  fait  brèche  à  ses  murailles, 
la  rançon  qui  fut  imposée  à  cette  ville  fut  de  dix  mille  écus  d'or. 


DE  GILLABOZ.  Sï 

mandant  pour  Sa  Majesté  la  garnison  cTArbois  ;  enfin,  dé- 
puté de  cette  ville  près  le  gouvernement-général  des  Pays- 
Bas,  à  Bruxelles.  Sa  Majesté  l'empereur  Ferdinand  II,  ar- 
chiduc d'Autriche,  duc  et  comte  de  Bourgogne,  par  ses 
lettres-patentes  de  reconnaissance  et  confirmation  d'ancien- 
neté de  noblesse  et  d'augmentation  d'armoiries,  données 
à  Vienne,  le  7  octobre  1620,  à  Claude,  Pierre  et  Phi- 
lippe Gillaboz  d'Arbois ,  frères,  s'exprime  ainsi:  Vos 
Claudium  Petrum  et  Philippum  Gillabo\,  fratres  germa- 
nos,  prognatos  ab  avis,  unde  nomen  eorum  decusque  et  no- 
bilitatis  aliaque  honorum  incrementa,  à  predecessoribus 
nostris  Romanorum  imperatoribus,  potissimum  vero  divo 
olim  Cœsare  Carolo  quinto  magno,  patruo  nostro  colendis- 
simo  acquisiverint ,  nostros  et  sacri  Romani  imperii  veros 
nobiles,  et  tanquam  de  nobili  génère  domo  atque  prosapid 
procreatos,  conjirmamus  et  constituimus....  «  Nous  vous 
»  confirmons  et  constituons ,  vous,  Claude ,  Pierre  et 
»  Philippe  Gillaboz,  frères  germains,  issus  d'ancêtres  qui 
»  ont  mérité  de  nos  prédécesseurs  dans  V empire,  et  notam- 
»  ment  de  l'empereur  Charles-Quint,  notre  très-honoré 
»  oncle  paternel,  avec  le  nom  et  les  ornements  de  la 
»  noblesse  ,  d'autres  augmentations  d'honneur  ,  nos  vé- 
»  ritables  nobles  et  du  sacré  empire  romain,  et  comme 
»  tirant  votre  origine  d'une  race  noble.  »  Philippe  Gil- 
laboz épousa,  le  20  octobre  1624,  demoiselle  Clauda- 
Françoise  Ratelot,  née  le  premier  octobre  1608,  fille  et 
unique  héritière  de  Guillaume  Ratelot,  écuyer,  et  de 
dame  Catherine  de  Courcelles.  Les  deux  seuls  enfants  nés 
de  ce  mariage,  furent  : 

1 .°  Claude,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Anatolia,  mariée,  par  contrat  du  3i  octobre 
1654,  à  noble  sieur  Jean-Baptiste  Quesmenet , 
écuyer,  seigneur  de  Dournon  et  de  Montrichier, 
grand-prévôt  général  de  Bourgogne. 

XI.  Claude  de  Gillaboz,  IIe  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur de  Baudhain,  la  Vauldrière,  Ban,  etc.,  vicomte- 
maïeur  de  la  ville  d'Arbois,  né  le  28  avril  1627,  et  mort 
le  4  août  1690.  Il  fut  capitaine  décent  hommes  d'armes, 
levés,  à  ses  frais,  pour  le  service  de  Sa  Majesté  et  la  dé- 
fense du  comté  de  Bourgogne  ,  et  ensuite  commandant 
des  troupes  du  Roi,  dans  la  ville  de  Dôle,  le  12  mars 
1673.  Il  assista,  en   qualité  de  gentilhomme,  aux  assem- 


52  DE  GILLABOZ. 

blees  de  la  chambre  de  la  noblesse  des  états  de  Franche- 
Comté,  tenue  à  Dôle  les  6  mai  1 658,  3i  décembre  1662, 
3i  mai  1666,  et  premier  mai  1672.  Le  roi  d'Espagne, 
Philippe  IV,  accorda  à  Claude  Gillaboz,  en  l'année  1659, 
des  lettres-patentes,  portant  concessions  de  titres  d'hon- 
neur, par  lesquelles  ce  souverain  du  comté  de  Bourgogne 
lui  octroyait  quelques  nouvelles  distinctions  honorifiques 
de  noblesse.  Ces  lettres  ont  été  expédiées  de  Madrid  au  pre- 
mier roi  d'armes  ès-pays  de  par  de  çà  et  de  Bourgogne, 
à  Bruxelles,  pour  les  examiner  et  enregistrer,  en  con- 
formité des  Placards  et  ordonnances  des  Pays-Bas,  sur  ce 
décrétés;  mais  on  n'a  pu  retrouver  ce  diplôme,  ni  en 
original  ni  en  copie,  dans  les  archives  de  la  maison  de 
Gillaboz,  dont  la  plupart  ont  été  livrées  aux  destructions 
révolutionnaires'de  1792.  On  lit  seulement,  à  la  page  5 
d'un  ouvrage  intitulé:  Liste  des  titres  'de  noblesse,  cheva- 
lerie, marques  d'honneur,  etc.,  accordées  par  les  souverains 
des  Pays-Bas,  depuis  l'année  i65g,  jusqu'en  1782,  im- 
primé à  Bruxelles,  l'an  1784,  en  un  volume  in-80.,  qu'une 
concession  honorifique  (  sans  désignation  spéciale  ),  a  été 
faite  à  Claude  Gillaboz,  en  1659,  par  le  roi  d'Espagne, 
Philippe  IV.  On  ignore  donc  encore  aujourd'hui  quel  a 
été  l'objet  de  cette  nouvelle  faveur,  quoiqu'il  reste  prouvé 
que  des  lettres,  contenant  une  concession  honorifique, 
ont  été  enregistrées  au  registre  du  premier  roi  d'armes 
des  Pays-Bas,  en  l'an  1659,  à  leur  rang  de  date,  et  à  la 
suite  de  beaucoup  d'autres  qui  intéressent  divers  parti- 
culiers ,  et  dont  les  noms  y  sont  également  rappelés  . 
Claude  Gillaboz  épousa,  le  29  juillet  i65i,  après  contrat 
de  mariage  du  premier  du  même  mois,  damoiselle 
Jeanne  Philiberte  d'Agay,  fille  de  messire  Etienne  d'Agay 
de  Poligny,  chevalier,  procureur-général  de  Sa  Majesté, 
en  sa  cour  souveraine  du  parlement  de  Franche-Comté, 
séante  à  Dôle,  et  de  dame  Barbe  de  Froissard  de  Bersail- 
lin.  De  ce  mariage  vinrent: 

1 .°  Etienne-François  ,  prêtre  ,  docteur  ès-saints  - 
canons,  le  6  septembre  1679.  Il  fut  chanoine  du 
chapitre  royal  d'Arbois,  par  nomination  du  roi 
Louis  XIV,  du  26  avril  1686  ; 

2.0  Just-Ignace-Claude,  dont  l'article  suit; 

3.°  Gabriel- Aimé,  seigneur  de  Sourbief,  né  le  21 
octobre  1666,  prêtre  et  chanoine  du  chapitre 
roval  d'Arbois; 


DE  GILLABOZ.  53 

4.0  Charles  Philippe,  mort  en  célibat; 

5.°  Barbe- Agnès,  religieuse  professe  aux  dames  ur- 
sulines  de  Dôle; 

6.°  The'rèse-Gabrielle,  morte  religieuse  à  Nozeroy. 
XII  .  Just-Ignace-Claude  de  Gillaboz,  e'cuyer ,  sei- 
gneur de  Baudhain ,  la  Vauldrière ,  etc. ,  vicomte- 
maïeur  et  capitaine-général  de  la  ville  d'Arbois,  né  le  6 
juin  1659.  Dès  l'âge  de  l5  ans>  il  défendit  vaillamment, 
sous  les  ordres  de  son  père,  lors  du  siège  dArbois,  fait 
par  les  troupes,  de  Louis  XIV,  une  des  portes  de  cette 
ville,  nommée  la  porte  Picardet,  la  seule  qui  n'eût  pas 
été  murée  pendant  cette  guerre.  Il  épousa,  i.°  suivant 
contrat  du  3o  mars  1688,  damoiselle  Anne-Catherine 
Galois,  fille  de  noble  sieur  Jean  Galois,  écuyer,  docteur 
ès-lois  de  Dôle,  et  de  dame  Etiennette  Edmonet;  2.0  le 
9  avril  1709,  damoiselle  Clauda  Chevassy  de  Molamboz, 
fille  de  Charles  Chevassy  de  Molamboz,  et  de  dame  Anne 
le  Jeune.  Il  est  décédé,  et  enterré  dans  le  caveau  qui 
servait  de  tombeau  à  sa  famille,  dans  la  chapelle  de  son 
nom,  fondée  par  ses  aïeux  dans  Téglise  paroissiale  de 
Saint-Just  dArbois,  le  18  février  1732.  Ses  enfants 
furent  : 

Du  premier  lit  : 

1 .°  Etienne-François,  mort  en  célibat; 

2.0  Claudine-Etiennette,   mariée  à  messire  François 

Wuillin,  écuyer,  et  docteur  en  droit  civil; 
3.°  Clauda-Ferdinande,  morte  religieuse; 

Du  second  lit  : 

i.°  Jean-Claude-Alexis,  prêtre,  missionnaire  de  la 
maison  de  Saint- Lazare  de  Paris;  aumônier  du 
Roi,  dans  la  compagnie  des  gens-d'armes  de  sa 
garde,  et  doyen  des  familiers  de  l'église  de  Saint- 
Just  d'Arbois,  né  le  5  septembre  1708;  il  fut, 
comme  comtois,  l'un  des  gentilshommes-jureurs, 
pour  attester,  suivant  l'usage  des  chapitres  nobles 
de  la  province  de  Franche-Comté  ,  la  noblesse 
de  damoiselle  Louise-Marguerite-  Magdelaine  du 
Roux  de  Signy,  lors  de  sa  réception,  en  qualité 
de  chanoinesse,  au  chapitre  royal  et  noble  de 
Lons-le-Saulnier  ,  le  i5  décembre  1744.  Il  est 
mort  le  3  février   1784,   et  est  le  dernier  de  son 


54  DE  GILLABOZ. 

nom  qui  ait  été  enterré  dans  le  caveau  appar- 
tenant à  cette  famille  ,  dans  la  chapelle  dite 
de  Gillabo^,  en  l'église  paroissiale  de  Saint-Just 
d'Arbois  ; 

2.0  Gabriel-Aimé,  écuyer,  seigneur  de  Sourbief , 
né  le  4  mars  171 5,  nommé  parle  Roi  Louis  XV, 
le  26  septembre  1732,  l'un  de  ses  cadets-gentils- 
hommes, élevés  à  la  citadelle  de  Metz;  lieutenant 
dans  le  bataillon  de  la  milice  de  la  généralité  de 
Lyon,  par  brevet  du  20  juillet  1733,  et  lieutenant 
dans  le  régiment  de  Blaisois ,  infanterie,  le 
premier  avril  1735  ;  il  a  fait,  avec  ce  corps, 
les  campagnes  de  Hanovre,  pendant  la  guerre  de 
sept  ans  ;  il  fut  grièvement  blessé  à  l'affaire  de 
Wiekelmonde  ,  près  Dantzick ,  et  fait  prison- 
nier; échangé,  en  1744,  il  a  dû  prendre  sa  re- 
traite, par  suite  des  blessures  qui  l'empêchaient 
de  continuer  le  service  militaire.  Il  épousa  ,  le 
premier  mars  1745  ,  damoiselle  Jeanne-Bona- 
venture-Guillemette  de  Pecauld,  fille  de  messire 
Etienne-Guillaume-Gabriel  de  Pecauld,  chevalier 
de  l'ordre  royal  de  Saint-Louis,  seigneur  de 
Recollogne,  des  Deux  Andelot  ,  de  Longevelîe 
et  autres  lieux ,  et  gouverneur ,  pour  le  Roi , 
de  la  ville  d'Arbois,  et  de  dame  Jeanne-Claude 
de  Bontems .  Il  est  mort,  sans  enfants,  le  pre- 
mier juillet  1783  ; 

3.°  Claude- Louis- François,  dont  l'article  suit; 

4. °  Charles- Alexis,  né  le  12  avril  1721  ;  élève-gen- 
tihomme  au  collège  Mazarin,  dit  des  Quatre- 
Nations,  à  Paris,  le  20  mai  1733  ;  enseigne  au 
régiment  du  Roi  ,  infanterie,  le  19  décembre 
1738;  mort  célibataire,  en  1743,  pendant  la 
guerre  en  Allemagne; 

5.°  Jean-Philippe,  mort  en  bas  âge. 

XIII  .  Claude-Louis-François  de  Gillaboz  ,  IIIe  du 
nom,  écuyer,  seigneur  de  Sourbief,  né  le  18  janvier 
1 7 18  ;  il  fut  élève  gentilhomme  au  collège  Mazarin,  à 
Paris,  par  nomination  du  3i  mai  173  f  ,  et  successive- 
ment subdélégué-général  de  l'intendance  du  Hainaut , 
pour  la  province  du  Cambresis  ;  conseiller  du  Roi  ; 
pensionnaire  au   magistrat  de    la  ville  de   Cambrai ,  par 


DEGILLABOZ.  55 

nomination  du  12  janvier  1774;  député  aux  états  parti- 
culiers des  trois  ordres  de  la  province  de  Cambresis ,  et 
enfin ,  sur-intendant  dumont-de-piété  de  Cambrai. 

Il  fut  incarcéré,  en  1793,  par  ordre  arbitraire  d'un 
représentant  du  peuple  en  mission  dans  les  départe- 
ments du  Nord,  comme  noble,  royaliste,  suspect  et  père 
d'émigré.  Ce  fut  dans  les  prisons  de  Compiègne  qu'il 
fut  traîné ,  à  l'âge  de  soixante-seize  ans ,  pour  subir  son 
jugement  au  tribunal  révolutionnaire  ;  prêt  à  monter 
à  l'échaffaud ,  il  a  été  rendu  à  la  liberté  après  la  chute 
de  Robespierre  et  de  ses  satellites.  Il  est  mort ,  le  1 2  août 
1795,  accablé  de  maux  et  d'infortunes,  suites  funestes 
de  la  perte  de  la  plus  grande  partie  de  ses  propriétés  , 
pendant  les  trois  premières  années  de  la  révolution  ,  et 
des  horribles  traitements  reçus  pendant  sa  détention. 

Il  avait  épousé,  le  17  mars  1752,  damoiselle  Marie- 
Josephe-Yolende  de  Lisle,  fille  de  noble  Charles  Adrien 
de  Lisle,  écuyer ,  conseiller  du  Roi  au  siège  de  la  gou- 
vernance et  bailliage  royal  de  Lille  en  Flandre ,  et  de 
dame  Marie-Magdelaine-Alexandrine  Pottier.  De  ce 
mariage  naquirent  les  deux  seuls  enfants  mâles  ,  ci-après 
désignés  ;  leur  mère  étant  morte  ,  en  couches  du  cadet  , 
à  l'âge  de  vingt-huit  ans ,  le  21  juillet  1735,  comme  il  se 
voyait,  par  sa  tombe  sépulcrale,  en  bronze,  placée 
dans  le  bas-côté  à  droite  ,  de  l'église  abbatiale  et  pa- 
roissiale de  Saint-Aubert  ,  à  Cambrai,  et  qui  a  été  brisée 
par    le    vandalisme    révolutionnaire     français     de     1 791 . 

1 ,°  Pierre-Ernest  Charles-Louis,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Henri-Albert-Gabriel,  né  le  14  juillet  1755, 
élève  gentilhomme  au  collège  Mazarin,  à  Paris, 
par  nomination,  du  23  août  1766. 

XIV.  Pierre-Ernest-Charles-Louis  de  Gillaboz  , 
IIe  du  nom  ,  chevalier,  seigneur  de  Sourbief,  etc.,  né 
le  12  avril  1753  ,  conseiller  du  Roi  en  sa  cour  de  par- 
lement de  Flandre,  séante  à  Douai,  le  4  mars  1777, 
membre  de  la  chambre  de  la  noblesse  des  états  parti- 
culiers de  la  province  de  Franche-Comté,  en  1788,  et 
de  celle  du  bailliage  d'Aval ,  au  comté  de  Bourgogne  , 
convoquée  en  avril  1789  ,  pour  les  élections  des  députés 
aux  états-généraux  du  royaume. 

Il  a  protesté,  par  acte  authentique  du  5  août  1790, 
déposé  ,  à  défaut  de  notaire ,  entre  les  mains  du  commis- 


I 
5(5  DE  GILLABOZ. 

saire  de  la  noblesse  du  bailliage  d'Arbois  ,*  contre  le 
décret  du  19  juin  précédent  et  autres  successifs,  qui 
ont  sapé  la  monarchie  française  jusques  dans  ses  fon- 
dements et  détruit  l'ordre  de  la  noblesse,  qui  était  un 
de  ses  principaux  soutiens. 

Il  a  émigré  en  179 1  ,  et  est  resté ,  hors  du  royaume  , 
à  la  disposition  des  princes  du  sang,  pour  le  service  du 
Roi,  jusqu'à  la  fin  de  l'année  1801.  S.  A.  S.  monsei- 
gneur le  prince  de  Condé ,  par  sa  lettre ,  datée  de 
Bodman ,  près  Constance,  le  3  octobre  1799,  lui  a 
donné  un  témoignage  bien  honorable  de  son  estime , 
en  lui  écrivant  en  ces  termes  :  «  votre  attachement  au 
»  Roi  et  à  la  religion  ,  sont ,  monsieur  ,  un  sûr  garant 
»  que  vous  êtes  bien  pénétré  des  vrais  principes  qui 
»  caractérisent  un  bon  magistrat;  vous  ne  devez  pas 
»  douter,  que,  si  nous  rentrons  en  France,  comme 
»  nous  l'espérons  ,  Sa  Majesté  ne  se  trouve  heureuse 
»  d'avoir  de  bons  serviteurs,  comme  vous,  à  employer, 
»  et  je  vous  prie  de  croire  ,  que  ,  dans  l'occasion ,  je  vous 
»  rendrai  ,favec  plaisir,  toute  la  justice  que  vous  méritez. 
»  Je  n'en  ai  pas  moins  à  vous  assurer ,  monsieur,  de  ma 
»  parfaite  estime  pour  vous  . 

»  Signé  Louis-Joseph  de  Bourbon.  » 

Il  est  rentré  en  France,  en  1801  ,  avec  la  dame  son 
épouse ,  qui  l'a  constamment  accompagné  pendant  toute 
la  durée  de  son  émigration  ;  et  a  été  nommé  payeur  du 
département  du  Haut-Rhin,  le  14  avril  i8o5;  il  s'est 
trouvé  à  Nancy,  à  la  fin  de  mars  1814,  réuni  aux  roya- 
listes français,  qui  fidèles  au  Roi  et  dévoués  à  la  cause 
des  Bourbons,  ont  entouré  S.  A.  R.  monseigneur  le 
comte  d'Artois,  pendant  son  séjour  dans  cette  ville,  à 
sa  première  rentrée  en  France.  M.  le  comte  Roger  de 
Damas ,  gouverneur-général ,  pour  le  Roi  ,  des  provinces 
de  Lorraine  et  d'Alsace,  a  donné  à  M.  de  Gillaboz , 
le  10  avril  18 14,  la  commission  de  veiller  aux  intérêts 
de  Sa  Majesté,  dans  le  département  du  Haut-Rhin,  en 
attendant  que  les  autorités  civiles  et  militaires  françaises , 
qui  en  étaient  encore  absentes  à  cette  époque,  aient  pu 
y  faire  la  reprise  de  leurs  services.  Le  Roi  ,  d'après  le 
compte  qui  lui  a  été  rendu  de  ses  loyaux  services  et  de 
son  fidèle  attachement  à  la  dynastie  des  Bourbons,  lui  a 
accordé  ,  le  16  juillet  18 14  ,  la  décoration  du  lys. 


DE  GILLABOZ.  5y 

Pendant  l'interrègne  des  cent  jours  'de  l'usurpateur, 
M.  de  Gillaboz  a  donné  sa  démission  de  sa  place  de 
payeur  du  département  du  Haut-Rin  ,  et  S .  Exe .  le 
ministre  des  finances ,  après  l'avoir  fait  remplacer  dans 
ses  fonctions,  lui  a  adressé  de  Paris,  le  20  octobre  181 5, 
la  lettre  de  satisfaction  de  sa  bonne  gestion,  conçue  dans 
les  termes  suivants  :  «  je  me  suis  fait,  monsieur,  rendre 
»  compte  de  vos  services  dans  l'administration  du  trésor; 
»  je  sais,  qu'introduit  dans  ce  département  par  l'estime 
»  que  vous  portait  feu  M.  Dufresne,  son  premier  direc- 
»  teur,  vous  avez  mérité  que  M  .  Barbé- Marbois  vous 
»  confiât  la  place  de  payeur  à  Colmar,  et  que  l'ayant 
»  gérée,  sans  reproches,  jusqu'à  votre  démission,  vous 
»  ne  l'avez  quittée  ,  que  pour  ne  pas  courir  les  risques 
»  d'ajouter  de  nouvelles  pertes  à  celles  que  vous  aviez 
»  faites  dans  les  derniers  événements  ,  et  que  vous  avez 
»  compensées  aux  dépens  de  votre  fortune. 

»  Je  rends,  avec  plaisir,  ce  témoignage  à  votre 
»  conduite  et  à  vos  principes ,  et  je  serai  fort  aise  d'ap- 
»  prendre  que  vos  démarches,  pour  rentrer  dans  la 
»  magistrature,  n'ont  pas  été  infructueuses. 

»  Je  vous  salue ,  monsieur ,  avec  un  sincère  attache- 
y>  ment.  Signé  le  ministre,  secrétaire  d'état  des  finances, 
»  comte  Corvetto  ». 

En  effet,  M  .  de  Gillaboz  a  sollicité  du  Roi  ,  aussitôt 
le  retour  de  Gand  ,  la  faveur  de  le  servir  de  nouveau, 
dans  l'ordre  judiciaire. 

Il  a  épousé  ,  le  premier  février  1785  ,  damoiselle 
Thérèse-Louise-Josephe  Majault,  fille  de  messire  Fran- 
çois-Joseph Majault ,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi  ,  et  de 
dame  Marie-Louise-Josephe  Davaud  ,  de  Douai  .  Il  n'a 
point  eu  d'enfants  de  ce  mariage. 

Les  principales  alliances  de  cette  famille,  en  Franche- 
Comté,  sont  les  maisons,  dont  les  noms  suivent  : 

Fauche  de  Jaillon,  Voiturier,  Franchet  de  la  Rivière, 
de  Camus,  de  Saint-Moris  ,  d'Achey ,  Domet  de  Mont;, 
de  Patornay,  du  Fied ,  de  Pecauld ,  de  Villers-Vaudey, 
de  Germigney,  de  Linglois,  de  Naus,  de  Chauvirey, 
Jobert,  Buretel  de  Chassey,  de  Sesia,  de  Pellegrin,  etc. 

Nota.  Il  est  fait  mention  de  la  famille  du  nom  de 
Gillaboz,   dans  les  ouvrages    imprimés,  ci-après,  savoir  : 

Das  émeute  Teulsche  Wappenbuch ,  etc  .  (l'Armoriai 
allemand    renouvelé),   par   Paul  Furst ,    5    tom,  et  1    de 


58  DEGRASSIN. 

supplément,   in-4.6 ,    imprimé   à  Nuremberg,  en    1657, 

avec  armoiries  gravées; 

Grand  Armoriai- général  de  France,  etc.,  10  vol.  in-fol., 
avec  blasons,  imprimé  à  Paris,  en  1738-1768; 

Histoire  de  l'Eglise  de  Besançon  etc.,  par  Dunod  de 
Charnage,  2  vol  in-40.,    imprimée  à   Besançon,  en    1750; 

Liste  des  titres  de  Nob  lesse,  Chevalerie  et  autres  marques 
d'Honneurs,  etc.,  acccrdés  par  les  souverains  des  Pays-Bas, 
depuis  1659  jusqu'en  1782,  1  vol.  in-80.,  imprimé  à 
Bruxelles,  en  1784. 

Notices  historiques  sur  les  O/Jiciers  composant  la  cour  de 
parlement  de  Douay,  depuis  son  institution  jusqu'à  la  dis- 
solution, etc.,  1  vol.  in-40.,  imprimé  à  Douay,  en  1809. 

Les  armoiries  des  Gillaboz  sont  :  écartelé,  aux  1  et  4 
d'azur,  à  trois  colombes  d'argent,  becquées  et  armées 
de  gueules  ;  aux  2  et  3  de  gueules,  au  chêne  arraché  d'or , 
l'écu  timbré  d'un  casque  ouvert,  posé  et  taré  en  profil; 
le  nazal  relevé,  le  ventail  abaissé,  doré  sur  les  bords  et 
sur  les  grilles,  et  orné  de  lambrequins  alternativement 
d'or  et  d'argent  en  dedans,  et  de  gueules  et  d'azur  en 
dehors.  Pour  cimier  :  un  tronc  d'arbre  d'or,  d'où  naît 
un  petit  rameau  ,  feuille  de  même;  autour  du  tronc 
est  entortillée  une  vipère ,  avec  sa  peau  tavelée ,  la  tête 
en  haut  et  la  langue,  de  gueules,  tirée.  Pour  supports  : 
deux  sauvages  au  naturel,  armés  de  leur  massue.  Pour 
devise,  ces  mots  :  Rerum  prudentia  victrix.  Cri  de  guerre  : 
Fideli  obsequio. 


GRASSIN  ;  famille  originaire  de  la  ville  de  Sens,  en 
Bourgogne,  l'une  des  plus  anciennes  et  des  plus  consi- 
dérables de  cette  ville  où  elle  a  possédé  les  premières 
charges .  Ceux  de  ce  nom  ont  laissé  à  la  postérité  des 
marques-de  leur  piété,  dans  l'établissement  du  couvent 
des  Cordeliers  de  la  ville  de  Sens,  dont  ils  furent  les 
principaux  fondateurs,  et  dans  la  fondation  du  collège 
des  Grassins,  en  l'Université  de  Paris.  Elle  s'est  distinguée 
dans  la  carrière  des  armes,  et  notamment  à  la  bataille  de 
Fontenoy  où  il  se  trouva  quatorze  personnes  de  cette  fa- 
mille, dont  sept  y  périrent  glorieusement. 

On.voit  dans  un  recueil  d'antiquités  et  privilèges  de  la 
ville  de  Bourges,  par  Jean  Chenu,  1621,  page  533,  un 
Guillaume  Grassin,  maire  de  Poitiers  en  1247. 


DE  GRASSIN.  59 

Quoiqu'on  ne  remonte  ici  la  filiation  de  cette  famille 

que  jusqu'à  l'an    1440,  il  est  de  notoriété  qu'elle  subsis- 
tait à  Sens  bien  avant  cette  époque. 

I.  Guillaume  Grassin,!  seigneur ï,du  fief  des  Grassins, 
près  Sergine ,  est  le  premier  dont  la  mémoire  se  soit 
perpétuée  jusqu'à  nous.  Il  vivait  noblement  à  Sens  en 
1440,  et  laissa  d'Etiennette  Hodoart,  sa  femme: 

1 ,°  Pierre,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Laurent,  qui  fonde  la  seconde  branche  rapportée 
ci-après. 

II.  Pierre  Grassin,  Ier  du  nom,  seigneur  de  Trémont, 
conseiller  et  avocat  du  Roi,  puis  lieutenant-général  au 
bailliage  de  Sens,  né  en  1443,  fut  présent,  en  1474,  à 
l'acte  de  prise  de  possession  de  l'archevêché  de  Sens,  par 
Louis  de  Melun,  évêque  de  Meaux,  comme  procureur  de 
Tristan  de  Salazar.  Il  contribua  beaucoup  à  l'édification 
du  bâtiment  de  l'église  et  du  couvent  des  Cordeliers  de 
cette  ville,  où  ses  armes  pleines  se  trouvaient  en  plu- 
sieurs endroits,  et  d'autres,  mi-parties  avec  celles  de 
Denisette  de  Montigny,  sa  femme,  fille  de  Nicolas  de 
Montigny,  avocat  du  Roi  au  bailliage  de  Sens,  et  de 
Catherine  Mazentin.  Ils  sont  enterrés,  l'un  auprès  de 
Tautre,  sous  deux  tombes  de  pierre,  à  l'entrée  du  chœur 
de  ladite  église,  et  eurent  pour  enfants': 

1 .°  Christophe,  dont  l'article  suit; 

2.0  Hélène  Grassin ,  mariée  à  Simon    Noirot ,  qui 

fut  avocat  au  bailliage  de  Sens  ; 
3.°  Une  autre  demoiselle. 

III.  Christophe  Grassin,  seigneur  de  Trémont,  con- 
seiller du  Roi,  et  son  avocat  au  bailliage  de  Sens,  mourut 
avant  son  père,  et  fut  inhumé  sous  une  tombe,  à  l'entrée 
du  chœur  de  l'église  des  Cordeliers  de  Sens;  il  avait 
épousé  Marie  le  Cirier,  fille  de  Jean  le  Cirier,  conseiller 
au  parlement  de  Paris,  dont: 

i.°  Pierre,  qui  suit; 

2.0  Thierri,  seigneur  de  Trémont,  qui  recueillit  la 
succession  de  Pierre  Grassin,  IIIe  du  nom,  son 
neveu,  fit  son  testament  le  5  février  1584,  par 
lequel  il  augmenta  la  fondation  du  collège,  faite 
par  son  frère,  et  mourut  sans  alliance.  Sa  repré- 
sentation  et  celle  de  son  frère,  se  voyaient  aux 


6o  DEGRASSIN. 

deux  côtes  de  l'autel  de  la  chapelle,  dite  de  la 
croix,  derrière  le  chœur  de  l'église  de  Saint-Mé- 
déric,  à  Paris,  qu'ils  avaient  fondée  en  1569,  au 
bas  desquelles  représentations,  ainsi  qu'aux  vitres 
et  sur  la  grille  qui  ferme  cette  chapelle,  étaient  leurs 
armes,  celles  de  Pierre  Grassin,  pleines,  et  celles 
de  Thierri,  brisées  d'un  lambel  ;  ces  mêmes  armes 
se  trouvent  aussi  peintes  sur  les  vitres  des  deux 
croisées,  à  côte  du  maître  autel  de  la  chapelle  du 
collège  des  Grassins. 

IV.  Pierre  Grassin,  IIe  du  nom,  vicomte  du  Bu- 
sancy,  en  Soissonnais ,  seigneur  d'Ablon-sur-Seine,  de 
Malet-le-Roi,  de  l'Eschiquier,  de  Toutifault ,  de  Mont- 
godefroy  et  de  Quincy,  conseiller  au  parlement  de  Paris, 
reçu  l'an  1543,  était  l'an  i5oc),  avec  Thierri  Grassin, 
son  frère,  sous  la  garde  noble  de  Pierre  de  Grassin,  leur 
aïeul.  Il  fit  son  testament  le  16  octobre  1569,  par  lequel 
après  avoir  élu  sa  sépulture  dans  l'église  paroissiale  de 
Saint-Severin,  à  Paris,  et  après  a\oir  fait  plusieurs  legs 
pieux,  il  veut  et  ordonne  qu'il  soit  pris  sur  tout  son  bien 
la  somme  de  trente  mille  livres  tournois,  pour  être  em- 
ployée selon  la  disposition  de  maître  Thierri  Grassin, 
avocat  au  parlement,  son  père  et  exécuteur  testamen- 
taire, et  par  le  conseil  de  messire  Antoine  le  Cirier, 
évêque  d'Avranches ,  son  oncle  maternel ,  en  un  col- 
lège de  pauvres,  et  qu'à  cette  fin,  il  leur  sera  acheté  une 
maison  en  l'université,  de  ladite  somme,  pour  y  être 
par  eux  fait  exercice  en  l'étude  et  service  divin,  et  sup- 
plie sondit  frère,  au  cas  que  ladite  somme  de  trente 
mille  livres  tournois  ne  suffise,  y  employer  et  y  faire 
son  aumône,  ce  qu'il  croit  qu'il  fera  de  bon  cœur;  et 
au  cas  que  son  fils,  Pierre  Grassin,  décède  sans  en- 
fants, soit  avant  le  trépas  de  sondit  père,  ou  autre- 
ment, il  veut  et  entend  que  sur  tout  son  bien,  outre 
et  par-dessus  ladite  somme  de  trente  mille  livres  tour- 
nois, soit  encore  prise  la  somme  de  soixante  mille 
livres  tournois ,  pour  être  employée  ainsi  que  dessus  , 
à  quoi  il  prie  ledit  sieur  évêque  d'Avranches  de  tenir 
la  main,  s'il  lui  plaît.  De  plus,  il  veut  et  ordonne 
qu'aux  bourses  dudit  collège  soient  préférés  les  pauvres 
de  la  ville  de  Sens  et  des  environs,  qui  seront  présentés 
par  sondit  frère,   et   après  sa  mort,   par    M.  l'archevêque 


DEGRASSIN.  6l 

de  Sens,  et  les  comptes  rendus  par-devant  le  dit  arche- 
vêque ou  son  commis,  appelés  MM.  les  gens  du  Roi, 
audit  Sens. 

Pierre  Grassin  ,  seigneur  d'Ablon  et  de  Pomponne , 
et  fils  du  précèdent  ,  survécut  peu  de  tems  à  son  père  , 
il  fit  son  testament  le  lundi  7e  jour  de  novembre  1659; 
par  lequel  il  ordonna  et  recommanda  que  le  testament 
dudit  sieur  Pierre  Grassin,  conseiller  en  la  cour,  son 
père,  fût  accompli  de  point  en  point,  selon  sa  forme 
et  teneur,  suppliant  et  requérant  maître  Thierri  Grassin, 
son  oncle,  de  tenir  la  main  à  ce  qu'il  fût  exécuté  en  la 
plus  grande  diligence  que  faire  se  pourra  ;  de  plus ,  il 
donna  et  laissa,  par  donations  et  legs  testamentaires  , 
audit  collège  fondé  par  sondit  père ,  la  somme  de 
1,200  livres  tournois  une  fois  payée,  et  outre  et  par- 
dessus les  3o,ooo  liv.  tournois  et  60,000  liv.  d'autre 
part,  données  et  léguées  par  son  père  audit  collège. 

Après  la  mort  des  sieurs  Pierre  Grassin  ,  père  et  fils, 
Thierri  Grassin  ne  perdit  pas  un  moment  de  vue  les 
pieuses  intentions  dont  l'exécution  lui  avait  été  confiée, 
il  alla  même  au-delà)  le  26  avril  1 57 1 ,  il  passa  un  con- 
trat d'échange  par  lequel  il  donna  450  livres  tournois 
de  rente ,  en  neuf  parties ,  à  messire  Jean-Jacques  de 
Mesmes,  seigneur  des  Arches,  conseiller  du  Roi  en  ses 
conseils,  maître  des  requêtes  ordinaires  de  son  hôtel, 
et  à  ses  co-héritiers,  pour  une  grande  maison  où  pré- 
sentement sont  construits  l'ancien  corps  du  collège  des 
Grassins,  et  les  deux  maisons  dans  la  rue  des  Sept  Voyes, 
vis-à- vis  Téglise  de  Saint- Hilaire ,  faisant  partie  de 
l'hôtel  d'Albret,  ladite  maison  acquise  l'an  1527,  le  6 
avril,  de  noble  seigneur  Frédéric  de  Foix,  grand  écuyer, 
fondé  de  procuration  de  haut  et  puissant  seigneur  et 
prince  Henri,  roi  de  Navarre, par  messire  Jean-Jacques 
de  Mesmes,  seigneur  de  Roissy ,  aussi  conseiller  du  Roi 
en  son  privé  conseil,  et  maître  des  requêtes  en  son 
hôtel ,  père  dudit  seigneur  des  Arches ,  et  co-héritier . 
Thierri  Grassin  acheta  ensuite  trois  maisons  situées 
rue  des  Amandiers,  de  Gillette  et  Isabelle  Cueu'rly , 
sœurs,  filles  majeures  usant  de  leurs  droits,  pour  la 
somme  de  7,800  livres  tournois. 

Le  contrat  est  du  mois  de  mai  1 571  ;  le  i5  du  même 
mois  de  la  même  année,  il  acquit  une  autre  maison, 
avec  ses  appartenances,  située  dans  le  carrefour  de  Sainte- 


62  DE  GRASSIN. 

Geneviève-du-Mont ,  ladite  acquisition  faite  des  héri- 
tiers de  Jean  Clevet,  bourgeois  de  Paris,  moyennant  la 
somme  de  4,027  livres  10  sous  tournois,  ledit  sieur 
Thierri  Grassin  ,  tant  comme  héritier  et  exécuteur  tes- 
tamentaire desdits  Pierre  Grassin,  père  et  fils,  ses  frère 
et  neveu,  que  de  son  chef,  et  augmentant  leurs  dispo- 
sitions, mû  comme  eux  d'affection  envers  la  patrie  et 
pays  de  Sens,  lieu  de  sa  naissance  ,  et  à  ce  que  ledit 
pays  soit  dorénavant  pourvu  de  gens  doctes,  et  pour  la 
faveur  des  bonnes  lettres,  donna  de  son  bon  gré  et  sans 
aucune  contrainte ,  non-seulement  lesdites  maisons  aux 
principal  et  boursiers  du  collège,  mais  encore  2,85 1  liv. 
12  sous  11  demi-pites  tournois  de  rente  annuelle,  en 
vingt-six  parties  constituées  sur  l'hôtel-de-ville  de  Paris. 

L'acte  de  donation  est  du  i3  Février  078;  le  même 
Thierri  Grassin  fit  un  projet  latin,  de  statuts  non  signés, 
par  lequel  il  ordonne  entr'  autres  choses, qu'il  y  eût, 
outre  le  principal,  six  grands  boursiers  et  douze  petits  , 
et  que  chacun  des  grands  boursiers  eut  soin  de  deux  pe- 
tits. Il  fit  son  testament  le  5  février  1584,  et  entre  plu- 
sieurs dispositions  qu'il  fit,  voulut  que  tous  et  chacun 
des  livres  imprimés  qui  se  trouveraient  au  jour  de  son 
décès  en  sa  maison,  rue  Saint- Avoye,  tant  du  feu 
sieur  d'Ablon,son  frère,  que  de  son  neveu  et  de  lui, 
fussent  pris  pour  en  faire  une  bibliothèque  au  collège 
des  Grassins,  pour  l'instruction  de  ceux  qui  habiteront 
ledit  collège,  et  il  ordonne  aussi,  par  ce  testament, 
que  Antoinette  le  Rebours,  femme  de  Jean  Sevin pré- 
sident en  la  cour  des  aides,  et  sa  seule  héritière  du  côté 
maternel,  achète  une  maison  rue  des  Amandiers,  joi- 
gnant l'entrée  du  collège  des  Grassins  d'un  côté,  et  de 
1  autre,  tenant  aux  maisons  par  lui  acquises  de  Cueurly, 
et  qu'  elle  paie  les  droits  de  lots  et  ventes,  et  fasse 
promettre  indemnité  au  seigneur  dont  elle  est  mou- 
vante ,  afin  d'être  ci-après  tenue  en  main-morte  par 
ledit    collège. 

Cent  ans  après  la  mort  de  ce  dernier  fondateur,  c'est- 
à-dire ,  l'an  1684  et  i685  ,  on  fut  obligé  de  restaurer 
la  grande  porte  de  ce  collège  ;  il  y  avait  sur  l'ancienne 
une  inscription  équivoque,  que  l'on  n'a  pas  remise  sur 
la  nouvelle  ;  elle  était  conçue  en  ces  termes  : 

Le  collège  des  Grassins,  fondé  pour  les -pauvres  de  Sens. 


DE  GRASSIN.  63 

Sur  la  fin  du  dix-septième,  et  au  commencement  du 
dix-huitième  siècle,  la  mauvaise  administration  du  tem- 
porel de  ce  collège  avait  considérablement  diminué  les 
revenus  et  causé  même  du  dérangement  dans  la  disci- 
pline; le  14  août  1705,  le  parlement  rendit  un  arrêt 
sur  le  réquisitoire  du  procureur-général,  par  lequel  il 
fut  ordonné  que  les  titres  qui  concernent  l'établissement, 
fondation  et  dotation  du  collège  des  Grassins,  ensemble 
les  statuts,  règlements,  si  aucuns  il  y  a  avec  les  comptes 
de  la  recette  et  dépense  dudit  collège,  pendant  les  dix 
dernières  années,  seront  mis  au  greffe  de  la  cour  par 
les  principal  et  procureur  dudit  collège,  pour,  après 
en  avoir  été  pris  communication  par  mondit  sieur  le  pro- 
cureur-général, être  requis  par  lui  ce  qu'il  jugera  né- 
cessaire pour  le  bien  dudit  collège;  le  n  mars  1707, 
le  parlement  rendit  un  arrêt  qui  ordonna  que  les  statuts 
et  titres,  ensemble  les  comptes  de  l'administration  des 
biens  dudit  collège  des  Grassins,  pendant  les  dix  der- 
nières années,  etc.,  seraient  remis  à  Edme  Pirot,  doc- 
teur de  la  maison  et  société  de  Sorbonne,  chanoine  et 
chancelier  de  l'église  et  l'université  de  Paris,  et  à  Edme 
Pourchot,  syndic  et  ancien,  recteur  de  l'université  de 
Paris,  et  professeur  émérite  en  philosophie,  pour 
donner  leurs  avis  sur  ce  qu'ils  estimeraient  devoir  être 
réformé  ou  observé  dans  ledit  collège,  pour  y  rétablir 
ou  y  maintenir  l'ordre  et  la  discipline,  etc.;  après  que 
lesdits  sieurs  Pirot  et  Pourchot  se  furent  plusieurs  fois 
transportés  audit  collège,  et  qu'ils  eurent  considéré, 
examiné  et  discuté,  ils  donnèrent  leurs  avis  sur  l'admi- 
nistration des  biens  et  sur  la  discipline  qui  y  doit  être 
observée,  et  cet  arrêt  du  parlement  du  4  mai  17 10. 

Par  cet  arrêt,  il  est  ordonné  entr'autres  choses,  que 
les  douze  bourses  de  ce  collège,  qui  avaient  été  sus- 
pendues depuis  quelques  années,  le  seront  jusqu'à  l'en- 
tier paiement  des  dettes  exigibles,  et  au  remboursement 
de  la  rente  due  au  sieur  Montade. 

Pierre  Grassin,  écuyer,  seigneur  d'Arcis,  de  Dyeu- 
ville,  de  Mormant,  directeur-général  des  monnaies  de 
France,  qui  a  hérité  des  sentiments  des  fondateurs  de  ce 
collège,  est  venu  généreusement  en  soutenir  l'état  chan- 
celant; il  a  entrepris  de  payer  ses  dettes,  et  y  a  fait 
élever  à    ses    dépens   douze    ou  quinze  jeunes   gens    du 


64  DE  GRASSIN. 

diocèse    de    Sens,     préférant    toujours   les   gentilshommes 
à  ceux  qui  ne  le  sont  pas. 

Pierre  Grassin,  IIe  du  nom,  vicomte  de  Busancy, 
fondateur  de  ce  collège,  possédait  une  terre  près  d'Arcis- 
sur-Aube;  lors  de  l'incendie  de  cette  ville,  il  la  fit  rebâ- 
tir, et  les  habitants  lui  firent  ériger  un  monument  qui 
existait  encore  il  y  a  quelques  anne'es,  et  dont  l'inscrip- 
tion rappelait  l'événement,  et  portait  ces  mots: 

«  La  flamme  avait  détruit  ces  lieux, 
»  Grassin  les  rétablit  par  sa  munificence, 
»  Que  le  marbre  à  jamais  serve  à  tracer  aux  yeux, 
»  Le  malheur,  le  bienfait,  et  la  reconnaissance.  » 

Il  avait  épousé,  par  contrat  du  i3  janvier  1548,  Marie- 
Courtin,  décédée,  âgée  de  29  ans,  le  7  septembre  1 53g, 
fille  de  Jean  Courtin,  seigneur  de  Pomponne,  conseiller 
du  Roi,  maître  ordinaire  en  sa  chambre  des  comptes  de 
Paris,  et  de  Marguerite  de  Conan.  Ses  enfants  furent  : 
i.°  Pierre,  dont  l'article  suit; 
2.0  Anne  Grassin,  morte  sans  avoir  été  mariée. 

V.  Pierre  Grassin,  IIIe  du  nom,  vicomte  de  Busancy, 
seigneur  d'Ablon,  de  Malet-le-Roi,  de  Denisot,  de 
Montgodefroy,  de  Bonbon,  de  Quincy  et  autres  lieux, 
en  la  personne  de  qui  finit  la  branche  aînée,  ordonna, 
par  son  testament  du  7  novembre  1569,  l'accomplis- 
sement de  celui  de  son  père,  pour  la  fondation  d'un 
collège,  auquel  il  légua  une  somme  de  1200  livres,  et 
mourut  peu  après  sans  avoir  été  marié.  Il  était  représenté 
à  genoux  avec  ses  oncle,  père,  aïeul  et  bisaïeul,  sur  les 
vitres  d'une  grande  croisée  du  chœur  de  l'église  des 
Cordeliers  de  Sens,  dont  il  fut  bienfaiteur,  à  l'exemple 
de  ses  ancêtres. 

SECONDE  BRANCHE. 

II.  Laurent  Grassin,  Ier  du  nom,  seigneur  de  Don- 
gers  et  de  Vaudrey,  second  fils  de  Guillaume  Grassin, 
seigneur  du  fief  des  Grassins,  et  d'Etiennette  Hodoart, 
eut,  de  sa  femme  dont  on  ignore  le  nom  : 

III.  Christophe  Grassin,  écuyer,  seigneur  de  Dongers 
et  de  Vaudrey,  qui  fut  père  de: 


DE  GRASSIN.  65 

IV.  Laurent  Grassin  ,  IIe  du  nom,  seigneur  de 
Dongers  et  de  Vaudrey ,  qui  recueillit  les  propres  de  la 
succession  de  Thierri  Grassin,  son  cousin  issu  de  ger- 
main paternel,  qui  lui  furent  adjugés  par  sentences  des 
requêtes  du  palais,  des  années  1 586  et  1587.  Il  eut  pour 
enfants  : 

i.°  Laureut,  dont  l'article  suit; 

2.0  Christophe  Grassin,  chanoine  et  archidiacre  de 
Melun  ,  en  l'église  de  Saint- Etienne  de  Sens,  et 
doyen  de  l'église  de  Notre-Dame  de  Bray-sur- 
Seine; 

3.°  Jacques,  qui  fonde  la  troisième  branche,  rap- 
portée ci-après. 

V.  Laurent  Grassin,    IIIe  du  nom,    vicomte  de  Sens, 
îigneur  de   Dongers,   Vaudrey,    Malet-le-Roi   et  de  De- 

)t  ,    conseiller    du    Roi  ,     président    en   l'élection    de 
)igny  en  1 599  et  1 6 1 1,  eut  pour  fils  : 

VI.  Laurent  Grassin,  IVe  du  nom,  vicomte  de  Sens  , 
seigneur  de  Trémont ,  de  Dongers ,  de  Vaudrey ,  de 
Malet-le-Roi  et  de  Denisot,  conseiller  du  Roi  au  baillage 
et  siège  présidial  de  Sens,  reçu  le  24  mars  1602.  Il  épousa, 
par  contrat  du  i5  novembre  1601  ,  Julienne  Bernard, 
dont  il  eut  : 

1 .°  Laurent  Grassin,  vicomte  de  Sens,  seigneur  de 
Trémont ,  de  Malet-le-Roi ,  conseiller  au  parle- 
ment de  Metz,  reçu  le  12  mai  1 635  ,  marié  à 
Claude  de  Moncourt,  fille  de  Pierre  de  Moncourt, 
écuyer  ,  seigneur  de  Villemanoche ,  conseiller  au 
présidial  de  Sens,  et  de  Marie  David,  de  laquelle 
sont  issues  : 

a.  Charlotte  Grassin ,  femme  de  Charles  de 
Martinengue,  baron  de  Viemeuf,  seigneur  de 
la  Roganne  ; 

b.  Marie-Nicole  Grassin ,  dame  de  Trémont 
et  de  Denisot,  qui  épousa,  le  5  février  1674, 
Louis  de  Rogres,  marquis  de  Champignelles, 
seigneur  de  Salles,  de  Baurain ,  et  autres 
lieux  ,  fils  de  messire  Charles  de  Rogres  de 
Lusignan  ,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi ,  sei- 
gneur de  Langlée  ,    de    Chevrinvillîers  ,    de 


66  DE  GRASSIN. 

Bois-le-Roi  ,  etc.  ,  et  de  dame  Marie  de 
Tenance,  baronne  et  châtelaine  de  Cham- 
pignelles  ; 

2."  Bernard  Grassin,  chanoine  et  grand  archidiacre 
de  Sens  ; 

3.°  Louis ,  chanoine  et  archidiacre  d'Etampes  en 
l'église  de  Sens,  et  cellérier  de  la  même  église  ; 

4.0  Antoine,  dont  l'article  suit  ; 

5.°  Christophe  Grassin,  seigneur  de  Dongers,  de 
Vaudrey  et  de  la  Grange,  capitaine  d'infanterie  au 
régiment  de  la  Reine ,  et  gentilhomme  ordinaire 
du  duc  d'Orléans,  frère  du  Roi.  Il  mourut  le  18 
novembre  1680,  et  fut  inhumé  dans  l'église  des 
Jacobins  de  la  ville  de  Provins.  Il  avait  épousé 
Catherine  le  Rat,  fille  de  Pierre  le  Rat,  seigneur 
de  la  Grange-Seval,  dont  il  eut  : 

a.  Laurent-Christophe  Grassin  ,  seigneur  de 
Dongers,  prêtre; 

b.  Charles;  lieutenant  au  régiment  de  Tlsle  de 
France,  puis  dans  celui  de  la  Reine,  tué  à 
la  bataille  de  la  Marsaille; 

c.  Louis  Grassin ,  seigneur  de  Vaudrey ,  de 
Sully  et  du  Magny,  mort  sans  alliance; 

d.  Joseph  Grassin,  seigneur  de  Granges,  de 
Dongers,  de  la  Rachonnière,  et  autres  lieux, 
marié,  i.°  par  contrat  du  18  juillet  171 5, 
avec  Marie-Agathe  Angenoust,  fille  de  Jac- 
ques Angenoust ,  seigneur  de  Birouis  et  de 
Bouy  et  de  Jeanne-Agathe  Thiboust  de 
Berry;  2.0,  par  contrat  du  22  mai  1726 
avec  Charlotte  Pochon,  fille  de  Maximilien 
Pochon ,  seigneur  de  Guay  et  d'Espérance 
Ancel.  Il  ne  lui  restait  qu'une  fille  de  son 
premier  mariage,  en  1730,  et  n'a  point  eu 
d'enfants  du  second; 

e.  François  Grassin,  seigneur  de  Morepas , 
capitaine  de  grenadiers  dans  le  régiment  de 
Picardie ,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  mi- 
litaire de  Saint- Louis. 

VII.  Antoine  Grassin  ,  seigneur  de  Grandfontaine 
et  de  Bonfris,  capitaine  d'infanterie  dans  le  régiment 
de    la    Reine,    puis    exempt    de  la    première   compagnie 


DE   GRASSIN.  67 

des  Gardes-du-Corps  du  Roi,  sous  la  charge  du  comte 
de  Tresmes,  par  provision  du  28  septembre  1643;  il 
épousa,  par  contrat  du  3o  janvier  de  la  même  année, 
Geneviève  Chartier,  de  laquelle  il  eut  : 

VIII.  Guillaume-Louis  Grassin,  seigneur  de  Grand- 
fontaine,  Bonfris ,  Mormant,  Bressoy/  Malassise  et 
de  Monts,  qui  fut  marié,  par  contrat  du  20  janvier 
1669,  avec  Octavie  Rousseau,  sœur  de  Pierre  Rousseau, 
conseiller  du  Roi,  directeur  des  monnaies  de  France, 
et  fille  de  Nicolas  Rousseau,  conseiller  et  maître- 
d'hôtel  ordinaire  du  Roi.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Louis   Grassin,    garde    marine,    mort    sans    al- 
liance au  service,  en   1690; 
2.0  Pierre,  dont  l'article  suit; 

3.°  Octavie    Grassin,  femme  de   Melchior  de  Reque- 
laine,  baron  de  Saint-Vallier. 

IX.  Pierre  Grassin,  baron  d'Arcis  et  Dieuville-sur- 
Aube,  seigneur  châtelain  de  Mormant,  Ledy,  Ouzer, 
Bressoy  et  autres  lieux,  fut  conseiller  du  Roi,  et  Direc- 
reur  général  des  monnaies  de  France.  Cette  charge  qui 
avait  été  supprimée  après  la  mort  du  sieur  Rousseau, 
son  oncle  maternel,  fut  créée  de  nouveau  en  sa  faveur, 
par  édit  du  mois  de  février  171 7,  et  il  en  fut  pourvu 
le  4  mai  suivant.  Il  épousa,  par  contrat  du  17  octobre 
1707,  Charlotte  du  Puis  d'Igny,  dont  il  n'eut  point 
d'enfants,  fille  de  François  du  Puis  d'Igny,  seigneur 
de  Boismarsas  et  de  Moulignon,  capitaine  dans  le  régi- 
ment de  Lyonnais,  et  commandant  des  ville  et  châ- 
teau de  Marnay  en  Comté,  et  de  Charlotte  de  Selve. 

TROISIÈME  BRANCHE. 

V.  Jacques  Grassin,  Ier  du  nom,  seigneur  d'Épi- 
neau,  procureur  du  Roi  au  siège  de  Joigny,  épousa 
Marie  le  Doux,  dont  il  eut  : 

VI.  Jacques  Grassin,  II0  du  nom,  seigneur  d'Épi- 
neau,  marié  avec  Jeanne  Rotat,  qui  le  rendit  père  de: 

VII.  Claude  Grassin,  Ier  du  nom,  seigneur  d'Epi- 
neau  et  de  Couzé,  né  le  21  octobre  1619  marié  avec 
Susannele  Beuf.  Il  fut  père  de: 


68  DK   GRASSIN. 

!,•  Jacques,  dont  l'article  suit; 

2.0    Claude,   qui  fonde  la  quatrième   branche,    rap- 
portée ci-après. 

VIII.  Jacques  Grassin,  III'  du  nom,  seigneur  de 
Bouzé,  né  le  23  décembre  1646,  marié,  par  contrat 
du  16  juin  1670,  avec  Françoise  Talon,  qui  le  fit 
père  de  : 

IX.  Jacques-Charles  Grassin,  seigneur  de  Bouzé 
et  de  Glatigny,  capitaine  au  régiment  de  Picardie, 
puis  capitaine  de  grenadiers  dans  celui  de  Normandie, 
commandant  au  Fort  Français  de  Berg-Saint-Winox, 
chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis, 
mort  au  mois  de  mai  1724,  laissant  : 

i.°  Simon-Claude,  dont  l'article  suit  : 

2.0  N...   abbé  de   Grassin,    qui  partagea    avec   son 

frère  les  successions  paternelle  et    maternelle,    le 

i5  décembre  1739. 

X.  Simon-Claude  Grassin,  chevalier,  seigneur  "de 
Malet-le-Roi,  Denisot,  Trémont,  Thionville,  Bois- 
Épier ,  Maisoncelle,  Saint-Fiacre  et  autres  lieux, 
chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis, 
maréchal  des  camps  et  armées  du  Roi,  lieutenant 
pour  Sa  Majesté,  et  commandant  des  ville  et  citadelle 
de  Saint-Tropez  en  Provence  :  d'abord  sous-lieutenant 
dans  le  régiment  de  Picardie,  le  i3  février  171 2;  il  se 
trouva  à  l'attaque  de  Denain,  aux  sièges  de  Douai,  du 
Quesnoy  et  de  Bouchain,  la  même  année;  enseigne  de 
la  Colonelle  du  même  régiment,  le  14  mars  i~i3  ;  il 
servit  au  siège  de  Landau  et  de  Fribourg,  et  à  l'attaque 
des  retranchements  du  général  Vaubonne,  et  devint 
lieutenant  le  3  avril  1714.  Il  eut  une  compagnie  le  14 
décembre  17 17,  passa  capitaine  en  second  au  dédouble- 
ment des  compagnies,  le  2  mai  171 8;  servit  en  cette 
qualité  aux  siège  de  Fontarabie,  de  Saint-Sébastien 
et  d'Urgel,  en  17 19,  et  fut  replacé  capitaine  en  pied, 
le  8  avril  1722.  Il  commanda  sa  compagnie  au  camp 
de  la  Meuse,  en  1727;  aux  sièges  de  Gerra-d'Adda, 
de  Pizzighitone  et  du  château  de  Milan,  en  1733;  de 
Novarre,  de  Tortone  et  de  Sarravalle,  à  l'attaque  de 
Colorno,  aux  batailles  de  Parme  et  de  Guastalla,  au 
siège    de    Mirandole,  ,en    1734;    à  ceux    de    Révère,    de 


DE  GRASSIN.  69 

Reggio  et  Gonzague,  en  1 73  5  ;  il  passa  à  une  com- 
pagnie de  grenadiers,  le  24  février  1739,  et  la  com- 
manda à  Tarmee  de  Bavière,  avec  tant  de  distinction 
dans  plusieurs  actions,  qu'on  lui  accorda,  le  4  avril 
1743,  une  commission  pour  tenir  rang  de  lieutenant- 
colonel:  il  continua  de  servir  en  Bavière  jusqu'au 
mois  de  juillet,  et  finit  la  campagne  en  Haute-Alsace, 
sous  les  ordres  du  mare'chal  de  Coigny.  Colonel  du 
régiment  de  troupes  légères  à  pied  et  à  cheval,  qu'il 
leva  par  commission  du  premier  janvier  1744;  il  le 
commanda  pendant  toute  la  guerre  avec  la  plus  grande 
distinction  ;  il  servit,  dès  la  même  année,  aux  sièges 
de  Menin,  d'Ypres,  et  finit  la  campagne  au  camp 
de  Courtray,  d'où  il  allait  presque  tous  les  jours  à  la 
petite  guerre  avec  le  plus  grand  succès.  En  1745,  il  se 
trouva  à  la  bataille  de  Fontenoy,  et  au  siège  de  Tour- 
nai. Détaché  ensuite  pour  se  porter  vers  Gand,  sous 
les  ordres  du  vicomte  du  Ghayla,  il  en  fit  l'avant- 
garde;  rencontra  cinquante  hussards  qu'il  mit  en  fuite, 
après  en  avoir  pris  plusieurs.  Attaqué  par  six  mille 
Anglais,  il  se  jeta  dans  la  censé  de  Hassem,  et  s'y 
défendit  avec  tant  de  valeur,  qu'il  obligea  l'ennemi 
de  se  retirer;  il  les  poursuivit,  harcela  leur  arrière- 
garde,  fit  beaucoup  de  prisonniers,  et  continua  sa 
route  vers  Gand  ;  arrêta  près  de  Mesle  un  corps  de 
mille  hommes  qui  voulait  se  jeter  dans  Gand,  fit  huit 
cents  prisonniers,  quatre  cents  cavaliers  et  tous  leurs 
équipages;  il  fut  déclaré  au  mois  de  novembre  1745  , 
brigadier  des  armées  du  Roi,  en  obtint  le  brevet  le 
premier  mai  ;  servit  avec  la  même  distinction,  en 
1746  et  années  suivantes  jusqu'à  la  paix,  et  fut  créé 
maréchal  de  camp,  par  brevet  du  10  mai  1748;  s'est 
trouvé  aux  batailles  de  Rocoux  et  de  Lauzerte,  aux 
sièges  de  Charleroi,  de  Namur  et  de  Maestrich,  et 
fut  commandant  pour  le  Roi  des  ville  et  citadelle  de 
Saint-Tropez.  Il  épousa,  1 ."  pendant  la  guerre,  à  An- 
vers, Cécile-Christine-Bénédicte  de  Peytier,  morte  le 
3  novembre  1753,  ne  lui  laissant  qu'une  fille  unique; 
2.0  le  6  mars  1755,  Marguerite-Françoise-Geneviève 
de  Vion  de  Tessancourt  de  Maisoncelle,  fille  de  feu 
René  de  Vion  seigneur  de  Tessancourt  de  Maison- 
celle etc.  et  de  Marie-Marguerite  de  la  Salle;  il  a  eu 
deux  filles  de  cette  seconde  femme. 


7° 


DE  GRASSIN. 


QUATRIEME    BRANCHE. 


VIII.  Claude  Grassin  ,  II0  du  nom,  écuyer,  second 
fils  de  Claude  Grassin,  seigneur  d'Epineau  et  de  Bouze, 
et  de  Suzanne  le  Beuf;  épousa  par  contrat  du  5  sep- 
tembre 1 665,  Jeanne  Comtant,  dont  il  eut: 

IX.  Claude  Grassin,  IIIe  du  nom,  écuyer  ,  né  le 
ig  mars  167 1  ;  marié  par  contrat  du  i5  avril  1692, 
avec  Elisabeth  Pressurot,  fille  de  noble  François  Pres- 
surot,  et  de  dame  Marie  Fauveau.  Il  fut  père  de: 

i.°  Pierre-François,  dont  l'article  suit; 

2.0  Claude-Joseph  Grassin,  prêtre,  docteur  en 
théologie  de  la  faculté  de  Paris  ;  vicaire-général 
de  l'archevêque  de  Vienne;  prieur  de  Coligny  et 
d'Ambierle. 

X.  Pierre-François  Grassin,  chevalier,  vicomte  de 
Sens,  seigneur  de  Varennes-sur-Tesche,  de  la  Motte, 
Vallière,  etc.;  capitaine  au  régiment  de  Picardie;  puis 
ingénieur  du  Roi;  fut  maintenu  dans  sa  noblesse  d'ex- 
traction, par  arrêt  rendu  au  conseil  d'état  du  Roi,  le 
i3  août  1743,  en  lettres-patentes  sur  icelui,  du  11  oc- 
tobre suivant,  registrées  en  la  cour  des  aides,  le  10  juillet 
1744.  Il  perdit  la  vue  à  l'âge  de  vingt-quatre  ans,  par 
l'explosion  d'une  mine,  à  Strasbourg.  Il  avait  épousé, 
par  contrat  du  8  juillet  de  la  même  année  1744, 
Elisabeth  Loir,  fille  de  messire  Jean- Louis  Loir, 
écuyer,  et  de  dame  Elisabeth  Juliot.  De  ce  mariage 
sont  issus  : 

i.°  Pierre  Grassin  de  Mailly,  écuyer,  né  le  12  août 
1746,  officier  au  régiment  des  Gardes-Françaises, 
d'après  ses  preuves  faites  devant  M.  d'Hozier, 
juge  d'armes  de  France,  le  14  septembre  1762; 
il  a  servi  dans  l'artillerie    en  qualité  de  capitaine  ; 

2.0  Gilbert  dont  l'article  suit . 

XI.  Gilbert  de  Grassin,  écuyer,  seigneur  de  Saint- 
Etienne-du-Bas,  lieutenant  de  cavalerie;  épousa  dame 
Marie-Olive-Henriette-Louise  Deschamps;  et  a  péri  le 
17  ventôse  an  2,  à  Paris,  avec  son  épouse,  victimes  des 
fureurs  de  la  révolution,  et  tous  leurs  biens  ont  été 
vendus.  Ils  ont  laissé: 


DE  GRASSIN.  yj 

i .°  Pierre-Nicol-Charles,  qui  suit  ; 

2.°  Claude-Charles  Grassin,  mort  en    i8o5,  victime 
de  la  conscription  militaire. 

XII.  Pierre-Nicol-Charles,  vicomte  de  Grassin  et 
de  Sens,  né  le  2  mars  1781,  originaire  delà  province  du 
Bourbonnais,  où  une  branche  de  sa  famille  s'établit  vers 
l'an  1740,  est  petit-neveu  du  général  comte  de  Grassin, 
créateur  des  troupes  légères  en  France.  La  révolution  qui 
fut  fatale  à  toute  sa  famille,  lui  enleva  ses  père  et  mère 
qui  périrent  sur  l'échafaud  ,  en  1793  ,  après  avoir  été 
arrêtés  dans  leur  émigration .  Tous  les  biens  de  cette 
famille  furent  vendus ,  et  l'on  commença  par  le  mobi- 
lier de  plusieurs  belles  habitations ,  qui ,  bientôt  après, 
passèrent  aussi  en  mains  étrangères. 

Il  serait  difficile  de  décrire  les  horreurs  et  les  vexations 
qu'éprouva  cette  famille,  depuis  1793  jusqu'en  1796.  Le 
vicomte  de  Grassin  a  constamment  travaillé  pour  la 
cause  royale,  en  servant  dans  les  tems  les  plus  orageux, 
et  quoique  jeune  encore,  à  la  correspondance  des  agens 
du  Roi ,  et  en  la  faisant  lui-même .  Dès  son  enfance  il 
fut  incorporé  dans  le  régiment  de  Royale-Guienne ,  ca- 
valerie, où  servait  son  père  :  un  enchaînement  de  circons- 
tances l'empêcha  de  suivre  ce  régiment  qui  émigra  près- 
qu'en  masse. 

Sa  conduite  pendant  les  désordres  révolutionnaires  est 
sans  tache;  à  la  restauration,  il  fut  un  des  députés  de 
la  noblesse  du  Bourbonnais  qui  précédèrent  le  Roi ,  à 
Paris ,  et  qui  venaient  mettre  aux  pieds  de  Sa  Majesté , 
les  hommages  de. cette  province.  Cette  députation  fut 
présentée  en  audience  particulière  à  S.  A.  R.  Monsieur, 
le  22  avril  18 14,  et  eut  l'avantage  d'être  la  première  de 
toute  la  France. 

Le  vicomte  de  Grassin,  toujours  plein  de  zèle  pour  là 
cause  royale,  se  fit  recevoir  garde-du-corps  du  Roi,  dès  la 
première  formation,  dans  la  compagnie  de  Gramont;  mais 
bientôt  S.  A.  R.  Madame,  duchesse  d'Angoulême,  ayant 
daigné  l'hpnorer  de  sa  bienveillance,  le  fit  nommer  sous- 
préfet  de  Dinan,  département  des  Côtes-du-Nord,  le  9  sep- 
tembre 18 14,  ou  il  administra  avec  zèle  et  fidélité  jusqu'à 
la  nouvelle  révolution  qui  vint  encore  désoler  la  France. 
Il  conserva  néanmoins  l'administration  tant  qu'il  put , 
se  concerta  avec  les  officiers  qui  devaient  lever  des  volon- 


7Z  DE  GRASSIN. 

taires  royaux,  notamment  avec  M.  le  vicomte  Du  Briel  du 
Pont-Briant  son  ami,  et  l'homme  qui  peut-être  a  rendu 
lé  plus  de  services  à  la  cause  royale  dans  l'arrondissement 
de  Dinan,  où  M .  de  Grassin  conserva  dans  plusieurs 
communes  le  drapeau  blanc,  jusqu'au  23  avril;  il  s'op- 
posa sans  crainte  pour  sa  vie  à  toutes  les  entreprises  des 
fédérés,  protesta  publiquement  contre  la  plantation  d'un 
arbre  de  liberté,  qu'un  délire  révolutionnaire  avait  élevé 
après  une  orgie  semblable  à  celles  dont  on  fut  témoin  en 
1793.  Il  ne  quitta  l'administration  de  son  arrondissement 
qu'après  y  avoir  été  contraint ,  ayant  refusé  le  serment, 
et  fut  expulsé  de  Dinan  où  il  agissait  encore  pour  la  cause 
sainte,  le  8  mai,  après  une  signification  qui  lui  fut  faite 
par  le  nouveau  préfet  de  Saint-Brieux;  il  fut  donc  obligé 
de  rentrer  dans  ses  foyers,  où,  malgré  la  plus  sévère  sur- 
veillance du  gouvernement  d'alors,  il  travaillait  pour  le 
parti  du  Roi. 

Les  événements  du  mois  de  juin  181 5,  et  l'ordonnance 
royale  du  7  juillet  le  rappelant  à  son  poste,  il  se  rendit 
de  nouveau  à  Dinan,  le  21,  où  il  fit,  au  milieu  des  plus 
grands  dangers ,  reconnaître  l'autorité  royale  qui  y  était 
de  fait  méconnue.  Cette  révolution  fut  opérée  en  quel- 
ques heures  ;  mais,  le  lendemain  l'effervescence  fut  portée 
à  son  comble,  la  présence  du  prince  de  la  Trémoilie, 
commissaire  de  Sa  Majesté,  connu  par  son  dévouement 
à  la  cause  légitime,  ne  put  même  en  imposer  à  ces  fac- 
tieux, qui  se  portèrent  à  tous  les  excès,  et  soutinrent  la 
réputation  des  fédérés.  Le  vicomte  de  Grassin  ne  dut, 
dans  cette  journée,  son  salut  qu'à  son  sang-froid  et  à  sa 
fermeté;  il  fut  mis  en  joue  à  la  porte  de  la  ville,  par 
cinq  fédérés  écumant  de  rage,  et  ce  à  une  distance  de  dix 
pas;  il  fut  droit  à  eux  malgré  les  baïonnettes  qui  touchè- 
rent ses  habits,  en  mettant  la  main  sur  sa  poitrine  , 
et  en  leur  disant  :  «  Je  suis  le  sous-préfet  envoyé  par  le 
Roi ,  tire\ ,  si  vous  Vose\ .  A.  lui  seul ,  en  présence 
d'une  foule  d'habitants  dont  les  cris  de  vive  le  Roi 
étouffaient  les  blasphèmes  des  fédérés,  il  fit  rentrer  dans 
la  viile  ceux-là  même  qui  voulaient  le  fusiller.  Il  fit  un 
rapport  particulier  de  cette  cruelle  journée  au  prince 
de  la  Trémoilie  ,  et  au  ministre  de  l'intérieur  ,  qui 
daignèrent  lui  accorder  un  entier  suffrage,  accompagné 
d'éloges  très-flatteurs . 

Il  parvint  enfin,  à   force  de  fermeté,   aidé  de  tous  les 


DE  G'RA|SSÏN.  73 

honnêtes  gens,  et  puissamment  secondé  par  l'excellente 
famille  des  Du  Briel  du  Pont-Briant,  à  rétablir  l'ordre 
et  le  calme  dans  l'arrondissement  de  Dinan,  et  parti- 
culièrement dans  la  ville  où  pendant  les  cent  jours,  la 
plus  complète  anarchie  avait  régné.  Son  administration  fut 
marquée  par  une  grande  sagesse,  un  vrai  dévouement 
et  une  justice  sévère;  il  avait  préparé  des  améliorations 
dont  nos  malheurs  ont  suspendu  l'exécution. 

Appelé  au  mois  d'août  181 5,  à  l'importante  sous-préfec- 
ture de  Mayenne,  il  quitta  Dinan,  emportant  l'estime  de 
tous  ses  administrés  et  particulièrement  regretté  de  ses 
nombreux  amis  qui  envoyèrent  même  une  députation  à 
Paris  pour  le  conserver  parmi  eux.  L'ordonnance  royale 
lui  étant  parvenue,  il  crut  de  son  devoir,  nec  alculant 
pour  rien  les  sacrifices,  de  se  rendre  à  son  nouveau 
poste,  où  il  arriva  le  1 3  août  1 8 1 5  . 

Rendu  à  Mayenne,  il  dut,  comme  à  Dinan,  s'occuper 
d'améliorations  et  de  réparer  les  maux  d'une  longue  guerre 
civile  qui  n'était  point  encore  éteinte  et  qui  avait  en- 
traîné avec  elle  les  plus  grands  désastres;  il  parvint 
à  rétablir  Tordre,  et  l'administration  en  peu  de  jours 
avait  repris  toute  sa  force  et  toute  sa  régularité,  lorsqu'un 
corps  de  45,000  Prussiens  vint  fondre  sur  ce  malheureux 
arrondissement,  pauvre,  très-peuplé  et  d'un  sol  pres- 
qu'ingrat,  (l'industrie  est  la  principale  ressource1  de  ce 
pays),  on  ne  peut  dépeindre  le  cruel  embarras  où  se 
trouva  M.  de  Grassin  ;  un  pays  neuf  pour  lui,  une  nuée 
d'étrangers  très-exigeants,  une  comptabilité  très-consi- 
derable  et  présentant  sans  cesse  des  difficultés;  tout  était 
écueil  et  travail  pénible,  il  a  su  cependant  faire  respecter 
ses  administrés  et  l'autorité  royale;  régler  ses  comptes 
avec  une  telle  exactitude  que  le  conseil  général  du  dé- 
partement de  la  Mayenne  dans  la  session  de  1817,  séance 
du  2 3. avril,  lui  a  donné  des  éloges  flatteurs  en  sanction- 
nant ses  comptes,  et  en  rendant  justice  à  sa  bonne  et 
loyale  administration.  Dans  ce  passage  successif  de 
cçs  45,000  Prussiens,  sa  conduite  a  été  remarquable  par 
son  zèle,  son  économie  et  sa  persévérance  ;  estimé  des" 
chefs  de  l'armée  prussienne,  il  conserva  les  droits  de  son 
souverain,  en  donnant  aux  alliés  ce  que  les  règlements 
militaires  leur  accordaient,  mais  en  même  tems  pro- 
tégeant ses  administrés  contre  toute  atteinte  à  leurs 
propriétés. 


74  LE   CLERC  DE  JUIGNE. 

Il  s'est  toujours  attaché  à  faire  exactement  rentrer  les 
contributions  sans  exercer  ou  faire  exercer  des  poursuites 
rigoureuses;  a  contribué  à  la  bonne  composition  de  la 
gendarmerie  royale,  à  la  formation  d'une  administration 
sage  et  dévouée  au  Roi,  à  celle  d'une  excellente  garde 
nationale,  et  à  toutes  les  différentes  branches  du  gou- 
vernement; partout,  on  a  remarqué  son  zèle,  son  activité 
et  sa  grande  justice  qui  forçait  même  ses  ennemis  de 
l'estimer  et  de  le  respecter.  Privé  de  sa  fortune  par  la 
révolution,  il  a  fait  néanmoins  abandon  de  son  traite- 
ment pendant  un  certain  tems,  et  a  souscrit  pour  l'érec- 
tion de  plusieurs  monuments,  tant  historiques  que  reli- 
gieux. 

Le  vicomte  de  Grassin,  sous-préfet  de  Mayenne,  a 
épousé  le  3  février  i8o3,  demoiselle  Charlotte-Alexan- 
drine  de  Basset  d'Hautemaison,  de  la  province  du  Forez, 
tille  de  messire  Jean-Marie  Basset  d'Hautemaison, 
conseiller  au  parlement  de  Grenoble,  homme  d'une  rare 
intégrité,  d'une  manière  de  penser  très-pure  et  d'une 
conduite  exemplaire,  aimé  et  considéré  dans  sa  province. 
De  ce  mariage  sont  nés  : 

i.°  Maxence-Pierre-Charles    Delphin,   le   27  décem- 
bre i8o3; 

2.0  Adelaide-Georgette,  le  \i  décembre  1804; 

3.°  Athanasie  -  Victoire  -  Joséphine,   le     29     mars 
1807; 
4.0  Louis-François,  le  10  mai  1808. 

Armes:  de  gueules,  à  trois  lys  d'argent.  Devise:  Deum 
timete.  Craigne^  Dieu. 


LE  CLERC  DE  JUIGNÉ,  ancienne  maison,  originaire 
d'Anjou,  qui  remonte  à  Hisgaud  le  Clerc,  seigneur  de  la 
baronnie  de  Villiers,  érigée  depuis  en.  comté.  Ce  Hisgaud  le 
Clerc,  s'étant  battu  en  duel, vers  la  fin  du  dizième  siècle, 
à  Montreuil  -  sur- Mer  ,  contre  Geoffroy  Martel,  dit 
Grisegonelle,  comte  d'Anjou,  dont  il  était  vassal,  le 
comte,  sous  prétexte  de  félonie,  s'empara  de  la  terre 
de  Villiers,  et  la  donna  à  Albéric,  son  parent,  issu  de 
la  maison  de  Montmorency,  au  moyen  de  quoi  il  ne 
resta  aux  enfants  dudit  le  Clerc,  que  les  biens  maternels 


LE  CLERC  DE  JUÏGNÉ.  75 

qui  étaient  outre  Loire ,  et  consistaient  dans  les  terres 
du  Vignau,  Sai nt- Marti n-de-Candé  ,  paroisse  de  Suillé- 
en-Monfort,  Saint-Germain,  Thisé  et  autres,  en  Lou- 
dunois ,  Montbrissois ,  Douais  et  autres  pays  circonvoi- 
sins,  ainsi  qu'il  est  porté  dans  un  cartulaire  de  l'abbaye 
de  Saint-Aubin  d'Angers,  dont  une  partie  est  transcrite 
à  la  page  5  de  l'histoire  de  Sablé,  par  Ménage,  édition 
de  i683.  Ces  mêmes  biens  ont  été  successivement  pos- 
sédés par  les  descendants  dudit  Hisgaud  ,  jusqu'à  Jean 
le  Clerc,  II*  du  nom,  seigneur  de  Juigné,  qui  assigna 
sur  iceux  deux  cents  livres  de  rente  de  douaire,  à  Anne 
de  Mellay  ,  dame  de  Verdelles  ,  son  épouse  ,  par  acte 
du  24  avril  1436 ,  et  par  un  autre,  du  17  juillet  1441  ; 
il  les  vendit  pour  se  fixer  à  Juigné  ,  au  Maine  ,  sur  la 
frontière  d'Anjou,  terre  où  ses  descendants  ont  toujours 
demeuré  depuis.  Cette  terre,  parla  réunion  de  la  ba- 
ronnie  de  Champagne ,  est  devenue  une  des  plus  belles 
de  la  province. 

I .  Adam  le  Clerc  ,  Ier  du  nom  ,  chevalier  ,  comparut 
en  personne  ,  en  cette  qualité,  à  Tours,  dans  la  quinzaine 
de  Pâques  de  l'an  1272,  pour  servir  dans  l'armée  du  roi 
de  France,  devant  Ferrare,  sous  les  ordres  de  du  Vernon, 
maréchal  de  France.  Il  eut  pour  fils: 

II.  Adam  le  Clerc,  IIe  du  nom,  seigneur  des  Roches; 
épousa,  en  1 332,  Isabeau  de  Turpin ,  fille  de  Jean  de 
Turpin,  et  d'Isabeau  de  Coesmes,  dont  il  eut  : 

III.  Roland  le  Clerc,  qui  épousa  Marthe  Poussin, 
demoiselle  de  grande  extraction,  fille  de  Gervais  Poussin, 
seigneur  de  Juigné,  et  de  Marie  de  Neuvillette  ,  dame 
de  Souligné ,  celle-ci  fille  de  Jean  de  Neuvillette  ,  et 
petite-fille  de  Jean ,  vicomte  de  Beaumont.  Les  enfants 
issus  de  ce  mariage  sont  : 

1 .°  Colas  ou  Nicolas,  dont  l'article  suit  • 
2.0  N....   le  Clerc,  mariée  à  Guillaume  du  Bois  de- 
Saint-Père; 
3.°    Une  autre  fille,    mariée  à  Jean    Pierre,   sieur 
du  Plessis-Baudouin. 

IV.  Nicolas  le  Clerc,  Ier  du  nom  ,  premier  seigneur 
de  Juigné  à  titre  successif  de  Jean  de  Lessillé ,  décédé 
en  1384,  fils  de  Nicolas  de  Lessillé,  et.de  Marie   Poussin, 


7(>  LE  CLERC  DE  JUIGNÉ. 

fille  aînée  de  Gervais  Poussin.  Il  épousa  demoiselle 
de  la  Saugère  de  noble  origine ,  par  laquelle  et  Marie 
Poussin,  la  maison  de  le  Clerc  de  Juigné  se  trouve 
alliée  aux  anciennes  maisons  de  Craon,  de  Flandre,  de 
Beaumont  le-Vicomte ,  de  Neuvillette  ,  du  Plessis-Bau- 
douin ,  de  Lessillé ,  de  Bois-Saint-Père,  de  Pointeau-du- 
Bois-Dauphin  ,  delà  Plesse,  d'Aubery  ,  de  Bordier,  de 
Villeneuve  et  autres.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i .°  Colas  ou  Nicolas,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Perrot  ou  Pierre  ; 

3.°  Marie,  dont  on  ignore  la  destinée. 

V.  Nicolas  le  Clerc  ,  IIe  du  nom  ,  seigneur  de 
Juigné,  de  Coulaine  ,  du  Vignau  de  Saint-Martin-de- 
Candé,  de  la  Mothe,  d'Arthézé ,  de  la  Noullière,  etc. 
Epousa,  i.°,  Jeanne  de  Bouvards  ;  2.0  ,  Marguerite  le 
Voyer  de  Balle'e.  Ses  enfants  furent  : 

Du  premier  lit  : 

1 .°  Jean,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Jean,  dit  le  Jeune,  marié  avec  Jeanne  de  la 
Motte-Fouque.  Il  est  auteur  de  la  branche  des 
le  Clerc  de  Coulai  nés ,  qui  s'est  toujours  très- 
bien  alliée  ,  et  a  fourni  plusieurs  militaires  de 
distinction,  sous  divers  rois  de  France,  et  des 
chevaliers  de  l'ordre  du  Roi  dans  les  quinzième 
et  seizième  siècles.  Elle  est  alliée  aux  maisons  de 
Montmorency,  de  Clermont-Gallerande,  de  Saint- 
Aignan,  de  Vassé,  d'Assé,  de  Froulay,  de  Mont- 
gommery,  de  Rabodanges,  de  Grancey,  de  Mé- 
davy,  et  autres  ; 

3.°  Catherine,  mariée,  le  jeudi  avant  le  6  décembre 
1395,  avec  Paquet  Pointeau; 

Du  second  lit  : 

4.°  Colas  le  Clerc,    exécuteur    testamentaire  de  sa 

mère,  le  14  juillet  1420,  qui  alors  était  veuve; 
5.°  Une  fille,  morte  jeune  et  sans  postérité. 

VI.  Jean  le  Clerc,  l'aîné,  Ier  du  nom,  seigneur  de 
Juigné,  échanson  du  roi  Charles  VI,  testa  le  i3  avril 
1418.  Il  avait  épousé  Guillemette  Pointeau,  fille  de  Jean 
Pointeau  ,  seigneur  du  Bois-Dauphin  ,  chancelier  de 
Louis,   duc  d'Anjou,  et  de  N....  de  Lessillé.    Ce  mariage 


LE  CLERC  DE  JUIGNÉ  77 

donna  des  alliances  avec  les  maisons  de  Laval-Bois-Dau- 
phin ,  de  Souvré ,  de  Bsauvau  de  Précigny ,  d'Ailly , 
de  Pequigny,  de  Rohan-Guémenée,  de  Créqui,  de  Riccé 
et  autres.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i .°  Jean,  dont  l'article  suit  ; 

2.°  Louis,  seigneur  des  Roches,  marié,  le  10  mai 
1438,  avec  Jean  de  la  Vergne,  dont  on  ignore 
la  postérité  ; 

3.°  Jeanne  le  Clerc  de  Juigné. 
VII.  Jean  le  Clerc,  IIe  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  Juigné,  fut  un  des  gentilshommes  de  l'Anjou,  qui, 
en  1440,  défirent  les  Anglais  à  Saint-Denis,  en  celte 
province  (1).  Il  avait  épousé,  i.°le  24  avril  1436,  Anne 
de  Mellay,  fille  aînée  de  Guillaume  de  Mellay  ,  écuyer , 
seigneur  de  Verdelles,  et  de  Marie  du  Châtelet  de  Ber- 
nay,  à  laquelle  il  assigna  un  douaire  sur  les  biens  qui 
furent  à  Hisgaud  le  Clerc ,  comme  il  vient  d'être  dit  ; 
2.0  Marguerite  d'Aulnières,  veuve  de  Jean  de  la  Roë  , 
seigneur  dudit  lieu.  Ses  enfants  furent  : 

Du  premier  lit  : 

i.°  Nicolas,  dont  l'article  suit; 

2.0  Jean,  seigneur  de  Burons,  mort  sans  alliance  ; 

3.°  Jeanne,  mariée  à  Jean  le  Maçon,  seigneur  du 
Grand-Anvers  et  de  Foultourte  ; 

4.0  Françoise,  épouse,  i.°  de  Robert  de  Rotroux, 
seigneur  du  Coudray  et  de  Saint-Denis-du-Maine  ; 
2.0  de  Jean  de  la  Roë,  fils  aîné  de  Jean,  seigneur 
de  la  Roë,  et  de  Marguerite  d'Aulnières  ; 

5°.  Marguerite,  mariée  à  Geoffroy  de  Clefs,  écuyer, 
seigneur  de  Cellière,  en  Anjou  ; 

6.°  Rolande,  mariée,  i.°à  Jean  Affagard,  seigneur 
de  Courteilles;  2.0  à  Jacques  de  Taillemant, 
écuyer,  seigneur  de  Loresse  ;  3.°  avec  François 
de  la  Bressière,  chevalier,  seigneur  de  la  Foretière, 
morte  sans  postérité; 

Du  second  lit  : 

70.  François,  seigneur  de  Moiré,  qui  épousa  Louise 
Bastard,  qui  se  remaria  avec  Gervais  Chabot; 


Voyez  les  Annales  d'Anjou,  par  Bourdigné. 


yS  LE  CLERC   DE  JUIGNÉ. 

8.°  Abel,  mort  en  bas  âge; 
9.0  Jeanne,  femme  de  René  d'Anthenaize. 

VIII.  Nicolas  le  Clerc,  IIIe  du  nom  ,  seigneur  de 
Juigné,  épousa  Louise  d'Auteville  ,  d'illustre  maison, 
descendante  de  Rolon,  premier  duc  de  Normandie,  issu 
du  sang  des  rois  de  Danemarck.  Elle  était  veuve  d'Am- 
broise  de  Cornillau,  seigneur  du  Fay.  Il  en  eut  : 

i.°  René  dont  l'article  suit; 

2.0  Clerembault  le  Clerc,   écuyer,   seigneur  de  Ma- 
zières,   marié,  vers    t63o,    avec   Anne  Femme, 
dont  il  eut  : 
Anne    le    Clerc ,  femme    de    Jacques    Adam  , 
écuyer ,     seigneur    de    la    Gasserie ,   maître- 
d'hôtel  ordinaire  de  la  Reine; 
3.°  Nicolas,  seigneur  d'Hierré ,  mort  sans  alliance. 

IX.  René  le  Clerc,  Ier  du  nom,  seigneur  de  Juigné, 
épousa,  le  i3  mars  i5i2,  Renée  de  Champagne ,  fille 
de  Pierre  ,  seigneur  de  Champagne ,  de  Pescheseul  , 
de  Parée,  d'Avoise,  du  Bailleul,  et  d'Ande  de  Fromen- 
tières.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Jean,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Nicolas,  seigneur  d\Arquenay; 

3.°  Jacques,  seigneur  de  Souligné,  qui  fut  tuteur 
des  enfants  mineurs  de  son  frère  aîné.  Il  épousa, 
i.°  Gabrielle  de  Vounes  ;  20.  Anne  de  Maillé, 
fille  de  Jacques  de  Maillé,  IIe  du  nom,  seigneur 
de  Benehart,  de  Champagne,  de  la  Novaraye,  et 
autres  lieux,  lieutenant-général  en  Bretagne,  et 
de  Marie  de  Villebresmes  de  Fougères; 

4.0  Françoise,  épouse  de  François  de  Favière,  sei- 
gneur dudit  lieu  et  de  la  Hilberdière; 

5.°  Anne,  mariée  avec  Maurice  de  Beaumontel, 
seigneur  de  Grosbois; 

6.°  Guyonne,  religieuse  à  l'abbaye  d'Estival. 

X.  Jean  le  Clerc,  IIIe  du  nom,  seigneur  de  Juigné, 
mort  avant  son  père,  avait  épousé  le  i3  octobre  i555, 
Madelaine  Affagard ,  d'une  ancienne  famille  noble,  fille 
de  Greffin  Affagard,  seigneur  de  Courteilles,  et  de  Fran- 
çoise Auvé.  Elle  se  remaria,  le  29  mai  1 566,  avec  An- 
toine de  l'Enfernat.  Elle  eut  de  son  premier  mariage  : 


LE  CLERC   DE  JUIGNE.  .       79 

i.°  René,  dont  l'article  suit; 

2.0  Urbain  le  Clerc  de  Verdelles,  marié  avec  Marie 
Perrault; 

5.°  Christophe,  seigneur  d'Hierré  ; 

4.0  Jacquine,  femme  de  Jacques  de  Ridouet,  sei- 
gneur de  Saucé. 

XI.  René  le  Clerc,  IIe  du  nom,  seigneur  de  Jui- 
gné,  acquit  en  1600,  de  la  maison  de  Maillé  Benehart, 
la  châtellenie  de  Champagne.  Il  rendit  des  services  im- 
portants, fut  utile,  dans  les  guerres  civiles,  à  Henri  IV, 
qui,  pour  le  récompenser,  érigea  la  châtellenie  de  Cham- 
pagne en  baronnie,  et  lui  permit  de  faire  bâtir  un  châ- 
teau-fort à  Verdelles.  Il  avait  épousé,  le  29  août  1593 
Marie  Campain,  fille  de  Nicolas  Campain,  chancelier  du 
roi  de  Navarre,  et  d'Anne  Courtin  de  Rosay.  Il  eut  de 
ce  mariage: 

1 .°  Georges,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  René,  tué  au  siège  de  la  Rochelle,  en   1626; 

3.°  Marie,   née    en    1594,  mariée  en    1612,   à  Joa- 

chim    de    Gosselin,    seigneur    de    Martigny,    de 

Pied-d' Argent,  en  Normandie; 
4.0  Anne,    née  en    1606,    mariée,   en  i633,àJean 

de  Vielsmaisons. 

XII.  Georges  le  Clerc,  baron  de  Juigné,  par  érec- 
tion de  cette  seigneurie  en  baronnie,  avec  la  réunion 
de  la  baronnie  de  Champagne,  par  lettres-patentes  de 
Tan  1047,  enregistrées  au  bureau  des  finances  de  Tours, 
en  la  sénéchaussée  d'Anjou,  les  28  juin  et  26  novembre 
1680.  Il  avait  épousé,  le  12  septembre  i633,  Elisabeth 
des  Noues,  laquelle  lui  apporta  en  dot  la  baronnie  de 
la  Lande  en  Poitou,  fille  de  Jacques  des  Noues,  mar- 
quis de  la  Tabarière,  et  d'Anne  de  Mornay,  fille  du  cé- 
lèbre du  Plessis-Mornay,  et  de  Charlotte  Arbaleste.  De 
ce  mariage  sont  issus: 

i.°  Jacques,  dont  l'article  suit;. 

2.0  Urbain,  qui  obtint,  par  commission  du  9  jan- 
vier 1676,  la  lieutenance-colonelle  du  régiment 
d'infanterie  de  Schomberg,  levé  depuis  deux  ans. 
Il  combattit  avec  ce  régiment  à  Epouilles,  en 
1677,  et  servit  au  siège  de  Puycerda  en   1678,  au 


8o  LE  CLERC   DE  JUIGNÉ. 

siège  et  à  l'assaut  de  Gironne  en  1684;  brigadier 
des  armées  du  Roi  par  brevet  du  10  mars  1690; 
il  fut  employé  à  l'armée  de  Roussillon,  par  lettres 
du  7  avril;  se  trouva  à  la  reprise  de  Saint-Jean- 
de-las-Baldesès  et  de  Ripouille,  et  au  blocus  de 
Gironne  la  même  année;  fut  nommé  inspecteur- 
général  de  rinfanterie  pour  le  département  de 
Provence,  par  commission  du  9  février  1691;  il 
quitta  la  lieutenance-colonelle  de  son  régiment, 
passa  l'hiver  en  Provence;  retourna  servir  en 
Roussillon,  et  se  trouva  au  siège  d'Urgei,  à  la 
prise  des  châteaux  de  Valence  et  de  Boy,  et  au 
secours  de  Prats-de-Molou,  la  même  année; 
continua  d'inspecter  les  troupes  en  Provence  pen- 
dant l'hiver;  servit  pendant  la  campagne  de  1692 
en  Roussillon,  où  on  se  tint  sur  la  défensive; 
se  trouva  au  siège  de  Roses  en  1693,  et  fut 
employé  brigadier  et  inspecteur  en  Provence  et 
au  comté  de  Nice,  pendant  l'hiver,  par  lettres 
du  29  octobre;  fut  employé  à  l'armée  de  Cata- 
logne, par  lettres  du  24  avril  1694;  il  combattit 
avec  la  plus  grande  valeur  sur  le  Ter;  servit  aux 
sièges  de  Palamos,  de  Gironne,  d'Ostalric,  et  de 
Castelfollit,  qui  se  rendit  le  8  septembre.  Il  y 
fut  mis  pour  commander  et  y  passa  l'hiver.  Sorti 
le  8  mars  1695,  de  cette  place  avec  huit  cents 
hommes,  pour  exécuter  quelques  villages  qui 
refusaient  les  contributions,  il  en  brûla  deux 
Attaqué  à  Saint-Félix  de  Pallarole,  par  le  viguier 
de  Vie,  avec  quatre  à  cinq  mille  hommes;  il  se 
retira  en  combattant,  jusqu'au  pont  de  Saint- 
Roch,  dont  il  chassa  les  troupes  qui  le  gardaient: 
ce  point  passé,  il  se  retira  jusqu'à  Aulat;  ses 
troupes,  excédées  de  fatigue  et  accablées  par  le 
nombre,  se  jetèrent  dans  l'église  des  Carmes, 
où  tout  ce  qui  se  présenta  d'ennemis  fut  tué.  Les 
ennemis,  désespérant  de  la  forcer,  y  mirent  le 
feu,  qui  contraignit  le  marquis  de  Juigné  de  se 
rendre.  Il  avait  été  dangereusement  blessé,  et 
mourut  à  Aulat,  de  cette  blessure,  le  20  mars 
i695  ; 
3.°  Benjamin,  marié  avec  Catherine  le  Taud,  dont 
il  n*eut  point  d'enfants; 


LE  CLERC  DE  JUIGNÉ. 

4.0  Philippe,  seigneur,  de  Vrigné; 

5.°  François,  seigneur  de  Souligné,  /  morts  sans 

6.°  Georges,  seigneur  de  Villiers,  l   postérité: 

7.0  Gabriel-René,  seigneur  de  Chantelou,) 

8.°  Marie,     alliée    à    Urbain  Gaudicher ,    seigneur 

d'Averse  ; 
9.0  Elisabeth,  morte  jeune; 
io.°  Anne  le  Clerc  de  Juigné,  mariée  à   Benjamin 

de  l'Isle  du  Guast. 

XIII.  Jacques  le  Clerc  ,  seigneur  et  baron  de  Cham- 
pagne, de  Juigné,  de  la  Lande,  etc.  ,  épousa,  i.°  le  19 
décembre  1659,  Henriette  de  Machecoul ,  fille  de  Ga- 
briel de  Machecoul  et  de  Renée  d'Avaugour;  2.0  le  i5 
septembre  1674,  Madelaine  de  Montmorency,  morte 
sans  enfants;  3.°  le  10  mai  i683  ,  Catherine  Martel, 
comtesse  de  Marinnes ,  près  la  Rochelle ,  morte  aussi 
sans  enfants.  Il  eut  du  premier  lit  : 

1 .°    Henri ,   enseigne  au   régiment  de  Schomberg , 

tué  à  Messine  en  1678,  sans  alliance  : 

2.0  Samuel,  dont  l'article  suit  ; 

3.°  Renée  le  Clerc,     <  ,,. 

B  .         u       .    '     l  mortes  sans  alliance. 
4.0  Anne-Henriette,  » 

XIV.  Samuel  le  Clerc,  baron  de  Champagne,  de 
Juigné,  de  la  Lande,  etc.  ,  épousa,  le  20  mai  1693,  sa 
cousine-germaine ,  Louise-Henriette  de  Crux  ,  fille  d'An- 
toine de  Crux  ,  chevalier,  marquis  de  Corboyer ,  et  de 
Louise  de   Machecoul.  Il  eut  de  ce  mariage  : 

i.°  Samuel-Jacques,  dont  l'article  suit; 

2.0  Gabriel-René-Louis  ,  dit  le  comte  de  Juigné  , 
né  le  i5  décembre  1697,  nommé,  en  1734, 
tuteur  de  ses  neveux  et  nièces,  ci-après  nommés, 
mort  sans  alliance  le  29  mars  1759; 

3.°  Louise-Henriette,  morte  sans  alliance. 

XV.  Samuel-Jacques  le  Clerc  ,  chevalier  ,  marquis 
de  Juigné  ,  baron  de  Champagne  ,  de  la  Lande,  etc.  ; 
colonel  du  régiment  d'Orléans,  infanterie;  tué  à  la  ba- 
taille de  Guastalla ,  le  19  septembre  1734;  avait  épousé, 
le  25  juin  1725,  Marie-Gabrielle  le  Cirier  de  Neufchelles, 
fille  du  marquis  de  Neufchelles,  et  de  Marie-Louise  le 
Ménestrel  de  Hauguel.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

13.  0 


82  LE  CLERC  DE  JUiGNÉ. 

i.°  Jacques-Gabriel-Louis,  dont  l'article  suit  ; 

2.°  Antoine- Ele'onore- Léon ,  né  le  2  novembre 
1730,  agent-général  du  clergé;  puis  nommé,  le 
premier  janvier  1764,  évêque  de  Ghâlons-sur- 
Marne,  pair  de  France,  sacré  le  29  avril  suivant, 
et  nommé,  le  2  3  décembre  1781,  achevêque  de 
Paris,  mort  le  19  mars  181 1  ; 

3.°  Arnaud-Louis,  né  le  6  mai  1731  ,  chevalier 
de  Malte  de  minorité,  capitaine  au  régiment  de 
Guienne;  mort  en  1758  ; 

4.0  Léon-Marguerite,  qui  fonde  la  seconde  branche 
rapportée  ci-après  ; 

5.°  Louise-Léonine-Gabrielle  le  Clerc  de  Juigné, 
morte  le  19  août  1754.  Elle  avait  épousé,  le 
24  mars  1753,  Antoine-Guy,  marquis  de  Pertuis, 
vicomte  de  Baous-le-Gomte  ,  lieutenant-colonel 
de  cavalerie,  qui  n'a  laissé  qu'une  fille,  nommée 
Claude-Gabrielle  de  Pertuis,  née  le  6  août  1724; 
mariée  le  18  août  1772,  à  Léonor-Claude,  mar- 
quis de  Pracomtal ,  mort  le  7  décembre  1776, 
laissant  postérité. 

XVI.  Jacques-Gabriel-Louis  le  Clerc,  marquis  de 
Juigné  et  de  Montaigu,  baron  de  Champagne  et  de  la 
Lande,  né  le  14  mai  1727;  mousquetaire  du  Roi  en 
sa  première  compagnie,  le  7  juillet  1742;  se  trouva 
avec  ce  corps,  à  la  bataille  de  Dettingen,  au  mois  de 
juin  1743;  et  obtint,  le  4  novembre,  une  compagnie 
dans  le  régiment  de  cavalerie  d'Egmont.  Il  la  commanda 
aux  sièges  de  Menin,  d'Ypres  et  camp  de  Courtray  , 
en  1744;  à  la  bataille  de  Fontenoy ,  aux  sièges  de 
Tournai  ,  d'Oudenarde,  de  Dendermonde  et  d'Ath ,  en 
1745;  au  siège  de  Bruxelles  et  â  la  bataille  de  Rocoux, 
en  1756;  à  la  bataille  de  Lawfeld  ,  en  1747.  Colonel 
du  régiment  de  Blaisois ,  infanterie ,  par  commission 
du  premier  janvier  1748,11  le  joignit  à  l'armée  d'Italie, 
et  l'y  commanda  jusqu'à  la  paix.  Ce  régiment  ayant  été 
réformé  et  incorporé  dans  celui  de  Guienne,  par  ordon- 
nance du  10  février  1749,  le  marquis  de  Juigné  fut  mis 
colonel  à  la  suite  du  régiment  des  grenadiers  de  France,  ! 
par  ordre  du  20  du  même  mois,  et  se  trouva,  avec  ce 
régiment  ,  au  camp  de  Dieppe  ,  en  1756  :  à  la  bataille 
d'Hastembeck;  à    la  prise  de  Minden,  d'Hanovre    et  de! 


LE  CLERC    DE  JUIGNE.  83 

plusieurs  autres  places  de  l'électorat;  au  camp  de  Clos- 
tersewen;  à  la  marche  sur  Zell,  en  1757  ;  à  la  retraite 
de  l'électorat  d'Hanovre,  au  commencement  de  1758. 
Colonel  du  régiment  de  Champagne,  par  commission 
du  3  juin,  il  en  prit  le  commandement  à  la  bataille 
de  Crewelt,  le  23  du  même  mois  :  il  commanda  la  co- 
lonne de  la  gauche,  à  l'attaque  d'Herberen,  au  mois 
d'octobre  suivant,  et  s'y  distingua  particulièrement  sous 
les  ordres  du  marquis  de  Poyanne.  Brigadier  des  armées 
du  Roi,  par  brevet  du  10  février  1759,  il  commanda 
la  brigade  de  son  régiment  à  la  bataille  de  Minden, 
le  premier  août;  aux  combats  de  Corback  et  de  War- 
bourg,  en  1760  ;  à  l'attaque  de  Filinghausen,  en  1761, 
et  à  plusieurs  actions  de  la  fin  de  cette  campagne ,  et 
pendant  celle  de  1762.  Déclaré,  au  mois  de  décembre 
de  cette  dernière  année,  maréchal  des  camps  et  armées 
du  Roi,  dont  le  brevet  lui  avait  été  expédié  le  25  juillet 
précédent,  il  se  démit  du  régiment  de  Champagne; 
fut  envoyé  ministre  plénipotentiaire  de  France,  près 
l'impératrice  de  Russie,  le  2  5  décembre  1774.  Lieu- 
tenant-général des  armées  du  Roi,  le  10  mars  1780;  a 
commandé  la  moitié  de  l'infanterie  noble  de  l'armée  des 
princes,  en  1792,  et  est  mort  le  4  août  1807.  Il  avait 
épousé,  le  17  mars  1768,  Charlotte  Thiroux  de  Cham- 
meville ,  née  le  12  mai  1743,  fille  de  Philibert  Thiroux, 
seigneur  de  Chammeville ,  et  de  Geneviève- Thérèse  de 
Colabeau.   De  ce  mariage    sont  issus  : 

i.°  Charles- Philibert-Gabriel,  marquis  de  Juigné  , 
né  le  3o  septembre  1762;  officier  au  régiment  du 
Roi,  infanterie,  le  10  avril  1777;  capitaine  de 
cavalerie,  le  3  juin  1779  ;  major  en  second  du 
régiment  des  cuirassiers  du  Roi ,  le  premier  mai 
1788.  Emigré  en  1791  ,a  servi  le  Roi  en  pays 
étranger,  jusqu'en  1802.  Pair  de  France,  en 
1 8 1 5  ;  marié  ,  en  1 782  ,  à  Marie-Louise-Charlotte 
de  Bonnières  de  Souastres  de  Guines,  chanoinesse 
de  Remiremont ,  fille  de  Adrien-Louis  de  Bon- 
nières,  duc  de  Guines,  lieutenant-général  des 
armées  du  Roi,  et  de  Caroline-Françoise  Phi- 
lippine de  Montmorency-Logny  ,  décédée,  sans 
postérité,  le  2  avril  1792  ; 

20.  Charles-Marie,  dont  l'article  suit; 


H 


LE  CLERC  DE  JUIGNÉ. 

3°.  Anne-Léon-Antoine  le  Clerc,  comte  de  Juigné, 
né  le  28  décembre  1767;  entré  au  service,  en 
qualité  d'enseigne,  au  régiment  des  Gardes-Fran 
çaises,  en  1784.  Sorti  de  France  en  1791,  a  servi 
le  roi  en  pays  étrangers,  pendant  onze  ans.  Nommé 
le  19  août  1 8 1 5  ,  colonel  de  la  légion  de  la  Seine. 
A  épousé,  le  17  octobre  1809,  Anne  Marie- Adé- 
laïde de  Seran ,  fille  de  Louis-François ,  comte 
de  Seran ,  et  de  Marie  Marguerite-Adélaide  de 
Bullioud,  De  ce  mariage  est  issue  Charlotte-An- 
toinette-Thérèse le  Clerc  de  Juigné,  née  le 
5  janvier  18 12; 

4°.  Jacques-Auguste-Anne -Léon  le  Clerc,  comte 
de  Juigné  ,  né  le  8  août  1774  ;  aide-de-camp  de 
son  père  ,  en  1792  ;  officier  au  régiment  de  Mor- 
temart,  en  1794;  commissaire  extraordinaire  du 
Roi  ,  dans  la  septième  division  militaire ,  le  22  avril 
1824;  officier  supérieur  des  gendarmes  de  la  garde 
du  Roi  ,  avec  grade  de  major ,  le  premier  juillet 
1804,  breveté  colonel  de  cavalerie,  le  25  juillet 
18 14;  chevalier  de  Saint-Louis,  le  20  août  18 14  ; 
nommé  colonel  de  la  légion  de  Seine-et-Oise ,  le 
12  octobre  i8i5.  Marié  ,  le  10  juin  1816  à  An- 
,  «  toinette-Louise  de  Durfort  ,  veuve  de  André- 
Hector-Marie  deGallard  ,  comte  de  Bearn-Brassac  , 
et  fille  de  Etienne-Narcisse  de  Durfort ,  pair  de 
P'rance ,  lieutenant-général  des  armées  du  Roi  , 
ancien  capitaine  des  gendarmes  de  la  garde  du 
Roi  ,  gouverneur  de  la  sixième  division  militaire  , 
et  de  Henriette-Etiennette-Claude-Denise  Thi- 
roux  de  Mont-Sauge . 

Charles-Marie  le  Clerc  ,  comte  de  Juigné  ,  né  le 
10  mai  1764  ,  officier  dans  le  régiment  du  Roi  ,  en 
1778;  capitaine  au  régiment  de  Berri  cavalerie,  en 
1783  ,  sous-lieutenant  des  gendarmes  d'Artois  ,  avec 
grade  de  lieutenant  colonel,  en  1787  ;  major  en  se- 
cond dans  le  régiment  de  Vivarais  infanterie,  en  1788, 
lieutenant  en  premier  des  gendarmes  Écossais  ,  avec 
grade  de  colonel,  en  179 1  ;  a  fait  en  cette  qualité  la 
campagne  de  1792;  était  du  nombre  des  défenseurs 
de  la  ville  de  Maestricht ,  lorsqu'elle  fut  assiégée  en 
1793;  chevalier  de    l'ordre  royal  et     militaire    de    Saint- 


LE  CLERC  DE  JUIGNÉ.  85 

Louis,  en  1796;  marié  le  i3  février  1787,  avec  Anne- 
Éléonore-Eulalie  Dufloquet  de  Réals,  fille  de  M.  Fran- 
çois-Charles Dufioquet,  comte  de  Réals  et  de  N....  de 
Bery  d'Essertaux;   de  ce  mariage  sont  issus: 

1 ,°  Jacques-Marie-Anatole  le  Clerc,  comte  de 
Juigné,  né  le  25  juillet  1788,  marié  le  25 
février  181 3  ,  avec  Marie-Jeanne-Caroline 
Feydeau  de  Brou,  fille  de  Charles-Henri  Feydeau 
de  Brou,  et  de  Marie-Gabrielle-Olive  de  Lamoi- 
gnon  ;  de  ce  mariage  est  issu    : 

Charles-Marie-Chrétien,  né  le  10  mai  1817. 

2.0  Antoinette  -  Geneviève  -  Charlotte  -  Claudine  le 
Clerc  de  Juigné,  née  le  16  août  1795,  mariéele 
21  septembre  181 5,  avec  Charles-Auguste-Marie, 
baron  de  Beauffort; 

3.°  Anne-Eulalie- Agathe  le  Clerc  de  Juigné,  née 
le  6  février  1801. 

SECONDE  BRANCHE. 

XVI.  Léon-Marguerite  le  Clerc,  baron  de  Juigné, 
né  au  mois  de  mars  1733,  quatrième  fils  de  Samuel- 
Jacques  le  C.erc,  et  de  Marie-Gabrielle  le  Cirier  de 
Neufchelles,  servit  d'abord  dans  la  marine  en  qualité 
de  lieutenant  de  vaisseau,  et  ensuite  a  été  capitaine 
de  cavalerie,  en  1758;  colonel  aux  grenadiers  de 
France,  en  1762;  colonel  du  régiment  de  Soisson- 
nais,  en  juillet  1767;  brigadier  des  armées  du  Roi  le 
3  janvier  1770;  maréchal  de  camp,  le  10  mars  1780, 
mort  le  24  octobre  18 10;  a  épousé,  le  i5  mars  1769, 
Adélaïde  Olère  de  Saint -Simon -Courtomer,  fille  de 
Jean- Antoine- François  de  Saint-Simon,  vicomte 
de  Courtomer,  capitaine  -  lieutenant  des  gendarmes 
Anglais,  brigadier  des  armées  du  Roi,  et  d'Elisabeth- 
Olive-Louise  Bernard  de  Coubert;  de  ce  mariage  sont 
issus  : 

i.°  Jacques-Gabriel  Olivier,  né  le  19  novembre 
1769,  marié  le....  avril  1795,  à  demoiselle 
Etiennctte  -  Aulède -Sophie  Fevret  de  Saint - 
Memin,  fille  de  M.  Charles-Bénigne  Fevret  de 
Saint-Memin,  et  darne  Octavie  de  Moncaut; 
de  ce  mariage  est  né  le  17  janvier  ij36  : 
Raoul-Léon-Victor  le  Clerc  de  Juigné; 


86  DE  CHEVERUE. 

2.°.  Charles-Etienne  Olivier,  né  le  3o  juillet  1776, 
chevalier  de  Malte  de  minorité,  veuf  d'Andrée- 
Louise-Aimée  Thiboutot,  fille  de  Jean-Baptiste- 
Léon,  marquis  de  Thiboutot,  et  de  Jeanne- 
Françoise  -  Rose  de  Thieuville,  fille  d'Hervé - 
Charles-François,  marquis  de  Thieuville,  dont 
une  fille; 

3.°  Antoine-Éléonore-Victor,  né  le  17  août  1783, 
sous-préfet  de  Blois,  d'Autun,  et  a  épousé  de- 
moiselle Natalie  de  Grimoard  Beauvoir  du  Roure 
de  Beaumont-Brison; 

4.0  Elisabeth -Olive- Éléonore,  née  le  14  février 
.1773,  chanoinesse  du  chapitre  de  Bourbourg,  est 
morte  sans  alliance  le  19  mai   i8o3; 

5.°    Charlotte-Justine-Louise,    née    le    8  septembre 

*777;  ; 

6.°  Pauline-Jeanne  -Henriette,  née  le  1 5  octobre 
1778,  mariée  à  Edouard- Victurnien  -  Charles - 
René  Colbert,  comte  de  Maulévrier,  maréchal 
des  camps  et  armées  du  Roi,  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint-Louis; 

7.0  Charlotte-Louise,  née  le  9  septembre  1781; 

8.°Élisabeth- Olive- Félicité,  née  le  9  septembre 
1784,  mariée  le  14  avril  181 6,  à  Scipion  de 
Grimoard  Beauvoir  du  Roure  de  Beaumont- 
Brison,  marquis  du  Roure; 

9.0  Étiennette-Justine-Paule,  née  le  6  juin  1786, 
morte  sans  alliance,  le  2  mars  1804. 

Armes:  d'argent,  à  la  croix  de  gueules,  bardée, 
engrêlée  de  sable,  cantonnée  de  quatre  aiglettes  du 
même,  becquées  et  onglées  ou  parées  de  gueules.  Cimier  : 
un  coq  essorant.  Devise:  Ad  alta.  Cri:  Battons  et  abat- 
ions.  La  croix  vient  du  tems  des  croisades. 


DE  CHEVERUE,  maison  ancienne  originaire  de 
Bretagne,  qui  s'est  répandue  dans  TAnjou,  le  Maine  et 
la  Normandie,  et  qui  compte  parmi  les  nombreuses  pos- 
sessions qu'elle  a  eues,  les  terres  et  seigneuries  de  Che- 
vérûe,   d'Aigrefeuille,   de  Launay,   de  la  Lande,  d'Orvaux, 


DE  CHEVÉRUE.  87 

de  la  Guihaudière,^  de  la  Haussière ,  de  Gobertière,  du 
Theil  ,  de  Chemans  ,  du  Mesnil-Tanné  ,  de  *la  Souvar- 
dière,  du  Saussoy,  d'Annoville,  de  Condé,  du  Touchet, 
du  Mesniltove  et  de  Bellefontaine.  Elle  a  fait  ses  preuves, 
pour  les  honneurs  de  la  cour,  pardevant  M.  Chérin,  gé- 
néalogiste du  cabinet  des  ordres  du  Roi. 

L'orthographe  du  nom  de  Chevérue  a  considéra- 
blement varie,  selon  les  tems  et  les  lieux  ;  on  le  trouve 
indifféremment  écrit  dans  les  titres,  Ch?vérùe ,  Chefriie, 
Chevreulle,  Chevruel,  de  la  Chevérue,  de  Chevereue,  Che- 
vreux,  Chepvreux  (1),  Chevreux,  Cheveru,  Chevrue,  de 
Chevrust  et  même  de  Chevrux,  mais  plus  particulière- 
ment Chevérue,  comme  cette  maison  l'écrit  encore  de 
nos  jours. 

Roger  de  Chevreulle  ,  fut  du  nombre  des  seigneurs 
qui  défendirent  la  tour  de  Dol,  en  11 73,  assiége'e  par 
Henri  II,  roi  d'Angleterre  (2),  et  il  fut  fait  prisonnier 
avec  tous  les  autres  chevaliers  et  écuyers,  ses  frères 
d'armes. 

Renulphe  Chevrel,  est  nommé,  avec  la  qualité  de 
Dominus,  dans  un  compte  rendu  au  duc  de  Bretagne  (3), 
par  Jean  le  Roux,  le  jour  de  l'Epiphanie,  au  mois  de 
mars  1267. 

On  trouve  un  seig-neur  de  Chevérue,  dans  la  montre 
des  gentilshommes  et  chevaliers  croisés  ,  sous  saint 
Louis. 

Nicolas  Chevreul ,  chevalier ,  est  compris  ,  avec  cette 
qualité,  au  nombre  des  gentilshommes  de  l'évèché 
d  Evreux,  dans  un  compte  rendu  à  la  chambre  des 
comptes  de  Paris,  en  1254,  et  fini  en  i33o. 

Un  Chevérue  était  en  i3o3,  chevalier  templier  des 
non-conformistes  ,  il  reçut  de  Philippe-le-Bel  ,  une 
somme  de  trente  livres. 

François  de  Chevérue,  est  nommé  parmi  les  écuyers 
de   Pierre,    duc    de  Bretagne,  dans  un  compte  de  Raoul 


(1)  Selon    M.   d'Hozier,  dans   le  IVe    registre   de  l'Armoriai, 
article  Pluvié,  pag.  3. 

(2)  Mémoires  pour  servir  de  preuves  à  l'histoire  de  Bretagne, 
par  dom  Morice,  tome  I,  col.  1007. 

(3)  Histoire    de    Bretagne,    par    dom    Lobineau,    tome    I, 
page  992. 


88  DE   CHKVÉRUE. 

de  Launay  (i)  ,  trésorier  du  domaine  de  ce  prince, 
commençant  le  17  décembre  145 1  et  terminé  au  mois 
de  décembre  1452.  Il  est  encore  nommé,  pour  la  somme 
de  vingt  livres  de  ses  gages  d'écuyer  du  duc  ,  dans  un 
autre  compte  du  même  Raoul  de  Launay  (2)  ,  terminé 
le  dernier  novembre  1453  ,  et  enfin  ,  dans  l'extrait  des 
troisième  et  quatrième  comptes  de  Guillaume  Rogier  (3), 
des  années  1453  ,  1454  et  1455.  11  obtint  des  lettres 
d'état,  scellées  à  Nantes,  le  14  décembre  1457.  Il  paraît, 
avec  deux  archers  sous  sa  charge,  dans  le  rôle  des  gentils- 
hommes, hommes  d'armes  et  archers,  commis  à  la  garde 
de  Clisson  (4),  par  ordonnance  du  duc  de  Bretagne, 
depuis  le  16  octobre  1464  ,  jusqu'au  premier  janvier 
suivant. 

Guillemette  de  Chefrùe,  veuve  de  Guillaume  des  Rames, 
sieur  de  Breil,  plaidait,  le  vendredi  17  novembre  1452, 
contre  Guillaume  des  Rames  (5),  sieur  de  Launay. 

François  de  Chevérùe ,  fut  du  nombre  des  seigneurs  à 
qui  le  duc  de  Bretagne  donna  un  passeport,  en  1428, 
adressé  aux  princes  et  seigneurs  de  la  loi  de  Mahomet, 
pour  le  voyage  que  ces  gentilshommes  firent  à  Jéru- 
salem (6).  Ce  seigneur  épousa  Jeanne  de  Coetlogon.  La 
filiation  suivie  de  cette   maison,  remonte  à  : 

I.  Pierre  de  Chevérùe,  Ier  du  nom,  chevalier,  qui 
fut  présent  à  une  montre  de  nobles  de  la  province  de 
Normandie,  faite  en  1 347,  sous  l'autorité  de  Godefroy  de 
Harcourt  (7),  par  Robert  de  Thibouville,  chevalier.  Pierre 
de  Chevérùe  fut  tué  à  la  la  bataille  de  Poitiers,  en  i368, 
commandant  cinquante  hommes  d'armes  ,  et  laissa  ,  de 
Gabrielle  de  Mauny,  son  épouse,  entr'autres  enfants  : 

IL  Jacques  de  Chevérùe,  Ier  du  nom,  chevalier, 
marié  avec    Marie    Choppin.    De   ce   mariage    est     issu  : 


(1)  Mémoires  pour  servir  de  preuves  à  l'Hist.  de  Bretagne, 
tom.  II,  col.  1604. 

(2)  Ibid.  colonne  1628. 

(3)  Ibid.  colonnes  1645  et  1689. 
(4.)  Ibid.  tom.  III,  colonne  120. 

(5)  Ibid.  tom.  II,  colonne  161 5. 

(6)  Histoire  de    Bretagne,  par   dom  Lobineau,  t.   II,  p.  65. 

(7)  Histoire   de   la   maison  d'Harcourt,   par  la  Roque,   t.  II, 
page  1686. 


DE  CHEVÉRUE.  89 

III.  Jean  de  Chevérue  ,  Ier  du  nom,  chevalier,  sei- 
gneur de  la  Chevérue,  de  Launay  et  autres  lieux,  qui 
lit  hommage  de  sa  terre  de  Launay ,  le  mercredi  après 
la  Saint-Martin  d'hiver  1402,  et  en  rendit  aveu  le 
14  juin  1414.  Il  avait  épousé,  par  contrat  du  19  mai 
1407,  demoiselle  Jeanne  d'Orvaux,  dame  de  la  Lande, 
fille  aînée  de  Jean  d'Orvaux,  écuyer,  seigneur  d'Orvaux. 
Il  fit  un  accord,  le  18  décembre  1428,  avec  mescire  Jean 
d'Orvaux,  son  beau-frère,  sur  quelques  différends  sur- 
venus entre  eux,  et  fut  compris,  pour  son  hébergement 
et  domaine  de  Launay ,  dans  la  réformation  des  feux 
de  la  paroisse  de  Vallex,  évêché  de  Nantes,  faite  le 
10  avril  1430,  parles  commissaires  de  Bretagne,  duquel 
hébergement  et  domaine,  était  métayer,  Guillaume 
Esveillard  (t).  Il  laissa  de  son  mariage  : 

IV  .  Pierre  de  Chevérue  ,  IIe  du  nom  ,  chevalier  , 
seigneur  de  la  Lande  et  de  la  Fourmillonière,  en  la  pa- 
roisse de  Saint-Aubin-du-Pavoil ,  au  diocèse  d'Anjou, 
ainsi  qualifié  dans  son  contrat  de  mariage,  accordé,  le 
4  septembre  1458  ,  avec  Jeanne  de  Cadoré  ,  fille  de 
noble  Guillaume  de  Cadoré,  seigneur  de  Cerisay,  lequel 
s'obligea,  tant  en  son  nom ,  qu'en  celui  de  noble  écuyer 
Guillaume  de  Cadoré,  son  fils  aîné  et  héritier  principal, 
de  délivrer  à  sa  fille ,  en  faveur  de  son  mariage ,  des 
héritages  nobles ,  jusqu'à  la  valeur  de  trois  cents  écus 
d'or  du  poids  de  France.  Il  mourut  avant  le  6  janvier 
1496,  et  sa  veuve  ne  vivait  plus  le  22  novembre  i5i8. 
Leurs  enfants  furent  : 

i.°  Maurice,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Jean,  qui  fonde  la   seconde   branche,    rapportée 

ci-après  ; 
3.°  Guillaume,   écuyer,  seigneur  de  la  Dorionnaye; 
4.0  Jean  ,    le  jeune  ,  auquel  son   frère  aîné  donna 

procuration,    pour,  en  son  nom,  prendre  la  part 

qui  pouvait  lui  appartenir  des  héritages  nobles  de 

la  succession  de  ses  père  et  mère. 

V.   Maurice    de    Chevérue,     écuyer,    seigneur    de    la 


(1)  Expédition  de  la  chambre  des  comptes  de  Bretagne, 
signé  Bernard  de  la  Picaudière,  secrétaire  auditeur  de  ladite 
chambre. 


g0  DE  CHEVERUE. 

Lande,  partagea,  le  14  décembre  1 491,  avec  Guillaume 
de  Chevérûe ,  son  frère  puîné ,  et  lui  céda  le  lieu  de  la 
Dorionnaye,  pour  en  jouir  sa  vie  durant,  et  l'exploiter 
ainsi  que  puisne^  de  nobles  avoient  coustume  défaire.  Il 
mourut  le  22  novembre  i5i8,  et  eut  de  son  mariage 
avec  Marguerite  Goueau ,  morte  avant  le  20  novembre 
i525  : 

1 .°  Olivier  de  Chevérûe  ,  seigneur  de  la  Lande , 
marié,  i.°  avant  le  18  mai  1 5  r 8,  avec  Michelle  le 
Vayer;  2.0  avec  Guillemine  Provoust,  veuve  peu 
de  temps  avant  le  3o  novembre  i525  ; 

2.0  Pierre,  dont  l'article  suit; 

3.°  Jeanne  de  Chevérûe. 

VI.  Pierre  de  Chevérûe,  IIIe  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur de  la  Lande,  de  Chevérûe  et  autres  lieux,  épousa 
Anne  Loriot.  Ils  ne  vivaient  plus  le  2  avril  i5y3,  date 
du  partage  de  leurs  biens  entre  leurs  enfants,  qui  furent  : 

1 .°  Jean,  qui  ne  vivait  plus  lors  de  ce  partage  ; 

2.0  Pierre,  dont  l'article  suit; 

3.°  Claude,  seigneur  de  la  Dorionnaye  ; 

4.0  Louis,  l'aîné,  qui  eut  en  partage  le  lieu  de  la 
Boutonnière  ; 

5."  Louis,  le  jeune,  qui  eut  en  partage  les  lieux 
de  la  Rivière-Berault  et  des  Fontenelles; 

6.°  Jacques,  chantre  de  l'abbaye  de  Saint-Florent- 
le-Viel; 

7.0  François,  mort  religieux  de  l'abbaye  de  Saint- 
Aubin  d'Angers; 

8.°  Anne,  morte  lors  dudit  partage,  épouse  de 
René  Cornu,  sieur  de  Rom  fort; 

g.0  Claude  de  Chevérûe,  mariée,  en  1570,  à  Jac- 
ques Simon  ,  seigneur  du  Mortier,  de  la  Rous- 
sière,  de  la  Saullaye,  etc.,  fils  de  Julien  Simon, 
seigneur  des  mêmes  lieux ,  et   d'Anne  Heaulme  ; 

io.°  Magdelaine  de  Chevérûe,  qui  eut,  pour  son 
partage,  le  fief  de  Hupes,  et  fut  alliée  à  Michel 
Veillon. 

VIL  Pierre  de  Chevérûe,  IVe  du  nom,  chevalier, 
seigneur  de  la  Lande,  de  Chevérûe,  etc.,  épousa 
Léonarde  Bauldin ,  et  mourut  avant  le  20  avril  1587, 
laissant  : 


DE  CHEVERUE.  91 

i.°  Jacques,  dont  l'article  suit; 

2.0  Charlotte  de  Chevérûe ,  mariée,  par  contrat 
du  14  novembre  1601  ,  à  Jean  de  Scépeaux  , 
chevalier ,  seigneur  de  la  Grange-Fournelière 
et  de  Beauchesne ,  second  fils  de  François  de 
Scépeaux ,  chevalier ,  seigneur  de  la  Cherbon- 
nière,  et  de  Jacquine  de  la  Touche.  Elle  était 
veuve  et  tutrice  de  Charles  et  de  François  de 
Scépeaux  (1),  ses  enfants,  le  16  mai  1624. 

VIII.  Jacques  de  Chevérûe,  ,11°  du  nom,  chevalier, 
seigneur  de  la  Lande,  est  le  dernier  de  cette  branche.  On 
ignore  s'il  a  pris  alliance.  Il  vivait  encore  le  2oavril  1587. 

SECONDE  BRANCHE. 

V.  Jean  de  Chevérûe,  IIe  du  nom ,  écuyer,  seigneur 
de  la  Haussière  et  de  la  Guibaudière,  second  fils  de  Pierre 
de  Chevérûe ,  chevalier,  seigneur  de  la  Lande,  et  de 
Jeanne  de  Cadoré,  mourut  le  12  janvier  1534.  Il  avait 
épousé,  le  2  mai  i53o,  Mathurine  de  Goué,  dont  sont 
issus  : 

1 .°  Jean,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Sébastien  de  Chevérûe,  marié  avec  Henriette  de 

Pluvié,  fille  de    Jean   de  Pluvié ,    II0  du    nom, 

seigneur  de  Kernio,  et  de  Marie  de  Botmeur; 
3.°   Françoise  de  Chevérûe,   mariée,  vers    i56o,   à 

François  Antier,  seigneur  de  Faulcy-Antier  ; 
4.0  Julienne   de   Chevérûe ,  femme  de    Symphorien 

Hamel. 

VI.  Jean  de  Chevérûe,  IIIe  du  nom,  seigneur  de 
la  Haussière  au  petit  Maine,  qualifié  noble  et  noble  homme, 
épousa,  par  contrat  du  premier  janvier  1 56 1,  noble  per- 
sonne Renée  Chupin,  fille  aînée  de  Paul  Chupin,  écuyer, 
seigneur  de  Marcillé  ,  et  de  damoiselle  Christophelette 
de  Courtarvel.  Ils  ne  vivaient  plus  le  14  février  1594, 
et  eurent  pour  enfants  : 

t.*  Jacques,  seigneur  de   la  Haussière,  qui  obtint 


(1)  Histoire  des   Grands   Officiers   de  la  Couronne,    t.  VIII, 
page  134. 


Ç)2  DE  CHEVERUE. 

du  roi  Henri  IV,  le  12  janvier  1600,  un  brevet 
par  lequel  ce  prince  lui  permit  et  à  Pierre  de 
Chevérûe ,  son  frère ,  en  considération  de  leurs 
services  ,  de  porter  l'arquebuse ,  et  d'en  tirer  et 
faire  tirer  dans  ,1'étendue  de  leurs  terres  ,  aux 
loups,  renards,  etc.  ; 

2.0  Pierre,  dont  l'article  suit  : 

3.°  Thomas  de  Chevérûe,  écuyer,  seigneur  de  la 
Blanchardière  ; 

4. •  'Jean  de  Chevériie  ,  seigneur  de  la  Gobetière, 
qui  n'eut  de  sa  femme  Marguerite  de  Lhuissière, 
qu'un  fils,  nommé  Jean,  né  le  27  juin  i638  ; 

5.°  Christophelette  de  Chevérûe,  femme,  le  19  août 
1594,  de  Jean  Hadebert,  seigneur  de  la  Girauldaye. 

VII.  Pierre  de  Chevérûe,  IIIe  du  nom,  écuyer, 
seigneur  du  Theil  et  de  la  Haussière,  partagea,  avec  ses 
frères  ef  sœur ,  les  successions  paternelle  et  maternelle  , 
le  14  février  1594  ;  ils  furent  maintenus  et  déclarés  extraits 
de  noble  race,  par  sentence  rendue  en  l'élection  du  Maine, 
le  6  juillet  1009.  Pierre  de  Chevérûe  testa  le  4  février 
1620  et  mourut  avant  le  17  mai  1628.  Il  avait  épousé, 
par  contrat  du  16  octobre  1608,  .Nicole  de  Chappe- 
delaine ,  fille  et  héritière  de  feu  noble  Joachim  de 
Chappedelaine  ,  et  de  Guionne  de  Landrepouste.  Elle  se 
remaria  avec  Pierre  de  Launay,  écuyer,  sieur  de  Cour- 
mernil.  Elle  eut  de  son  premier  mariage  : 

VIII.  François  de  Chevérûe,  Ier  du  nom,  che- 
valier, seigneur  de  la  Haussière,  qui  acheta  le  dernier 
août  1645,  de  Pierre  de  Gondi,  duc  de  Retz,  la  terre 
et  seigneurie  du  Vaux-de-Glaine  ;  acquit  ,  en  outre  la 
terre  de  la  Gelousière  ,  le  22  novembre  1657;  fit  son 
testament  le  premier  janvier  i63i,  dans  lequel  il  déclare 
qu'il  veut  être  enterré  dans  l'église  de  Louvigny,  sous 
son  tombeau,  et  mourut  le  14  mars  1661.  Il  avait  épousé, 
par  traité  sous  seings-privés  du  17  mai  1628,  rédigé  en 
forme  publique  ,  le  29  novembre  suivant  ,  Anne  de 
Méaulne,  fille  de  messire  René  de  Méaulne  ,  chevalier, 
seigneur  de  la  Touche  ,  de  Maigné-ie- Vicomte  ,  et  de 
feu  Jacqueline,  aliàs,  Catherine  de  Sarcé.  Leurs  enfants 
furent  : 

1  :•  François,  dont  l'article  suit; 
2.0  Marguerite  de  Chevérûe, 


DE  GHEVÉRUE.  93 

IX.  François  de  Chevérue,  IIe  du  nom,  chevalier, 
seigneur  de  la  Haussière  et  patron  de  Mesniltove,  épousa, 
i.°,le2  mai  1666,  Jeanne  de  Poilvilain,  fille  de  Jean 
de  Poilvilain,  seigneur  et  patron  des  Cresnays,  vicomte 
de  Moi-tain,  et  de  Suzanne  des  Landes;  20.  ,  par  contrat 
du  3o  décembre  1681  ,  Magdelaine  d'Auray,  fille  de 
Pierre  d'Auray,  seigneur  et  baron  de  Saint-Poix,  de 
Montjoie,  de  Beauficel  et  du  Mesnil-Gilbert,  conseiller 
du  Roi  en  ses  conseils,  bailli  et  lieutenant-général  au 
bailliage  de  Mortain  et  de  Louise  le  Breton.  Il  mourut 
le  8  juin    1707,   laissant: 

Du  premier  lit: 

i.°  Georges-François,  dont  l'article  suit  ; 

Du  second  lit  : 

2.0     Pierre- François    de    Chevérue,   prêtre  et  cha- 
noine de  l'église  collégiale  de   Mortain. 

X.  Georges- François  de  Chevérue,  chevalier,  sei- 
gneur de  la  Haussière,  conseiller  du  Roi,  vicomte  de 
Mortain,  né  le  premier  octobre  1671,  servit  au  ban 
de  la  noblesse  du  bailliage  de  Mortain,  en  1703,  suivant 
un  certificat  que  lui  donna,  le  19  septembre  de  la  même 
année,  M.  de  Matignon,  lieutenant-général  pour  le  Roi 
en  Normandie,  et  fut  maintenu  dans  sa  noblesse,  par 
ordonnance  de  M.  Guynet  d'Artheil,  intendant  de  la 
généralité  de  Caen,  du  11  février  17 16.  Dans  l'inventaire 
que  Georges-François  de  Chevérue  lui  présenta  à  cet 
effet,  il  déclara  «  qu'il  reconnaissait  pour  branche  aînée 
»  de  sa  famille,  Louis  et  Jean  de  Chevérue,  écuyers, 
»  demeurant  en  Anjou,  dont  l'aîné  de  ladite  branche 
»  demeurait  dans  la  ville  d'Angers  et  était  marié  ».  Il 
avait  épousé,  par  contrat  du  19  mai  1702,  Elisabeth  des 
Près,  fille  et  unique  héritière  de  Jean  des  Près,  écuyer 
et  de  Jacqueline  Hadibert,  alors  remariée  à  Julien  de 
la  Roque,  seigneur  et  patron  de  Bernières.  Leurs  enfants 
furent  : 

i.°  Julien-Charles-Georges,  qui  suit  ; 

2.0   N...    de    Chevérue,    femme  de    Samson-Claude 

de  Saint-Germain,  seigneur  de  Parigny  ; 
3.°  Trois  autres  enfants,  morts  en  bas  âge. 

XL     Julien- Charles- Georges  de  Chevérue,    chevalier, 


g4  DE  CHEVERUE. 

marquis  de  Mesniltove,  seigneur  et  patron  de  Belle- 
fontaine  et  autres  lieux,  né  au  mois  de  novembre  17 17; 
sous-lieutenant  dans  le  régiment  des  Gardes-Françaises; 
obtint,  au  mois  d  octobre  1772,  des  lettres-patentes  du 
roi  Louis  XV,  datées  de  Fontainebleau,  portant  érection 
en  marquisat,  sous  le  nom  de  marquisat  de  Mesniltove, 
des  fiefs  de  Haubert  du  Mesniltove  et  de  Bellefontaine, 
pour  en  jouir  en  pleine  propriété,  lui,  ses  hoirs  et  hé- 
ritiers ou  ayants-cause,  et  que  lui,  ses  descendants  et 
successeurs  aux  nom  et  armes  de  Chevérùe,  prennent  le 
titre  de  marquis  et  jouissent  des  mêmes  honneurs, 
séances  et  autorités  dont  jouissent  les  autres  marquis  du 
royaume,  etc.,  etc.  Il  épousa  par  contrat  du  11  février 
174D,  noble  demoiselle  Françoise  -  Marie-  Antoinette- 
Geneviève  de  la  Rocque,  fille  unique  de  messire  Am- 
toine  Bernard  de  la  Rocque,  chevalier  de  l'ordre  royal 
et  militaire  de  Saint-Louis ,  mestre-de-camp  de  cava- 
lerie, et  de  Dame  Jeanne-Françoise  des  Landes.  De  ce 
mariage  est  issu  : 

XII.  Georges-François  Félix,  marquis  de  Chevérùe, 
né  à  Mortain,  le  23  janvier  1746;  capitaine  au  régiment 
de  Noailles,  dragons  ;  seigneur  et  patron  de  Cerisy, 
de  Saussey,  d'Annoville,  de  Condé  et  de  Bellefontaine; 
châtelain  de  Touchet,  etc.,  etc.;  marié,  le  7  janvier 
1778,  avec  haute  et  puissante  dame  Jacqueline-Fran- 
çoise-Elisabeth Richier  de  Cerisy.  Il  est  en  possession 
d'une  lettre  de  M.  Chérin,  généalogiste  du  cabinet  des 
ordres  du  Roi,  ainsi  conçue  : 

«  Monsieur  le  Comte, 

»  Les  preuves  que  vous  avez  faites  devant  moi  au  ca- 
»  binet  de  l'ordre  du  Saint-Esprit,  vous  rendent  sus- 
»  ceptible  de  monter  dans  les  carrosses  de  Sa  Majesté, 
■  et  de  la  suivre  à  la  chasse,  ainsi  que  l'atteste  le  cer- 
»  tificat  que  j'ai  eu  l'honneur  de  vous  remettre. 

»  Ces  mêmes  preuves  ne  vous  rendent  pas  moins 
»  susceptible  de  l'ordre  de  Saint-Lazare,  dans  le  cas 
»  où  Monsieur,  grand-maître,  vous  désignerait  pour 
»  en  porter  les  marques,  puisque  votre  noblesse  est 
»  ancienne,  pure  et  militaire. 

»  Je  suis,  avec  un  attachement  respectueux,  Monsieur 
»  le  Comte,  votre,  etc.  Signé  Chérin. 


DE  FELETS.  95 

M.  le  marquis  de  Chevérûe  versa  dans  la  caisse  de 
Leurs  Altesses  Royales,  la  somme  de  77,820  livres, 
produit  d'une  somme  de  cent  mille  livres,  qu'il  avait 
en  assignats,  qu'il  réalisa  à  ses  frais,  et  déclara  prêter, 
sans  intérêts,  ladite  somme,  pour  être  employée  à  la 
délivrance  du  Roi,  et  au  rétablissement  de  la  monarchie, 
et  en  reçut  une  reconnaissance  de  Leurs  Altesses  Royales, 
datée  de  Schonbornslust ,  le  premier  octobre  1791, 
signée  Louis-Stanislas-Xavier  et  Charles-Philippe. 

Il  a  été  nommé,  le  18  février  1792,  par  Monsieur, 
aujourd'hui  Sa  Majesté  Louis  XVIII,  et  monseigneur 
le  comte  d'Artois,  officier  supérieur  dans  les  brigades 
nobles  réunies  des  ci-devant  gendarmes  et  chevau- 
légers  de  la  garde  du  Roi  ;  puis  colonel  en  second  des 
chasseurs  étrangers  de  Polignac;  fit,  en  cette  qualité, 
la  campagne  de  1792,  sous  les  ordres  de  Leurs  Altesses 
Royales,  qui  ont  daigné  lui  donner  les  certificats  les 
plus  recommandables,  comme  les  plus  flatteurs  de  ses 
services  et  de  sa  conduite,  dont  il  est  possesseur.  Il 
est  aujourd'hui  colonel,  prévôt  de  la  cour  prévôtale  de 
la  Manche,  chevalier  de  Tordre  royal  et  militaire  de 
Saint-Louis. 

Armes  :  ce  gueules,  à  trois  têtes  de  chèvre  arrachées 
d'argent. 


FELETZ  ou  FELETS.  Cette  maison,  orginaire  de  la 
province  du  Périgord,  est  distinguée  par  son  ancienneté, 
ses  services  et  ses  alliances.  Elle  est  connue  depuis  le  com- 
mencement du  douzième  siècle.  On  lit  dans  le  Gallia 
Christiana,  tom  .2,  pag.  202,  qu'Archambault  et  Adhémar 
de  Felets,  frères,  Pierre  et  Aimeri  de  Felets  concoururent, 
par  leurs  bienfaits,  à  la  fondation  de  l'abbaye  de  Dalon, 
diocèse  de  Limoges,  l'an  1 1 14.  Geofroy,  prieur  de  Vigeois, 
qui  écrivait  en  1 1 84,  fait  mention,  dans  sa  Chronique, 
d'un  Archambault  de  Felets.  Plusieurs  autres  individus  de 
la  même  famille,  dont  quelques-uns  sont  décorés  de  la 
chevalerie,  vivaient  dans  le  même  siècle  et  au  commen- 
cement du  suivant.  On  trouve  dans  cette  même  Chronique 
continuée,  Pierre  de  Felets,  chevalier,  en  1208,  Ar- 
chambault de  Felets,  aussi  chevalier,  en    1220,   i23o,   etc. 

Cette    maison   a   produit   plusieurs  hommes    distingués 


96  DE  FELETS. 

dans  l'église  et  dans  l'état.  Hugues  de  Felets  était  évèquede 
Saintes,  dès  l'an  i25o;  Guillaume  était  prieur  de  Tour- 
toirac,  en  1340;  Geoffroy  de  Felets,  chevalier,  donna 
quittance  au  trésorier  des  guerres,  de  la  somme  de  7  livres 
tournois,  pour  sa  solde  et  celle  des  gendarmes  de  sa 
compagnie,  le  20  mai  1340.  Pierre  de  Felets  servait  en 
qualité  de  brigantinier,  sous  le  seigneur  d'Albret,  et  fut 
reçu,  en  cette  qualité,  à  la  montre  de  Sarjac,  en  1470. 
François  de  Felets,  seigneur  de  Felets  et  de  la  Doradie, 
était  chevalier  de  l'ordre  du  Roi,  sous  le  règne  de  Henri  II. 
Cette  maison  a  contracté,  dans  tous  les  tems,  de  bonnes 
alliances.  Archambault  de  Felets,  épousa,  vers  la  fin  du 
douzième  siècle,  Agnès  Hélie,  de  la  maison  de  Pompa- 
dour  :  Aimeric  de  Felets,  s'unit,  avant  l'année  1294, 
avec  Raimonde  de  Rouffignac,  fille  d'Adhémar  de  Rouf- 
fignac,  chevalier;  Jeanne  de  Felets,  s'allia,  en  1375, 
avec  Boson  de  Chamberlhac,  qui  était  de  la  même  famille 
que  Jean  de  Chamberlhac,  seigneur  de  Sauzet,  en  Pé- 
rigord,  chambellan  du  Roi  et  général  des  galères  de 
France,  sous  Charles  VI.  Les  autres  alliances  de  la  maison 
de  Felets.  sont  avec  celles  de  Badefol,  de  Bruchard,  de 
la  Caraulie,  de  Carbonnières,  de  Chabrol,  de  Fars,  de 
Foucauld  de  Lardimalie,  d'Hautefort,  de  Lestrade,  de 
Rouffignac,  etc. 

Les  personnes  existantes  de  cette  famille,  sont  dans 
la  branche  aînée  : 

Dominique- François,  baron  de  Felets,  né  en  1753, 
ancien  mousquetaire,  chevalier  de  Saint-Louis; 

Jean-Marc  de  Felets,  né  en  1755,  ancien  page  de 
Monsieur,  aujourd'hui,  roi  de  France,  ancien  capitaine 
de  carabiniers,  chevalier  de  Saint-Louis; 

Et  dans  la  branche  cadette  : 

Etienne  de  Felets,  né  en  1741,  et  ses  deux  fils: 

Charles  -  Marie,      abbé     de      Felets,     conservateur    de 

la     bibliothèque    Mazarine ,    chevalier    historiographe    de 

Tordre  d'Hohenlohe; 

Jean-François  de  Felets,  ancien  officier  au  régiment 
du   Perche,  chevalier  de  Saint-Louis. 

Armes:  d'argent,  au  lion  couronné  de  gueules;  à  la 
bordure  d'azur,  chargée  de  8  besants  du  champ.  Cou- 
ronne de  comte. 


DE    LESPINASSE-LANGEAC.  qj 


DE  LESPI NASSE,  maison  des  plus  anciennes  et  des 
plus  illustres  du  royaume,  qui  tire  son  nom  d'une  terre 
située  en  Bourgogne,  aux  frontières  du  Forez,  et  qui  s'est 
répandue  dans  les  provinces  d'Auvergne,  de  Nivernais, 
de  Bourbonnais ,  de  Champagne ,  etc  .  Elle  n'est  pas 
moins  distinguée  par  ses  services  militaires  que  par  les 
belles  alliances  qu'elle  a  contractées  avec  les  maisons  ko 
plus  considérables  ,  par  lesquelles  elle  a  l'honneur  d'ap- 
partenir à  une  branche  de  la  maison  royale  de  France.  On 
compte,  parmi  les  comtes  de  Brioude  qu'elle  a  donnés, 
Guillaume,  Hugues,  Louis  et  Pons  de  Lespinasse  ,  en 
1200;  Bertrand,  en  1282;  Pons  et  Willelmo,  en  1287; 
Drogon  de  Lespinasse,  comte  de  Brioude,  fut  témoin  à 
un  acte  de  vente  du  jour  de  Saint-Jean  et  Saint-Paul  , 
l'an  1247.  Elle  était  partagée,  dès  le  commencement  du 
XIIe  siècle,  en  diverses  branches,  dont  une,  connue  sous 
le  nom  des  seigneurs  de  Saint-André,  a  fourni  un  grand 
nombre  de  chanoines  comtes  de  Lyon,  entr'autres  Guil- 
laume de  Lespinasse,  en  1341,  et  Guichard  de  Lespinasse 
en  1349,  prévôt  en  1374,  et  doyen  en  1399;  cette  bran- 
che s'est  éteinte  vers  l'an  i38o,  dans  la  personne  de  Hugues 
de  Lespinasse,  chevalier,  seigneur  de  Saint-André  près 
Rouenne ,  dont  la  fille  unique ,  Alix  de  Lespinasse  , 
héritière  de  la  terre  de  Saint-André  ,  épousa  Guillaume 
d'Albon  Ier  du  nom,  chevalier,  seigneur  de  Saint-Forgeux 
et  de  Curis.  Il  fut  stipulé  par  son  contrat  de  mariage, 
que  le  second  fils  qui  en  proviendrait  porterait  le  nom 
et  les  armes  de  Lespinasse  (1),  et  aurait  pour  son  par- 
tage la  terre  de  Saint-André  ,  ce  qui  fut  exécuté,  Jean 
d'Albon,  second  fils  de  Guillaume,  ayant  toute  sa  vie 
porté  le  nom  de  Lespinasse.  Mais  ses  cadets,  qui  se  ren- 
dirent fameux  sous  le  nom  de  Saint-André,  reprirent 
le  nom  et  les  armes  d'Albon,  brisées  d'un  lambel  de  trois 
pièces  de  gueules,  pour  se  distinguer  de  leur  aîné,  seigneur 
de  Saint-Forgeux  et  de  Curis. 

On  trouve  une  branche  de  seigneurs  de  Saint-Léger , 
dont  était  Jean  de  Lespinasse  ,  chevalier ,  seigneur  de 
Saint-Léger  et  d'Aucize  sous  Dun-le-Roi ,  en  Bour- 
gogne ,     au    diocèse  d'Autun  .    Catherine    de    Lespinasse 


i)  Mazures  de  l'isle-Barbe,  par  le    Laboureur,  t.  II,  p.  i38. 


9g  DE    LESPINASSE-LANGEAC. 

sa  fille  unique,  dame  desdites  terres,  les  porta  dans  la 
maison  d'Aulgerolles  par  son  mariage  contracté  ,  vers 
l'an  i38o,  avec  Guillaume  d'Aulgerolles  dit  du  Vernet, 
seigneur  de  Sapolgue,  seigneurie  dont  il  avait  rendu  hom- 
mage au  comte  de  Forez,  le  21  mars  1379. 

Raoul  et  Dalmas  de  Lespinasse  furent  te'moins  de  la 
charte  d'abandon  fait  en  n  80  à  l'abbaye  de  Clugny  ,  de 
la  garde  du  prieuré  d'Ambierle  près  de  Lespinasse. 

Ponce  de  Lespinasse  était  chanoine,  comte  de  Brioude, 
en  1200.  Dans  les  cartulaires  des  comtes  de  Brioude,  il 
est  fait  mention  de  W.  de  Lespinasse,  sous  la  date 
de  1206. 

Pierre  de  Lespinasse  était  chevalier  des  Templiers  et 
commandeur  de  Celle,  qui  est  une  commanderie  con- 
sidérable près  Murât,  en  1241. 

Hugues  de  Lespinasse  était  chevalier  de  Rhodes  ,  et 
commandeur  de  Celle,  en  1327. 

Guillaume  de  Lespinasse,  Espinacia ,  était  chanoine 
comte  de  Lyon  au  mois  d'octobre  1341,  ainsi  qu'il  conste 
des  registres  capitulaires  de  ladite  église. 

Girard  de  Lespinasse,  chevalier,  était  capitaine  des  mon- 
tagnes d'Auvergne,  en  1 358. 

Louis  de  Lespinasse  était  chanoine  comte  de  Brioude, 
en  1472. 

Poncet  de  Lespinasse,  seigneur  de  Lespinasse  et  de  la 
Tour,  était  bailli,  pour  le  roi,  des  montagnes  d'Au- 
vergne, en  i5o2. 

Gilbert  de  Lespinasse  était  aussi  chanoine  comte  de 
Brioude,  en  1 658. 

I.  Eustache ,  seigneur  de  Lespinasse,  chevalier,  vi- 
vant en  1243,  eut  deux  fils  : 

i.°  Dalmas,  dont  l'article  suit; 

2.0  Jean  de  Lespinasse,  chevalier,  sire  de  la  Clayette, 
vivant  en  1 259  et  1 270,  père  de  Jean  de  Lespinasse, 
chevalier,  sire  de  la  Clayette,  qui  fut  un  des 
arbitres  choisis  pour  terminer  les  différends  élevés 
entre  le  duc  de  Bourgogne  et  Robert  évêque  de 
Châlons,  au  sujet  de  la  juridiction  et  du  droit 
qu'ils  avaient  l'un  et  l'autre  sur  les  foires  de  Châ- 
lons,  au  mois  d'avril    i3 14  (1).  Il  épousa,  vers 


(1)  Hist.  Ae  Bourgogne,  p:  363. 


DE    LESPINASSE-LANGEAC.  gg 

l'an  i  320,  Marguerite  de  Sercey,  de  laquelle  sont 
issus  : 

a.  Philippe  de  Lespinasse,  chevalier,  sire  de  la 
Clayette  en  Maçonnais  ,  et  de  plusieurs  autres 
terres  considérables,  dit  le  grand  conseiller  du 
roi  Charles  V,  qui  fit  édifier  le  château-fort  de 
la  Clayette  tel  qu'on  le  voit  aujourd'hui.  Cette 
terre  qui  a  été  érigée  en  marquisat,  était, 
en  i338,  un  moulin  qui,  par  ses  acquisi- 
tions, devint  une  grande  seigneurie.  Il  servit 
sous  Eudes,  duc  de  Bourgogne,  en  qualité 
de  chevalier  bachelier  ,  avec  deux  e'cuyers  ; 
accompagna  en  Angleterre  le  sire  de  la  Tré- 
moille  dans  la  descente  qu'y  firent  les  Fran- 
çais. En  1 340,  le  roi  le  chargea  d'aller  faire 
rompre  les  chaussées  des  étangs  de  Rue,  pour 
la  conservation  du  Ponthieu.  Il  fut  constitué 
par  Gui  de  Bourbon,  son  procureur,  en  1346 
pour  rendre  au  roi  la  foi  et  hommage 
du  château  de  Montpensier;  il  lui  associa, 
pour  rendre  conjointement  cet  hommage, 
Robert  Dauphin,  Giraud  de  Bourbon,  Hu- 
gues Dauphin,  Guillaume  et  Jean  de  Bour- 
bon. Jean  ,  comte  de  Poitiers ,  depuis  duc 
de  Berri,  fils  du  roi,  et  son  lieutenant  dans 
le  Languedoc ,  le  retint  pour  son  conseil 
secret,  le  i5  décembre  i35j  (1).  Il  lui 
donne  un  chevalier   pour  sa  suite,   avec  trois 


(i)  Ordonnance  de  Jean,  fils  de  France,  comte  de  Poitiers, 
par  laquelle  il  retient  de  son  secret  conseil,  de  ses  draps  et  de 
son  hôtel,  son  amé  chevalier  messire  de  Philibert  de  Lespinasse, 
seigneur  de  la  Clayette,  pour  sa  bonne  renommée,  les  bons  et 
agréables  services  qu'il  peut  lui  faire:  il  lui  donne  1200  mou- 
tons du  coing  du  roi,  et  qu'il  soit  défrayé  de  tous  ses  dépens, 
tant  qu'il  sera  en  sa  compagnie,  et  lorsqu'il  sera  employé  ail- 
leurs à  son  service,  avec  chevaux  petits,  et  grands,  et  aura  un 
chevalier  son  compagnon  au  temps  de  guerre....  chevaux  et  son 
compagnon  à  sept  chevaux....  et  pour  lui  deux  écuyers  et  un 
pour  son  compagnon,   et   ledit  Philibert  doit  servir  ledit  "prince 

devant le  roi  de  France,  mons.  le  duc  de   Normandie,  notre 

frère  le  duc  de  Bourgogne,  et  nos  amés  cousins  le  duc  de 
Bourbon....  comte  de  la  Marche  et  de  Ponthieu....  Donné  en 
présence  de  notre  chevalier  et  amé....  chevalier  le  seigneur  de 


DE  LESPINASSE-LANGEAC. 

écuyers  ,  deux  pages ,  et  sept  chevaux  en 
tems  de  paix;  dans  la  guerre  cet  état  était 
doublé.  Il  souscrivit,  le  17  juin  1 358,  le 
traité  conclu  entre  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne ,  et  Amé  ,  conte  de  Savoie  (1).  Il 
était  chef  d'une  compagnie  de  gens  d'armes 
au  service  du  duc  de  Bourgogne,  suivant  la 
montre  qui  en  fut  faite  le  10  janvier  précé- 
dent (2).  Il  fut  témoin,  en  1 371,  au  con- 
trat de  mariage  de  Louis,  duc  de  Bourbon, 
avec  Anne,  fille  de  Beraud-Dauphin.  Il  assista 
comme  conseiller  du  roi ,  aux  procédures 
qu'on  instruisit  au  parlement  et  à  la  tour  du 
Temple  ,  contre  les  domestiques  du  roi  de 
Navarre ,  accusés  d'avoir  été  agents  de  ce 
méchant  prince  ,  pour  empoisonner  le  roi 
Charles  V.  En  1375,  il  fut  un  des  plénipo- 
tentiaires envoyés  à  Bruges,  pour  la  trêve  que 
l'on  conclut  avec  le  roi  d'Angleterre.  Il  fut 
encore  attaché  à  l'éducation  du  Dauphin 
en  i38o,  et  mourut  avant  l'an  1395.  Il  est 
dit  dans  un  factuni  et  dans  un  arrêt  du  par- 
lement de  Paris,  du  21  mars,  «  que  feu 
»  M.  Philibert,  Sire  de  la  Clayette  ,  fut  un 
»  homme  sage  et  prudent,  de  grant  et  noble 
»  réputation,  tant  pour  son  sens,  autorité  et 
»  noble  extraction  ;  qu'il  entra  aux  conseils 
»  des  rois  Jean,  Charles  V,  Charles  VI, 
»  servit  dans  leurs  armées,  et  qu'il  fut  élu 
»  et  nommé  avec  ^ucuns  autres  seigneurs  et 
»  notables    personnes  ,  jusqu'au    nombre  de 


Montagu,  notre  amé   écuyer   Hymbaut   du    Pesching,   et   plu- 
sieurs autres.  A  Buset,  le  i5  décembre  1 357. 

Jehan,  fils  et  lieutenant  du  roi  de  France  en  la  Langue  d'Oc, 
comte  de  Poitiers,  adresse  un  mandement  au  maître  de  la 
chambre  aux  deniers  :  «  Comme  par  nos  autres  lettres  avons 
»  retenu,  avec  nous,  et  de  notre  secret  conseil,  noire  bien 
»  amé  chevalier  messire  Philibert  de  Lespinasse,  sire  de  la 
»  Cleette,  pour  plusieurs  autres  causes  contenues  en  nos 
»  dites  lettres,  1200  moutons  d'or,  sous  le  scel  de  notre  secret. 
»  Donné  à  Buset,  le  24  avril  1 358.  Signé  Ascelin. 

(1)  Histoire  de  Bourgogne,  p.  221. 

(2)  Ibid.  p.  3o3. 


DE    LESPI;NASSE-LANGEAC  iOI 

■»  douze,  qui  furent  choisis  pour  le  gouver- 
»  nement  du  royaume,  en  1357.  »  Il  avait 
épousé,  i.°  Guiîlemette  de  Vaux  deChiseul; 
2.0  en  i38o,  Constance  de  la  Tour  d'Au- 
vergne (1),  veuve  de  Louis  de  Brosse,  sei- 
gneur de  Sainte-Sévère  et  de  Boussac  ,  et 
fille  de  Bertrand  de  la  Tour,  IIIe  du  nom, 
seigneur  de  la  Tour,  et  d'Isabelle  de  Lévis 
Mirepoix.  Elle  mourut  sans  enfants  de  ce 
dernier  mariage ,  en  1392,  et  fut  enterrée 
aux  Cordeliers  de  Clermont .  Philibert  de 
Lespi nasse  eut  de  sa  première  femme  : 

a.  Philibert  de  Lespinasse,  mané  le  l 1  fé- 
\rier  i3Ô2,  à  Blanche  le  Bouteiller  de 
Senlis,  qui,  étant  demeurée  veuve,  sans 
enfants,  se  remaria,  vers  l'an  i363,  à 
Imbault  du  Peschin.  Elle  était  fille  de 
Gui  le  Bouteiller,  IIIe  du  nom,  sei- 
gneur d'Ermenonville  et  de  Levroux , 
en  Berri,  et  de  Marie  de  Cherchemont; 

b.  Odette,  mariée  à  Jean  de  Lespinasse, 
son  parent,  de  la  branche  aînée,  che- 
valier, chambellan  du  Roi,  mort  ambas- 
sadeur en  Hongrie,  en  1399; 

c.  Marguerite  de  Lespinasse,  dame  de 
Grisy,   mariée,   i.°  à  Jean   de  Châtillon, 


(1)  Constance  de  la  Tour  était  arrière  grand-tante  de  Made- 
laine  de  la  Tour  d'Auvergne,  femme  de  Laurent  de  Médicis, 
duc  d'Urbin,  neveu  du  pape  Léon  X,  et  mère  de  Catherine 
de  Médicis,  mariée  à  Henri,  duc  d'Orléans,  fils  de  Fran- 
çois I,  depuis  roi  de  France  sous  le  nom  d'Henri  II,  mort 
en  1 589  :  et  mère  : 

i.°  de  François  II,  roi  de  France  et  d'Ecosse; 

2.0  de  Louis,  duc  d'Orléans; 

3.°  de  Charles  IX,  roi  de  France  ; 

4.0  de  Henri  III,  roi  de  France  et  de  Boulogne,  comte 
d'Auverge  ; 

5.o  de  François,  duc  d'Anjou  et  d'Alençon  ; 

6.°  d'Elisabeth,  reine  d'Espagne; 

7.0  de  Claude,  duchesse  de  Lorraine; 

8.°  de  Marguerite,  reine  de  France,  duchesse  de  Va- 
lois, comtesse   d'Auvergne,  femme   de  Henri  IV. 


I02  DE    LESPINASSE-LANGEAC. 

seigneur  de  la  Palice;  2°  à  Jean  de 
Mello,  seigneur  de  Saint-Parise,  che- 
valier, chambellan  du  Roi,  fils  de  Re- 
naud de  Mello,  seigneur  de  Saint-Parise 
et  de  Chacenay,  dont  le  fils  épousa,  le  16 
mai  1419,  Jeanne  d'Aumont,  fille  aînée 
de  haut  et  puissant  seigneur  messire 
Pierre  d'Aumont,  dit  Hutin,  seigneur 
d'Aumont,  de  Mêru  ,  etc.,  premier 
chambellan  du  Roi.  Elle  plaidait,  av«c 
son  mari,  en  1396,  contre  Hugues  et 
Philibert  de  Chantemerle; 
d.  Jeanne  de  Lespinasse,  dame  du  Fay, 
en  Nivernais,  femme,  i.°  de  Jean  de 
Chantemerle ,  chevalier;  2.0  le  jour  de 
la  Pentecôte  i365,  de  Bertrand,  111° 
du  nom,  dit  Tripier,  seigneur  de  Saint- 
Nectaire,  ou  Senneterre ,  fils  de  Gasto, 
IIIe  du  nom ,  seigneur  de  Saint-Nec- 
taire, et  d'Oudine  d'Alègre- 

B.  Guillaume ,  \  religieux    au     monastère    de 

C.  Humbert,        j  Menât; 

D.  Huguette  de   Lespinasse,    épouse    d'Élie  de 
Nyllart,  seigneur  de  Châteaubrun  ; 

3.°  Bertrand  de  Lespinasse,  marié  avec  Inde  de 
Toffailles ,  dont  entr'autres  enfants ,  Guiscarde 
de  Lespinasse,  mariée,  en  1 334,  à  Gaillard  de 
Goth ,  IIe  du  nom,  seigneur  de  Rouillac ,  de 
Pierrecave,  du  Palais,  etc.,  fils  de  Raymond- 
Arnaud  de  Goth,  des  vicomtes  de  Lomagne.  sei- 
gneur des  mêmes  lieux,  et  de  Mabille  de  Sédillac. 

II.  Dalmas,  Ier  du  nom  ,  damoiseau  ,  seigneur  de 
Lespinasse,  mourut  avant  l'an  127D.  Il  fut  père  de  : 

III.-  Raoul,  damoiseau,  seigneur  de  Lespinasse,  qui 
reconnut,  avec  Alix,  sa  femme,  tenir  en  fief  des  doyen 
et  chapitre  de  Châlons ,  tout  ce  qu'ils  possédaient  dans 
la  paroisse  de  Virey  et  de  Lessart,  excepté  quelques  por- 
tions qu'ils  tenaient  en  fief  du  duc  de  Bourgogne  (1). 
Cet  acte   de  reconnaissance,  où  il   est  dit  que,    dix   livres 


(1)  Histoire  de  Bourgogne,  tome  II,  page  363. 


DE    LESPINASSE-LANGEAC.  io3 

dijonnais   ne  valent    plus    qu'une     livre    parisis  ,    est    du 
mois  d'avril  1277.  Raoul  eut  pour  fils  : 
i.°  Dalmas,  dont  l'article. suit  : 

2.0  Eustache  de  Lespinasse,  chevalier ,  seigneur  de 
Lespinasse,  en  i323,  époque  où  il  fit  hommage 
à  Simonin,  sire  de  Sémur,  qui  allait  en  pèleri- 
nage à  Saint-Jacques.  [L'esprit  de  son  siècle  le 
rendit  poète;  il  existe  de  lui  une  romance  qui 
qui  commence  par  ces  vers  (1)  : 

«  Je  veuil  amour  servir, 
»  Et  faire  son  talent, 
»  Et  si  veuil  persuir, 
»  Tout  son  commandement  ; 
»  Car  j'ains  bien  loianmant, 
»  Sans  jamais  repentir, 
»  Celé  de  qui  désir 
»  Avoir  alègement  ». 

IV.  Dalmas  ,  IIe  du  nom  ,  chevalier  ,  seigneur  de 
Lespinasse,  qualifié  haut  et  puissant  seigneur,  monsei- 
gneur, titres  réservés  à  la  haute  noblesse  ou  à  ceux  qui 
étaient  décorés  de  la  chevalerie,  mourut  vers  l'an  i335, 
Il  avait  épousé  Marguerite  de  Saint-Bury,  dont  est  issu  : 

V.  Hugues  de  Lespinasse,    Ier  du   nom,   chevalier,  sire 


(1)  Le  goût  des  sciences,  des  lettres  et  des  arts  parait  héré- 
ditaire dans  cette  ancienne  famille. 

Le  comte  de  Lespinasse.  pair  de  France,  lieutenant-général 
des  armées  du  Roi,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de 
Saint-Louis,  grand  officier  de  la  Légion-d'Honneur,  a  laissé 
plusieurs  ouvrages  recommandables,  tels  qu'un  Traité  sur  le 
nivellement,  un  Traité  sur  la  Trigonométrie  pratique,  un  Essai 
sur  l'organisation  de  l'Artillerie,  en  manuscrits,  un  Essai  sur 
l'Architecture.  D'agréables  Poésies  de  différents  genres  ont  été 
le  délassement  de  ses  travaux  utiles. 

Son  frère  a  mérité,  par  des  tableaux  d'un  fini  précieux,  et  par 
des  écrits  estimés  sur  l'art  dans  lequel  il  excellait  d'être  ad- 
mis à  l'académie  de  peinture,  en  1786. 

M.  le  chevalier  de  Lespinasse-Langeac,  qui.  vit  encore,  s'est 
distingué  de  très-bonne  heure  par  différents  ouvrages  couronnés 
à  l'académie  française,  et  à  celle  de  Marseille,  par  un  Précis  his- 
torique sur  Christophe  Colomb,  sur  Cromwell,  et  récemment  par 
la  meilleure  traduction  en  vers  des   Bucoliques  de  Virgile. 


I04  DE  LESPINASSE-LANGEAC. 

de  Lespinasse,  qui  fut  un  des  seigneurs  du  duché  de  Bour- 
gogne, qui  s'obligèrent,  en  1 35g,  à  payer  200,000  de- 
niers d'or  au  mouton,  au  roi  d'Angleterre  (1).  Il  mourut 
vers  Tan  1 385,  laissant  entr'autres  enfants  : 

i.°  Jean  de  Lespinasse,  chevalier-bachelier,  qui 
servit  utilement  le  duc  de  Bourgogne  dans  les 
guerres  qu'il  eut  contre  les  Anglais,  ayant  sous 
sa  charge  quatre  autres  chevaliers  bacheliers  et 
soixante-cinq  écuyers  ,  dont  il  fit  la  montre  à 
Troyes,  le  3  septembre  1 385  (2).  Il  fut  destiné, 
en  1 386,  pour  servir  sur  mer,  et  passer  en  An- 
gleterre, avec  sa  compagnie,  sur  une  flotte  nom- 
breuse que  le  duc  de  Bourgogne  s'engagea  à  faire 
équiper  à  l'Ecluse,  ville  de  Flandre,  sous  la  con- 
duite de  Jean  de  Vienne,  amiral  de  France.  11 
mourut  à  la  guerre  de  Hongrie,  en  1396,  sans 
enfants  d'Odette  de  Lespinasse,  sa  cousine,  fille 
de  Philibert,  seigneur  de  la  Clayette,  ainsi  qu'il 
a  été  remarqué  plus  haut; 

2.0  Philibert,  dont  l'article  suit  : 

i.*  Catherine  de  Lespinasse,  dame  de  Vautounot, 
qualifiée  noble  dame,  dans  un  accord  qu'elle  fît, 
le  lundi  après  la  fête  de  l'ascension  de  Notre  Sei- 
gneur, 1409,  avec  Jean  Pitois  de  Monthelon, 
écuyer,  seigneur  de  Couchey,  en  Bourgogne  ; 

4.0  Marie  de  Lespinasse,  mariée,  en  1 365,  à  Jean, 
seigneur  de  la  Guiche  ,  en  Maçonnais  ,  fils  de 
"Guillaume,  seigneur  de  la  Guiche,  et  d'Isabeau, 
dame  de  Nanton  (3).  Elle  vivait  encore  en  141 3,  et 
fut  la  quatrième  aïeule  de  Philibert,  seigneur  de  la 
Guiche  et  de  Chaumont  ,  grand-maître  de  l'ar- 
tillerie de  France  ;  et  la  sixième  aïeule  de  François 
de  la  Guiche  ,  seigneur  de  Saint-Géran  ,  ma- 
réchal de  France  ; 

5.°  Isabeau  de  Lespinasse,  qui  épousa  Guichard  de 
Montigny,  IVe  du  nom,  chevalier,  seigneur  de 
Montigny   (4)  ,  fils  de  Henri  ,  chevalier  ,  seigneur 


(1)  Histoire  de  Bourgogne,  tome  II,  page  23o. 

(2)  Ibid.  tome  III,  page  88. 

(3)  Histoire  des  Grands   Officiers  de   la   Couronne,  t.   VIII, 
page  442. 

(4)  Mazures  de  l'Isle-Barbe,  tome  II,  page  444. 


DE   LESPINASSE-LANGEAC.  I05 

de  Montigny,  et  d'Isabeau  d'Anton  de  Gordans. 
Elle  plaidait,  avec  son  mari,  en  1 367,  contre 
Isabeau  de  Damas  (1),  dame  de  Cousan,  et  Erard 
de  Crux,  son  mari. 

VI.  Philibert  de  Lespinasse,  surnommé  Cormoran, 
chevalier,  seigneur  de  Changy,  de  Maulevrier,  et  après 
la  mort  de  son  frère,  de  la  terre  de  Lespinasse,  fut 
présent  à  un  hommage  rendu  par  Béraud,  Dauphin  d'Au- 
vergne, à  l'abbé  de  Clugny,  en  1394.  Il  fut  constitué, 
par  acte  du  8  novembre  1424,  procureur  de  Marie  de 
Berri,  duchesse  de  Bourbon,  fille  du  Roi,  pour  traiter 
du  mariage  de  Louis  de  Bourbon,  son  fils,  avec  Jeanne, 
Dauphine,  sa  cousine,  fille  de  Béraud,  Dauphin  d'Au- 
vergne. Il  eut  entr'autres  enfants; 

1 .°  Jean,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Oudard  de  Lespinasse,  échanson  du  duc  de 
Bourgogne  (2),  en  1407  et  1409,  conseiller, 
chambellan  et  gouverneur  des  enfants  de  ce  prince, 
les  comtes  de  Nevers  et  de  Rethel.  Il  fut  envoyé, 
par  ce  prince,  en  ambassade  auprès  du  duc  de 
Berri,  en  1410  (3),  afin  d'engager  ce  duc  à 
rompre  la  ligue  de  Gien,  dont  il  était  le  chef, 
et  à  l'inviter  à  revenir  à  la  Cour; 

3.°  Louis  de  Lespinasse,  qui  épousa,  vers  1430, 
Jeanne  Dauphine,  dont  il  eut  Jean  de  Lespinasse, 
seigneur  de  Lespinasse,  marié,  vers  1450,  à  Jeanne 
de  Fricambaud  (4),  qui  le  rendit  père  de  Antoinette 
de  Lespinasse,  épouse,  vers  1470,  de  Gilbert  des 
Salles,  hls  de  Robert  des  Salles,  chevalier. 

VII.  Jean  de  Lespinasse,  Ier  du  nom,  chevalier, 
seigneur  de  Lespinasse,  de  Changy,  de  Maulevrier,  etc., 
épousa,'  en  1425,  Blanche  Dauphine,  cousine  de  Jeanne, 
femme  et  cousine  de  Louis  de  Bourbon,  morte  en  1454, 
fille  de  Béraud  Dauphin,  II0  du  nom,  seigneur  de  Saint- 
Ilpise    et    de  Combronde,   tué  à  la    bataille  d'Azincourt, 


(1)  Histoire   des  Grands  Officiers   de   la    couronne,    t.   VIII, 
page  319. 
(2]    Histoire  de  Bourgogne,  tome  III,  pages  247  et  286. 

(3)  Ibid.,  page  3o<>. 

(4)  Mazures  de  l'abbaye  de  l'Isle-Barbe,  par   le  Laboureur, 
tome  II,  page  23o. 


I06  DÉ   LESPINASSK-LANGEAC. 

en  141 5,  avec  son  père,  son  frère,  et  son  oncle,  qui  com- 
mandait Favant- garde,  sœur  et  héritière  de  Beraud 
Dauphin,  IIIe  du  nom,  issue  des  anciens  comtes  de 
Glermont,  Dauphins  d'Auvergne,  dont  la  branche  aînée 
s'éteignit  dans  le  même  tems  dans  la  maison  de  Bour- 
bon-Montpensier.  De  ce  mariage,  qui  prépara  à  ses  descen- 
dants la  gloire  d'avoir  des  parentés  avec  une  branche  de 
la  maison  royale  de  France,  sont  issus  : 

i.°  Beraud  de  Lespinasse,  chevalier,  conseiller  et 
chambellan  du  roi  Louis  XI,  qui  fut  substitué 
aux  nom,  armes  et  biens  de  sa  mère,  prit  le  nom 
de  Dauphin,  devint  seigneur  de  Saint-Ilpise  et 
de  Combronde,  fut  général  de  l'armée  que  le 
Roi  envoya  contre  le  duc  de  Bourgogne  en  1475, 
gagna  sur  les  troupes  de  ce  prince  une  bataille  près 
de  Château-Chinon,  et  mourut  en  1482,  bailli 
du  Vêlai.  Il  est  dit  dans  un  arrêt  du  parlement 
de  Paris,  du  16  janvier  1448,  que  son  père  était 
du  plus  grant  parenté  d'Auvergne,  et  sa  mère  des 
Dauphins  qui  est  bien  grande  et  ancienne  lignée.  Dans 
sa  jeunesse,  il  servit  en  Guienne  sous  le  comte  de 
Foix  avec  les  Francs-Archers  et  les  volontaires 
de  Saint-Ilpise  et  de  Combronde,  qu'il  conduisit 
par  ordre  de  son  père.  Hist .  du  Berri  par  la  Thau- 
massière,  page  710.  En  1470,  il  accompagna 
Guillaume  Cousmot,  le  comte  Dauphin  d'Au- 
vergne, son  parent,  comte  de  Comminges,  dans 
la  guerre  contre  Charles,  duc  de  Bourgogne. 
Louis  XI  lui  donna  sa  confiance  en  Auvergne,  et 
le  fit  conseiller,  chambellan  et  général  de  l'armée 
qu'il  envoya,  en  1475,  contre  Antoine  de  Luxem- 
bourg, comte  de  Roucy  son  maréchal  et  capi- 
taine général  de  son  armée;  il  avait  sous  ses 
ordres  le  ban  d'Auvergne,  celui  des  terres  du 
duc  de  Bourbon,  celui  de  Beaujolais,  et  les 
Francs-Archers  et  volontaires  de  Geoffroy  de 
Chabannes.  Il  se  conduisit  avec  toute  la  prudence 
d'un  f>rand  général,  et  battit  l'armée  du  maréchal 
de  Bourgogne,  le  21  juin  à  Château-Chinon,  près 
la  rivière  d'Yonne  en  Nivernais.  Le  comte  de  Roucy 
fut  prisonnier  du  Dauphin,  ses  héritiers  plaidè- 
rent  pour  se  faire  payer  de  la  rançon  dudit  comte 


DE    LESPINASSE-LANGEAC.  107 

de  Roucy,  qui  leur  appartenait  ;  il  y  eut  arrêt  en 
leur  faveur.  Le  24  février  149g,  les  deux  maisons 
se  réunirent  par  l'alliance  d'Antoinette  d'Am- 
boise,  petite-fille  du  Dauphin,  avec  le  prince  Louis 
de   Luxembourg,   comte  de  Roucy.   (1)   Il  avait 


(1)  Une  lettre  du  roi  Louis  XI,  signé  Louis,  et  plus  bas 
Doyat,  du  24  avril  1475,  porte  que  ce  prince  a  reçu  sa  lettre, 
et  le  remercie  d'avoir  fait  rassembler  les  nobles  d'Auvergne.  Il 
le  prie  de  partir  le  plutôt  possible,  et  lui  accorde  des  lettres 
missives  adressant  contre  le  sire  de  Montmorin.  Original. 

Une  seconde  lettre  signée  Louis,  et  plus  bas  Doyat,  adressée, 
le  20  mai  1475,  à  son  amé  et  féal  conseiller  et  chambellan,  le 
sire  de  Combronde  (Beraud  Dauphin  de  Lespinasse),  porte 
que  S.  M.  a  reçu  ses  lettres,  et  lui  dit  d'aller,  s'il  n'y  est  déjà, 
avec  le  gouverneur  de  Champagne.  Au  surplus,  ajoute  ce  prince 
en  terminant,  touchant  l'abbaye  d'Ebreuille,  M.  de  Mende 
y  a  bon  droit,  et  perdre  tems  et  dépendre  le  vôtre  à  plaidoyer, 
vous  en  vaudrez  mieux  pour  chasser  un  autre  (Pierre  de  Les- 
pinasse ,  frère  dudit  seigneur  de  Combronde,  fut  cependant 
abbé  d'Ebreuille) .  Original. 

Lettre  de  Jean  II,  duc  de  Bourbonnais,  à  M.  de  Combronde, 
faisant  mention  de  la  charge  que  le  Roi  avait  donnée  audit 
seigneur  de  Combronde,  de  conduire  les  gens  de  l'arrière-ban 
de  ses  pays  à  l'armée  qui  se  fait  pour  aller  en  Franche-Comté 
et  en  Bourgogne. 

Des  lettres  que  le  sire  de  Craon,  cousin  dudit  duc,  avait 
écrites  à  ce  prince,  qui,  par  ce  qu'il  lui  avait  mandé,  avait 
fait  crier  tous  les  gens  de  l'arrière-ban  de  son  pays  de  Bour- 
bonnais, qu'ils  eussent  à  se  trouver,  montés  et  armés,  en 
la  ville  de  Cussel,  le  1 5  avril,  pour  faire  leur  montre  et  aller 
au  service  du  Roi.  Qu'à  1a  réception  des  lettres  du  seigneur 
de  Combronde,  qu'il  avait  de  nouveau  fait  publier  ledit  ar- 
rière-ban pour  ledit  jour  1 5  avril,  lui  mande  d'y  aller  ledit 
jour,  ou  d'y  envoyer  pour  leur  donner  ordre.  Le  prie  d'exempter 
du  service  ses  serviteurs  et  officiers  de  son  hôtel,  de  celui  de 
sa  femme,  les  gens  de  son  conseil,  de  sa  chambre  des  comptes, 
qui,  tenant  noblement  certains  fiefs,  ne  pouvaient  abandonner 
son  service,  comme  ils  ont  été  exemptés  par  ci-devant  ;"  car 
si  le  Roi  le  mandait,  et  le  fît  aller  quelque  part,  il  serait  con- 
traint de  s'en  servir  et  les  mener.  Il  lui  offre  ses  services. 
Signé  Jean,  et  plus  bas,  de  Jaligny. 

Lettre  du24mai  i475,deCharlesdeCharlesdeChaumontd'Am- 
boise,  à  Beraud  Dauphin  (de  Lespinasse),  seigneur  de  Com- 
bronde. Il  lui  mande  qu'il  a  sçu  que  depuis  dix  à  douze  jours 
il  est  sur  la  Loire,  sans  aller  en  avant  ou  en  arrière,  qu'il 
peut  penser,  veu  l'affaire  qui   est  par  de-çà  quand  le  Roi  le  sau- 


I08  DE  LESPINASSE-LANGEAC. 

épousé,  i.8  Antoinette  de  Chazeron  ,  fille  de 
Jean ,  seigneur  de  Chazeron ,  de  Volore ,  de 
Montguerle,  de  la  Roche-d'Agoux,  et  de  Cathe- 
rine d'Apcher,  sa  seconde  femme.  Elle  était 
petite-fille  de  Marguerite  de  Bellefaye,  nièce  du 
pape  Clément  VI,  et  cousine  germaine  du  pape 
Grégoire  XI  .  2.0  Antoinette  de  Polignac ,  veuve 
de  Claude  de  Montbel ,  comte  d'Entremonts, 
fille  de  Guillaume-Armand  ,  Ier  du  nom ,  vi- 
comte de  Polignac ,  seigneur  de  Chalançon  et 
d'Amédée  de  Saluées.  Ses  enfants  furent  : 
Du  premier  lit  : 

a.  Louise  Dauphine  de  Lespinasse,  femme  de 
Jacques  de  Miolans,  gouverneur  du  Dau- 
phine; elle  est  nommée  dans  un  titre  de  1482; 

Du  second  lit  : 

b.  Françoise  Dauphine,  femme  de  Gui  d'Am- 
boise,  grand  chambellan  de  France,  seigneur 
de  Ravel,  neveu  du  célèbre  cardinal  de  ce 
nom,  et  mère  i.°  de  Catherine  d'Amboise, 
femme  de  François  de  la  Tour,  vicomte  de 
Turenne,  2.0  d'Antoinette  d'Amboise,  ma- 
riée 1 .°  à  Charles  d'Amboise  ,  seigneur  de 
Bussy,  son  cousin;  2.0  à  Antoine  de  la 
Rochefoulcauld  ,  seigneur  de  Barbezieux  , 
gouverneur  de  Paris  ;  3.°  à  Louis  de  Luxem- 
bourg, comte  de  Roucy  ; 

2.0  François  de  Lespinasse ,  chevalier  de  Rhodes, 
en  1456,  qui  fonda  un  anniversaire  dans  l'église 
de  Combronde  ,  par  acte  du  3  juin  1459,  (1) 
comme  on  le  voit  par  un  acte  de  l'an  1488  , 
d'Armand-Beraud,  vicomte  de  Polignac,  où  Ton 
voit  que  les  communalbtes  de  Combronde  avaient 
fait  audit  François  de  Lespinasse,  un  prêt  de 
3oo  livres,  à  l'occasion  de  cette  fondation  : 


rait,  s'il  en  serait  content,  et  le  prie,  sur  tous  les  services  qu'il 
désire  faire  au  Roi,  qu'il  vienne  (à  lui)  jour  et  nuit  sans  ba- 
gage, car  il  veut  mettre  le  siège  à  Verdun,  et  que  s'ils  doivent 
être  combattus,  se  sera  là.  De  Sainte-Marie  la  Blanche. 

Signé,  le  tout  Votre  cousin  d'Amboise. 
(1)   Coutume    d'Auvergne,    par   Chabrol,   tome    IV,    p.  209. 


DE   LESPINASSE-LANGEAC.  IOg 

3.°  Etienne,  sire  de  Lespinasse,  de  Changy  et  de 
Maulevrier,  chevalier,  qui  se  trouva  à  la  bataille 
gagnée  par  son  frère  ,  sur  l'armée  du  duc  de 
Bourgogne,  en  1475,  et  mourut  avant  l'an  1493. 
Il  avait  épousé,  vers  l'an  1470,  Marguerite  de 
Balsac,  fille  de  Roffec  de  Balsac,  il Ie  du  nom, 
seigneur  de  Glisenove ,  de  Bensac  ,  de  Saint- 
Amand,  etc.  etc.  etc.  ,  capitaine  de  cent  hommes 
d'armes  et  de  quatre  mille  Francs-Archers  , 
gouverneur  du  Pont  Saint-Esprit  ,  séne'chal  de 
Nismes  et  de  Beaucaire,  et  de  Jeanne  d'Albon. 
Elle  était  sœur  d'Anne  de  Balsac,  femme  de  Guil- 
laume, seigneur  de  Joyeuse.  De  ce  mariage,  sont 
issus  : 

a.  Antoine  ,  seigneur  de  Lespinasse ,  mariée 
avec  Catherine  le  Clerc ,  fille  de  Pierre  le 
Clerc  ,  seigneur  de  la  Forêt-le-Roi,  et  de 
Claude  de  Pisseleu  ,  sœur  de  François  le 
Clerc,  chambellan  du  roi  François  Ier  ,  et 
bailli  de  Sens,  et  arrière- petite-fille  de  Jean 
le  Clerc,  chancelier  de  France  ; 

b.  Philippe  de  Lespinasse,  seigneur  de  Mau- 
levrier, qui  se  trouva  à  l'une  des  expéditions 
du  roi  Louis  XII,  en  Italie,  et  mourut  sans 
lignée  d'Odette  Belle,  son  épouse,  qui  vivait 
encore  en  i5o5  ; 

c.  Jeanne  de  Lespinasse  ,  femme  i.°  de  Jean 
de  Damas,  seigneur  de  Brèves  ;  2.0  de  Phi- 
lippe d'/Vrcis,  dont  elle  était  veuve  au  mois 
de  juin  037. 

4.0  Hugues,  dont  l'article  suit  ; 

5.°  Marc  de  Lespinasse,  écuyer  ,  seigneur  dudit 
lieu,  de  Maulevrier  et  de  Changy,  ainsi  qualifié 
dans  des  lettres  du  roi  François  Ier  de  l'an  i5o5, 
où  l'on  voit  qu'il  plaidait  avec  Odette  Belle  , 
veuve  de  Philippe  de  Lespinasse,  son  oncle,  au 
sujet  de  sa  succession  (original)  ; 

6.°  Robert  de  Lespinasse  ,  religieux  de  la  Chaise- 
Dieu  ,  prieur  de  Toizey ,  puis  abbé  de  Saint- 
Germain  des  Prés,  près  Paris  ; 

7.0  Pierre  de  Lespinasse,  moine  de  Cluny,  abbé 
d'Ebreuille  ; 


4* 

IIO  DE    LESPINASSE-LANGEAC. 

8.°  Marguerite  de  Lespinasse,  abbesse  de  Cusset  ; 

9.0  Catherine  de  Lespinasse,  femme  de  Philibert 
de  la  Roche,  chevalier,  en  faveur  duquel  mariage 
Jean  de  Lespinasse  ,  et  Blanche  Dauphine,  sa 
femme  ,  firent  aux  époux  donation  du  château 
de  Mainsac-le-Châtel  ; 

io.°  Philippie  de  Lespinasse,  dame  de  Chastelard, 
femme,  le  8  mars  1445,  de  Charles  sire  de  Mont- 
morin  et  de  la  Bastie ,  fille  de  Pierre  ,  seigneur 
de  Montmorin,  chambellan  du  roi  Charles  VII, 
et  d'Isabeau  de  Chauvigny,  dame  de  Nades.  Elle 
mourut  au  mois  d'octobre  1 5o5  ; 

1 1 .°  Louise  de  Lespinasse,  mariée  à  noble  et  puis- 
sant Jacques  de  Tinières,  seigneur  de  Merdoigne 
et  du  Val. 

VIII.  Hugues  de  Lespinasse,  Ier  du  nom,  écuyer, 
seigneur  du  Mas ,  de  Langeac ,  dont  il  fit  hommage  à 
Beraud  Dauphin  ,  en  1473  ,  et  d'une  partie  de  la  terre 
de  Lespinasse  qu'il  eut  pour  son  partage,  mourut  avant 
l'an  1493.  Il  eut  pour  fils  : 

i.°  Jean,  dont  l'article  suit; 

2.0  Philippe  de  Lespinasse,  écuyer,  seigneur  de 
Lespinasse,  de  Maulevrier,  de  Changy ,  etc.  qui 
avec  Marc  de  Lespinasse  ,  son  neveu  ,  se  firent 
une  donation  mutuelle,  ainsi  qu'on  le  voit  dans 
des  lettres  du  roi  Charles  IX,  datées  d'Orléans  d  u 
16  janvier  i56o  (original). 

3.°  Gilbert  de  Lespinasse,  écuyer,  seigneur  de  Cham- 
bonet  ,  marié,  par  contrat  du  18  mai  1507, 
avec  Antoine  Pitois  de  Chandenay,  fille  de  Phili- 
bert Pitois,  écuyer,  seigneur  de  Chandenay,  de 
la  Creuze,  de  Mercurey,  etc.  et  de  Louise  de 
Marcilly.  Etant  veuve,  sa  femme  épousa  en  se- 
condes noces,  noble  seigneur  Henri  de  Malain, 
écuyer  seigneur  de  Mimandes  ,  de  Meures- 
sault,  etc.  avec  lequel  elle  vivait  le  12  juin  1529 
et  3i  mai  1 543. 

IX.  Jean  de  Lespinasse,  IIe  du  nom,  écuyer,  co- 
seigneur  de  Lespinasse  et  de  Langeac,  est  rappelé  dans 
le  testament  de  Beraud  Dauphin,  son  oncle;  il  est  pré- 
sent à  une  donation  de  l'an  1482,  devint  seigneur  de  Turny 
par  son  mariage,  en   1493,   avec  Anne  de  Saint-Etienne, 


DE   LESPINASSE-LANGEAC.  MI 

d'ancienne  noblesse  ,  servit  en  1496  dans  la  compagnie 
d'ordonnance  de  Jean  de  la  Roche-Aymon ,  gouverneur 
de  Languedoc;  et  eut  pour  fils: 

i.°  Antoine,  dont  l'article  suit; 

2.0  Pierre  de  Lespinasse,  chevalier  ,'  seigneur  de 
Lespinasse  ,  grand  fauconnier  de  Charles,  fils  du 
roi  de  France,  duc  d'Orléans,  selon  une  quittance 
originale  signe'e  de  ce  prince  ,  pour  les  gages  du 
dit  Pierre,  où  il  est  qualifié  son  cher  et  bien  amé , 
datée  de  Fontainebleau,  le  20  janvier  1540  ; 
3.°  Marc  de  Lespinasse,  qui  conjointement  avec 
Philippe  de  Lespinasse ,  son  oncle  ,  se  firent  une 
donation  mutuelle  en  i56o. 

X.  Antoine  de  Lespinasse  ,  écuyer  ,  co-seigneur  de 
Lespinasse,  seigneur  de  Turny,  fit  ses  premières  armes 
dans  la  compagnie  d'ordonnance  de  Charles  de  Bourbon , 
duc  de  Vendôme,  en  i525,  servait  en  1542,  dans  celle 
du  seigneur  de  Torcy  ,  et  mourut  avant  l'année  1 553, 
laissant  de  Jeanne  Chevillard  : 

XI.  François  de  Lespinasse,  Ier  du  nom,  seigneur 
en  partie  de  Turny  et  de  Langeac,  qui  servit  en  1 55 3  , 
dans  les  armées  du  roi  Henri  II,  épousa  Hélionne  de 
Boullengers  ,  fille  d'Edme  de  Boullengers,  seigneur  de 
Villeneuve  sous  Buchain  ,  et  de  Catherine  de  Carendeffez  . 
De  ce  mariage  est  issu  : 

XII.  François  de  Lespinasse,  IIe  du  nom,  écuyer, 
homme  d'armes  de  la  compagnie  d'ordonnance  de  M.  de 
Sautour,  en  1 58 1  et  1584,  mort  avant  l'an  1 591  ,  laissant 
de  Gabrielle  de  Faillons  ,  fille  de  Charles ,  seigneur  en 
partie  de  Turny  ,  entr'autres  enfants  : 

1 .°  Jean  ,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Autre  Jean  de  Lespinasse  ,  écuver  ,  seigneur  de 
Langeac,  qui  épousa  Radegonde  Jacquemier , 
avec  laquelle  et  Marie  de  Lespinasse  ,  leur  fille,  il 
assista  en  1 658  ,  au  contrat  de  mariage  de  François 
de  Lespinasse  ,  son  neveu,  avec  Charlotte  de 
Thierry  ; 

3.°  Louise  de  Lespinasse,  mariée  à  Nicolas  du  Mon- 
ceau ,  écuyer  ; 

4.0  Charlotte  de  Lespinasse,  vivante  en  1 5g5  , 
mariée   à  Antoine  de  Morant,    écuyer  ,  seigneur 


1,2  DE   LESPINA3SE-LANGEAC. 

de  la  Traverse,  à  qui  Jean  de  Lespinasse ,  son 
frère,  fit  une  cession  le  25  novembre  1604.  An- 
toine de  Morant ,  son  mari  ,  rit  un  transport  le 
1 1  mars  16 10  ,  à  Claude  de  Boullengers  ,  écuyer  , 
seigneur,  de  la  Motte  sous  Buchain. 

XIII.  Jean  de  Lespinasse,  IIIe  du  nom,  écuyer, 
seigneur  de  Langeac,  né  le  i5  avril  1579,  fit  conjoin- 
tement avec  Louise  et  Charlotte  de  Lespinasse,  ses  sœurs, 
une  vente  le  7  juin  1 5g5  ,  de  soixante-huit  cordes  de 
terre  ,  situées  aux  finage  et  justice  de  Subzmestrain  ,  en 
présence  et  du  consentement  de  Gabrielle  de  Faillons , 
leur  mère,  alors  remariée  à  Claude  Robin,  dit  de  la 
Porte  ;  partagea  ,  avec  ses  dites  sœurs  ,  la  succession  pater- 
nelle ,  le  6  mars  1599,  et  s'allia,  par  contrat  passé  le  11 
juin  1602,  devant  Pierre  Denys  et  Edme  Trouveron  , 
notaires  jurés  en  la  prévôté  de  Vaulcharceix,  avec  Marie 
de  Clerins  ,  aliàs  de  Clarins  ,  fille  de  noble  sieur 
Jean  de  Clérins,  écuyer  ,  seigneur  de  Beauregard  et  de 
demoiselle  Jacqueline  de  Loze.  Elle  ne  vivait  plus  le 
dernier  mars  1625,  que  son  mari,  ayant  la  garde  de  leurs 
enfants  mineurs,  partagea  la  succession  de  ladite  Jac- 
queline di  Loze ,  avec  Jean  et  Jacques  de  Clérins  ,  ses 
fils;  il  laissa  de  son  mariage: 

i.°  François,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Jean  de  Lespinasse,  seigneur  de  Langeac,  offi- 
cier de  la  compagnie  de  M.  de  Cruzy,  dans  le  ré- 
giment de  Coislin,  vivant  le  7  juin  1668.  Il  fut 
père  de  : 

a.  Jean  de  Lespinasse,  écuyer,  vivant  le  7  no- 
vembre 1682  ; 

b .  Louis-Armand  de  Lespinasse,  écuyer ,  sei- 
gneur de  Langeac,  co-seigneur  de  Montfey, 
vivant  le  17  novembre  1682  ; 

3.°  Jacques  de  Lespinasse,   écuyer,  vivant  en   1639. 

XIV.  François  de  Lespinasse,  IIIe  du  nom,  écuyer, 
seigneur  en  partie  de  Mouceau,  officier  dans  le  régiment 
de  Chapelaines,  né  le  i5  août  i6o3,  épousa,  i.°  par  con- 
trat passé  le  25  mai  1627,  devant  Jeunyon,  notaire  au 
bailliage  d'Evy-le-Châtel ,  Marie  de  Mouceau  ,  fille  de 
Georges  de     Mouceau  ,    écuyer  ,  seigneur    de    Mouceau  , 


DE.LESP1NASSE-LANGEAC.  ir3 

en  la  paroisse  de  Soubzmaintrain,  et  de  Catherine  de 
Louvoiet;  2.0  par  contrat  passé  devant  Davion,  commis- 
notaire  au  bailliage  de  Neuvy  et  Tronchoy,  le  16  juin 
i658,  Charlotte  de  Thierry,  sœur  de  Jacques  de  Thierry, 
ëcuyer  ,  et  fille  de  Claude  de  Thierry  ,  écuyer  ,  et  de 
Françoise  de  Paucollot.  Il  obtint  une  sentence  du  prési- 
diai  de  Troyes,  le  dernier  août  1639;  fut  maintenu  dans 
sa  noblesse,  par  sentence  rendue  en  la  ville  et  élection 
de  Saint-Florentin,  le  5  novembre  i663,  et  par  arrêt 
du  conseil  d'état  du  Roi,  du  27  juin  1668;  fut  convoqué 
au  ban  et  arrière-ban  de  la  noblesse  du  bailliage  de 
Troyes,  le  2  septembre  1674,  où  il  déclare,  qu'il  n'est 
plus  dans  le  pouvoir  de  servir  Sa  Majesté,  attendu  qu'il 
est  âgé  de  soixante-douze  ans,  et  ne  vivait  plus  en  1682. 
.11  laissa  de  sa  seconde  femme: 

1 .°  Edme-Joseph,  dont  l'article  suit; 

2.0  Catherine  de  Lespinasse,  née  en  1661,  éman- 
cipée le  17  novembre  1682  ; 

3.°  Charlotte  de  Lespinasse,  née  en  i663,  éman- 
cipée le  17  novembre  1682.  Elles  sont  présentes 
toutes  deux  à  une  sentence  obtenue  le  5  juin  1684, 
par  Charlotte  de  Thierry,  leur  mère,  et  Edme- 
Joseph  de  Lespinasse,  leur  frère,  contre  les  mar- 
guilliers  de  la  paroisse  de  Percey,  lesquels  sont 
condamnés  à  accorder  à  ladite  demoiselle  Thierry 
un  banc  dans  une  chapelle  de  ladite  église. 

XV .  Edme-Joseph  de  Lespinasse  ,  né  le  20  juillet 
1604,  émancipé  le  17  novembre  1682,  d'abord  cadet  gen- 
tilhomme dans  le  régiment  de  Brisack ,  en  1686,  puis 
lieutenant  au  régiment  du  Plessis,  capitaine  dans  celui 
de  Gesvres,  cavalerie,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  mi- 
litaire de  Saint-Louis,  mort  en  1740,  avait  épousé,  le 
27  janvier  1724,  demoiselle  Marie  de  Saucières  de  Te- 
nance ,  issue  d'une  maison  alliée  à  celles  d'Orléans  de 
Rère ,  de  Lux ,  de  Rogres ,  d'Estouf  de  Pradines  ,  de 
Dampierre  et  autres,  fille  de  feu  messire  Edme  de  Sau- 
cières, chevalier ,  seigneur  ,  baron  de  Tenance ,  de  Ser- 
rigny  et  autres  lieux,  et  de  dame  Elisabeth  Fauvelet  du 
Tocq,  et  petite-fille  d'Anne  de  Choiseul-Traves ,  proche 
parente  de  François  de  Saucières ,  baron  de  Tenance , 
mari  de  Charlotte  de  Choiseul-Beaupré,  grand'tante  du 
duc  de  Choiseul.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

12.  8 


»>4 


DE  LESPINASSE-LANGEAC. 

i.°  Jean-Baptiste,  comte  de  Lespi nasse  ,  chevalier 
de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis  , 
mestre-de-camp  de  cavalerie ,  et  lieutenant  des 
grenadiers  à  cheval  ,  mort  maréchal  de  camp. 
Il  avait  épousé  N....  de  Germinie,  dont  il  a 
eu  une  fille ,  mariée  à  M.  Séguier  de  Saint- 
Brisson  ; 

2.0  Etienne-Joseph,  dont  l'article  suit; 

3.°  Edme-Joseph,  vicomte  de  Lespinasse,  brigadier 
des  armées  du  Roi,  ancien  lieutenant-colonel  du 
régiment  de  Picardie,  maréchal  de  camp,  père  de  : 

a.  N...,  vicomte  de  Lespinasse,  mort  à  26  ans 
au  champ  d'honneur,  marié  à  Esther  de  Les- 
pinasse, fille  de  M.  le  comte  de  Lespinasse, 
lieutenant-général  des  armées  du  Roi ,  pair 
de  France ,  chevalier  de  Saint-Louis,  grand 
officier  de  la  Légion-d' Honneur ,  mort  en 
18 16  (1),  dont  trois  filles  ; 

b.  Augustin-Etienne    Joseph    de    Lespinasse, 


(1)  Le  Moniteur  du  6  décembre  1816  donne  sur  cet  officier- 
général  une  notice  nécrologique,  ainsi  conçue  : 

«  La  chambre  des  Pairs  vient  d'être  privée  d'un  de  ses 
•  membres  les  plus  distingués,  par  la  mort  de  M.  le  comte  de 
»  Lespinasse,  lieutenant-général  des  armées  du  Roi,  chevalier 
»  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- Louis,  grand-officier 
»  de  l'ordre  royal  de  la  Légion-d' Honneur,  etc. 

»  Issu  d'une  des  branches  de  la  maison  de  Lespinasse,  dont 
»  l'ancienneté  remonte  à  plus  de  six  cents  ans,  et  qui  se  glo- 
»  rifie  d'avoir  des  parentés  avec  une  branche  de  la  maison 
»  royale  de  France  (1),  le  comte  de  Lespinasse,  à  l'exemple 
»  de  ses  aïeux,  consacra  son  épée  au  service  de  son  prince. 
»  Après  avoir  fait  les  deux  dernières  campagnes  de  la  guerre 
»  de  sept  ans,  en  qualité  de  cornette  des  carabiniers  et  d'aide- 
»  de-camp  de  monsieur  le  marquis  de  Poyanne ,  com- 
»  mandant  de    corps,    il    employa   le   loisir   que  lui   procura 

(1)  Jean  de  Lespinasse,  seigneur  de  Lespinasse,  de  Maule- 
vrier,  de  Changy,  etc.,  épousa,  en  1425,  Blanche  Dauphine, 
fille  de  Beraud  Dauphin,  IIe  du  nom,  sœur  et  héritière  de 
Beraud  Dauphin,  IIIe  du  nom  ,  issue  des  anciens  comtes  de 
Clermont,  Dauphins  d'Auvergne,  dont  la  branche  aînée  s'étei- 
gnit, dans  le  même  tems,  dans  la  maison  de  Bourbon-Mont- 
pensier . 


DE  LESPINASSE-LANGEAC.  M5 

marié  avec  Adèle  de  Chambray,  dont  un  fils, 
Edme  de  Lespinasse  ; 

c.  Marie-Anne-Joséphine  de   Lespinasse ,   ma- 
riée à  Eugène-Nicolas  de  Valory  ; 

d.  Caroline  de   Lespinasse,   mariée  à  Louis  de 
la  Merville  ; 

XVI.   Etienne-Joseph    de  Lespinasse,    appelé    marquis 

la  paix  de  1 763 ,  à  cultiver  les  sciences  exactes ,  qui 
eurent  toujours  pour  lui  beaucoup  d'attraits.  Cette  tendance 
de  son  esprit  le  porta  peu  après  à  quitter  le  service  de  la 
cavalerie,  et  à  se  faire  admettre  dans  le  corps  royal  de 
l'artillerie. 

»  Ce  corps  illustre,  qui  depuis  plus  d'un  siècle  sert  de  mo- 
dèle au  reste  de  l'Europe,  ne  tarda  pas  à  reconnaître  le  prix 
de  l'acquisition  qu'il  venait  de  faire.  M.  de  Lespinasse  sut 
mettre  à  profit  le  temps  qu'il  pouvait  dérober  aux  devoirs 
de  son  état ,  et  il  composa,  pour  les  écoles  d'artillerie,  un 
ouvrage  qui  attira  sur  lui  l'attention  du  célèbre  M.  de 
Gribeauval,  premier  inspecteur  du  corps  royal,  et  les  récom- 
penses de  la  cour.  M.  le  duc  de  Choiseul  lui  adressa  la  com- 
mission de  capitaine,  quoiqu'il  eût  à  peine  six  ans  de  service, 
et  il  eut  en  outre  l'honneur  d'être  choisi  pour  venir  tous  les 
ans  travailler,  sous  la  direction  de  M.  de  Gribeauval,  au 
perfectionnement  de  l'artillerie  française.  Ajoutons,  à  la 
louange  de  M.  de  Lespinasse,  qu'après  avoir  obtenu,  par 
son  mérite,  un  avancement  extraordinaire,  il  sut  encore 
se  le  faire  pardonner. 

»  Le  reste  de  sa   longue  carrière  ne  démentit  pas  un   si   bril- 
lant début.  Parvenu  au   grade   de  lieutenant-général,    investi 
successivement   du   commandement  de  l'artillerie  de  quatre 
grandes  armées,  il  se  fit  remarquer  par  une  profonde  con- 
naissance ue  son   art,    par  l'esprit  d'ordre   et   d'économie  si 
nécessaire  à  ceux  qui  dirigent  cette  arme  importante  et   dis- 
pendieuse, par  une  activité  qui  s'accroissait  avec  les  obstacles, 
enfin   par  une   bravoure   calme,    réfléchie,   indépendante  de 
la   nature  ou  de  la  gravité  du  péril,  et  qu'il  regardait  plutôt 
comme  un  devoir  que  comme  un  mérite. 
•>  A  lage  de    soixante-quatre  ans,   appelé  à  de  hautes  fonc- 
tions dans  l'ordre  politique,  il  ne  quitta  pas  sans  les  plus  vifs 
regrets,  un  corps  qu'il  aimait  avec  une  sorte  de  passion.    Il 
voulut   donner    une   dernière   marque   de  la    vive   affection 
qu'il  lui  portait,  en  publiant  un  Essai  sur  l'organisation  de 
i  l'artillerie,   dans    lequel  il   rassembla   tout  ce   qu'une  expé- 
1  rience  de  quarante  années  lui  avait  appris  sur  cet  objet  irn- 
i  portant.    Long-temps  auparavant,  il   avait  mis  au  jour   deux 
»  traités,  l'un  sur  le  Nivellement,  l'autre  sur  la  Trigonométrie 


,ï6  DE  LESPINASSE-LANGEAC. 

de  Langeac ,  né  le  i3  janvier  1727;  colonel  du  régi- 
ment des  grenadiers  royaux  de  son  nom;  maréchal  de 
camp;  gouverneur  de  Pierre-  Pertuse  ;  commandant 
pour  Sa  Majesté  ,  dans  la  ville  et  citadelle  du  Pont- 
Saint-Esprit  ,  et  dans  le  Bas-Languedoc;  chevalier  de 
l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis ,  le  premier 
avril  1757;  commanndeur  de  celui  de  Saint-Lazare, 
le  11  février  1762;  a  fait  ses  preuves  de  la  cour,  signées 
de  M.  Chérin,  généalogiste  du  cabinet  des  ordres  du 
Roi,  commissaire  de  Sa  Majesté,  pour  l'examen  des 
preuves  contentieuses  de  noblesse,  le  4  mars  177 1 .  Il 
tut  blessé  à  l'attaque  du  château  de  Wutzer,  en  Bavière, 
le  premier  juin  1741  ,  ainsi  qu'à  l'attaque  du  château 
de  Dinghetfing;  reçut  un  coup  de  feu  au  travers  du 
corps,  à  la  bataille  de  Fontenoy,  en  1745,  où  il  se 
distingua  de  manière  à  mériter  du  Dauphin ,  qui  était 
continuellement  aux  côtés  du  Roi,  dans  cette  bataille 
meurtrière ,  des  secours  particuliers  ;  fit  les  campagnes 
de  Flandre,  de  Mahon,  où  il  reçut  plusieurs  contusions 
pendant  le   siège;   se  distingua   dans    les    campagnes  de 


pratique.  Il  laisse,  en  manuscrit,  un  essai  sur  l'Architec- 
ture, où  domine  un  sentiment  exquis  des  vraies  beautés  de 
cet  art.  L'amour  des  sciences  s'unissait  en  lui  à  l'imagination 
la  plus  poétique,  au  point  qu'il  passait  avec  facilité  des 
combinaisons  les  plus  abstraites,  aux  élans  pindariques  les 
plus  brillants,  ou  aux  grâces  ingénieuses  de  l'idylle  ;  mais 
il  n'admettait  que  ses  plus  intimes  amis  dans  la  confidence  de 
ses  délassements  littéraires. 

»  Qu'il  nous  soit  permis  d'ajouter  à  cette  rapide  notice, 
que  M.  le  comte  de  Lespinasse  était  dans  la  vie  privée  de 
l'aménité  de  mœurs  la  plus  aimable,  d'une  courtoisie  cheva- 
leresque envers  les  dames,  d'une  conversation  spirituelle, 
enjouée  et  assaisonnée  du  plus  excellent  ton.  Sa  vigoureuse 
constitution  lui  promettait  encore  de  longues  années,  lorsque 
les  suites  d'un  accident,  fort  léger  en  apparence,  le  condui- 
sirent, en  quelques  mois,  au  tombeau.  Il  demanda  de  bonne 
heure,  et  reçut  avec  joie,  les  consolations  de  la  religion. 
»  Il  ne  laisse  qu'une  fille,  digne  objet  de  ses  plus  tendres  af- 
fections, veuve,  à  la  fleur  de  l'âge,  du  vicomte  de  Lespinasse, 
son  cousin,  officier  de  la  plus  belle  espérance,  mort  à  26  ans 
sur  le  champ  de  bataille. 
»  Si  cette  faible  esquisse  a  fidèlement  exprimé  ce  •  que  fut 
M.  le  comte  de  Lespinasse,  elle  donnera  la  juste  mesure  des 
regrets  de  sa  famille  et  de  ses  amis  ». 


DE  LESPINASSE-LANGEAC.  j  lj 

1760,  1761  et  1762;  obtint  le  commandement  des  ville 
et  château  du  Pont  Saint-Esprit  en  1767,-  et  fut  promu 
au  grade  de  brigadier  des  armées  du  Roi,  en  1768.  11  avait 
épousé  Marie-Madelaine-Joseph-Aglaé  de  Cusack,  née  à 
Lille,  le  25  octobre  1725,  d'une  illustre  et  ancienne  maison 
dlrlande  ,  originaire  de  la  province  de  Guienne  ,  fille 
de  Richard-Edmond  de  Cusack,  maréchal  des  camps  et 
armées  du  Roi  ,  et  d'Isabelle-Brigitte  Fitz-Gérald  ,  sa 
première  femme.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Auguste- Louis-Joseph-Fidel-Amand  ,   qui   suit; 

2.0  Egide-Louis-Edme-Joseph  de  Lespinasse ,  che- 
valier de  Langeac,  chevalier  non  profès  de  l'ordre 
de  Malte,  ancien  prieur  des  prieures  de  la  Réole, 
d'Ayméries ,  de  Saint-Martin  de  Crêcy  ;  gou- 
verneur de  la  ville  de  Poitiers  ;  chevalier  de 
l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis  Jet  de  la 
Légion-d'honneur,  ancien  conseiller  d'ambassade 
dans  les  cours  de  Vienne,  de  Saxe,  de  Berlin  et 
de  Saint-Pétersbourg  ;  ancien  conseiller  de  l'Uni- 
versité ,  maréchal  des  camps  et  armées  du  Roi  ; 
membre  de  l'académie  de  Marseille; 

3.°  Alexandre-Joseph  -  Onézime  -  Louis-  Gustave  de 
Lespinasse,  appelé  le  chevalier  de  Saint-Ilpise, 
chevalier  non  profès  de  l'ordre  de  Malte;  ancien 
prieur  de  Salmaise  et  de  Buzette;  gouverneur  de 
Quimper,  capitaine  de  dragons  dans  le  régiment 
de  Lorraine; 

4.0  Antoine  -Charles  -  Joseph  -  Caliste  -  Pamphile  de 
Lespinasse,  appelé  comte  de  Lespinasse,  chanoine- 
comte  de  Brioude; 

5;°  Auguste  -  Louis  -  César  -  Hypolite  -  Théodore  de 
Lespinasse,  titré  comte  d'Arlet;  gouverneur  des 
villes  de  Porteroz  et  Carcassonne,  capitaine  de 
cavalerie    dans    le     régiment     Royal- Roussillon  ; 

6.°  Jacques  -  Victor  -  Charles  -  Joseph  -  Auguste  de 
Lespinasse-Langeac,  tenu  sur  les  fonts  de  baptême 
par  Sa  Majesté  Britannique  Jacques  III,  représenté 
par  Charles  de  Saint-Albin,  archevêque  de  Cam- 
brai, et  par  Victoire  -  Marie  -  Anne  de  Savoie, 
princesse  de  Carignan  ; 

7°.  Aglaé  -  Joséphine-Amélie  -  Louise-Edme  de  Les- 
pinasse-Langeac, mariée  à  Victor  -  Scipion-  Louis- 
Joseph   de   la  -Garde  ,    marquis     de  Chambonas , 


îl8  DE  LESPINASSE-LANGEAC. 

maréchal  des  camps    et  armées  du    Roi,  ministre 
des  affaires  étrangères  sous  Louis  XVI,   le    17  juin 
1792,  fils  de  Scipion-Louis-Joseph  de    la  Garde, 
marquis  de  Chambonas,  baron  de  Saint-Félix  et 
des  états  du   Languedoc  ;   brigadier  des  armées  du 
Roi,  et  de  N....  de    Grimoard  de  Beauvoir    du 
Roure,  sa  seconde  femme. 
XVII.    Auguste -Louis- Joseph -Fidel -Amand  de  Les- 
pinasse ,  comte    de  Langeac  ,  ancien  capitaine   des  gardes 
de  la  porte  de  Monsieur,  aujourd'hui,   le  roi  de  France  ; 
chevalier  de    l'ordre    royal  et    militaire  de    Saint-Louis  ; 
maréchal  des  camps  et  armées  du    Roi  ,   gouverneur  des 
villes    de    Guérande ,    du     Croisic  et    de  Saint-Nazaire , 
en  Bretagne,  du  Puy,  en  Velay,  et  de   Rue,   en  Picardie  , 
nommé  par  Sa   Majesté,  commandeur  des  ordres  royaux , 
militaires   et* hospitaliers   de  Notre-Dame  de  Mont-Carmel 
et  de   Saint-Jean  de  Jérusalem  ,  commandeur  de  la  com- 
manderie    de    Mancied ,    de  Tordre    de    Saint-Jacques   de 
l'épée,  en  Espagne. 

Armes  :  écartelé,  au  1  d'or,  au  dauphin  pâmé  d'azur, 
qui  est  des  Dauphins  d'Auvergne;  au  2  d'or  ,  au  gon- 
falon  de  gueules,  qui  est  d'Auvergne;  au  3,  d'azur,  se- 
mé de  fleurs  de  lys  d'or  ;  à  la  tour  d'argent,  brochante, 
qui  est  de  la  Tour  d'Auvergne  ;  au  4  d'or,  à  six  fleurs 
de  lys  d'azur,  qui  est  de  Combronde;  sur  le  tout  de 
gueules  ,  à  la  bande  d'argent  ;  au  lambel  du  même  ,  bro- 
chant sur  la  bande,  qui  est  de  Lespinasse. 


Extrait  des  provisions  de  la  charge  de  capitaine  des  gardes  de 
la  porte  de  S.  A.  R.  Monseigneur  le  comte  de  Provence, 
aujourd'hui  Louis  XVIII,  donnée  par  Louis XV,  en  1 77 1 , 
à  M.  le  comte  de  Lespinasse- Langeac. 

LOUIS,  parla  grâce  de  Dieu,  Roi  de  France  et  de 
Navarre,  etc. 

Notre  cher  bien  amé,  Etienne-Joseph  de  Lespinasse- 
Langeac,  Colonel  du  régiment  des  grenadiers  royaux  de 
son  nom,  brigadier  de  nos  armées,  gouverneur  de  notre 
ville  de  Pierre  Pertuse,  commandant  pour  nous  dans  les 
ville  et  château  du  Pont-Saint-Esprit,  et  dans  le  bas 
Languedoc,  chevalier  de  notre  ordre  royal  et  militaire 
de  Saint-Louis  ,     et    commandeur    de    celui    de   Saint- 


DE  LESPINASSE-LANGEAC.  119 

Lazare.  La  maison  de  Lespinasse  dont  il  est  issu  joint  à 
une  ancienneté  de  plus  de  600  ans,  des  possessions 
nombreuses,  des  services  militaires  distingués,  et  des 
alliances  illustres  qui  sont  les  titres  qui  marquent  son 
rang  entre  les  plus  considérables  du  royaume.  Elle  a 
pris  son  nom  d'une  terre  située  en  Bourgogne  aux  fron- 
tières du  Forez,  d'où  elle  s'est  répandue  successive- 
ment dans  les  provinces  d'Auvergne,  de  Nivernois, 
du  Bourbonnois  et  de  Champagne;  elle  était  partagée 
dès  le  commencement  du  XIIe  siècle  en  diverses 
branches,  dont  une  connue  sous  le  nom  des  seigneurs 
de  Saint- André,  s'est  éteinte  vers  l'année  1402,  avec 
substitution  de  son  nom  dans  l'illustre  et  ancienne  maison 
d'Albon,  après  avoir  donné  des  chanoines  à  l'église  de 
Lyon.  Eustache,  seigneur  de  Lespinasse,  chevalier, 
chef  de  la  branche  aînée,  vivant  en  1242,  eut  deux  fils, 
le  puîné  forma  un  rameau  sous  le  nom  des  seigneurs  de 
1  a  Clayette,  dont  le  dernier  Philibert  de  Lespinasse, 
chevalier,  seigneur  de  la  Clayette  et  de  plusieurs  autres 
terres  considérables,  fut  le  conseil  secret  du  roi  Jean,  de 
Charles  V  et  Charles  VI,  servit  dans  leurs  armées,  et 
fut  l'un  des  douze  seigneurs  chargés  de  l'administration 
du  royaume,  en  1 357 ;  par  acte  de  1846,  il  fut  constitué 
par  Guy  de  Bourbon,  son  procureur,  pour  rendre  au 
Roi  la  foi  et  hommage  du  château  de  Montpensier;  il 
lui  associa  Robert  Dauphin,  Geraud  de  Bourbon,  Hu- 
gues Dauphin,  Guillaume  et  Jean  de  Bourbon,  pour 
rendre  conjointement  cet  hommage.  En  1 371,  il  fut 
témoin  au  contrat  de  mariage  de  Louis,  duc  de  Bourbon, 
avec  Anne,  fille  de  Béraud  Dauphin,  il  mourut  en  i3g5, 
laissant  trois  filles  mariées,  l'aînée,  à  Jean  de  Lespinasse, 
son  parent,  de  la  branche  aînée,  chevalier  et  chambellan 
du  Roi,  mort  ambassadeur  en  Hongrie,  en  1399;  la 
seconde  à  Jean  de  Mello,  chambellan  du  Roi,  et  la 
troisième,  à  Jean  de  Chantemerle,  chevalier  qui  étant- 
veuve,  épousa  en  1364,  Bertrand,  seigneur  de  Senectère; 
le  sire  de  Clayette,  en  i38o,  épousa  en  secondes  noces, 
Constance  de  la  Tour  d'Auvergne,  arrière  grand'tante 
de  Madelaine  de  la  Tour  d'Auvergne,  mère  de  Catherine 
de  Médicis.  Dalmas,  fils  aîné  d'Eustache,  continua  la 
branche  aînée  de  la  maison,  et  mourut  en  1275.  Un 
autre  Dalmas,  chevalier,  seigneur  de  Lespinasse,  son 
petit-fils,  vivant  dans  le  siècle  suivant,  était  qualifié  de 
haut    et    puissant     seigneur,     Monseigneur,    titre   réservé 


I30  de  lespinasse-langea;c. 

alors  à  la  haute  noblesse,  et  à  ceux  qui  étaient  décorés 
delà  chevalerie;  il  fut  aïeul  de  deux  sujets  qui  rempli- 
rent des  grades  relevés  dans  les  armées  du  roi  Charles  VI. 
Jean  de  Lespinasse,  le  Ier,  fut  l'un  des  capitaines  de 
celle  que  ce  prince  destina  à  passer  en  Angleterre  en  1  386, 
et  mourut  à  la  guerre  de  Hongrie  en  1394;  le  IIe  nommé 
Philibert  et  surnommé  Cormoran,  qualifié  noble  et 
chevalier,  seigneur  de  Changy  et  de  Maulevrier,  fut  cons- 
titué, par  acte  du  8  novembre  1426,  procureur  de  Marie 
de  Berri  duchesse  de  Bourbon,  fille  du  Roi,  pour  trai- 
ter du  mariage  de  Louis  Bourbon,  son  fils,  avec  Jeanne 
Dauphine,  sa  cousine,  fille  de  Béraud  Dauphin  d'Au- 
vergne; il  fut  père  de  Jean,  chevalier,  seigneur  des 
mêmes  terres;  celui-ci  forma  une  alliance  illustre  qui 
prépara  à  ses  descendants  la  gloire  d'avoir  des  parentés 
avec  les  princes  d'une  branche  de  notre  auguste  maison. 
Il  épousa,  en  1425,  Blanche  Dauphine,  cousine  de 
Jeanne,  femme  et  cousine  de  Louis  de  Bourbon,  fille 
de  Béraud  Dauphin,  IIe  du  nom,  seigneur  de  Saint- 
llpise  et  de  Combronde,  sœur  et  héritière  de  Béraud 
Dauphin,  IIIe  du  nom,  issue  des  anciens  comtes  de 
Clermont,  Dauphins  d'Auvergne,  dont  la  branche  aînée 
s'éteignit  dans  le  même  tems  dans  la  maison  de  Bourbon 
Montpensier.  De  ce  mariage  sortit  une  nombreuse  pos- 
térité, deux  de  leurs  filles  furent  mariées  dans  les  maisons 
de  Montmorin  et  de  la  Roche-Béraud;  l'aîné  de  leurs 
fils,  chevalier,  conseiller  et  chambellan  du  roi  Louis  XI, 
fut  substitué  aux  nom  et  armes  de  sa  mère,  prit  le  nom 
de  Dauphin,  devint  seigneur  de  Saint-Ilpise  et  de  Com- 
bronde, fut  général  de  Tannée  que  le  même  prince 
envoya  contre  le  duc  de  Bourgogne,  en  1475,  et  gagna 
sur  ces  troupes  une  bataille  près  de  Château  Chinon,  et 
mourut  en  1482,  laissant  d'Antoinette,  fille  de  Guil- 
laume, dit  Armand,  vicomte  de  Polignac,  Françoise 
Dauphine,  femme  de  Gui  d'Amboise,  seigneur  de  Ravel, 
neveu  du  célèbre  cardinal  de  ce  nom,  et  mère  de  Cathe- 
rine d'Amboise,  femme  de  François  de  la  Tour,  vicomte 
de  Turenne  et  d'Antoinette,  mariée  i.°  à  Charles  d'Am- 
boise, seigneur  de  Bussy,  son  cousin,  2.0  à  Antoine  de 
la  Rochefoucauld,  seigneur  de  Bardezieux  ;  3.°  au  prince 
Louis  de  Luxembourg,  comte  de  Roucy.  François, 
deuxième  fils  de  Jean  de  Lespinasse  et  de  Blanche  Dau- 
phine fut  chevalier  de  l'ordre  de  f  Rhodes.  Robert  le 
troisième  fils   fut  abbé  de   Saint-Germain    des  Prés,    près 


DE  LESPINASSE-LANGEAC.  I2i 

Paris.  Pierre  le  quatrième,  moine  de  Cluny,  abbé  d'E- 
breuille  ;  Etienne  et  Hugues,  eurent  tous  deux  postérité. 
Le  premier  seigneur  de  Changy,  de  Maulevrier,  et  d'une 
partie  de  Lespi nasse  se  trouva  à  la  bataille  gagnée  par  son 
frère,  sur  l'armée  du  duc  de  Bourgogne,  en  1475,  par- 
vint à  la  chevalerie,  et  mourut  avant  l'année  1493  .  Il 
avait  épousé  Marguerite  de  Balsac ,  fille  de  Robert , 
seigneur  de  Glisenove,  sénéchal  de  Nismes  et  de  Beau- 
caire,  et  de  Jeanne  d'Albon  ,  et  sœur  d'Anne  de  Balsac 
femme  de  Guillaume,  seigneur  de  Joyeuse ,  et  en  avait 
eu,  entr'autres  enfants,  Philippe,  seigneur  de  Maulevrier 
qui  se  trouva  à  Tune  des  expéditions  du  roi  Louis  XII, 
en  Italie,  et  Jeanne,  lemme  de  Jean  de  Damas  ,  sei- 
gneur de  Brèves.  Hugues  de  Lespinasse  fut  père  d'E- 
tienne, eut  en  partage  une  partie  de  la  terre  de  Lespi- 
nasse, fut  aussi  seigneur  du  Mas  de  Langeac,  dont  il  fit 
hommage  à  Béraud  Dauphin  en  1473.  Jean  de  Lespi- 
nasse, son  fils,  seigneur  en  partie  de  Lespinassse  et  de 
Turny,  par  son  mariage  de  l'année  1493,  avec  Anne  de 
Saint-Etienne  d'une  ancienne  noblesse,  servait  en  l'an- 
née 1496,  dans  la  compagnie  l'ordonnance  de  Jean  de 
la  Roche-Aymon,  gouverneur  de  Languedoc,  il  fut 
père  d'Antoine  de  Lespinasse,  co-seigneur  de  Lespinasse 
et  de  Turny,  qui  fit  ses  premières  armes  dans  la  compa- 
gnie d'ordonnance  de  Charles  de  Bourbon,  duc  de  Ven- 
dôme, en  i525,  servait  en  1542,  dans  celle  du  seigneur 
de  Torcy,  et  continua  sa  branche  qui  s'est  constamment 
dévouée  au  service  militaire.  Edme  Joseph  de  Lespinasse 
qui  en  était  le  chef,  à  sa  mort  arrivée  en  1740,  servit 
d'abord  dans  la  compagnie  des  gentilshommes  de  Brissak, 
fut  depuis  lieutenant  du  régiment  du  Plessis,  capitaine 
dans  celui  de  Gesvres ,  cavalerie  ,  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint- Louis,  lequel  mourut  en  1740. 
Il  avait  épousé,  en  1724,  Marie  de  Saucières,  fille  d'Edme, 
baron  de  Tenance ,  issue  d'une  maison  alliée  à  celle 
d'Orléans  de  Rère ,  de  Lux  ,  de  Rogres,  de  Langlée , 
d'Estouf  de  Pradines  et  autres  ,  arrière-petite-fille  de 
François  de  Saucières,  baron  de  Tenance,  mari  de  Char- 
lotte de  Choiseul  Beaupré  ,  grand'tante  du  duc  de 
Choiseul  .  C'est  de  cette  alliance  que  sont  nés  Jean- 
Baptiste  de  Lespinasse ,  chevalier  de  l'ordre  de  Saint- 
Louis,   m:stre-de-camp    de    cavalerie    et     lieutenant     des 


,22  DE  LESPINASSÈ-LANGKAC. 

grenadiers  à  cheval;  ledit,  Etienne-Joseph  de  Lespinasse- 
Langeac  ,  et  Edme-Joseph ,  chevalier  de  Lespinasse , 
brigadier  de  nos  armées  ,  et  lieutenant-colonel  du  régi- 
ment de  Picardie;  ledit  Etienne-Joseph ,  fidèle  aux  en- 
gagements de  sa  naissance  a  suivi  les  traces  de  ses  an- 
cêtres ;  dès  l'âge  de  i  3  ans ,  il  commença  à  servir  dans 
le  régiment  Royal- Infanterie,  montra  dès  lors  des  dispo- 
sitions si  heureuses,  un  zèle  et  un  courage  si  prématurés, 
qu'il  fut  fait  lieutenant  en  second  audit  régiment  dès 
l'année  suivante,  et  bientôt  après  lieutenant  en  premier; 
ne  tarda  pas ,  malgré  son  extrême  jeunesse ,  à  montrer 
combien  il  était  digne  de  la  rapidité  avec  laquelle  on 
lui  faisait  parcourir  les  premiers  grades.  En  1741,  le  ier 
juin,  s'étant  trouvé  du  détachement  pour  l'attaque  du 
château  de  Wutzer  en  Bavière,  il  s'exposa  si  fort  qu'il 
fut  blessé  à  la  jambe  droite;  le  18  avril  1743,  il  combattit 
avec  le  même  courage  et  la  même  volonté  au  château  de 
Dinghetfing,  il  y  fut  blessé  au  bras  gauche.  Tant  de 
zèle  et  de  valeur  lorsqu'il  avait  à  peine  atteint  l'âge  de 
i5  ans,  nous  parurent  mériter  des  récompenses  distin- 
guées. Sans  s'arrêter  à  son  extrême  jeunesse  qui  semblait 
l'exclure  du  poste  si  souvent  important  de  lieutenant 
des  grenadiers,  il  lui  fut  conféré  en  1744  avec  les  té- 
moignages les  plus  honorables  et  les  plus  distingués, 
sur  l'exposition  de  ses  services  qui  nous  fut  faite  par 
notre  cousin  ,  le  maréchal  de  Noailles,  et  par  le  marquis 
de  Gourtenvaux,  alors  colonel  dudit  régiment  royal.  Dans 
la  même  année  feu  notre  cousin  le  maréchal  de  Saxe , 
nous  ayant  représenté  le  mérite  rare  dudit  Lespinasse- 
Langeac,  nous  jugeâmes  à  propos  de  lui  accorder  deux 
gratifications  comme  une  marque  de  notre  satisfaction. 
Ces  récompenses  ne  firent  qu'exciter  son  émulation; 
en  1745,  il  reçut  un  coup  de  feu  au  travers  du  corps, 
à  la  bataille  de  Fontenoy,  et  la  manière  dont  il  s'y  était 
comporté  méritèrent  l'assurance  de  la  croix  de  Saint- 
Louis;  mais  n'ayant  que  18  ans,  elle  ne  lui  put  être 
donnée  pour  le  moment.  Cependant  la  manière  dont  il 
combattit  sous  nos  yeux  à  cette  bataille,  nous  porta  à  le 
recommander  particulièrement  parmi  les  officiers  de  nos 
troupes  qui  y  furent  blessés  à  mort,  et  à  lui  envoyer  une 
gratification.  En  particulier  notre  très-cher  fils  le  Dauphin 
d'heurtuse  mémoire  qui  étant  continuellement  à  nos  côtés, 
dans  cette  bataille   meurtrière,  avait    été  également  témoin 


DE   LESPINASSE-LANGEAC.  f23 

d'une  si  rare  valeur,  lui  en  donna  pareillement  des  té- 
moignages, en  lui  envoyant  des  secours  particuliers. 

Ayant  sans  cesse  sous  les  yeux  les  services  des  gentils- 
hommes de  notre  royaume,  qui  se  distinguent  dans  notre 
armée,  nous  jugeâmes  à  propos  de  l'élever  au  grade  de 
capitaine  en  1746.  Quoique  ses  blessures  se  rouvrissent 
continuellement,  il  fit  ses  trois  dernières  campagnes, 
et  donna  tant  de  preuves  d'intelligence  et  de  capacité, 
que  le  maréchal  de  Saxe  qui  commandait  notre  armée 
en  Flandre,  nous  demanda  pour  lui  avec  instance  la 
dignité  de  colonel;  mais  n'ayant  pu  être  compris  dans 
la  promotion  d'alors,  loin  que  son  zèle  se  fut  ralenti, 
quoique  ses  blessures  qui  ne  se  refermaient  point  le 
missent  dans  l'état  le  plus  dangereux,  il  fit  la  campagne 
de  Mahon,  et  reçut  plusieurs  contusions  pendant  le 
siège.  Le  maréchal  de  Richelieu,  le  comte  de  Maillebois 
et  le  duc  de  Laval,  nous  ayant  représenté  sa  bonne 
conduite  au  fait  de  la  guerre,  nous  jugeâmes  à  propos 
de  lui  accorder  enfin  la  croix  de  Saint-Louis,  que  son 
trop  de  jeunesse  nous  avait  empêché  de  lui  accorder 
précédement,  en  y  joignant  la  commission  de  lieute- 
nant-colonel. Le  icr  avril,  1757,  il  fut  attaché  en  cette 
qualité  à  nos  grenadiers  royaux.  C'est  là  que,  dans  un 
poste  plus  éminent,  il  commença  à  déployer  des  talens 
pour  le  commandement  ;  jusques-là  il  n'avait  pu  mon- 
trer que  du  courage,  de  l'ardeur  et  de  l'exactitude; 
mais  ayant  des  détachemens  à  commander  en  chef,  il 
s'y  acquit  l'estime  de  tous  les  généraux,  et  la  confiance 
des  troupes  qu'il  conduisit  à  la  guerre.  Au  mois  d'a- 
vril 1760,  \  tant  de  valeur,  de  mérite,  de  prudence  et  de 
capacité,  nous  déterminèrent  à  l'élever  au  grade  de 
colonel,  et  à  lui  confier  un  de  nos  régimens  de  gre- 
nadiers royaux,  où  il  s'est  pareillement  distingué  dans 
les  campagnes  de  1760,  1761,  et  1762.  Une  si  bonne 
conduite  depuis  l'âge  de  i3  ans,  tant  de  blessures,  tant 
de  bons  services,  nous  ont  porté  à  lui  conférer  le  com- 
mandement des  ville  et  citadelle  du  Pont  Saint-Esprit, 
en  1765  et  en  1768,  à  lui  donner  le  grade  de  brigadier 
de  nos  armées. 

Nous  sommes  aussi  informé  que  LnotreJ  chère  et  bien 
amée  Marie-Madelaine-Joseph-Aglaée  de  Cusack,  épouse 
dudit  sieur  de  Lespinasse-Langeac,  a  pareillement 
l'avantage  d'être  issue    d'une  maison    originaire  de  notre 


,24  DE   LESPINASSE-LANGEAC. 

province  de  Guienne,  laquelle  est  passée  depuis  plus 
de  six  cents  ans  en  Irlande,  ou  elle  a  soutenu  le  lustre 
de  son  origine  par  des  possessions  considérables,  par 
des  alliances  avec  les  premières  de  ce  pays,  telle  que 
celle  d'O'Brien,  de  Talbot,  de  Dillon,  de  Butter, 
Wellesley,  Mornington  et  Wellington,  même  famille, 
d'Arcy,  de  Fitz-Gérald,  de  Nugent,  de  Clark,  de 
Barnewal,  de  Tirconel,  de  Macdonald  (i)  et  de  Taaffe, 
par  les  charges  et  dignités  de  lord-justicier,  de  grand- 
chancelier,  de  garde  du  grand  sceau  de  chancelier, 
et  de  baron  de  l'Echiquier,  et  haut-schérif  des  pro- 
vinces, et  a  produit  plusieurs  branches  qui  ont  signalé 
leur  zèle  pour  la  religion  et  pour  leur  souverain  dans  la 
révolte  suscitée  par  Cromwel,  et  lors  de  l'invasion  du 
prince  d'Orange;  Richard  de  Cusack  de  Girardston, 
chef  de  l'une  de  ces  branches,  qui  avait  perdu  son  aïeul  à 
la  bataille  de  Worcester  en  1641,  fut  obligé  d'aban- 
donner sa  patrie,  et  passa  au  service  d'Espagne,  en  qualité 
de  capitaine  dans  le  régiment  d'Obyrn.  Il  laissa  trois 
fils,  qui  s'attachèrent  au  service  du  feu  Roi,  notre 
très-honoré  seigneur  et  bisaïeul.  L'aîné,  Gérard- 
Alexandre,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de 
Saint-Louis,  lieutenant-colonel  du  régiment  de  Roth, 
est  mort  en  1743,  après  avoir  porté  les  armes  pendant 
53  années.  Charles,  le  second,  de  bas  officier  au  régi- 
ment de  Lée,  entra  ensuite  au  service  de  notre  très- 
cher  et  amé  frère  et  oncle  Roi  d'Espagne,  y  est  parvenu 
au  grade  de  capitaine  des  gardes-wallonnes,  au  grade 
de  maréchal  de  camp,  et  est  mort  en  1748,  gouverneur 
de  Melatza,  en  Sicile,  et  commandeur  de  l'ordre  de 
Saint-Jacques;  Richard-Edmond  de  Cusak,  le  troisième, 
qui  est  le  père  de  ladite  dame  de  Lespinasse-Langeac, 
entra  comme  volontaire  en  1703,  étant  âgé  de  seize 
ans,  dans  le  régiment  d'Orington,  depuis  connu  sous 
le    nom  de    Roth,  v  fut    fait    officier    l'année   suivante: 


(1)  Maison  très-ancienne  du  royaume  d'Ecosse,  en  la  pro- 
vince d'Inverness,  où  elle  était  en  possession  du  titre  de  baron 
de  Moydarst.  Les  membres  de  cette  famille  furent  constam- 
ment dévoués  à  la  maison  Stuart  ;  sept  frères  du  nom  de  Mac- 
donald servaient,  avec  la  plus  grande  distinction,  dans  l'armée 
du  prince  Charles-Edouard,  en  1745.  C'est  de  cette  illustre 
famille  qu'est  issu  le  maréchal  de  France  de  nos  jours. 


DE  LESPINASSE-LANGEAC.  I25 

se  trouva  en  cette  qualité  aux  batailles  de  d'Hochstett  et 
de  Malplaquet,  et  au  combat  de  Denain;  dans  la  guerre 
de  1733,  il  servit  au  siège  de  Philisbourg  et  à  l'affaire  de 
Glausen,  et  fut  fait  en  1736,  chevalier  de  notre  ordre  de 
Saint-Louis.  Il  a  servi  aussi  dans  celle  commencée  en 
1741;  se  trouva  l'année  1747  à  la  bataille  d'Ettingen,  fut 
nommé  l'année  suivante  lieutenant-colonel  du  régiment 
de  Roth:  seryit  aux  sièges  que  nous  fîmes  en  personne, 
des  villes  de  Menin,  Ypres  et  de  Furnes,  et  à  celui 
du  fort  de  la  Kenok;  commanda  en  1745,  sous  nos 
yeux,  son  régiment  au  siège  de  Tournay  et  à  la  bataille 
de  Fontenoy.  L'année  1747,  ayant  été  fait  brigadier  de 
nos  armées,  il  commanda  au  pont  de  Walheim, 
poste  important,  où  il  resta  pendant  six  semaines  avec 
six  cents  hommes.  Il  commanda  encore  son  régiment 
à  la  bataille  de  Lawfeldt,  que  nous  y  gagnâmes  le 
2  juillet  de  cette  année,  sur  l'armée  des  alliés,  et  s'y 
comporta  avec  tant  de  valeur  et  de  prudence,  que 
nous  lui  donnâmes  un  témoignage  public  de  la  satis- 
faction que  nous  eûmes  de  sa  conduite.  L'année  sui- 
vante, il  se  trouva  au  siège  de  Maestricht.  En  1755, 
nous  lui  accordâmes  le  gouvernement  de  nos  villes  de 
Guérande,  du  Croisic  et  de  Saint-Nazaire,  petit  port 
où  s'est  embarqué  Jacques  III,  pour  aborder  en  Ecosse, 
et  la  commanderie  de  l'hôpital  du  Mancied,  en  Arma- 
gnac, de  l'ordre  de  Saint-Jacques  de  l'Épée,  en 
Espagne.  Enfin,  après  nous  avoir  servi,  sans  inter- 
ruption, pendant  56  années,  il  s'est  retiré  en  1759, 
avec  le  grade  de  maréchal  de  nos  camps  et  armées. 
C'est  en  suivant  de  tels  exemples,  que  notre  cher  et 
bien  amé  Auguste  -  Louis-Joseph  -  Fidèle  -  Amand  de 
Lespinasse  -  Langeac,  colonel  dans  notre  régiment  des 
grenadiers  de  France  ,  chevalier  de  notre  ordre  de 
Saint-Louis,  et  auparavant  capitaine  de  dragons  dans 
le  régiment  de  Baulfremont,  •  fils  aîné  desdits  sieur  et 
dame  de  Lespinasse  -  Langeac,  quoique  âgé  alors  seule- 
ment de  22  ans,  a  donné  des  preuves  de  capacité  et  de 
courage  dans  la  guerre  de  Corse,  et  notamment  à  l'atta- 
que, également  meurtrière  et  décisive  de  Pontenuovo, 
où  il  soutint  long-tems  le  feu  des  ennemis,,  pour  faci- 
liter à  nos  troupes  la  conquête  de  ce  poste  important, 
qui  fut  suivie  de  celle  de  l'Isle.  A  ces  causes  et  considé- 
rations, etc.,  etc. 


I26  DE  CUSACK. 


de  CUSACK  [Geoffroy  et  André),  frères  et  cadets 
d'une  famille  ancienne  et  illustre  de  ce  nom  au  pays  de 
Galles,  originaire  de  la  province  de  Guienne,  passée  en 
Angleterre  avec  Guillaume,  duc  de  Normandie,  abor- 
dèrent en  Irlande  l'an  121 1. 

Ils  étaient  à  la  suite  de  Jean,  roi  d'Angleterre,  qui,  à 
la  tête  d'une  puissante  armée,  voulut  achever  de  sou- 
mettre les  Irlandais  à  sa  domination,  pour  apaiser  les 
troubles  dont  ce  royaume  était  agité;  ces  deux  guerriers 
firent  paraître  tant  de  valeur  et  d'activité,  que  le  roi 
Jean  leur  accorda,  à  eux  et  à  leurs  héritiers,  un  grand 
nombre  de  châteaux  et  manoirs  (1)  dans  les  provinces  de 
Lugénie  et  de  Connacie,  principalement  dans  Meath  et 
Tirawly  ;  c'étaient  des  biens  de  Walter  de  Lacy,  seigneur 
de  Meath  et  de  Hugues  de  Lacy,  comte  Dustonie  et  de 
Connacie,  et  haut  justicier  d'Irlande,  qui,  après  une 
déprédation  et  une  tyrannie  des  plus  cruelles,  après  le 
meurtre  de  Jean  de  Courey,  qu'ils  avaient  égorgé  près  de 
Dublin,  pour  se  dérober  l'un  et  l'autre  à  la  justice  de  leur 
souverain,   s'étaient  réfugiés  en  France. 

Geoffroi  de  Cusack,  seigneur  de  Killeen  ou  Meath 
et  de  Tirawly  en  Connacie,  épousa  la  fille  d'Adam  Petit, 
qui  lui  apporta  pour  dot  les  manoirs  de  Clony  et  Gonach. 
De  ce  mariage  naquit  Adam  Cusack  chevalier  qui,  pour 
se  maintenir  dans  la  contrée  de  Tirawly,  contre  l'invasion 
des  Guillaume  Barett  et  de  ses  vassaux,  en  1281,  leva 
des  troupes  en  Meath,  marcha  vers  la  Connacie  à  la  ren- 
contre des  usurpateurs,  fit  périr,  dans  une  bataille,  Guil- 
laume Barett  et  ses  frères,  avec  un  grand  nombre  de  leur 
parti,  et  en    délivra  le  pays.    Il  mourut  en  ladite  année, 


(1)  Geoffroy  eut  ceux  de  Killeen  ou  Meath,  et  de  Tirawly 
en  Connacie,  avec  plusieurs  autres  dénominations  ;  André  ceux 
de  Gerardston ,  Clenardoau,  Ross,  Brenaneston,  Folys , 
Towes  et  Inowil.  Les  descendants  de  Gerardston  acquirent 
depuis  quantité  de  terres  seigneuriales,  et  sa  famille  en  est 
restée  en  possession  jusqu'au  règne  de  Charles.  IL  Telles  étaient 
Cussington,  Portain,  Kilmenn,  Lismallen,  Turry,  Ballymol- 
gau  ,  Duleek  ,  Portleriston  ,  Tullahard  ,  Kilgosgau  ,  Rathal- 
dron  et  Calmine,  toutes  situées  au  comté  de  Meath. 


DE  CUSACK. 


127 


et  eut  un  fils,  Adam,  qui,  venant  à  mourir  avant  son 
père,  en  1277,  laissa  deux  fils,  Adam  qui  succéda  à  son 
grand-père,  et  Nicolas  qui  mourut  jeune. 

Adam  épousa  la  fille  de  Bermingham,  seigneur  d'Au- 
ry ,  dont  il  eut  une  fille  unique,  Marguerite,  mariée  à 
Richard  Clarke,  chevalier,  mort  en  (1)  1349.  De  ce  ma- 
riage sortirent  Richard ,  qui  mourut  jeune ,  et  Jeanne 
marie'e  à  Walter  Cusack  ,  chevalier ,  fils  cadet  de  Jean 
de  Gerardston  ;  il  mourut  en  1273,  et  eut  pour  fils 
Lucas  Cusack  ,  chevalier ,  seigneur  de  Killeen ,  mort 
en  1 383.  Lequel,  de  sa  femme  Mahaud  ou  Mathilde,  fille 
de  Simon  Kleming ,  chevalier,  eut  une  fille  unique  et 
héritière ,  Jeanne  ou  Jenet ,  qui  porta  ses  manoirs  en 
dot  à  Christophe  Plunkett  ,  chevalier,  lord  député  d'Ir- 
lande en  1432. 

Elle  mourut  Tan  144 1,  et  fut  enterrée  dans  l'église  de 
Killeen ,  où  elle  et  son  mari  avaient  fondé  un  chanterie 
de  quatre  prêtres,  afin  de  prier  pour  eux  :  ici  finit  la  fa- 
mille de  Killeen,  de  Tirawly,  etc. 

I.  André  Cusack  ,  seigneur  de  Gerardston,  etc.  ,  et 
frère  cadet  de  Geoffroi  ,  seigneur  de  Killeen  ,  etc  ., 
mourut  l'an  1295,  et  fut  enterré  dans  l'église  de  Killeen. 
Il  laissa  : 

i.°  Jean,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Walter,  qui,  en  1290,  épousa  Malthide,  fille 
aînée  de  Guillaume  Pylart  ou  Pylast,  dont  la  se- 
conde fille,  Isabelle,  fut  mariée  à  Adam  Saint- 
Laurens,  lord  Howth,  VIIIe  du  nom. 

II.  Jean  Cusack,  chevalier,  épousa  Marguerite, 
fille  de  Thomas  Fitz-Gerald  ,  second  fils  de  Maurice , 
lord  Offaty,  de  laquelle  il  eut  : 

1 .°  Jean,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Simon  Cusack,   chevalier,   marié  avec   Nicolas, 

fille  de  Bath  de  Rafeigh,   et    mort  l'an    i382,  le 

sixième  de  Richard  II  ; 
3.°  Walter  Cusack,  chevalier,   qui   épousa  Jeanne, 

fille  de   Richard  Clarke,   chevalier,   comme  il  a 

été  dit  plus  haut  ; 
4.0  Adam  Cusack  ; 


(1)    Il   avait   épousé    en    secondes    noces    Blanche,   fille   du 
:omte  d'Ormond. 


I2g  DE  CUSACK. 

5.°  Guillaume  Cusack  ; 
6.°  Geoffroi  Cusack  ; 
7.0  Henri  Cusack; 
8.°  Lucas  Cusack; 
g.0  Raymond  Cusack; 
io°.  Jacques  Cusack. 

III.  Jean  Cusack,  chevalier,  seigneur  de  Gerardston, 
rendit,  ainsi  que  ses  frères,  des  services  signalés  à  sa  pa- 
trie, sous  les  règnes  d'Edouard  II,  et  Edouard  III,  tant 
pour  étouffer  les  divisions  intestines  que  pour  repousser 
les  ennemis  de  dehors  ;  il  se  distingua  surtout  avec  ses 
frères,  sous  les  ordres  des  lords  Jean  Bermingham,  Ri- 
chard Tuites  et  Miles  Verdon,  à  Dundalk,  en  i3i8.  Tous 
ces  guerriers,  à  la  tête  de  1324  hommes,  allèrent  joindre 
le  lord  Edouard  Bruse,  frère  du  roi  d'Ecosse,  lequel,  à 
l'invitation  de  Hugues  de  Lacy ,  envahissait  l'Utronie 
avec  une  puissante  armée  .  Edouard  Bruse,  avec  8274 
de  ses  soldats,  fut  tué,  et  sa  tête  envoyée  à  Edouard  II, 
en  Angleterre. 

,  Jean,  Walter  et  Simon,  qui  survécurent  à  cette  san- 
glante journée  ,  en  récompense  de  leur  rare  valeur , 
furents  faits  chevaliers  sur  le  champ  de  bataille. 

Le  chevalier  Jean ,  épousa  Jeanne,  fille  de  lord  Geof- 
froi Genevill,  depuis  lord  Député  ;  il  eut  d'elle  : 

i .°  Geoffroi,  mort  jeune; 
2:0  Barnabe,  qui  suit; 

IV  .  Barnabe  Cusack  de  Gerardston  ,  etc.  ,  épousa 
Elizabeth,  fille  de  Nicolas   Crompe,  écuyer,  dont  : 

V  .  David  Cusack  de  Gerardston  ,  etc  .  ,  qui  était 
mort  en  1438,  et  laissa  un  fils  nommé  : 

VI.  Walter  Cusack,  écuyer,  qui  succéda  à  son  grand- 
père  Barnabe,  décédé  l'an  1454,  dans  les  divers  manoirs 
de  Gerardston,  Cussington,  etc  .  Il  épousa  en  premières 
noces  Elisabeth  ,  fille,  de  Jean  Plunkett  ,  chevalier  ,  lord 
de  Killeen,  second  du  nom;  et  en  secondes  noces  Eli- 
sabeth Marewarde ,  descendante  de  Walter,  par  sa  se- 
conde femme  ,  fille  de  Thomas  Marewarde ,  baron  de 
Skryne,  tué  à  la  tête  d'un  corps  de  troupes  anglaises  dans 
Meath,  par  O  Conor  Faly,  le  10  mai  14 14. 

Walter  mourut  le  24  juin  1487 ,  et  fut  enterré  dans 
le  lieu  de  sépulture  de  sa  famille  à  Killeen,  laissant  : 


DE  CUSACK. 


Du  premier  lit 


129 


i .°  Nicolas,  qui  suit  ; 

2.0  Thomas,  marié  à  ;Mahaud  ou  Mathilde,  fille  de 
Christophe  Saint-Laurent ,  chevalier ,  lord  ba- 
ron de  Howth  ,  XIVe  du  nom  par  sa  femme 
Elizabeth,  fille  de  Bermingham,  lord  baron  d'A- 
thenry. 

Du  second  lit  : 

3.°  Richard  Cusack  de  Ballymolgan  ,  écuyer , 
qui  épousa  Anne  ,  fils  de  White  de  Clongell , 
écuyer  ;  il  mourut  en  i5io,  et  laissa  pour  fils  Ri- 
chard Cusack,  écuyer,  marié  à  Rexanne,  fille  de 
Nicolas  Plunkett,  baron  de  Dunsany;  de  laquelle 
il  eut  Jean,  marié  à  la  fille  de  Gérard  ou  Gé- 
rald  Weldon  ,  écuyer  ,  et  de  Catherine  Drake  ; 
Jean  eut  pour  fils  Nicolas  Cusack  de  Ballymol- 
gan, écuyer,  qui  épousa  la  fille  de  Thomas  Plun- 
kett de  Loghrew,  écuyer,  et  d'Alix  Talbot.  Nicolas 
se  distingua  durant  la  guerre  de  1641,  dans  l'ar- 
mée confédérée  des  catholiques  d'Irlande  ,  dont 
il  suivi  aussi  la  destinée  dans  ces  temps  malheu- 
reux. 

VII.  Nicolas  Cusack  de  Gerardston  ,  épousa  Jeanne  , 
fille  et  cohéritière  de  Thomas  Owen  de  Diswelston , 
écuyer  et  veuve  de  Patrice  Bath  de  Rafeigh  ,  écuyer  ,  de 
laquelle  il  eut  : 

1 ,°  Christophe,  qui  suit  ; 

2.0  Nicolas  de  Portleriston,  qui  ayant  épousé  Jeanne, 
fills  de  Patrice  Saint-Laurens,  écuyer,  eut  d'elle 
une  fille  unique,  Genêt,  mariée  à  Jean  Russel  de 
Newcastle,  écuyer  ; 
3.°  Catherine,  mariée  à  Simon  Berford  de  Kilrow, 
écuyer. 

VIII  Christophe  Cusack  de  Gerardston,  écuyer,  fut 
grand  schériff  du  comté  de  Meath ,  en  i5n.  Il  com- 
posa pendant  ce  tems,  un  recueil  d'observations  curieuses 
sur  l'Irlande,  et  principalement  sur  le  comté  de  Meath , 
savoir  :  le  nombre  d'arpents  de  chaque  baronnie,  les  Obits 
des  Cusaks,  Plunketts ,  et  Tuites  ;  et  enfin  la  quantité 
d'arpents  en  Irlande,  avec  un  projet  pour  en  tirer  un 
12.  9 


l3o  DE  CUSACK. 

subside  considérable  pour  le  roi  ;   ce  manuscrit  se  trouve 
dans  la  bibliothèque  du  collège  de  Dublin. 

Il  épousa  Anne  ou  Catherine  ,  fille  de  Pierre  Travers 
de  Cortilagh,  écuyer ,  et  d'Elisabeth,  veuve  i.°  de  Jac- 
ques Nugent  IIIe,  baron  de  Delvin;  2.0  de  Thomas 
Dowal ,  chevalier  ,  et  fille  et  co-héritière  du  chevalier 
Robert  Holliwood  de  Tartayne  ,  au  comté  de  Dublin  , 
par  sa  femme  Elizabeth ,  fille  de  Christophe  Plunkett  , 
lord  Killeen  ;  il  eut  d'elle  plusieurs  enfants  : 

1 .°  Thomas,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Walter  Cusack  de  Tallahard  ,  écuyer  ,  qui 
épousa  Genêt,  fille  de  Patrice  Nangle  de  Shanbo, 
écuyer,  de  laquelle  il  eut  : 

A.  Edouard  Cusack  de  Tallahard  ,  écuyer,  qui 
épousa  Anne,  fille  de  N....  Kiltratt  de  Trim, 
écuyer,  de  laquelle  il  eut  : 

a.  Jean  Cusack  de  Tallahard  ,  écuyer ,  qui 
épousa  Elizabeth  ,  fille  de  Fitz-Gérald 
de  Grenock ,  écuyer  ;  et  participa  aux 
malheurs  de  sa  famille,  durant  les  guer- 
res d'Irlande,  sousCromwel  en  1641  ; 

b.  Jacques  Cusack; 

c.  Antoine  Cusack; 

d.  Thomas  Cusack; 

e.  Elisabeth  Cusack; 

f.  Mahaud  ou  Mathilde  Cusack  ; 

g.  Marguerite  Cusack ,  mariée  à  White 
de  Leixstip,  écuyer  ; 

h.  Marie  Cusack; 

B.  Barnabe  Cusack  de  Tallahard,  qui  épousa 
Catherine,  fille  de  Patrice  Talion  de  Wil- 
keston  ,  écuyer  ,  de  laquelle  il  eut  un  fils 
nommé  George  Cusack  ; 

C.  Jeanne  Cusack  mariée  à  Thomas  Jordan, 
écuyer,  major  de  Drogheda  ; 

D.  Alix  Cusack  de  Tallahard  ; 

E.  Marguerite  Cusack  de  Tallahard  ; 

F.  Marie  Cusack  de  Tallahard  ; 

3.°  Nicolas  Cusack  de  Duleek,  écuyer,  qui  épousa 
Genêt ,  fille  de  Thomas  Flemming  de  Stephen- 
ston,  écuyer,  de  laquelle  il  eut  : 


DE  CUSACK.  i3 1 

a.  Nicolas  Cusack  de  Duleek  ,  écuyer  ,  qui 
épousa  Marie  Anne,  fille  de  Guillaume  Bert 
de  Tulloch,  écuyer,  et  fut  décapité  sous  le 
règne  d'Elisabeth,  à  cause  de  son  zèle  à  dé- 
fendre la  religion  et  la  patrie  ; 

b.  Anne,  mariée  à  Gérard  Fitzjames  Fitzgerald, 
écuyer  ; 

c.  Catherine  mariée  à  Guillaume  Dowdal  de 
Terfeighan,  au  comté  de  Louth,  écuyer; 

d.  Jeanne,  mariée  à  Jacques  Nugent  de  Lisclo- 
gher,  écuyer. 

+.°  Jacques  Cusack  de  Rataldron,  écuyer  qui  épousa 
Jeanne,  fille  de  Nicolas  Hussy,  seigneur  ,  baron 
de  Galtrim,  au  comté  de  Meath,  de  laquelle  il 
eut  Gerot  ou  Gérard,  qui  épousa  Jeanne  Plunkett 
autrement  Sénat,  de  laquelle  il  eut  Thomas  de 
Rataldron,  mort  sans  postérité,  dans  les  guerres 
de  1641  ; 

5.°  Genêt,  mariée,  i.°  à  Richard  Plunkett  de 
Tolwath,  écuyer  ;  2.0  à  Robert  Betagh,  écuyer; 

6.°  Elisabeth,  mariée  à  Robert  Barnavall  de  Staf- 
fordston,  écuyer  ; 

7.0  Catherine  ,  mariée  à  Guillaume  de  Killeagh  , 
écuyer  ; 

8.°  Alix,  mariée  à  Patrix  Netterwil,  écuyer: 

9.0  Jean,  mort  sans  enfants; 

io.°  Tomassine  Cusack; 

1 1 .°  Jeanne  Cusack; 

12.0  Anne  Cusack. 

IX  Thomas  Cusack  de  Gerardston  ,  chevalier ,  sei- 
gneur de  Cussington,  était  un  homme  de  talens  rares  et 
de  mérite  distingué;  il  fut  nommé  le  premier  mai  046, 
maître  des  rôles,  et  garde  des  sceaux,  le  4  août  i55o;  vice- 
chancelier  en  l'absence  de  sir  Jean  Allen  ,  lord  député, 
le  6  décembre  1 5  5  2  ,-  et  lord  chancelier  et  l'un  des  lords 
justiciers,  le  2  octobre  i553,  dans  laquelle  année  il  mourut 
et  fut  enterré  dans  le  lieu  de  sa  sépulture ,  devant  le 
grand  autel  de  l'église  de  Killeen  ;  il  a  écrit  une  longue 
épitre  ,  datée  du  8  mai  1 552  et  sixième  du  règne  d'E- 
douard VI  ,  au  duc  de  Northumberland  ,  touchant  la 
situation  de  l'Irlande;  elle  se  trouve  parmi  les  ma- 
nuscrits du    docteur    Sterne,   évèque  de    Clogher  ,    dans 


r32  DECUSACK. 

la  bibliothèque  du  collège  de  Dublin.  Il  épousa  ,  i.° 
Alix,  fille  de  Georges  Netterwil  de  Gasletton-Kilpatrick^ 
écuyer ,  et  de  Marguerite ,  fille  de  Henri  Dowdal  de 
Terferghan ,  au  comté  de  Louth ,  écuyer;  2.0  Catherine, 
fille  de  Jean  Tuites  de  Slidall ,  écuyer;  3.°  Anne,  fille 
de  Nicolas  Saint-Laurens ,  lord  baron  de  Howth ,  VIe , 
du  nom,  et  lord  chancelier  d'Irlande,  en  1509,  et  de 
sa  seconde  femme,  Elisabeth,  fille  de  sir  Guillaume 
Welles,  lord  chancelier  d'Irlande.  Ses  enfants  furent: 

Du  premier  lit  : 
i.°  Patrice,  dont  l'article  suit  ; 
2.0  Richard,    rapporté    après     la   postérité  de   son 

aîné; 
3.°  Léonard  Cusack  ; 
4.0  Genêt  Cusack  ; 
5.°  Anne  Cusack; 

Du  second  lit  : 

6.°  Robert  Cusack  de  Cussington ,  écuyer,  second 
baron  de  l'échiquier,  qui  épousa  Catherine  Nu- 
gent,  veuve  de  Pierre,  lord  Trimleston,  et  fille  de 
sir  Christophe  Nugent  ,  héritier  présomptif  de 
Richard  ,  septième  baron  de  Delvin,  de  laquelle 
il  eut  Thomas  Cusack  de  Cussington  ,  écuyer, 
qui  épousa  Françoise,  fille  de  sir  Robert  Dillon 
de  Riverston  ,  premier  juge  à  la  cour  des  plai- 
doyers, et  de  sa  seconde  femme,  Catherine  ,  fille 
de  sire  Guillaume  Sarsfield  de  .Lucan  ,  ancêtre 
du  lord  vicomte  Lucan  ,  et  Anne  ,  mariée  à 
Richard  Cutrell  de  Tankardston  ,  en  Meath  , 
écuyer  ; 

7.0  Edouard  Lusack  de  Lismullen  ,  écuyer  , 
qui  épousa  Elisabeth ,  fille  de  Richard  Aylmer 
de  Lyons,  écuyer,  et  d'Eléonore ,  fille  unique 
de  Georges  Flemming ,  écuyer,  et  de  Margue- 
rite, sœur  de  Pierre,  comte  d'Ormond  ; 

8.°  Marguerite,  mariée  ,  i.°  à  Morrough  O'Brien, 
quatrième  baron  d'Inchiquin;  2.0  à  Christophe 
Cruse  de  Naull  ou  Meath,  écuyer; 

g.0  Alix,  mariée  à  Thomas  Aylmer  de  Lyons, 
écuyer  ; 

to.°  Marie,  épouse  de  sir  Théobald  Butier,  troi- 
sième baron  de  Cahier  ; 


DE  CUSACK.  ï  33 

1 1.°  Catherine,  marie'eau  chevalier  Henri  Colley  de 
Castecarbery,  ancêtre  de  lord  Mornington. 

Du  troisième  lit  : 

1 2.0  Christophe  de  Cusack  ; 

i3.°  Jean  de  Cusack; 

1 4.0  Walter  de  Cusack  ; 

ï  5 .°  Eléonore  de  Cusack  ; 

16.0  Elisabeth,  mariée,  i.°  à  Patrice  de  la  Feild  de 
Painslon  et  Dullardston,  écuyer;  2.0  au  chevalier 
Christophe  Bellew  de  Bellewston  et  Duleeko. 

X.  Patrice  Cusack  de  Gerardston,  écuyer,  épousa 
i.°  Françoise,  fille  du  chevalier  Bartholomé  Dillon  de 
Riverston,  nommé  le  premier  février  i5i3,  premier 
baron  de  l'échiquier  et  le  2  juillet  i5i6,  député,  trésorier 
d'Irlande,  et  le  i5  janvier  i532,  juge  aux  communes 
Pleas,  et  de  sa  seconde  femme,  Eléonore,  fille  unique 
d'Edmond  Plunkett,  lord  Killeen;  2.0  Eléonore  Foster. 
Ses  enfants  furent  : 

Du  premier  lit  : 

i.°  Thomas  de  Gerardston,  qui  suit; 

2.0  Robert  de  Portrain,  écuyer,  qui  épousa  Eli- 
sabeth, fille  de  Jacques  Dillon  de  Riverston, 
écuyer,  et  d'Elisabeth,  fille  de  Bartholomé  Bath 
de  Dullardston,  écuyer; 

3.°  Walter,  qui  épousa  une  des  filles  de  Flemming, 
écuyer; 

4.0  Edmond,  marié  à  une  fille  de  Ludwith  de 
Ballinalae,  au  comté  de  West-Meath,  écuyer  ; 
'5.°  Catherine  Cusack; 

ô.°  Eléonore  Cusack 

7.0  Marie,  qui  épousa,  i.°  Edmond  Nugent  de 
Carlanston,  écuyer;  2.0  David  Spencefîeld, 
écuyer. 

Du  second  lit  : 

8.°  Adam  Cusack; 

9.0  Henri,  alderman  de  Dublin,  dont  la  fille  L.écile, 
épousa,  d'abord,  Christophe  de  Saint-Laurens, 
lord  baron  de  Howth  vingt-deuxième  du  nom  ; 
et  après  sa  mort,  Jean  Barnavall  de  Flemmington 
et  Monetown,  en    Meath,   écuyer,     second  fils  de 


134  DIS  CUSACK. 

sir  Christophe  Barnavall  de  Turvey;  et  troisiè- 
mement, Jean  Finglas  de  West-Plaston,  écuyer, 
où  elle  mourut  le  17  juillet  1 638  ; 

io.°  Patrice,  élevé  à  Oxford,  et  célèbre  dans  la 
république  des  lettres  ;  son  admirable  érudition 
(dit  Harris,  auteur  anglais  ),  répandit  de  vives 
lumières  sur  sa  patrie  ; 

1 1.°  Marguerite  Cusack; 

12. °  Anne,  mariée,  i.°,  au  lord  Forth;  2.0  ,  à 
Christophe  Nugent  de  Corbelston,  écuyer,  frère 
de  Richard,  premier  comte  de  West-Meath . 
3.°,  à  Valerien  Weslejr  de  Dangen,  en  Meath, 
écuyer;  elle  mourut  en  1649. 

XI.  Thomas  Cusack  de  Gerardston,  écuyer,  épousa 
Jeanne,  fille  de  Thomas  Cusack  de  Cussington,  écuyer, 
et  de  Françoise,  fille  de  sir  Robert  Dillon  de  Riverston, 
lord,     haut-justicier    des     communes    Pleas,  dont  il   eut  : 

XII.  Patrice  Cusack  de  Gerardston,  écuyer,  qui,  avec 
le  reste  de  sa  famille,  signala  son  courage  sous  le  com- 
mandement du  lord  vicomte  de  Dillon,  dans  l'armée 
des  catholiques  confédérés  d'Irlande  ,  en  1641.  Cromwel, 
en  conséquence,  s'empara  de  leurs  grands  biens  qui, 
à  l'avènement  de  Charles  II,  au  trône,  furent  donnés, 
à  Jacques  II  alors  duc  d'Yorck;  le  reste  à  d'autres. 

X.  Richard  Cusack  de  Gerardston,  écuyer,  second 
fils  de  Thomas  et  d'Alix  de  Netterwill,  sa  première 
femme,  épousa  Marie-Anne,  fille  de  Gérard  Nugent, 
écuyer,  dont  il  eut  : 

XI.  Christophe  Cusack  de  Gerardston,  écuyer,  épousa 
Isabelle  Barbara,  fille  d'Alexandre  Donald  Macdonald, 
baronnet,  et  de  Marie  Douglas,  fille  unique  de  Robert, 
comte  de  Morton,  de  laquelle  il  eut  : 

XII.  Jean  Cusack,  qualifié  écuyer  qui  fut  tué  en  1641, 
à  la  bataille  de  Worcester.  Il  avait  épousé  Marie  Plunkett, 
fille  de  Henri  Plunkett,  chevalier;  il  eut  d'elle: 

XIII.  Gérard  Cusack  de  Gerardston,  marié  à  Ca- 
therine Brown,  fille  de  Geoffroi  Brown,  chevalier,  et 
d'Anne-Marie,  fille  de  [sir  Hen  Link,  baronnet,  dont 
il  eut  : 


DE  CUSACK.  T  35 

XIV.  Richard  Cusack,  marié  à  Antoinette-Catherine 
Martin,  fille  d'Antoine  Martin,  capitaine  au  régiment 
du  colonel  Georges  de  Cusack,  au  service  d'Espagne, 
en  Flandre,  et  de  Ursule  O'Hara,  fille  de  Tadée 
O'Hara'  écuyer;  ayant  perdu  son  aïeul  à  la  bataille  de 
Worcester,  en  1641,  il  fut  obligé  d'abandonner  sa  patrie 
lors  de  l'invasion  du  prince  d'Orange.  Il  passa  au  service 
d'Espagne,  en  qualité  de  capitaine  dans  le  régiment 
d'Obyrn.  11  laissa  trois  fils  qui  s'attachèrent  au  service 
de  la  France. 

i.°  Gérard-Alexandre  Cusack,  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint-Louis,  lieutenant- 
colonel  du  régiment  de  Rothe,  mort  en  1743, 
après  avoir  porté  les  armes  cinquante-trois  ans; 

2.0  Charles  Cusack,  officier  au  régiment  de  Lée,  qui 
entra  au  service  du  roi  d'Espagne,  y  parvint  au 
grade  de  maréchal  de  camp,  et  est  mort  en  1748, 
gouverneur  de  Melatza,  en  Sicile,,  et  commandeur 
de  l'ordre  de  Saint-Jacques  ; 

3.°  Richard-Edmond  de  Cusack,  qui  entra  en 
1703,  étant  âgé  de  seize  ans,  comme  volontaire 
dans  le  régiment  d'Orington,  depuis  connu 
sous  le  nom  de  Rothe,  y  fut  fait  officier  l'année 
suivante,  et  se  trouva,  en  cette  qualité,  aux  ba- 
tailles d'Hochstett  et  de  Malplaquet,  et  au  combat 
de  Denain,  dans  la  guerre  de  1733.  Il  servit 
au  siège  de  Philisbourg  et  à  l'affaire  de  Clausen, 
et  fut  fait  en  1736,  chevalier  de  l'ordre  royal 
et  militaire  de  Saint-Louis;  il  servit  aussi  dans 
la  guerre  commencée  en  1741,  se  trouva  l'année 
1747  ,  à  lfl  bataille  d'Ettingen,  fut  nomme 
l'année  suivante,  lieutenant-colonel  du  régiment 
de  Rothe;  servit  aux  sièges  que  le  roi  fit  en  per- 
sonne des  villes  de  Ménin,  d'Ypres,  de  Furnes 
et  de  celui  du  fort  de  la  Kenok  ;  commanda,  en 
1745,  sous  les  yeux  du  Roi,  son  régiment  au  siège 
de  Tournay  et  a  la  bataille  de  Fontenoy  :  l'année 
1747,  ayant  été  fait  brigadier  des  armées  du  Roi, 
il  commanda  au  pont  de  Walheim,  poste  im- 
portant, où  il  resta  pendant  six  semaines  avec 
six  cents  hommes.  Il  commanda  encore  son 
régiment  à    la  bataille  de   Lawfeldt,   que  le    Roi 


l36  DE  CUSACK. 

y  gagna  le  2  juillet  de  la  même  anne'e  sur  les 
alliés  ;  et  s'y  comporta  avec  tant  de  valeur  et  de 
prudence,  que  le  Roi  lui  donna  des  témoignages 
publics  de  sa  satisfaction.  L'année  suivante,  il 
se  trouva  à  l'affaire  de  Maestricht.  En  1755,  il 
eut  le  gouvernement  des  villes  de  Guérande, 
du  Croisic,  et  Saint-Nazaire  en  Bretagne,  (petit 
port  où  s'est  embarqué  Jacques  III,  pour  aborder 
en  Ecosse,)  et  la  commanderie  de  Muncied,  en 
Gascogne  de  l'ordre  de  Saint-Jacques  de  l'Epée, 
en  Espagne;  enfin,  après  avoir  servi  sans  inter- 
ruption pendant  56  ans,  il  s'est  retiré  en  1759, 
avec  le  grade  de  maréchal  des  camps  et  armées 
du  Roi,  et  est  mort  à  Corbeil,  le  14  décembre 
1770. 

Il  avait  épousé  en  premières  noces  Marie- 
Anne-Isabelle-Brigitte  Fitz-Gérald,  fille  de  Jean 
Fitz-Gérald,  capitaine  au  régiment  dudit  co- 
lonel Georges  Cusack,  au  service  d'Espagne  en 
Flandre,  et  de  Brigitte-Augustine  Cusack;  en 
secondes  noces,  Marie-Louise  de  la  Race,  veuve 
de  monsieur  le  marquis  de  Moulins,  dont  il 
n'eut  point  d'enfant.  De  sa  première  femme, 
il  n'avait  eu  qu'une  fille  unique,  Marie-Made- 
laine-Josephe  Aglaé  de  Cusack,  née  à  Lille  en 
Flandre,  le  2  5  octobre  1725,  mariée  à  Etienne- 
Joseph  de  Lespinasse-Langeac,  marquis  de  Lan- 
geac,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de 
Saint-Louis,  gouverneur  de  Pierre  Perthuse, 
commandant  pour  Sa  Majesté',  les  villes  et  citadelle 
du  Pont-Saint-Esprit,  et  en  bas-Languedoc, 
maréchal  des  camps  et  armées  du  Roi,  comman- 
deur des  ordres  royaux,  militaires  et  hospitaliers 
de  Notre-Dame  du  Mont-Carmel,  de  Saint- 
Lazare,  et  de  Jérusalem.  De  ce  mariage  sont 
issus  six  fils  et  une  fille: 

i.°  Auguste-  Louis-Joseph-Fidel-Amand  de  Les- 
pinasse,  nommé  comte  de  Langeac,  ancien  capi- 
taine des  gardes  de  la  Porte  de  Monsieur, 
aujourd'hui  Roi  de  France,  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint- Louis,  maréchal  des 
camps  et  armées  du    Roi,  gouverneur  des  villes 


DE  CUSACK.  ,37 

de  Guérande,  du  Croisic ,  et  Saint-Nazaire, 
en  Bretagne,  du  Puy-en  -  Velay  et  de  Rue  en 
Picardie  ,  nommé  par  Sa  Majesté  ,  commandeur 
des  ordres  royaux  militaires  et  hospitaliers  de 
Notre-Dame  de  Mont-Carmel  et  de  Saint-Jean 
de  Jérusalem,  commandeur  de  la  commanderie 
de  Mancied,  de  l'ordre  de  Saint-Jacques  de  l'Epée, 
en  Espagne; 

2.°  Egide  -  Louis- Edme- Joseph  de  Lespinasse  , 
chevalier  de  Langeac ,  chevalier  non  -  profès 
de  l'ordre  de  Malte,  ancien  prieur  des  prieures 
de  la  Réole,  d'Aymeries ,  de  Saint  -  Martin  de 
Crécy ,  ancien  conseiller  d'ambassade  dans  les 
cours  de  Vienne,  de  Saxe,  de  Berlin  et  de  Saint- 
Pétersbourg,  ancien  conseiller  de  l'université, 
maréchal  des  camps  et  armées  du  Roi,  et  membre 
de  l'Académie  de  Marseille,  gouverneur  de  la 
ville  de  Poitiers,  chevalier  de  l'ordre  royal  et 
militaire  de  Saint -Louis  et  de  la  Légion - 
d'Honneur; 

3.°  Alexandre- Joseph -Onézime- Louis -Gustave  de 
Lespinasse  ,  appelé  chevalier  de  Saint-Ilpise , 
aussi  chevalier  ,  non  -  profès  ,  de  l'ordre  de 
Malte,  ancien  prieur  de  Salmaise  et  de  Bu  - 
zette  ,  gouverneur  de  Quimper ,  capitaine  de 
dragons  dans  le  régiment  de  Lorraine; 

4.0  Aglaé- Joséphine- Amélie  -  Louise  -  Edrnée  de 
Lespinasse- Langeac  ,  mariée  à  Victor  -  Scipion 
de  la  Garde,  marquis  de  Chambonnas,  ministre 
des  affaires  étrangères  sous  Louis  XVI,  maréchal 
des  camps  et  armées  du  Roi  ; 

5.°  Antoine  -  Charles- Joseph  -  Calixte  -  Pamphile 
de  Lespinasse  ,  appelé  comte  de  Lespinasse , 
chanoine  et  comte  de  Brioude  ; 

6.°  Auguste  -  Louis  -  César  -  Hypolite  -  Théodose  , 
titré  comte  d'Arlet ,  gouverneur  des  villes  de 
Porteroz  et  Carcassonne ,  capitaine  de  cavalerie 
dans  le  régiment  Royal- Roussillon  ; 

7.0  Jacques  -  Victor  -  Charles  -  Joseph  -  Auguste  de 
Lespinasse-  Langeac  ,  tenu  sur  les  fonts  de  bap- 
tême par  Sa  Majesté  Britannique  Jacques  III,  re- 
présenté par  très-haut,  très-puissant,  très-révé- 
rendissime    seigneur ,    monseigneur     Charles    de 


x38  decusack. 

Saint- Albin,  archevêque  de  Cambray,  pair  de 
France  prince  du  Saint-Empire  romain  ,  comte 
de  Cambrésis ,  et  par  S.  A.  S.  Victoire-  Marie- 
Anne  de  Savoye,  princesse  douairière  de  Carignan. 

On  voit  par  tout  ce  récit,  que  cette  famille,  depuis 
son  établissement  en  Irlande  ,  n'a  cessé  de  combattre 
constamment ,  tant  pour  la  religion ,  que  pour  leur 
légitime  souverain;  tant  de  périls  qu'ils  ont  toujours 
partagés  pour  les  défendre,  en  sont  des  témoignages 
bien  sensibles,  puisqu'ils  ont  essuyé  pour  cette  cause 
toutes  sortes  de  pertes  et  de  mauvais  traitements  pendant 
les  persécutions  d'Elisabeth  et   la  tyrannie   de  Cromwell. 

M.  le  comte  de  Lespinasse-Langeac,  émigré  pendant 
25  ans, et  dépouillé  de  toute  sa  fortune,  M.  le  chevalier 
de  Lespinasse-Langeac,  condamné  à  mort,  comme  roya- 
liste, par  une  commission  militaire,  tous  deux  petits- 
fils  de  M.  de  Gusack,  après  avoir  tout  sacrifié  pour  dé- 
fendre une  cause  aussi  sacrée  sous  la  monarchie  fran- 
çaise, ont  éprouvé  le  même  sort  que  leurs  ancêtres. 

Armes:  Parti  d'or  et  d'azur;  à  la  lasce  de  l'un  à 
l'autre.  Couronne  de  marquis.  Tenants:  deux  guerriers 
dragonnes,  portant  chacun  un  badelaire  sur  l'épaule. 
Cimier  :  une  sirène,  portant  d'une  main  une  épée,  et 
de  l'autre  une  fleur  de  lys.  Devise  :  En  Dieu  est  mon 
espoir. 

Une  branche  de  cette  maison  étant  restée  en  Guienne, 
florissait  dans  cette  province,  au  milieu  du  quinzième 
siècle ,  époque  où  la  branche  établie  en  Angleterre , 
jouissait  d'une  pareille  splendeur  et  du  plus  bel  éclat. 
On  voit  dans  un  manuscrit  contenant  les  très-haulx 
et  nobles  fais  de  Gaston  IV  de  Foix,  roi  de  Navarre, 
comte  de  Foix,  depuis  l'an  1442,  jusqu'au  18  septembre 
1471,  par  Guillaume  le  Seura,  page  180,  qu'en  l'année 
145 1.  après  la  réduction  de  Bordeaux  et  du  pays  Bor- 
delais, en  l'obéissance  du  roi  de  France,  l'armée  marcha 
vers  Bayonne,  avec  les  francs-archers  et  l'artillerie,  pour 
en  faire  le  siège,  que  le  comte  de  Foix  assembla  ses 
nobles,  et  pouvait  avoir  à  lui 

5oo  lances  en  pied  et  de  bons  gendarmes; 

1200  brigandiniers: 

4  à  5ooo  pavoisiers  et  arbalestriers. 


DE  CUSACK.  i3g 

Et  que,  parce  qu'il  était  lieutenant  du  Roi  en 
Guienne,  le  Roi  ordonna  à  plusieurs  capitaines,  qu'ils 
se  missent  sous  sa  bannière,  qu'entre  ceux  qui  y  vinrent, 
il  y  avait: 

Messire    Jacques    de    Chabannes,  grand-maître    de 

France,  avec  ses  ioo  lances; 
Joachim  Robin  Petit-Lieu; 
De  la   Bessière,  qui   menait  la  compagnie   de    son 

frère  ; 
Martin  Grassie; 

Théolde  de  Valpergue,  bailli  de  Lyon  ; 
La  compagnie  de  Poton  de  Saintrailles; 
Lespinasse  ; 

Gaspard  Bureau,  maître  de  l'artillerie; 
Tristan  l'Hermite,  prévôt  des  maréchaux. 

Parmi  les  conducteurs  ou  commandants  des  gens  de 
M.  de  Foix,  est  nommé  le  sieur  de  Cusac.  On  assiégea 
la  ville  (est-il  dit,  page  181),  «  qui  fut  bien  défendue 
»  à  la  première  attaque,  par  les  Anglois;  et  là,  le  comte 
»  de  Foix  fit  chevalier  le  fils  du  grand-maître  de  France, 
»  le  sieur  de  Cusac,  frère  du  sieur  de  Nouailles  et 
»  plusieurs  autres  ».  On  voit,  page  184  du  même  ma- 
nuscrit, que  la  ville  se  rendit,  et  que  le  comte  de  Foix 
entra  dans  Bayonne,  le  samedi  22  août  145 1,  ayant 
devant  lui  1000  archers  en  habillement,  salades  en  tète, 
l'arc  et  la  trousse,  etc. 

Cette  généalogie  a  été  dressée,  i.°  sur  le  tableau 
généalogique  des  seize  quartiers  paternels  et  maternels 
des  anciennes  familles  militaires  et  de  chevalerie,  de 
madame  Marie  -  Madelaine- Joseph -Aglaé  de  Cusack 
de  Lespinasse  -  Langeac  ,  marquise  de  Langeac  ,  tille  de 
Richard-Edmond  de  Cusack,  né  en  Irlande  en  1687, 
et  de  Marie- Anne  -  Isabelle- Brigitte  Fitzgerald,  ledit 
tableau  commençant  à  Georfroi  Cusack,  qui  vivait  en 
121 1,  enregistré  en  1766  au  bureau  d'Ulster,  certifié 
par  William  Hauvkins,  héraut  d'armes  d'Ulster,  et 
principal  héraut  de  toute  l'Irlande,  sous  son  scel,  donné 
à  Dublin,  le  27  juillet  1772,  signé  William  Hauvkins; 
ensuite  légalisé  en  forme  probante,  par  les  notaires 
publics,  jurés,  admis  par  autorité  royale  dans  ladite 
ville  de    Dublin,    et    d'eux   signé,    par    le    lord-maite  de 


I40  LE  LOUP  DE  CHASSELOIR. 

Dublin,  signé  Willaume  Forbes,  lord-maire,  par  le  no- 
taire royal  de  Londres;  par  M.  le  comte  de  Guignes, 
ambassadeur  de  France  en  Angleterre,  et  par  M.  le  duc 
d'Aiguillon,  ministre  secrétaire  d'état,  ayant  le  départe- 
ment des  affaires  étrangères,  signé  le  duc  d' 'Aiguillon; 
par  monseigneur,  Pasumot ;  original  et  copie  jointe,  tra- 
duite par  l'interprète  du  Roi,  en  langue  anglaise,  le 
5  novembre  1772,  signé  Tobiesen  Duby,  et  légalisé; 

2.0  Sur  la  généalogie  de  dom  Carlos  de  Cusack,  capi- 
taine dans  le  régiment  des  gardes  wallones,  en  vertu  de 
sa  nomination  à  la  chevalerie  de  l'ordre  de  Saint-Jacques, 
par  le   roi   d'Espagne   Philippe  V,  le   16  août    17  r  2. 

Original  des  preuves  en  espagnol,  signées  par  Joachim 
Rosas,  notaire  royal  pour  Tordre  de  Saint-Jacques,  le 
11  octobre  1 771 ,  traduit  en  français  et  le  tout  légalisé 
par  M.  le  marquis  d'Ossun,  ambassadeur  de  France  en 
Espagne,  le  20  octobre  1771,  signé  de  lui,  et  par  M.  le 
duc  d'Aiguillon,  ministre  et  secrétaire  d'état,  ayant 
le  département  des  affaires  étrangères,  signe  le  duc 
iï  Aiguillon,  par  monseigneur,  Pasumot. 

On  peut  voir  encore  sur  cette  famille,  le  Ch.  sire  James 
Ware.  de  ann.  hib.,  édition  anglaise,  1  vol.,  p.  42,  59,  94. 
Vide  Lodge  pairie  d'Irlande,  vol.  1,  p.  i3o,  i52,  i53, 
1 5  1 ,  1 28  ;  vol.  2,  p.  295  ;  vol.  3,  p.  49,  36  ;  vol.  4,  p.  48, 
2  5 1.  Suplementum  alethinologiœ  authore  Joanne  Lynch, 
p.  1 85.  Vide  Camdeni,  annal.  Hib.,  édition  Oxoniana, 
pag.  1 56.  Vide  Ware,  publié  par  Harris,  p.  94. 


LE  LOU  ou  LE  LOUP  de  CHASSELOIR,  famille 
ancienne  originaire  de  la  province  de  Bretagne,  ou  elle 
réside  encore  de  nos  jours. 

Jean  le  Loup,  Lupo,  cheva'^r,  comparaît  dans  une 
enquête  faite  en  11 67,  par  Jean  de  Soligné,  sur  les  droits 
contestés  entre  les  moines  de  la  Vieuville,  tt  quelques 
chevaliers,  dont  il  faisait  partie. 

Guillaume  le  Loup,  écuyer,  servit  dans  les  guerres 
de  son  tems,  en  qualité  de  l'un  des  vingt  écuyers  de 
la  compagnie  de  Geoffroy  de  Partenay,  qui  rît  montre 
à  Dun-le-Roi,  le  premier  juin  i38o. 

Chrétien    le     Loup,    frère    du     précédent,    fut    un  des 


LE  LOUP   DE   CHASSELOIR.  I4I 

cinquante-sept  écuyers  de  la  compagnie  de  Jean  Gif- 
fart,  chevalier,  qui  fit  montre  à  Lille,  le  22  octobre 
i386. 

Éon  le  Loup  est  nommé  parmi  les  seigneurs  qui 
rendirent  hommage  au  vicomte  de  Rohan,  en  1396. 

Robin  le  Loup,  écuyer ,  servit  en  cette  qualité  dans 
la  compagnie  de  Guillaume  Juze  1,  aussi  écuyer,  dont 
la  revue  fut  faite  à  Bourges,  le  21  juin  141 8 .  Il  fut 
tué  en  1432  ,  dans  une  rencontre  avec  les  Anglais  , 
près  de  Fresnay-le- Vicomte.  Il  eut  pour  fils  : 

N  .  . .  le  Loup,  qui  est  nommé  au  nombre  des  gentils- 
hommes qui  accompagnèrent  le  duc  de  Bretagne ,  au 
mois  de  décembre  1437. 

I.  Jean    le     Loup,     sieur    du     Breil,     épousa     N 

dame  de  la  Mirande,  avec  laquelle  il  vivait  en  i53o, 
et  mourut  en  1 5 65 .  Il  fut  père  de  : 

II.  Michel  le  Loup,  qui  épousa  Bonne  de  Troye.  Il 
fut  maître  des  comptes,  à  Nantes,  le  28  octobre  1572  , 
et  maire  de  la  même  ville  ladite  année  072,  il  com- 
manda une  compagnie  de  gentilshommes  de  son 
diocèse ,  et  marcha  contre  le  duc  de  Mercœur  ,  qui 
le  fit  prisonnier  ,  ravagea  ses  terres  et  brûla  son  châ- 
teau du  Breil.  Le  Roi  de  France  paya  sa  rançon.  De 
son  mariage  sont  issus  : 

i.°  Yves,  dont  l'article  suit  : 

2.0  N...  le  Loup,  auteur  de  la  branche  des  sei- 
gneurs de  la  Motte-Glain,  éteinte  de  nos  jours; 
Michel  le  Loup ,  son  fils ,  seigneur  de  la  Motte- 
Glain,  fut  maintenu  dans  sa  noblesse  d'extraction, 
par  arrêt  du  29  novembre  1668; 

3.°  N...  le  Loup,  père  de  Michel  le  Loup,  sei- 
gneur de  Beaulieu,  maintenu  le  23  août  1669. 

III.  Yves  le  Loup,  maître  des  comptes  à  Nantes, 
en  1 586  ,  épousa  Catherine  Juillière  .  De  ce  mariage 
sont  issus  : 

i.°  Claude,  dont  l'article  suit; 

2.0  Bonnaventure  le  Loup,  sieur  de  la  Rabinays. 

IV.  Claude  le  Loup,  Ier  du  nom,  seigneur  de  Bois- 
briant,  épousa  le  3  novembre   1622,  Catherine-Geneviève 


I42 


LE  LOUP  DK  CHASSELOIR. 


Richerot,  et  fut  maintenu  dans  sa  noblesse  d'ancienne 
extraction ,  par  arrêt  de  la  chambre  de  la  réformation 
de    Bretagne,  du    i5    novembre    1668  .    Il  eut   pour  fils. 

V.  Claude  le  Loup  ,  IIe  du  nom  ,  seigneur  de  la 
Renaudière  ,  marié,  par  contrat  du  27  janvier  1 663  , 
reçu  par  le  Merle,  notaire  à  Nantes,  avec  Anne  Simon.  Il 
en  eut  : 

1 .°  Claude,  dont  l'article  suit; 

2.0  N....  le  Loup  ,  auteur  de  la  branche  des  sei- 
gneurs de  la  Biliais,  qui  subsiste  dans  la  personne 
de  M.  le  Loup  de  la  Biliais.  Deux  membres  de 
cette  branche  ont  servi  avec  le  comte  de  Chas- 
seloir,  chef  de  la  branche  aînée,  dans  la  légion 
de  Mirabeau,  où  Pun  a  péri;  le  second  y  a  été 
blessé;  il  s'est  marié  depuis,  et  n'a  pas  eu  d'en- 
fants; mais  son  frère  puîné  est  marié  et  a  six 
enfants. 

VI.  Claude  le  Loup,  IIIe  du  nom,  seigneur  de  la 
Mecredière  .  épousa,  par  contrat  du  i5  novembre  169 r , 
reçu  par  Breton,  notaire  à  Nantes,  Catherine  du  Breuil , 
dont  il  eut: 

VII  .  Louis  le  Loup  ,  chevalier ,  seigneur  de  la 
Mecredière,  qui  épousa,  par  contrat  du  27  août  1721, 
reçu  par  Briare ,  notaire  à  Rennes  ,  Marie-Augustine 
Mesnard  de  Toucheprès,  dame  du  Chastellier.  Il  en  eut  : 

VIII  .  Louis-François  le  Loup  ,  chevalier  ,  seigneur 
de  la  Pomeraye-sur-Sèvre ,  capitaine  de  dragons,  marié, 
par  contrat  du  19  janvier  175 1  ,  reçu  par  Hérault, 
notaire  à  Nantes  ,  avec  Marie-Anne  Nepvouet  ,  dame 
du  Baudé,  de  la  Breille,  etc.  De  ce  mariage  est  issu  : 

IX  .  Louis-Marie  le  Loup  ,  comte  de  Chasseloir  , 
Maréchal  des  camps  et  armées  du  Roi  ,  commandeur 
de  l'ordre  noble  de  Phénix  de  Hohenlohe,  marié, 
par  contrat  du  25  avril  1775  ,  passé  devant  Duclos  , 
notaire  à  Fougères ,  avec  Thérèse-Félicité  Guérin  , 
marquise  de  Saint-Baize. 

Armes.  De  gueules,  à  deux  fasces  d'argent  chargées; 
la  première  de  trois  ,  et  la  seconde  de  dix  étoiles  de 
sable.     Couronne     dz    marquis;    supports:   deux    lions. 


DE  BAINVILLE. 


!43 


DE  BAINVILLE,  famille  originaire  de  Lorraine. 

I.  Jean-Gérard  de  Bainville,  prévôt  de  la  prévôté 
de  Tilly-sur-Meuse,  fut  anobli  en  considération  de  ses 
services,  par  Charles  de  Lorraine,  évêque  de  Verdun, 
le  9  novembre  1618.  Il  épousa  Henriette  Senocq,  dont 
il  eut: 

IL  Jean  de  Bainville,  prévôt  de  Tilly,  qui  épousa 
Nicole  Hennequin,  qui  le  rendit  père  de: 

i.°  Charles  de  Bainville,  \ 

2.0  Hubert  de  Bainville,    J  prêtres; 

3.°  Nicolas  de  Bainville,  ) 

4.0  François,  dont  l'article  suit. 

III.  François  de  Bainville,  maître-d'hôtel  du  prince 
François  de  Lorraine,  évèque  de  Verdun,  épousa  Claude 
Jadelot,  et  en  eut: 

i.°  Pierre- Joseph,  dont  l'article  suit 

2.0  Pierre,  curé  de  Dommartin; 

3.°  Thérèse  de  Bainville,  non  mariée. 

IV.  Pierre-Joseph  de  Bainville,  seigneur  de  Berri  ; 
chevau- léger  de  la  garde  de  Son  Altesse  Royale;  obtint 
de  ce  prince,  le  20  juin  1710,  des  lettres  confirmatives 
de  la  noblesse  que  son  bisaïeul  avait  reçues  de  l'évêque 
de  Verdun;  et  épousa,  en  1703,  Anne  de  Roucy.  De 
ce  mariage  sont  issus: 

i.°  Eugène-Innocent  de  Bainville,  ancien,  capitaine 
de  cuirassiers  pour  le  service  de  l'empereur;  dé- 
claré baron  par  Sa  Majesté  Impériale  François 
de  Lorraine,  le  16  novembre  1753,  avec  aug- 
mentation de  deux  pièces  d'honneur  dans  Vécu  de 
ses  armes,  lesquelles  pièces  sont  :  un  drapeau  et  un 
étendart  de  gueules,  passés  en  sautoir.  Il  est 
mort  sans  postérité; 

2.0  Jean-Claude, dont  l'article  suit; 

3.°  Charlotte  de  Bainville; 

4.0  Hypolite-Marguerite  de  Bainville. 

V.  Jean-Claude  de  Bainville,  écuyer,  fut  officier  dans 
les    cadets-gentilshommes    du     Roi    de    Pologne,  duc    de 


I44  DE   BAINVILLE. 

Lorraine  et  de  Bar,  et  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire 
de  Saint-Louis.  A  la  mort  de  son  frère  Eugène-Innocent 
de  Bainville,  il  obtint  la  continuation  du  titre  de  baron. 
Il  avait  épousé  Catherine  Boyard.  De  ce  mariage  vinrent. 

i  ..•  Georges-Frédéric-Africain  ,  mort  à  l'âge  de 
trois  mois; 

2.°  Louis-Antoine,  mort  aussi  en  bas  âge; 

3.°  Claude,  dont  l'article  suit  ; 

4-°  Joseph-Marguerite-Auguste,  chevalier  de  Bain- 
ville,  qui  a]  émigré  en  1 791,  et  a  fait  toutes  les 
campagnes  de  l'armée  de  monseigneur  le  prince 
de  Condé;  s'est  distingué  au  combat  d'Ober- 
kamlach,  du  i3  août  1796,  où  il  reçut  deux 
coups  de  feu,  dont  l'un  lui  enleva  l'œil  droit; 
eut  l'honneur  d'être  nommé  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint-Louis,  à  la  tin  de 
cette  campagne,  à  l'âge  de  vingt  ans;  il  a  été 
fait  capitaine  à  l'âge  de  dix-neuf  ans,  et  est  chef 
d'escadron. 

VI.  Claude,  baron  de  Bainville,  né  le  4  mai  1774, 
gendarme  dans  la  gendarmerie  de  Liméville,  le  6  février 
1788;  sous-lieutenant  au  régiment  Royal-Champagne, 
cavalerie,  le  9  juin  1789;  aide-de-camp  de  M.  le  comte 
de  Chalup,  inspecteur  de  cavalerie;  a  émigré  en  179 1  ; 
a  fait,  à  l'armée  des  princes,  la  campagne  de  1792, 
pendant  laquelle  il  a  été  nommé  capitaine  de  cavalerie, 
le  20  juin;  il  a  continué  de  servir  jusqu'en  1797,  d'abord 
dans  le  régiment  de  Vioménil,  et  ensuite  dans  la  cava- 
lerie noble  de  l'armée  de  Condé;  il  est  aujourd'hui  chef 
d'escadron  et  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de 
Saint-Louis.  Il  a  épousé,  le  6  juin  1809,  demoiselle 
Victoire-Philippine-Hyacinthe-Caroline  de  Senzeille- 
Soumagne,  fille  du  baron  de  Senzeille  de  Ham.  De  ce 
mariage  est  issu  : 

Jules-Joseph-Victor,     baron    de    Bainville,    né   le 
26  août  1810. 

Armes:  d'azur,  à  la  fasce  d'argent,  chargée  d'un 
drapeau  et  d'un  étendart  de  gueules,  passés  en  sautoir, 
et  accompagné  en  chef  de  deux  croisettes  fichées  et 
fleurdelysées  d'or,  et  -  en  pointe  d'un  léopard-lionné 
du  même.  L'écu  timbré  d'une  couronne  de  baron. 
Supports:  deux  lions. 


DU  TILLET.  I45 


DU  TILLET,  seigneurs  du  Tillet  ,  de  Pannes,  de 
Gouaix  ,  de  Loré  ,  de  Montramé  ,  de  Villars  ,  marquis 
de  la  Bussière,  de  la  Malmaison,  etc.,  etc.  ,  vicomtes  de 
Saint-Mathieu,  établis  à  Paris  et  en  Angoumois. 

Cette  maison  joint  à  l'avantage  d'être  une  des  plus 
anciennes  familles  du  royaume,  celui  d'en  être  une  des 
plus  recommandables  par  les  nommes  célèbres  qu'elle  a 
fournis  à  l'état  ,  dans  l'église  ,  l'épée  ,  la  magistrature  et 
les  lettres.  Les  rois  de  France ,  dans  les  diverses  lettres- 
patentes  qu'ils  ont  accordées  à  cette  maison  ,  signalent 
ses  services  de  la  manière  la  plus  éclatante  et  la  plus 
solennelle.  Louis  XIV,  dans  celles  qu'il  a  données  à 
l'occasion  de  l'érection  du  marquisat  de  la  Bussière, 
s'exprime  ainsi  :  a  Considérant  et  voulant  récompenser 
i>  les  services  du  sieur  Charles  du  Tillet,  et  ceux  que 
»  les  rois  nos  prédécesseurs  ont  reçus  depuis  près  de 
»  trois  cents  ans  de  ses  ancêtres ,  tant  en  notre  cour  de 
»  parlement,  notre  chambre  des  comptes  de  Paris  que 
»  dans  nos  armées,  où  ils  ont  toujours  rempli  depuis 
»  ce  temps,  les  charges  et  les  emplois  les  plus  considé- 
•  râbles;  considérant  d'ailleurs  l'ancienneté  de  la  maison 
»  des  du  Tillet,  et  qu'elle  est  alliée  à  plusieurs  maisons 
»  illustres  de  notre  royaume,  et  voulant  pour  ces  causes 
»  perpétuer  leurs  nom  et  mémoire ,  et  faire  connaître 
»  combien  nous  avons  en  estime  les  personnes  qui  en 
»  sont  dignes,  érigeons,  etc.  etc.  » 

Le  nom  de  cette  famille  qu'on  trouve  écrit  dans  diffé- 
rents actes  du  Tillet ,  du  Tilhet ,  Dutillet,  est  effective- 
ment un  des  plus  anciens  de  la  province  d'Angoumois  ; 
c'est  le  sentiment  de  la  plupart  des  auteurs  qui  ont  parlé  de 
cette  maison  distinguée ,  et  particulièrement  de  François 
de  Belleforest,  dans  sa  Cosmographie  universelle,  imprimée 
à  Paris  en  1 5j5  ;  et  ce  sentiment,  fondé  sur  la  notoriété, 
publique,  est  justifié  par  une  foule  de  titres  originaux 
et  de  pièces  d'une  authenticité  irrécusable. 

I.  Guillaume  dc  Tillet,  chevalier  de  l'ordre  de 
Saint-Jean  de  Jérusalem ,    est    rappelé  avec    cette    qualité 


,46  DU  TILLET. 

dans  une  transaction  du  5  des  ides  de  mai  1200  *  (1),  où  il 
est  dit  qu'il  avait  fait  hommage  du  fief  de  Boffol  en  l'an- 
née liai.  Guillaume,  archevêque  de  Tyr,  chancelier  du 
royaume  de  Jérusalem  ,  fait  mention  de  ce  seigneur  dans 
son  Histoire  Sainte,  dite  proprement  la  Franciade  orien- 
tale (2)  écrite  en  latin.  «  Pourquoi  (dit  cet  historien,  en 
»  parlant  du  comte  de  Toulouse),  ayant  mis  toutes  ses 
»  affaires  qu'il  avait  en  ce  pays  (d'Albare)  ès-mains  d'un 
»  gentilhomme  nommé  Guillaume  du  Tillet  ,  duquel  il 
»  se  fioit  totalement,  le  fit  son  lieutenant,  et  lui  bailla, 
»  pour  sa  garde  et  pour  lui  servir  d'escorte  contre  les 
»  ennemis  de  la  foi  ,  sept  lances  et  trente  hommes  de 
»  pied,  lequel  du  Tillet,  toutefois  quelque  peu  de  temps 
»  après ,  fait  tant  par  sa  fidélité  et  bonne  volonté  qu'il 
»  avait  envers  son  seigneur,  et  par  la  soigneuse  admi- 
«  nistration  de  ses  affaires  et  conservation  du  droit  des 
»  chrétiens,  que  pour  sept  hommes  de  cheval  qui,  par 
»  son  dit  maître,  lui  avaient  été  baillés,  et  gagna  qua- 
»  rante  autres  qu'il  reçut  avec  lui,  et  plus  de  quatre-vingts- 
»  de  pied,  au  lieu  de.  trente  qui  lui  avoient  été  délaissés, 
»  multipliant  tous  les  jours  les  biens  de  son  seigneur.  » 
Guillaume  du  Tillet  eut  un  fils  ,  nommé  Alexandre  du 
Tillet,  qui  vivait  sous  le  règne  de  Philippe  Auguste,  et 
passa  contrat  d'échange  avec  Hério  du  Tillet,  prieur  et 
archiprêtre  du  Peyraï,  en  1 195  ;  il  est  qualifié  d'ancien 
seigneur  du  Tillet,  de  la  Salle,  de  Raix,  et  autres  lieux 
en  Angoumois.  On  ignore  le  nom  du  frère  de  Guillaume 
du  Tillet;  mais  son  existence  est  prouvée  par  celle  de 
ses  trois  fils,  qualifiés  frères,  et  neveux  dudit  Guillaume 
dans  des  actes  de  1 200,  1 240  et  1 293,  savoir  : 

1 .°  Pierre,  varlet,  seigneur  du  Tillet  ; 

2.0  Arnaud,  dont  l'article  suit  ; 

3.°  Etienne  du  Tillet,   varlet,  qui    possédait,   con- 
jointement avec    Arnaud,   son  frère ,  le    fief    du 


(1)  Tous  les  actes  que  l'on  trouvera  désignés  dans  cet  article 
par  une  étoile  *,  ont  été  produits  en  originaux,  certifiés  véri- 
tables, par  le  P.  Bernard  de  Montfaucon,  célèbre  antiquaire, 
et  par  les  sieurs  Lespare  et  Leroy,  experts,  jurés-écrivains,  les 
6  et  20  juillet  1738. 

(2)  Traduction  de  Gabriel  du  Préau,  édit.  de  Paris  i5y3, 
1.  6,  chap.  12. 


DU  TILLET.  I47 

Tillet  ,  lors  du  terrier  qui  en  fut  fait  en  1240, 
et  eut  un  fils  nommé  Pierre  du  Tillet ,  varlet  , 
que  l'on  trouve  ainsi  qualifié  dans  un  partage  qu'il 
fit  Tan  1293*,  avec  Pierre  du  Tillet ,  son  cousin 
germain  ,  fils  d'Arnaud  du  Tillet. 

IL  Arnaud  du  Tillet,  varlet,  seigneur  du  Tillet, 
fut  arbitre  avec  Pierre  du  Tillet  ,  son  frère  ,  de  la  tran- 
saction ci-dessus  citée  du  5  des  ides  de  mai  1 200  *  ,  et 
passée  entre  Aimeri  de  Mareuil,  chevalier,  seigneur  de 
Mareuil  et  de  Villebois ,  et  Ytier  de  Villebois  ,  écuyer  , 
seigneur  de  la  Rochebeaucourt ,  sur  une  contestation  qui 
s'était  élevée  autrefois  entre  Hugues  de  Mareuil ,  cheva- 
lier ,  et  Ytier  de  Villebois,  aïeul  dudit  seigneur  de  la 
Rochebeaucourt ,  à  l'occasion  de  la  mouvance  du  fief  de 
de  Boffol  ou  de  Boffon  ,  {de  Boffolo)  dont  il  avait  été 
fait  hommage  en  1121,  par  Guillaume  du  Tillet,  che- 
valier de  Saint-Jean  de  Jérusalem  ,  oncle  desdits  Pierre 
et  Arnaud  du  Tillet.  Ce  dernier  eut  pour  fils  : 

1 .°  Pierre  ,  dont  l'article  suit  ; 

2.0   Ytier  du  Tillet,   archi- prêtre  de   Mathas  (  de 

Mastacia)  nommé  dans  le  partage  de  l'an  1293  *, 

cité  au  degré  qui  suit. 

III.  Pierre  du  Tillet,  Ier  du  nom,  damoiseau,  sei- 
gneur du  Tillet,  est  aussi  qualifié  seigneur  de  Saint-Epar, 
[de  Sancto-Eparchio)  dans  le  partage  qu'il  fit ,  le  mardi 
avant  les  Rameaux  de  l'an  1293  *,  avec  Pierre  du  Tillet, 
varlet ,  son  cousin-germain  ,  fils  d'Etienne  du  Tillet , 
des  biens  qu'ils  avaient  en  commun  ,  et  qui  consistaient 
dans  le  fief  du  Tillet ,  le  fief  de  Boffol ,  et  autres  ;  et 
dans  cet  acte  ,  il  est  dit  fils  de  messire  Arnaud  du  Tillet , 
écuyer  ,/ilius  quondàm  domini  Arnaudi  de  Tilheto  ,  scu- 
toris ,  etc.  Il  est  encore  qualifié  chevalier  dans  un  acte  de 
l'an  1296*,  cité  au  degré  suivant,  et  est  rappelé  avec 
la  qualité  de  damoiseau  dans  des  lettres  du  mois  de  dé- 
cembre i35o.  Il  avait  fait  hommage  du  fief  du  Tillet, 
relevant  de  la  châtellenie  de  Villebois,  à  messire  Aimeri 
de  Mareuil,  chevalier,  seigneur  de  Villebois.  Il  fut 
père  de  : 

IV.  Guillaume  du  Tillet,  Ier  du  nom,  chevalier, 
seigneur  du  Tillet,  qui  paraît  avec  la  qualité  de  miles, 
dans    une  vente   qu'il  fit  le  jeudi  avant  Pâques    1296*,  à 


I48  DU  TILLET. 

Guillaume  Gauthier  ,  seigneur  d'Eydon.  Il  rit  hommage 
au  roi  du  fief  du  Tillet ,  et  mourut  avant  le  5  des  ides  de 
janvier  i332  *.  Il  eut  pour  fils  ; 

r.°  Hugues  ,  dont  l'article  suit  ; 
2.0  Pierre  du   Tillet ,  qui  a  fait    une  branche    en 
Angoumois  (i)  ; 

(i)  Ce  Pierre  du  Tillet  peut,  en  outre,  être  considéré  comme 
la  tige  des  barons  d'Orgueil,  en  Périgord  et  en  Quercy.  Cette 
branche,  qui  paraît  subsister  encore,  s'est  également  distinguée 
par  ses  services,  ses  alliances  et  ses  possessions.  On  trouve, 
entr'autres  personnages  de  cette  branche  : 

Noble  et  religieux  seigneur  François  du  Tilhet  (de  Tilheto) 
prieur  de  Duravel,  ainsi  qualifié  dans  le  testament  de  Guillaume 
Bertrand  de  Guiscard,  Ile  du  nom,  damoiseau,  seigneur  de 
la  Coste,  du  27  octobre  1453,  et  dans  celui  d'Hélix  de  Lan- 
dorre,  sa  seconde  femme,  du  8  mars  1463  ; 

Noble  Georges  du  Tilhet ,  seigneur  de  Mauroux ,  baron 
d'Orgueil,  marié  par  contrat  du  7  août  1 586,  avec  Gabrielle 
d'Abzac  de  la  Douze,  l'aînée,  fille  de  Gabriel  d'Abzac  de  la 
Douze,  baron  de  la  Douze,  seigneur  de  Barrière,  de  la  Cropte, 
de  Reillac,  etc.,  et  de  dame  Antoinette  Bernard  de  Vieille- 
ville.  Il  est  qualifié  seigneur  et  baron  d'Orgueil,  de  Mauroux, 
de  Thozac,  de  la  Capelle,  de  Thoron,  etc.,  dans  le  contrat  de 
mariage,  du  n  avril  1608,  de  demoiselle  Jeanne  du  Tilhet- 
d'Orgueil,  sa  fille,  avec  Jean  de  Guiscard,  IVe  du  nom,  sei- 
gneur de  la  Coste-Grezels,  de  la  Laurie,  de  Pons,  capitaine 
d'une  compagnie  de  cent  hommes  d'armes  à  cheval,  fils  de 
Jean  de  Guiscard,  IIIe  du  nom,  seigneur  des  mêmes  lieux 
et  de  demoiselle  Isabeau  de  la  Sudrie  de  Calvairac.  Elle  était 
veuve  le  18  décembre  1641,  qu'elle  transigea  avec  Jean  du 
Tilhet,  son  frère,  seigneur  et  baron  d'Orgueil,  au  sujet  de  la 
succession  de  Georges  du  Tilhet,  leur  père,  et  mourut  âgée 
de  80  ans,  le  18  juin  1667  ; 

Georges  du  Tillet,  marquis  d'Orgueil,  seigneur  de  Mauroux, 
en  Quercy,  épousa  Marthe  de  Gontaut  de  Roussillon,  fille  de 
Charles  de  Gontaut  de  Roussillon,  seigneur  de  Loubressac  et 
de  Gramat,  et  d'Anne  de  Minut  de  Castera.  C'est  par  cette  al- 
liance que  la  branche  des  seigneurs  de  Loubressac,  de  la  mai- 
son de  Gontaut,  s'est  fondue  dans  celle  de  du  Tillet.  Leurs 
enfants,  substitués  par  ordre  de  primogéniture,  furent  : 

i°.  Jean  du  Tillet,  marié,  le  2  février  1690,  avec  Anne 
d'Arjac  de  Morlhon,  dame  de  Saint-Vensa  et  de  Castel- 
marin,  fille  de  François  d'Arjac  de  Morlhon,  seigneur 
de  Saint-Vensa,  et  d'Anne  d'Albignac  du  Traidou.  Il  a 


DU  TILLET.  ,4g 

3.°  Guillaume  du  Tillet,  qualifié  damoiseau,  sei- 
gneur du  Tillet,  et  paroissien  de  l'église  de  Ma- 
gnac  ,  dans  un  acte  du  mardi  après  la  fête  de 
Saint-Jacques,  apôtre,  de  Tan  i352*. 

V.  Hugues  du  Tillet,  damoiseau,  seigneur  du  Tillet  et 
de  Villars,  continua,  à  Jean  Arnaud,  le  bail  de  son  manoir 
de  Villars,  par  ses  lettres  du  vendredi,  avant  la  fête  deSt.- 
Nicolas  1 3 3  i ,  dans  lequel  acte  il  est  qualifié  chevalier,  sei- 
gneur de  Villars.  Il  est  dit  fils  de  feu  Guillaume  du  Tillet, 
varlet ,  dans  un  hommage  qu'il  fit  le  5  des  ides  de  jan- 
vier i332*,  à  Ytier  de  Villebois,  écuyer  ,  seigneur  de 
la  Rochebeaucourt  .  Il  fit  encore  hommage,  i.°  le  29 
avril  1364  **  (1),  au  prince  de  Galles,  pour  une  maison 
qu'il  possédait  en  la  ville  d'Angoulême  ;  2.0  le  28  no- 
vembre 1369  *,  à  Raimond  de  Mareuil,  chevalier,  sei- 
gneur de  Mareuil,  de  Villebois  ,  de  Bourzac  et  de  Vibrac, 
à  cause  de  la  terre  du  Tillet ,  relevante  de  la  châtellenie 
de  Villebois;  dans  ce  dernier  hommage  est  cité  celui 
qu'avait  fait  pareillement,  Guillaume  du  Tillet,  son 
père  ,  damoiseau  ,  et  celui  que  Pierre  du  Tillet  ,  son 
aïeul,  varlet ,  fit  aussi  à  Messire  Aimeri  de  Mareuil  , 
chevalier,   seigneur   de  la   dite   châtellenie  de    Villebois  , 


eu  de  ce  mariage,  entr'autres  enfants,  Charles  du  Tillet, 
écuyer,  seigneur  de  Mauroux,  baron  d'Orgueil,  né  le 
20  février  1692,  reçu  page  du  Roi  dans  sa  grande  écurie, 
le  23  mai  de  l'an  1709; 

2.0  Jean-François  du  Tillet,  prêtre,  qui  vivait  en  1724, 
et  céda,  à  Jean-Pierre,  son  frère  puîné,  les  droits  qu'il 
avait  sur  la  succession  de  Jean,  leur  frère  aîné; 

3.°  Jean-Pierre  du  Tillet,  seigneur  de  la  Bastide,  lequel, 
après  un  long  procès  au  parlement  de  Toulouse,  a  été 
déclaré  seul  habile  à  recueillir  la  succession  de  Lou- 
bressac,  au  préjudice  des  enfants  de  Jean,  son  frère  aîné  ; 

4.0  Jean-Louis  du  Tillet,  dit  le  chevalier  de  Mauroux,  sous- 
brigadier  des  gardes-du-corps  ,  compagnie  d'Harcourt  , 
en  1727; 

5.°  Anne  du  Tillet,  qui  n'était  pas  mariée  en  1724. 

(1)  Tous  les  actes  désignés  dans  cet  article  par  deux  asté- 
risques **.  sont  dénommés  dans  une  sentence  de  l'élection 
d'Angoulême,  du  7  septembre  1662,  rendue  en  faveur  d'Hervé 
du  Tillet,  sieur  de  la  Jaumerie,  et  de  Pierre  du  Tillet,  son 
neveu,  sieur  des  Dauphins. 


l5o  UU      ILLET. 

aïeul  dudit  seigneur  de  Mareuil,  et  ce,  pour  raison  dudit 
fief  du  Tillet.  Hugues  du  Tillet  vivait  encore  le  5  avril 
i3y3  **,  jour  auquel  le  duc  de  Berri  lui  donna  une  com- 
mission relative  au  service  du  Roi.  Il  avait  épousé  Anne 
de  Ville,  dont  il  eut  : 

VI.  Raimond  du  Tillet,  damoiseau,  seigneur  du  Tillet 
et  d'Estaulles,  qui  demeurait  dans  la  paroisse  de  Dignac, 
évêché  d'Angoulême,  et  est  dit,  fils  de  Hugues  du  Tillet, 
varlet,  et  d'Anne  de  Ville  sa  femme,  dans  le  contrat  de  son 
mariage,  accordé  le  3  des  ides  de  novembre  1 374  *,  avec 
demoiselle  Marie  d'Hautefaye  ,  fille  de  Messire  Geoffroi 
d'Hautefaye,  varlet,  et  d'Alymunde  Lamberte.  Il  fut 
témoin,  le  6  des  ides  de  juillet  1377*,  à  une  transaction 
passée  entre  Pierre  Guillaume,  damoiseau,  et  un  habi- 
tant de  la  paroisse  de  la  Rochebeaucourt ,  et  il  est 
nommé  dans  cet  acte  Raimond  du  Tillet,  damoiseau, 
seigneur  dudit  lieu  ,  qualité  qu'on  lui  trouve  encore 
dans  le  testament  qu'il  fit  le  2  octobre  14 18*,  par  lequel 
il  voulut  être  enterré  dans  la  paroisse  de  Dignac ,  au 
tombeau  de  ses  prédécesseurs  et  ancêtres  ,  seigneurs  du 
Tillet.  Ses  enfants  furent  : 

i.°N dont  l'article  suit  ; 

2.0  Ytier  du   Tillet,    seigneur    d ' Esta u lies  ,    par  le 

testament  de  son  père,  de  l'an  141 8; 

,  0  ..  ,     1  léguées  chacune    de    la    somme  de 

'„  c  '/  36o    livres  ,   par    le    testament  de 

4.0  Susanne,     \  ,  .  q 

T  '      ;  leur  père  en  1418. 

VII.  N du  Tillet,    damoiseau,  co-seigneur  du 

Tillet,  ne  vivait  plus  le  2  octobre  14 18,  lors  du  testament 
de  son  père ,  où  il  est  rappelé  et  non  dénommé.  Il  avait 
alors  pour  fils  unique  : 

VIII .  Naudin  du  Tillet  damoiseau  ,  seigneur  du 
Tillet ,  de  Saint-Sulpice ,  de  Boutiers ,  de  Vauge- 
rimpe  ,  etc.  ;  institué  héritier  universel  de  Raimond 
du  Tillet ,  son  aïeul ,  par  son  testament  du  2  oc- 
tobre 141 8,  comme  étant  le  fils  et  héritier  de  son  fils 
aîné.  Il  fit  un  hommage  le  10  juin  1454  **,  des  choses 
nobles  qu'il  possédait  dans  l'étendue  de  la  terre  de  Ville- 
bois  .  Il  obtint  de  la  duchesse  d'Albret,  le  dernier  fé- 
vrier 1472  **,  une  commission   pour  faire  la  levée  d'une 


DU  TILLET.  p, 

compagnie  de  cent  soixante  hommes  de  guerre  pour  le 
service  du  Roi,  et  le  28  avril  1492,  Charles  de  Valois, 
comte  d'Angoulême,  lui  donna  la  charge  d'administrateur 
et  intendant  de  toutes  ses  affaires  en  la  province  d'Angou- 
mois.  Il  est  nommé  Naudin  du  Tillet,  damoiseau,  sei- 
gneur dudit  lieu,  (Naudinus  de  Tilheto,  domicellus  do- 
minus  dicti  loci),  dans  un  acte  capitulaire  de  l'église  ca- 
the'drale  de  Saintes,  du  29  mai  1477,  où  il  est  dit  qu'il 
avait  contribué  au  rétablissement  de  cette  église,  en 
considération  de  quoi  ledit  chapitre  lui  donne  part  aux 
indulgences  qui  avaient  été  accordées  l'année  précédente 
par  le  pape  Sixte  IV,  en  faveur  des  personnes  qui  con- 
tribueront audit  rétablissement.  Il  fit  un  codicille  le  17 
juin  1466,  et  fut  père  des  enfants  qui  suivent: 

i.°  Elie,  dont  l'article  suit; 

2.0  Jean  du   Tillet,  qui  a  fondé  la  branche  de   Raix, 

et   les    autres    d'Angoumois,    rapportées  ci-après; 

les  actes  qui  mentionnent  les  noms  des  deux  fils 

de  Naudin,  ne  statuent  pas  sur  la  primogéniture  ; 
3.°     Anne  du  Tillet,    qui  vivait  encore  le  20  mai 

1 5 14  *. 

IX.  Elie  du  Tillet,  Ier  du  nom,  chevalier,  seigneur 
du  Tillet,  d'Estaulles,  de  Saint-Sulpice,  de  Boutiers, 
de  Vaugerimpe,  de  Gouaix,  du  Pouyaux,  de  la  Salle, 
de  Raix  et  de  Villars,  d'abord  secrétaire  et  contrôleur 
général  des  finances  de  Charles  d'Orléans,  comte  d'An- 
goulême, puis  maître  d'hôtel  ordinaire  de  ce  prince 
après  la  mort  duquel,  Louis,  duc  d'Orléans,  comme 
tuteur  honoraire  des  enfants  dudit  seigneur  comte  d'An- 
goulême, son  frère,  le  confirma  dans  cette  charge,  par 
lettres  du  26  janvier  1496  *  .  Il  fut  ensuite  pourvu  de 
l'office  de  vice-président  en  la  Chambre  des  Comptes 
de  Paris,  par  lettres  du  roi  François  Ier,  du  8  janvier 
1 5  14,  dans  lesquelles  ce  prince  s'exprime  ainsi  : 

«  Nous,  ayant  en  mémoire  et  singulière  recommanda- 
»  tion,  les  bons,  grands,  notables,  laborieux,  continuels 
t>  et  recommanJables  services  de  notre  amé  et  féal  con- 
»  seiller  M.  Elie  du  Tillet,  président  de  nos  comptes  en 
»  Augoumois,  a  par  ci-devant  et  dès  long-tems  faits  à 
»  notre  très-chere  et  très-amée  dame  et  mère,  et  à 
»  Nous,  tant  à  Tentour  de  sa  personne  et  de  la  nôtre 
»  que  en    la  charge    et  conduite  des  siens  et  des  nôtres 


J52  DU  TILLET. 

»  principaux  et  plus  grans  affaires  et  de  notre  état  et 
t>  maison  où  il  s'est  toujours  très-bien  et  vertueusement 
»  employé  et  acquitté,  sans  aucunement  y  épargner  sa 
»  personne  ni  ses  biens,  en  quoi  il  a  supporté  de  grands 
»  fraix  et  dépenses  en  très-grand  soin,  peine,  labeur 
»  et  solicitude  continuelle,  et  jusqu'à  ceslui  notre  nouvel 
»  joyeux  avènement  à  la  couronne,  fait  et  continu 
»  chaque  jour,  à  celui  pour  ces  causes,  etc.  »  Il  avait 
fait  un  accord,  le  20  septembre  i5oo  *  ,  avec  Jean  du 
Tillet,  son  frère,  écuyer,  seigneur  de  Raix,  sur  le 
partage  des  biens  de  leur  père  et  mère;  et  cet  acte  dans 
lequel  il  est  qualifié  trésorier  général  d'Angoumois,  fut 
passé  en  présence  de  noble  personne  Messire  Séraphin 
du  Tillet,  intendant  général  de  l'hôtel  et  maison  de 
François,  duc  de  Valois,  comte  d'AngouIème.  Il  tran- 
sigea encore  avec  lui,  le  3o  mai  1 5  T4  *,  et  il  fut  convenu 
par  cet  acte  que  ledit  Jean  du  Tillet,  remettrait  au  do- 
maine de  ladite  seigneurie  du  Tillet,  appartenant  audit 
Elie,  toute  la  part  qui  en  avait  été  distraite  pour  supplé- 
ment de  son  partage,  et  remettrait  aussi  à  son  hôtel  et 
seigneurie  du  Tillet  d'AngouIème,  toute  la  réserve  que 
feu  Messire  Naudin  du  Tillet,  leur  père,  vivant  seigneur 
desdits  lieux  du  Tillet,  de  Vaugerimpe,  de  Saint-Sul- 
pice  et  de  Boutiers,  s'était  faite  par  constitution  de  dot 
de  mariage  dudit  Jean  du  Tillet,  son  fils,  moyennant 
quoi  ledit  Elie  donnerait  audit  Jean  tout  son  fief  d'Es- 
taulles,  et  le  droit,  qui  lui  appartenait  en  la  seigneurie 
de  Raix,  échue  en  partage  audit  Jean,  par  le  testament 
de  feu  Naudin  du  Tillet,  leur  père.  Elie  du  Tillet  fut 
nommé  depuis  conseiller  du  Roi  en  son  conseil  privé, 
qualité  qu'on  lui  trouve  dans  un  acte  du  i3  septem- 
bre i582,  où  il  est  rappelé.  Il  fit  son  testament  le  24 
avril  i52Ô,  et  mourut  peu  après.  Il  avait  été  élu  trois 
fois  maire  de  la  ville  d'AngouIème,  et  on  ne  peut 
induire  que  cette  famille  tirait  sa  noblesse  de  cette 
charge,  puisque,  outre  les  preuves  antérieures  de  no- 
blesse, dont  on  vient  d'avoir  connaissance,  il  est  avéré 
que  dans  les  lettres  du  26  janvier  1469,  Elie  est  qualifié 
de  chevalier,  et  que  dans  tout  le  cours  de  sa  mairie,  il 
a  pris  la  qualité  de  messire,  qui  ne  s'accordait  qu'aux 
maires  gentilshommes.  Il  avait  épousé  damoiselle  Ma- 
thurine  Petiton,  selon  d'autres  Petitot  et  Petithomme, 
dont  il  eut: 


DU  TILLET.  153 

i  .•  Séraphin  du  Tillet,  qui  fut  créé  chevalier  avant 
le  26  janvier  i5i8,  jour  auquel  nobles  et  puissants 
seigneurs  messire  Anne  de  Montmorency,  che- 
valier ,  seigneur  de  la  Rochepot  ,  et  Philippe 
Chabot ,  chevalier ,  seigneur  de  Brion,  lui  ven- 
dirent l'office  de  protonotaire,  secrétaire  et  gref- 
fier civil  de  la  cour  de  parlement  de  Paris,  que  le 
Roi  leur  avait  donné,  et  dont  ledit  Séraphin  du 
Tillet  fut  pourvu  le  5  novembre  suivant,  ayant 
prêté  serment  en  cette  qualité,  le  4  février  1 5  1 9. 
Il  avait  épousé,  par  contrat  du  4  février  1 5 18, 
Marie  Pichon ,  fille  de  noble  homme  et  sage 
maître  Nicole  Pichon,  seigneur  de  Poney,  de 
Berthemont ,  de  Tressancourt ,  etc.,  protono- 
taire et  secrétaire  du  Roi,  et  de  Marie  Thiboust, 
dame  de  Boisbriant,  près  Corbeil.  Il  eut  de  ce 
mariage: 

a.  Françoise  du  Tillet,  qui  fut  mariée  à  Pierre 
Pynart,  seigneur  de  Dampierre  et  de  Cha- 
lisert,  conseiller  du  Roi,  maître  ordinaire 
en  sa  chambre  des  comptes  de  Paris,  morte 
avant  l'an  i582; 

b.  Anne  du  Tillet,  qui  épousa,  avant  le  23  sep- 
tembre r  563  ,  messire  Etienne  Lallement , 
qualifié  chevalier,  seigneur  de  Vouzé,  con- 
seiller du  Roi  en  ses  conseils ,  maître  des 
requêtes  ordinaire  de  son  hôtel ,  et  vivait 
encore  le  10  août  1597; 

2.0  Jean,  dont  l'article  suit; 

3.°  Guillaume  du  Tillet,  reçu  conseiller  au  par- 
lement de  Paris,  en  1 536; 

4°.  Jean  du  Tillet,  d'abord  chanoine  d'Angoulême, 
en  1 5 3 3 ,  évêque  de  Saint-Brieux,  en  i553,etde 
Meaux,  en  1567,  qui  se  rendit  célèbre  dans  le 
seizième  siècle.  Il  étudia  et  apprit  les  langues, 
l'ancien  droit  romain  et  l'antiquité  ecclésiastique  ; 
ses  ouvrages  sont  :  un  Traité  de  la  Religion  chré- 
tienne; une  Réponse  d'unévêque  aux  ministres  des 
églises  nouvelles,  imprimée  à  Paris,  un  1 566,  et 
qu'il  avait  publiée  en  latin,  en  1 555  ;  un  Avisa 
MM.  les  gentilshommes  séduits  par  les  piperies  des 
églises  nouvelles,  imprimé  à  Paris,  en  1 567,  in-8°.  ; 


154  L)lJ  TILLET. 

un  Traité  de  l'antiquité  et  de  la  solennité  de  la 
messe  etc.,  etc.,  Paris,  1 566;  il  donna  encore, 
en  i538,  quelques  Traités  de  Pacien,  évêque  de 
Barcelonne;  en  1540,  une  édition  des  Canons 
des  Apôtres,  et  de  treize  Conciles  en  grec,  en  1 55o; 
les  huit  premiers  livres  corrigés  du  Code  Théo- 
dosien,  et  ensuite  les  huit  autres  entiers,  en  1 555  ; 
l'Evangile  de  Saint-Mathieu,  en  hébreu  et  en  latin  : 
fit  encore  publier  à  Paris,  l'an  1549,  un  vieux 
manuscrit,  qui  porte  le  nom  de  Charlemagne,  et 
donna  les  Œuvres  de  Lucifer  de  Cagliari  ;les  livres 
Carolins  ;  une  Chronique  latine  des  Rois  de  France, 
depuis  Pharamond,  jusqu'en  1547;  elle  a  éternise 
en  français,  et  continuée  depuis  jusqu'en  1604. 
C'est  un  des  plus  savants  et  des  plus  parfaits 
ouvrages  que  nous  ayons  sur  notre  histoire.  On 
trouve  cet  ouvrage  dans  le  Recueil  des  Rois  de 
France,  1 6 1 8 .  Les  Exemples  des  actions  de  quelques 
Pontifes,  comparées  avec  celles  des  princes  payens, 
en  latin,  Amberg,  16 10,  in-8°.  Ce  prélat  fit 
son  testament  le  6  octobre  1570,  par  lequel  il 
voulut  être  enterré  dans  l'église  de  Saint-André- 
des-Arcs,  près  de  la  sépulture  de  Jean  du  Tillet, 
son  frère,  et  mourut  à  Paris,  le  19  novembre  sui- 
vant. Quelques  auteurs  l'accusent  à  tort  de  s'être 
laissé  séduire  par  les  erreurs  de  Calvin  ; 

5.°  Louis  du  Tillet,  qui  était  chanoine  d'Angou- 
lême,  le  3o  octobre  i532,  en  même  tems  que 
Jean  du  Tillet,  son  frère,  depuis  évêque  de 
Meaux,  et  fut  depuis  archidiacre  de  cette  église  et 
curé  de  Claix,  en  Angoumois.  Il  donna  dans 
les  erreurs  de  Calvin  :  «  ce  fut  même  à  sa  prière 
»  (dit  Moréri,  tom.  VI,  pag.  772,  éd.  de  1725), 
»  que  cet  hérésiarque,  qui  avait  été  son  pré- 
»  cepteur,  composa  de  courtes  exhortations  chré- 
»  tiennes,  que  ce  curé  lisait  au  prône  de  sa  pa- 
»  roisse,  afin  d'accoutumer  un  peu  le  peuple  à 
»  entendre  la  nouvelle  doctrine.  Il  sortit  même 
»  du  royaume,  avec  Calvin;  mais  il  revint  de 
»  cet  égarement,  par  les  remontrances  de  Tévêque 
»  de  Meaux,  son  frère,  qui  l'aila  chercher  jus- 
»  qu'en  Allemagne,  et  lui  faisant  rompre  tout 
»  commerce  avec  ce  novateur,  le  ramena  à  l'église 


DU  TILLET.  i  55 

»  catholique  » .  Florimond  de  Raimond,  dans  son 
Histoire  de  l'hérésie  ,  en  parle  de  la  même  ma- 
nière; «  mais  ajoute-t-il  (i),  du  Tillet  de  retour 
»  dans  Angoulême,  ayant  dit,  par  ses  lettres,  le 
»  dernier  adieu  aux  opinions  nouvelles  de  Calvin 
»  a  fait  publique  abjuration  de  l'hérésie,  monte 
»  en  chaire  (car  il  était  homme  de  savoir)  prêche 
»  et  décrie  le  luthérianisme  autant  qu'il  avait 
»  désiré  de  l'avancer  ». 

6°.  Anne  du  Tillet,  mariée,  par  contrat  du  u  dé- 
cembre 1708,  avec  noble  et  honorable  homme 
et  sage  messire  Pierre  Renier,  docteur  en  droit, 
conseiller  du  Roi,  lieutenant  de  la  sénéchaussée 
et  du  comté  du  Poitou  ; 

7.0  Marie  du  Tillet,  femme  de  Nicolas  Grandette, 
seigneur  de  Deuil,  conseiller-secrétaire  du  Roi, 
morte  avant  le  i3  septembre  1582; 

8.°  Anne,  dite  la  jeune,  qui  fut  alliée,  au  mois  de 
septembre  i582,  à  David  des  Andrieux,  écuyer, 
seigneur  de  Gademoulins. 

X.  Jean  du  Tillet,  Ier  du  nom,  dit  l'aîné,  seigneur 
du  Tillet,  de  la  Salle,  de  Raix  et  de  Louche-Langloix, 
en  Angoumois;  de  Mareuil,  près  Montfort-l'Amaury, 
de  Goueux-lès-Provins  ,  du  Pougaux,  de  Villars,  de 
Puyrobert ,  de  Mareuil-le-Guyon ,  d'Autaigne  ,  de 
la  Bussière,  de  Villeplatte  et  de  Boisruffter,  en  Breta- 
gne, etc.,  etc.  ,  né  à  Angoumois,  fut  accusé,  d'abord, 
d'avoir  donné  dans  les  erreurs  de  Calvin;  mais  il  s'en 
lava  si  fortement,  que  ceux  de  cette  nouvelle  religion, 
bien  loin  de  trouver  en  lui  un  protecteur,  le  regar- 
dèrent depuis  comme  leur  persécuteur.  11  fut  reçu  le 
i5  juin  i52i,  en  l'office  de  protonotaire-secrétaire  du 
Roi  et  greffier  civil  du  parlement  de  Paris,  sur  la  ré- 
signation qu'avait  faite  en  sa  faveur  messire  Séraphin  du 
Tillet,  chevalier,  son  frère  aîné.  Le  roi  Henri  II,  par 
un  brevet  qu'il  lui  fit  expédier  le  19  février  i55y,  lui 
promit  la  première  abbaye  qui  viendrait  à  vaquer,  du 
revenu  d'environ  i,3oo  écus,  pour  en  faire  pourvoir 
l'un  de   ses  enfants   ou    autres  ses    parents,   et  ce,   pour 


(1)  Livre  VII,  chap.  IX  et  X,  pages  883,  889  et  890. 


i56  DU  TILLKT. 

le  dédommager  d'une  pension  de  même  valeur  qu'il 
lui  avait  accordée  l'année  précédente,  et  dont  les  dé- 
penses de  la  guerre  empêchaient  qu'il  fut  payé.  Ce  brevet 
est  ainsi  conçu  :  «  sachant  quelle  peine,  travail  et  di- 
»  ligence  Me.  Jean  du  Tillet,  son  notaire  et  secrétaire, 
»  greffier  civil  de  la  cour  de  parlement  audit  Paris,  a 
»  ci-devant  recueilli  des  titres  anciens,  les  choses  me- 
»  morables  qui  touchent,  tant  le  fait  de  l'histoire  de 
»  France,  que  les  droits  du  royaume,  et  quelle  dépense 
»  il  y  a  jusqu'ici  faite,  etc.  ,  » 

Le  18  mai  1 568,  le  Roi  Charles  IX,  voulant  aussi 
reconnaître  les  bons  agréables  et  recommandables  ser- 
vices que  lui  avait  dès  long-tems  rendus  ledit  sieur  du 
Tillet,  et  le  recompenser  des  pertes  et  dommages 
qu'il  avait  soufferts  durant  les  derniers  troubles,  lui  fit 
don  de  l'état  et  office  de  conseiller-clerc  en  sa  cour  de 
parlement  de  ladite  ville  de  Paris,  vaquant  ou  prêt  à  va- 
quer par  la  mort  de  Me.  Nicolle  le  Maître,  et  ce  pour  en 
pourvoir  l'un  de  ses  enfants.  Jean  du  Tilet,  qui  avait 
été  marié  par  contrat  du  9  février  1 533,  avec  demoiselle 
Jeanne  Brinon,  fille  de  noble  homme  et  sage  maître 
Jean  Brinon,  seigneur  de  Pontillaud  et  de  la  Bussière- 
lès-Briare,  conseiller  du  roi,  maître  ordinaire  en  sa 
chambre  des  comptes  de  Paris,  et  de  demoiselle  Jeanne 
Luillier,  sa  femme;  obtint,  à  titre  de  don,  le  premier 
février  1 558,  de  haute  et  puissante  dame  Gabrielle  de 
Mareuil  et  de  Villebois,  le  droit  de  justice  haute,  moyenne 
et  basse  dans  son  fief  du  Pouyaux.  Il  mourut  le  2  octobre 
070,  et  fut  enterré  dans  l'église  de  Saint-André-des- 
Arcs  de  Paris,  ainsi  que  ladite  demoiselle  de  Brinon,  sa 
femme,  qui  fit  son  testament  le  3o  novembre  suivant, 
et  mourut  le  8  décembre  de  la  même  année.  Ce  Jean  du 
Tillet  s'est    rendu   célèbre   (1)  par  ses    e'crits  dans   le  sei- 


(1)  Voici  comme  il  est  fait  mention  de  lui  et  de  Jean  du 
Tillet,  son  frère,  dans  les  Eloges  des  Hommes  illustres,  par 
Scévole  de  Sainte-Marthe,  traduction,  édition  de  Paris  1644, 
page  200  :  «  Comme  Jean  du  Tillet,  greffier  au  parlement  de 
»  Paris,  avoit,  en  cette  qualité,  l'entière  disposition  de  tous 
»  les  registres  de  la  Cour,  il  sut  aussi  s'en  servir  si  adroitement, 
»  que  ce  fut  du  sein  de  ces  vieilles  et  véritables  archives  qu'il 
»  tira  la  vraie  origine  des  François,  l'établissement  de  leur 
•>  monarchie,    leurs    lois    fondamentales,   la   création  de  leurs 


DU  TILLET.  T57 

zième  siècle,  a  II  s'appliqua  (dit  Bayle),  avec  une  di- 
«  ligence  merveilleuse  à  illustrer  l'histoire  de  France  , 
»  et  l'on  peut  dire  que  personne  n'avoit  encore  manié  ce 
»  grand  sujet  selon  le  plan  qu'il  se  forma  ;  il  n'eut  pas 
»  seulement  en  vue  de  recueillir  un  détail  de  guerres  et 
»  d'événemens  généraux  ,  dont  les  plus  petites  chroniqnes 
«  se  chargent  ;  il  rechercha  aussi  ce  qui  concerne  les  do- 
»  maines  de  la  couronne  ,  les  lois  et  les  ordonnances , 
»  la  forme  ancienne  du  gouvernement  ,   la   personne  et   la 


»  magistrats,  la  suite  continue  de  leurs  Rois,  et  les  illustres 
»  familles  qui  en  sont  descendues,  ce  qu'il  fit  en  langue  vul- 
»  gaire  avec  autant  de  diligence  que  de  jugement  et  de  fidé- 
»  lité,  et  publia  ce  travail  sous  le  titre  de  Mémoires.  Il  eut  un 
»  frère  qui  portoit  le  même  nom  que  lui,  eut  aussi  mêmes  in- 
»  clinations  ;  celui-ci  qui  fut  évêque  de  Saint-Brieux,  et  le  fut 
»  depuis  de  Meaux,  brûlant  du  désir  de  servir  sa  patrie,  se  mit 
»  à  écrire  aussi,  tant  en  latin  qu'en  françois,  les  mémorables 
»  actions  des  rois  de  France,  et  quoique  cet  ouvrage  ne  soit 
»  qu'une  espèce  de  Chronique  abrégée,  si  est-ce  que  l'on  peut 
»  dire  avec  raison  qu'il  n'y  manque  rien  de  ce  que  l'on  peut 
»  souhaiter  et  que  c'est  en  son  genre  une  pièce  parfaite.  Ainsi 
»  ces  deux  frères,  quoique  de  conditions  différentes,  s'ac- 
»  cordoient  en  ce  point  ,  qu'ils  sembloient  comme  à  l'envi 
»  travailler  à  l'embellissement  de  notre  histoire.  Certes,  encore 
■>  que  le  siècle  où  ils  vivoient  fut  extrêmement  fertile  en  esprits 
»  capables  de  rendre  leurs  noms  recommandables  à  la  posté- 
»  rite,  si  est-ce  qu'il  ne  peut  être  rien  produit  qui  soit  plus 
»  digne  de  mémoire  que  la  noble  émulation  de  ces  deux  ha- 
•>  biles  hommes.  Leur  famille  étoit  originaire  d'Angouléme, 
»  qui  est  une  ville  célèbre  dans  la  Guienne  ;  mais  comme  si  la 
•'  ville  de  Paris,  qui  est  ordinairement  la  retraite  et  le  siège  des 
»  plus  excellents  personnages,  lui  eût  envié  ceux-ci,  elle  les 
»  attira  dans  son  sein,  où  nous  voyons  encore  aujourd'hui  leur 
»  nom  florissant,  et  leurs  suc:esseurs  riches  d'honneurs  et  de 
»  biens.  Ce  fut  là,  qu'étant  déjà  sur  l'âge,  ils  moururent  tous 
»  les  deux  au  même  tems  que  le  roi  Charles  IX  épousa  la  reine 
»  Elisabeth,  fille  de  l'empereur  Maximilien,  et  l'on  peut  dire 
•»  véritablement  que  la  fortune  rendit  leur  mort  remarquable 
»  par  plusieurs  circonstances  ;  car  comme  ces  deux  frères  por- 
»  toient  un  même  nom,  étoient  également  savants,  avoient 
»  une  même  inclination  aux  bonnes  lettres,  faisoient  profession 
»  de  semblables  études,  et  n'étoient  guère  plus  âgés  l'un  que 
»  l'autre  ;  aussi  un  même  lieu,  une  même  année  et  un  même 
•  -mois  les  vit  sortir  du  monde.  Ils  moururent  tous  deux  au 
»  mois  de  novembre  i570  ». 


l58  DU  TILLET. 

»  maison  du  Roi  ,  les  Officiers  de  la  Couronne ,  les 
»  Grands  du  Royaume  ,  la  création  de  leurs  charges  , 
»  leurs  rangs  ,  leurs  fonctions ,  et  d'éclaircir  tout  cela 
»  par  des  actes  authentiques  dont  il  donna  des  inventaires 
»  fort  curieux  et  fort  instructifs.  Il  eût  poussé  beaucoup 
»  plus  loin  son  travail,  si  la  Cour  eût  soutenu  les  de'penses 
»  qu'il  falloit  faire ,  mais  il  se  plaint  d'avoir  été  obligé 
»  de  s'arrêter ,  à  cause  qu'en  ne  le  secouroit  pas  dans  les 
»  grands  frais  que  ses  recherches  lui  rendoient  inévitables  ; 
»  Ayant  (dit-il  dans  l'épître  dédicatoire  de  son  ou- 
»  vrage  adressée  au  roi  Charles  IX)  à  très-grand  la- 
«  beur  et  dépense  ,  visité  ,  depuis  mon  institution  en  mon 
»  office  ,  l'infinité  des  Registres  de  votre  Parlement ,  cher- 
»  ché  les  Librairies  et  titres  de  plusieurs  Eglises  de  votre 
»  Royaume,  et  par  permission  du  feu  Roi  votre  Père, 
»  eu  l'entrée  de  trésor  de  vos  chartes  ,  'et  tout  vu  par  son 
»  commandement  ,  et  sur  la  déclaration  qu'il  porteroit 
»  les  frais  et  récompenses  de  mes  aides  nécessaires  en 
»  grand  nombre  pour  telles  œuvres  ,  j'entrepris  de  dres- 
»  ser  par  forme  d'histoire  et  ordres  des  règnes ,  toutes 
»  les  querelles  de  cette  troisième  lignée  régnante  avec 
»  ses  voisins  ,  les  domaines  de  la  couronne  par  provin- 
»  ces ,  les  lois  et  ordonnances  depuis  la  Salique  par  vo- 
»  lûmes  et  règnes  ,  et  par  recueil  séparé  ,  ce  qui  concerne 
i)  les  personnes  et  maisons  Royales  ,  et  la  forme  ancienne 
»  du  gouvernement  des  trois  états  et  ordres  de  justice 
»  dudit  royaume ,  avec  les  changements  y  survenus. 
»  Pline  est  auteur  que  le  Roi  Alexandre  le  Grand  des- 
»  pendit  quatre-vingt-mille  talens ,  qui  font  quarante- 
»  huit  mille  écus  ,  en  voyages  et  autres  frais  qu'il  fallut 
»  faire  pour  avoir  la  connaissance  des  propriétés  des  ani- 
»  maux  ,  dont  Aristote ,  ayant  cette  charge  de  lui  , 
»  composa  cinquante  livres  :  la  huitième  part  eût  fourni 
»  à  parfaire  mesdites  œuvres  ,  auxquels  je  commençai 
»  vaquer  diligemment ,  et  présentai  à  Sa  Majesté  six  vo- 
»  lûmes  ,  les  quatre  desdites  querelles ,  un  desdites  or- 
»  donnances  ,  et  un  concernant  les  personnes  et  maisons 
»  royales  ;  mais  il  m'advint  que  ce  maître  Girard  de 
»  Montagu  f  secrétaire  et  trésorier  des  Chartres  du  Roi 
»  Charles  V  ,  écrivit  en  l'épître  liminaire  de  son  répertoire 
»  général  et  registre  dudit  Trésor  coté  AA ,  qu'aucun 
»  des  antécesseurs  audit  Office  avoient  laissé  l'œuvre  par 
>v  eux  commencé  audit  Trésor  ,  imparfait ,  pour  être  suf- 


DU  TILLET.  î59 

»  charge  de  frais.  Ainsi  ai-je  e'té  contraint  faire  :  car 
»  quelques  volontés  qu'eussent  déclarées  et  comman- 
»  déments  qu'eussent  souvent  faits  ledit  Roi  et  la  Royne 
»  votre  mère  ,  de  moyenner  les  frais  ,  récompenses  de 
»  mesdites  aydes,  et  afin  de  parfaire  lesdites  œuvres,  il 
»  n'en  sortit  aucun  effet  et  fus  abonné  et  reproché  d'iceux 
»  aides,  qui  j'avois  longtemps  nourris,  partie  du  mien, 
»  partie  d'espérance  de  ladite  récompense,  et  que  je  dis 
»  pour  mon  excuse  et  regret  infini  qui  me  demeure  , 
»  de  n'avoir  pu  servir  tant  que  je  désirois  à  votre  cou- 
»  ronne  ,  n'attribuant  à  autrui  le  malheur  (s'il  y  en  a.) 
»  Ce  nonobstant,  selon  mon  devoir,  j'ai  seul,  tant  que 
»  j'ai  pu  ,  continué  partie  de  mon  entreprise.  J'ai  am- 
»  plifié  de  moitié  le  recueil  concernant  les  personnes  et 
»  maisons  Royales;  et  si  je  vis,  je  poursuivrai  et  para - 
»  chevrai  ce  qui  touche  les  trois  Etats  et  ordre  de  justice 
r>  de  votredit  Royaume. 

«  On  n'a  publié  (continue  Bayle),  qu'une  petite  partie 
»  de  ses  vastes  compilations.  S'il  s'acquit  beaucoup  de 
»  gloire  par  cette  exacte  connaissance  de  l'intérieur  du 
»  Royaume,  il  amassa  d'autre  côté  beaucoup  de  biens  (i), 
»  par  sa  grande  assiduité  aux  détails  et  aux  fonctions  de 
»  sa  charge.  Le  livre  qu'il  publia  l'an  i56o,  touchant  la 
»  majorité  du  Roi,  le  rendit  odieux  aux  protestants: 
>■>  ils  le  refusèrent ,  et  ils  reprochent  à  l'un  de  leurs 
»  historiens  d'avoir  supposé  qu'il  ne  leur  répliqua  pas. 
»  Ils  publièrent  sur  les  motifs  de  son  ouvrage  certaines 
»  choses  qui  lui  étaient  désavantageuses,  et  ils  remon- 
»  tèrent  jusqu'à  des  faits  qu'ils  prétendoient  avoir  été 
»  cause  de  son  aversion  pour  la  Renaudie,  chef  de  la  cons- 
»  piration  d'Amboise.  Il  mourut  à  Paris  l'onzième  de 
»  novembre  1570  (2).  Sa  charge  de  greffier  au  Parle- 
»  ment  de  Paris  a  été  possédée  plus  d'un  siècle  par  ses 
»  descendants.  Il  ne  faut  pas  oublier  qu'il  fut  l'auteur  ou 
»  le  promoteur  de  l'édit  qui  faisoit  défenses  de  porter  de 
»  l'argent  à  Rome  pour  l'expédition  des  bénéfices. 


(1)  Voici  ce  que  dit  M.  de  Thou  à  ce  sujet.  Qui  (Jo.  Tilius) 
cura,  diligentiâ,  et  summa  in  suo  munere  assiduitate  non  solum 
ingentes  opes  sed  veram  gloriam  ;  et  quâ  majorent  nemo  nostrum 
antea.  mentit,  exacta  jttris  nostri  et  Franco-Galliœ  omnis  anti- 
quitatis  cognitione  sibi  comparavit. 

(2)  Mort  le  2  octobre  1570.  Erreur  de  Bayle. 


,6o  DU  TILLET. 

Voici  ce  que  dit  encore  le  même  auteur  dans  ses 
notes,  au  sujet  de  ce  célèbre  magistrat:  «  Le  Libraire 
»  qui  publia  le  recueil  des  Roys  de  France,  leurs  con- 
»  ronne  et  maison,  fit  espérer  que  les  héritiers  de  Jean 
»  du  Tillet  n'en  demeureraient  pas  là.  Or,  soient  le  nom, 
»  dit-il,  en  son  vieux  gaulois,  cela  et  la  mémoire  du 
»  sieur  du  Tillet,  perpétuels  en  ce  royaume,  perpétuels 
»  soyent  ils  toutes  parts  ailleurs....  et  à  mesdits  sieurs 
»  ses  enfants  soit  au  pareil  dit  le  grand  mercy  de  la  part 
»  de  tous;  de  quoy  non-seulement  ils  ont  esté  autheurs 
»  de  l'impression  et  communication  de  cest  œuvre, 
»  ains  nous  en  promettent  encores  d'autres  de  mesme 
»  main  et  de  pareille  estoffe,  aimans  et  zelans  la  gran- 
»  deur  de  nostre  nation,  et  le  singulier  plaisir  et  sa- 
»  tisfaction  'de  chacun  désireux  estre  instruit  des  choses 
»  de  ce  qualibre  non  moins  que  faisoit  leur  père.  Je  qui 
»  ai  reçu  et  stipulé  d'eux  si  haute  promesse  pour  le  bien 
»  et  advantage  de  vous  lecteur,  vous  promets  aussi  et 
»  reçoy  en  moy  la  leur  rementevoir  sans  cesse,  pour 
»  l'envie  que  j'ai  de  vous  procurer  et  communiquer  par 
»  mon  impression  chose  qui  vous  asseure  et  arreste  en 
»  l'opinion  que  pouvés  avoir  pieçà  de  moy,  que  je 
»  ra'em ployé  et  feray  toujours  à  publier  livres  dont  vous 
»  puissiez  tirer  rare  et  signalé  profit,  adieu.  Je  pense 
»  (continue  Bayle)  que  depuis  la  première  édition  de  ce 
»  recueil,  les  fils  de  Jean  du  Tillet  fournirent  successi- 
»  vement  aux  libraires  les  additions  suivantes:  i.°  Recueil 
»  des  rangs  des  Grands  de  France  ;  2.0  Inventaire  sur  chaque 
»  maison  des  Rois  et  Grands  de  France  ;  3°.  Recueil  des 
»  Guerres  et  Traités  de  Taix,  tresves  et  alliances  entre  les 
»  Roy  s  de  France  et  d' Angleterre  ;  4°  Mémoires  et  Advis 
»  sur  les  Libertés  de  l Eglise  Gallicane.  Ces  quatres  pièces 
»  se  trouvent  dans  mon  édition,  qui  est  celle  de  'Paris, 
»  1618,  in-4.0  avec  une  chronique  abrégée  desrois  deFrance, 
»  composée  par  Jean  du  Tillet,  évêque  de  Meaux,  frère 
»  du  greffier.  La  Croix  du  Maine  a  ignoré  que  notre 
»  Jean  du  Tillet,  soit  l'auteur  d'une  Instruction  du  père 
t>  à  ses  enfants,  qui  fut  imprimée  à  Paris  en  1 563,  in-40. 
»  Je  vois  dans  le  catalogue  de  la  bibliothèque  de  M.  l'ar- 
»  chevëque  de  Reims,  Sommaire  de  Vhistoirede  la  guerre 
»  faite  contre  les  Albigeois  ,  extraites  du  trésor  des  Chartres, 
»  par  Jean  du  Tillet,  à  Paris,  chès  Robert  Nivelle,  1590, 
»  in-8°.  M.  Teissier  remarque  aussi  qu'il  a  un  livre  inti- 


DU  TILLET.  ï6i 

tulé:  Pontificum  aliquot  Romanorum  exempta  cum  Etni- 
corum  Principum  gestis  comparata  ,  imprimé  l'an  1576, 
fait  par  Jean  Tilius.  Il  ne  sait  lequel  des  deux  frères  en 
est  l'auteur,  je  l'ignore  aussi;  je  sais  seulement  que 
cet  ouvrage  tut  imprimé  à  Amberg,  l'an  16 10, 
in-8°.  »  (1). 


(1)  Louis  de  Régnier,  sieur  de  la  Planche,  dans  son  Histoire 
de  François  II,  page  372  et  suivantes,  parle  ainsi  de  Jean  du 
Tillet  :  «  Remuant  les  anciens  registres  et  panchartes  du  Parle- 
»  ment  de  Paris,  commença  à  les  feuilleter,  et  trouvant  des 
»  actes  dignes  de  mémoire,  oubliés  par  nos  Historiographes, 
t>  faits  par  nonchalance  ou  ignorance,  il  se  proposa  d'en  faire 
»  un  recueil  pour  servir  à  la  postérité  ;  ce  qu'ayant  fait  entendre 
»  au  Roi,  il  le  trouva  très-bon  et  utile  pour  le  bien  de  son 
»  service  et  du  royaume,  et  partant,  lui  commanda  d'y  travailler 
»  diligemment  ;  et  d'autant  que  le  labeur  étoit  de  grands  frais, 
»  argent  lui  fut  pour  ce  délivré,  avec  promesse  de  récompense, 
»  par  ce  aussi  qu'il  lui  convenoit  être  aidé  des  registres  et  ren- 
»  seignements  de  la  Chambre  des  Comptes ,  du  trésor  des 
•»  Chartres  et  autres  lieux  ;  il  eut  lettres  contenantes  mande- 
»  ment  très-esprès  pour  lui  faire  ouverture  et  laisser  prendre 
»  ce  qu'il  lui  ferait  besoin,  en  quoi  il  usa  d'une  extrême  dili- 
»  gence,  mais  ayant  avancé  la  besogne,  le  Roy  mourut  sans 
.»  que  du  Tillet  eut  recueilly  le  bien  qu'il  en  attendoit,  et  ce 
»  qui  plus  l'estonna,  ce  fut  que  depuis  le  décès  du  Roy,  tous  ses 
»  amis  se  trouvoient  ou  éloignés  ou  chassés  de  la  Cour,  en 
»  sorte  que  son  estât  du  Greffe  étoit  en  grand  bransle  à  cause 
»  de  sa  value,  et  que  ceux  de  Guise  avoient  dès-lors  pris  cette 
»  coutume  de  distribuer  tant  qu'ils  pouvoient  les  offices  et  les 
»  plus  belles  charges  à  leurs  amis.  Du  Tillet  eut  alors  accès 
»  seulement  au  Connestable  auquel  il  fit  entendre  la  charge 
»  qu'il  avoit  eue  du  dit  feu  seigneur,  et  le  bien  que  la  France  en 
»  devoit  espérer  ;  en  quoi  il  n'oublia  ses  peines,  et  requérant  pour 
»  récompenses  d'icelles  et  de  ses  services,  que  son  estât  de 
»  Greffe  de  Parlement  lui  fust  à  tout  le  moins  continué  et 
»  confirmé.  Le  Connestable,  qui  avoit  reçu  quelques  services 
»  de  du  Tillet,  lui  promet  de  le  présenter  au  Roy,  et  de  le  faire 
»  expédier;  mais  quant  à  son  livre,  d'autant  qu'il  étoit  homme 
•  de  lettres,  il  ne  s'en  soucia  autrement.  Advint  comme  il  en 
»  parloit  au  Roy,  et  que  du  Tillet  avoit  ses  livres  déployés 
»  sur  sa  table,  voici  arriver  le  Cardinal  de  Lorraine  qui  mit 
»  l'œil  dessus,  et  ayant  estimé  que  cette  marchandise  seroit 
»  fort  à  propos  à  l'instruire  aux  affaires  d'Estat,  et  pour  adresser 
»  les  desseins  qu'il  s'estoit  déjà  imaginez,  commença  de  faire 
»  trouver  mauvaise  et  rendre  odieuse  cette  bonne  entreprise  de 
12.  1 1 


,62  DU  TILLET. 

On  a  encore  de  du  Tillet  i .°  Discours  sur  la  séance 
des  rois  de  France  en  leurs  cours  de  parlement,  dans  le 
second  volume  de  Godefroi;  2°.  Institution  du  prince 
chrétien,  Paris,  1 563,  in-40.  Tous  ses  ouvrages,  et  par- 
ticulièrement son    Recueil  des  Rois  de  France,  sont  fort 


du  Tillet,  voire  jusques  à  l'accuser  devant  S.  M.  de  desloyauté, 
de  vouloir  mettre  en  lumières  les  secrets  du  Royaume  et  les 
choses  que  les  Roys  dévoient  tenir  cachées  très-précieuse- 
ment, pour  nestre  veues  que  de  peu  de  gens  .  Le  Connestable 
n'insista  pas  fort  pour  du  Tillet,  car  il  avoit  opinion  que  les 
lettres  amolissoient  les  Gentilshommes,  et  les  faisoient  dégé- 
nérer de  leurs  majeurs,  et  mesme  étoit  persuadé  que  les  lettres 
avoyent  engendré  les  hérésies  et  accru  les  Luthériens  en  tel 
nombre  qu'ils  estoyent  au  Royaume  ;  ensorte  qu'il  avoit  en 
peu  d'estime  les  gens  savans  et  leurs  livres,  qui  fut  cause  que 
du  Tillet  ne  trouva  tel  appui  et  support  de  ce  côté-là  qu'il 
estimoit.  Toutefois  se  sentant  ainsi  rabroué,  il  se  défendit 
du  commandement  qu'il  avoit  eu  du  feu  Roy,  suppliant  que 
ses  livres  fussent  veus  et  examinez,  esquelz  on  trouveroit 
qu'il  n'avoit  en  rien  outrepassé  le  deu  de  sa  charge.  Sur  cela 
le  Cardinal  se  fit  commander  de  prendre  ses  livres  pour  les 
voir  et  en  faire  son  rapport  au  Conseil  ;  ce  qu'il  fit,  et  les 
envoya  en  ses  coffres,  chargeant  du  Tillet  de  se  retirer  à  lui 
pour  lui  rendre  raison  de  son  fait,  et  entendre  l'intention  du 
Roy.  Voilà  comme  ce  négoce  fut  accroché,  et  comme  du 
Tillet,  au  lieu  de  recevoir  récompense  de  ses  longs  travaux, 
avoit  assez  à  faire  à  employer  ses  amis  pour  appaiser  le  Car- 
dinal, de  sorte  qu'il  croignoit  de  perdre  la  vie,  les  biens  et 
les  estats.  Le  Cardinal,  de  sa  part,  ayant  fait  feuilleter  ces 
livres  par  les  gens  doctes  qu'il  tenoit  près  de  soy  pour  l'ins- 
truire es  affaires  qu'il  devoit  proposer  au  Conseil,  où  il  étoit 
alors  fort  neuf  à  cause  de  son  jeune  âge  et  inexpérience, 
trouva  par  leur  rapport  que  ces  labeurs  lui  pourroient  gran- 
dement ayder  et  servir  ;  mais  que  de  les  publier  par  impres- 
sion, il  y  avoit  des  choses  de  trop  grandes  conséquences  et 
qui  mesmes  pourroient  préjudicier  aux  droits  qu'ils  préten- 
doient  en  quelques  Duchez  et  Seigneuries  du  Royanme.  Toute- 
fois il  leur  sembloit  qu'il  ne  devoit  rudoyer  l'auteur,  ains,  le 
caresser  et  recevoir  bénignement,  lui  faisant  avoir  la  confir- 
mation de  son  estât,  quoi  advenant,  il  se  sentiroit  merveil- 
leusement obligé  à  lui  et  pourroit-on  soustraire  des  livres, 
ce  qui  faisoit  contre  ses  droits  ;  d'avantage  que  s'estant  acquis 
un  tel  serviteur  au  Parlement,  il  n'auroit  peu  fait,  car  par 
son  moyen  il  entendroit  tous  les  secrets  de  la  cour,  à  quoi 
ils   s'asseurerovent  le   faire  condescendre,    s'estimant  encore 


DU  TILLET.  ,63 

exacts  et  faits  avec  beaucoup  de  soin,  sur  la  plupart  des 
titres  originaux  de  notre  histoire.  Le  manuscrit  de  ce 
dernier  ouvrage,  supérieurement  exe'cuté  sur  vélin,  avec 
un  grand  nombre  de  portraits  en  miniature,  présenté 
par  l'auteur  lui-même,  à  Charles  IX,  se  trouve  à  la 
bibliothèque  du  Roi.  Jean  du  Tillet  eut  de  son  mariage 
les  enfants  qui  suivent  : 

i.°  Jean,  qui  continue  la  branche  aînée; 

2.°  Elie,  qui  a  fondé  la  branche  des  seigneurs  dé 
Loré  et  de  Marçay,  rapportée  page  171  ; 

3.°  Jacques  du  Tillet,  seigneur  de  Puy-Robert, 
de  la  Salle,  de  Raix,  conseiller-clerc  au  parle- 
ment de  Paris,  le  14  janvier  1569,  obtint  (selon 
Bayle)  le  2  janvier  1578,  celle  de  greffier  en  chef 
du  parlement.  Il  était  abbé  de  Saint-Etienne  de 
Dijon,  bien  avant  le  5  octobre  Ô72,  et  mourut 


»  bien  heureux.  Le  Cardinal  trouva  cela  très-bon,  et  le  sçeut 
»  si  bien  pratiquer,  qu'il  parvint  enfin  au  but  auquel  il  vouloit 
»  viser  comme  cy-dessus  nous  avons  déduit.  Du  Tillet  aussi 
»  s'estimant  n'avoir  peu  fait  d'estre  en  la  bonne  grâce  du  Car- 
»  dinal,  et  d'avoir  eu  la  confirmation  de  son  Office  par  sa 
»  faveur,  se  constitué  son  affecteux  serviteur,  et  afin  d'avoir 
»  moyen  de  le  tenir  plus  sûrement  adverty  de  toutes  choses,  lui 
»  bailla  un  sien  frère  pour  protonotaire.  Par  ainsi,  croissant 
»  le  Cardinal  en  faveur,  biens,  honneurs  et  grandeurs,  croissoit 
»  l'affection  de  ce  greffier  à  son  service,  de  sorte  qu'il  n'es- 
»  chappoit  secret  de  procès  de  belles  Duchez,  Comtez  ou 
»  Seigneuries  de  respect,  qu'il  ne  fust  adverty  des  moyens  de 
»  les  pouvoir  recouvrer.  Ayant  donc,  depuis  ledit  Cardinal, 
»  atteint  le  haut  degré  sous  le  règne  de  François  II,  duquel 
»  nous  écrivons  l'histoire,  print  volontairement  la  défense  de 
»  ceux  de  Guise  en  main,  sachant  bien  que  s'il  leur  avenoit 
»  mal  on  pourroit  un  jour  rechercher  sa  vie  ;  comme  au  con- 
»  traire  il  y  avoit  à  penser  que  ses  écrits  ayant  fortifié  leur 
»  cause,  accroîtroient  aussi  sa  faveur,  comme  à  la  vérité  le 
»  protonotaire,  qui  aussi  avoit  trouvé  moyen  d'être  employé 
»  pour  la  Reine  Mère,  eut  pour  recompense  l'Evêché  de  Saint 
»  Brieux.  La  Cour  de  parlement  meue  de  pareille  affection,  et 
»  voulant  entièrement  gratifier  à  ces  gouverneurs,  adjouta  à 
•>  ce  titre  de  la  majorité  son  privilège,  faisant  tout  son  possible 
»  pour  supprimer  les  écrits  au  contraire,  et  cherchant  les  Im- 
»  primeurs  qu'on  soupçonne  y  pouvoir  mettre  la  main,  pour  les 
»  punir  comme  criminels  de  leze-majesté,etc.  » 


164 


DU  TILLET. 

chartreux.  Il  avait  partagé  les  biens  de  ses  père  et 
mère,  par  acte  du  8  septembre  1 571 ,  conjoin- 
tement avec  Elie,  Louis,  Séraphin,  Madelaine, 
Marie  et  Charlotte  du  Tillet,  ses  frères  et  sœurs; 
et  par  cet  acte,  il  lui  échut  les  terres  et  seigneuries 
de  Puy-Robert,  de  la  Salle,  de  Raix,  et  de 
Louche-Langloix; 

4.0  Louis  du  Tillet,  seigneur  de  Boisruffier,  terre 
qui  lui  échut  par  le  susdit  partage  de  l'an  1 57 1 , 
cité  ci-dessus.  Il  fut  reçu  conseiller  du  Roi  en  sa 
cour  de  parlement  de  Paris,  le  28  juin  1572, 
souscrivit  avec  cette  qualité  une  quittance  sous- 
seing-privé  le  i3  septembre  i5j5,  et  vivait  en- 
core le  20  août  iSgy  ; 

5.°  Séraphin,  seigneur  du  Tillet,  par  le  partage  de 
l'an  1 57 1 ,  qui  fut  nommé,  le  3o  mars  i56o, 
abbé  de  Beaulieu,  au  diocèse  du  Mans,  et  était 
aumônier  de  la  Reine-Mère,  le  i3  septembre 
i582; 

6.°  Madelaine  du  Tillet,  mariée  avant  le  3  sep- 
tembre [1571,  avec  Messire  Jacques  de  Saint-An- 
dré, vicomte  héréditaire  de  Corbeil,  seigneur  de 
Tigery,  d'abord  conseiller  au  parlement,  puis 
conseiller  du  roi  en  ses  conseils,  et  premier  pré- 
sident aux  requêtes  du  Palais  à  Paris.  Elle  fit  son 
testament  le  18  janvier  16 19,  et  fit  Charlotte  du 
Tillet  sa  légataire  universelle; 

7.0  Marie  du  Tillet,  dame  de  Mareuil-le-Guyon 
près  Montfort-l'Amaury,  suivant  le  susdit  partage 
de  l'an  1 57 1 .  Elle  était  âgée  de  plus  de  25  ans, 
aux  termes  d'un  acte  du  17  novembre  1576,  qui 
prouve  de  plus  qu'elle  était  mariée  avec  messire 
Pierre  Séguier,  IIe  du  nom,  chevalier,  seigneur 
d'Aultry,  marquis  de  Sorel,  baron  de  Saint-Bris- 
son,  conseiller  du  roi  en  ses  conseils,  lieute- 
nant civil  de  la  prévôté  de  Paris,  depuis  prési- 
dent à  mortier  au  parlement  et  conseiller  d'état, 
dont  elle  devint  veuve  le  6  avril  1602.  Il  était  fils 
de  Pierre  Séguier,  seigneur  de  Sorel,  de  l'Etang- 
h- Ville,  de  Saint-Brisson,  d'Aultry,  etc.,  prési- 
dent au  parlement  de  Paris,  et  de  Louise  Bou- 
det  de  la  Bouillie.  Elle  mourut  le  24  avril   1621, 


DU  TILLET.  l65 

et  fut  enterrée  avec  lui  dans  l'église  de    Saint-An- 
dré-des-Arcs; 

8.°  Charlotte  du  Tillet,  dame  de  Lassay,  de  Mar- 
cilly  et  de  Loré,  vicomtesse  de  Saint-Mathieu, 
l'une  des  dames  d'atours  de  la  Reine-Mère.  Elle 
fit  son  testament  le  ier  juillet  1634,  et  mourut 
le  28  janvier  i636,  après  avoir  fait  encore  de 
nouvelles  dispositions  par  son  codicille  du  26  du 
même  mois. 

XI.  Jean  du  Tillet,  II0  du  nom,  baron  de  la  Bussière, 
conseiller,  notaire,  secrétaire  et  protonotaire  du  Roi, 
et  greffier  civil  du  parlement,  pourvu  (selon  Bayle)  de 
cette  charge  le  24  juillet  i552,  épousa  par  contrat 
du  i3  septembre  1567,  demoiselle  Jeanne  Nicolaï, 
fille  de  Louis-Aimar  Nicolaï,  chevalier,  seigneur  de 
Saint- Victor,  de  Louvre  en  Parisis  et  de  Goussainville, 
premier  président  en  la  chambre  des  comptes  de  Paris, 
et  de  feu  dame  Anne  Baillet;  partagea  avec  Élie  du  Til- 
let, son  frère,  le  23  avril  1576,  la  succession  de  Jean 
du  Tillet,  leur  père.  De  son  mariage  sont  issus: 

i.°Jean  du  Tillet,  baron  de  la  Bussière,  conseiller, 
protonotaire  et  secrétaire  du  Roi,  greffier  civil  du 
parlement,  pourvu  (suivant  Bayle),  le  4  mars 
1 588, passa  un  acte  le  18  février  1627  avec  frère 
Jean  du  Tillet,  chevalier  de  Tordre  de  Saint-Jean 
de  Jérusalem,  par  lequel  il  lui  fit  don  de  la 
jouissance  de  3oo  livres  de  rente,  et  fut  honoré 
de  la  dignité  de  conseiller  d'état  avant  le  23  fé- 
vrier 1 63 3.  Il  mourut  sans  alliance  au  mois  de  dé- 
cembre 1646,  et  fut  enterré  à  Saint- André-des- 
Arcs,  le  29  du  même  mois.  «  M.  du  Tillet,  (dit 
»  Bayle),  greffier  en  chef  du  parlement  durant 
»  près  de  soixante  ans,  rendit  son  esprit  à  Dieu, 
»  après  une  longue  maladie,  qu'il  supporta  pa- 
»  tiemment.  Il  est  loué  très-particulièrement, 
»  de  ce  qu'ayant  donné  pendant  sa  vie  plus  d'un 
»  million  d'or  en  charités,  aumônes  et  libérali- 
»  tés,  on  ne  trouva  nulle  part  le  nom  ni  les 
»  armes  de  Jean  du  Tillet,  baron  de  la  Bussière, 
»   Il  a  vécu  78  ans  et  6  jours  »; 

2.0  Elie,  dont  l'article  suit  ; 


,66  DU  TILLET. 

3.°   Séraphin    du   Tillet,   qui   fut  mestre    de    camp 
d'infanterie,  et  se  fit  depuis  capucin  ; 

Bâtard. 

François  du  Tillet,  sieur  de  Mauvoisin,  fils  natu- 
rel de  Jean  du  Tillet,  IIe  du  nom,  baron  de  la 
Bussière,  et  de  Claude  Gaudron,  fut  légitimé 
au  mois  de  mars  i6i5. 

XII.  Elie  du  Tillet,  IIe  du  nom,  baron  de  la  Bus- 
sière et  d'Anglure,  seigneur  de  Nogent-lès-Montargis, 
de  Pannes,  de  Girolles,  de  Courvon,  de  Milleron,  de 
Chenevières  ,  et  de  la  Brosse-Monteresson-lès-Nogent, 
conseiller,  maître-d'hôtel  du  Roi,  épousa  par  contrat 
du  1 8  juillet  1604,  Françoise  de  Faucon,  fille  de  Messire 
Charles  de  Faucon,  chevalier,  seigneur  de  Ris,  de  la 
Borde,  de  Messy  et  du  fief  Bouchard,  conseiller  d'état, 
premier  président  au  parlement  de  Bretagne,  et  de  feu 
dame  Etiennette  Huault  de  Montmagny.  De  ce  mariage 
sont  issus  : 

1  ,•  Jean,  dont  l'article  suit. 

2.0  François  du  Tillet,  seigneur  de  Pannes,  con- 
seiller, protonotaire  et  secrétaire  du  Roi,  et  gref- 
fier en  chef  du  parlement,  pourvu  en  i638  (se- 
lon Bayle)  qui  épousa,  au  mois  d'avril  1640, 
demoiselle  Charlotte  de  la  Fin  de  'Salins,  dame  de 
Bellefaye  en  Poitou,  fille  de  Philippe  de  la  Fin, 
dit  de  Salins,  seigneur  de  la  Noële,  et  de  dame 
Charlotte  de  Saint-Gelais,  dame  dudit  lieu  de 
Bellefaye.  François  du  Tillet  étant  mort  le  3  jan- 
vier 1673,  sa  veuve  se  remaria  le  3o  août  suivant 
avec  Henry  de  la  Grange,  marquis  d'Arquin, 
chevalier  des  ordres  du  Roi,  mestre  de  camp 
du  régiment  de  cavalerie  du  duc  d'Orléans,  ca- 
pitaine de  ses  gardes  suisses,  et  depuis  cardinal, 
père  de  la  reine  de  Pologne  Marie-Casimire  de 
la  Grange  d'Arquin,  femme,  1  .•  de  Jacob  de  Rad- 
ziwil,  prince  de  Kamoski,  palatin  de  Sando- 
mir;  2.0  de  Jean  de  Sobieski,  élu  roi  de  Pologne 
le  20  mai  1674.  Charlotte  de  la  Fin  de  Salins 
mourut  au  mois  d'avril  1692,  ayant  eu  de  son 
premier  mariage: 


DU  TILLET.  167 

a.  Jean  du  Tillet,  écuyer,  mort  le  12  juin 
1657,  âgé  de  i5  à  16  ans,  et  inhumé  à  Saint- 
André-des-Arcs  ; 

b.  Jean-François  du  Tillet,  chevalier,  seigneur 
de  Laune,  de  Pannes,  de  Bellefaye  et  de  Ros- 
say-lès-Epernon,  né  le  23  avril  1645,  reçu  avo- 
cat-général aux  requêtes  de  l'hôtel  en  1666, 
et  greffier  en  chef  du  parlement  au  mois  de 
décembre  1672.  Il  mourut  sans  postérité,  le 
9  février  1 7 1 1  ; 

c.  François-Charles  du  Tillet,  écuyer,  qui  fut 
élevé  page  de  la  chambre  du  roi  en  1673  ; 

d.  Marguerite  du  Tillet,  qui  fut  mariée,  en 
1668,  à  Noël  Fauche,  seigneur  de  Danne- 
mois,  près  Falaise,  depuis  conseiller  du  Roi 
en  son  grand  conseil; 

e.  Isidore  du  Tillet,  qui  épousa,  le  10  août 
1670,  Michel  Jabin,  seigneur  de  Lavau  en 
Bourbonnais  ; 

f.  Charlotte  du  Tillet,  qui  fut  religieuse,  et  en- 
suite prieure  de  Saint-Robert  de  Montluçon. 

3.°  Elie  du  Tillet,  qualifié  chevalier,  seigneur  de 
la  Bussière  et  de  Girolles,  qui  fut  reçu,  le  26  mars 
1624,  chevalier  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de 
Jérusalem  ; 

4.0  Madelaine  du  Tillet,  mariée,  en  i63i,  avec 
messire  François-Virginie  Bon,  dit  de  Montbel, 
chevalier,  comte  d'Entremont,  en  Savoie  et  de 
Montbel,  marquise  de  Montiller  et  de  Saint-Mau- 
rice, morte  le  3o  septembre  1692. 

XIII.  Jean  du  Tillet,  IIIe  du  nom,  qualifié  che- 
valier, baron  de  la  Bussière,  seigneur  de  Nogent-lès- 
Montargis,  de  Milleron  et  de  Chenevières- lès  -  Châtillon- 
sur-Loire,  conseiller  au  parlement  de  Paris,  reçu  Je 
26  mars  iô32,  depuis  conseiller  de  grand'chambre  et 
conseiller  du  Roi  en  ses  conseils,  président  aux  requêtes 
du  palais,  épousa,   1 .°,  Claire  le  Picart  (morte  le    14  mars 

1646,  et  inhumée  à  Saint- Germain  -  l'Auxerrois),  fille 
de  Jean  le  Picart,  seigneur  du  Plessis  et  de  Périgny, 
conseiller  du  Roi  en  ladite  cour  de  parlement,  et  de 
dame  Jeanne  Sublet;    2.0,  par   contrat    du     3    septembre 

i65i,   demoiselle  Marguerite  Frezon  (morte  au   mois  de 


ï68  DU  TILLET. 

septembre-  1684)  fille  de  messire  François  Frezon  ,  con- 
seiller du  Roi ,  correcteur  ordinaire  en  sa  chambre  des 
comptes  de  Paris,  et  de  dame  Catherine  Feydeau,  sa 
veuve.  Il  mourut  vers  l'an  1677,  et  fut  enterré  à  Saint- 
André-des-Arcs.  Ses  enfants  furent  : 

Du  premier  lit  : 

i.°  Jeanne  du  Tillet,  mariée,  avant  le  19  juillet 
1677,  avec  messire  Antoine  Turgot,  chevalier, 
seigneur  de  Saint-Clair,  de  Lanteuil,  de  Belon, 
de  Sainte-Honorine,  du  Mesnil-Gondouin,  etc., 
conseiller  du  Roi  en  ses  conseils,  mort  sous-doyen 
des  maîtres  des  requêtes  ordinaires  de  son  hôtel 
et  intendant  de  Limoges-,  fils  de  Jacques  Turgot, 
seigneur  de  Saint-Clair,  de  Sousmont,  de  Sainte- 
Croix,  conseiller  d'état,  président  à  mortier  au 
parlement  de  Paris,  et  de  la  grande  Direction  des 
finances,  et  d'Anne  Favierdu  Boulay.  Elle  mourut 
le  12  mai   1728; 

Du  second  lit  : 
2.0  Charles,  dont  l'article  suit. 

XIV.  Charles  du  Tillet,  qualifié,  chevalier,  marquis 
de  la  Bussière,  baron  de  Pontchevron,  seigneur  de  Nogent, 
de  Milleron,  de  Chenevières  et  du  Château  de  Bois;  fut 
successivement  conseiller  au  parlement  de  Paris,  par 
provisions  du  premier  mars  1674,  et  reçu  le  27  avril 
suivant  conseiller  du  Roi  en  ses  conseils,  maître  des 
requêtes  ordinaires  de  son  hôtel,  par  autres  provisions 
du  premier  mars  i685,  dans  lesquelles  S.  M.  dit  qu'elle 
voulait  «  reconnaître  (  en  sa  personne  )  les  longs  et  agréa- 
»  blés  services  qu'elle  et  ses  prédécesseurs  Rois  avoient 
»  reçus  de  la  famille  des  du  Tillet  ,  pendant  plusieurs 
»  siècles  ».  Il  prêta  serment,  le  même  jour,  en  cette 
qualité,  et  encore  le  20  avril  1 685,  à  l'occasion  du  titre 
de  conseiller  d'état,  qu'il  avait  obtenu  le  18  du  même 
mois,  et  fut  pourvu  d'un  office  de  président  au  grand 
conseil,   le   3o    mars    1690,    dans    lequel   il   fut    reçu    le 

7  avril  suivant;  il  obtint  encore  des  lettres  d'honneur 
de    maître    des    requêtes,    le    8    mars    1693,    mourut    le 

8  juin  1708,  et  fut  inhumé  dans  sa  chapelle  de  Saint- 
Jean-Baptiste,  paroisse  de  Saint-André-des-Arcs.  Il  avait 
obtenu  du   feu    Roi,    au   mois  de    novembre    1679,   des 


DU  TILLET.  169 

lettres-patentes  portant  création  de  la  baronnie  de  la 
Bussière,  en  marquisat  ;  et  avait  épousé,  par  contrat  du 
19  juillet  1677,  demoiselle  Jeanne-Marie  Brunet  de 
Chailly,  fille  de  messire  Jean-Baptiste  Brunet,  qualifié 
chevalier,  seigneur  de  Chailly,  de  Cersey ,  de  Travoisy 
et  de  Grandchamp,  conseiller  secrétaire  du  Roi,  greffier 
du  conseil,  et  depuis  conseiller  d'état,  garde  du  trésor 
royal  et  président  de  la  chambre  des  comptes  de  Paris, 
et  de  Marie  de  Cadolu.  Il  eut  de  ce  mariage: 

i.°  Jean-Baptiste-Charles,  dont  l'article  suit  : 
2.0   Catherine    Angélique    du  Tillet,    religieuse    et 
supérieure  du  monastère  de  la  Visitation  de  Sainte- 
Marie,  à  Paris. 

XV.  Jean-Baptiste-Charles  du  Tillet,  chevalier, 
marquis  de  la  Bussière,  baron  de  Pontchevron,  comte 
de  Nogent,  de  Sérigny,  et  de  Chailly,  seigneur  de  Mil- 
leron,  de  Chenevières  et  du  Château  du  Bois,  né  le 
8  mars  1687,  d'abord  conseiller  au  parlement  de  Paris, 
et  commissaire  aux  requêtes  du  palais,  pourvu  le  3o  mars 
1708,  et  reçu  le  16  mai  suivant,  et  président  en  la 
chambre  des  enquêtes,  nommé  le  \i  décembre  1714, 
et  reçu  le  19  du  même  mois;  obtint  des  lettres  d'honneur 
pour  cette  charge,  le  i5  avril  1727,  en  considération 
de  ses  services,  et  de  ceux  (dit  Sa  Majesté)  qui  avaient 
distingué  ses  ancêtres  dans  les  charges  qu'ils  avaient 
remplies  en  ladite  cour,  avec  tout  le  zèle  et  le  désin- 
téressement que  l'on  pouvait  souhaiter,  et  fut  conseiller 
d'honneur  au  parlement  en  1738.  Il  avait  épousé,  par 
contrat  du  12  avril  1708,  damoiselle  Jeanne  le  Fevre 
d'Ormesson,  fille  de  messire  Antoine-François-de-Paule 
le  Fevre  d'Ormesson,  chevalier,  seigneur  d'Ormesson, 
du  Cheray,  etc;  conseiller  du  Roi  en  ses  conseils, - 
maître  des  requêtes  ordinaire  de  son  hôtel,  intendant 
de  justice,  police  et  finances  de  la  généralité  de  Soissons, 
et  de  dame  Jeanne- Françoiss  le  Fevre  de  la  Barre.  Il 
mourut  à  Paris,  le  8  octobre  1744,  et  fut  enterré  à 
Saint-André-des-Arcs.  De  son  mariage  sont  issus  : 

1 .°  Charles-Jean-Baptiste,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Antoine-Charles  du  Tillet,  chevalier,  seigneur 
de  Pannes  de  Montboin,  etc.,  marquis  de  la 
Bussière,  baron  de  Pontchevron,  né  à  Paris,  le 
8    juin    1713;    reçu,   de   minorité,    chevalier    de 


ï70  DU  TILLET. 

l'ordre  ds  Saint-Jean  de  Jérusalem,  au  grand 
prieuré  de  France,  au  mois  de  septembre  17 14; 
reçu  conseiller  honoraire  au  parlement,  le  28  mai 
1732,  et  conseiller  du  Roi  en  ses  conseils,  pré- 
sident de  la  chambre  des  comptes  de  Paris,  au 
mois  de  juillet  1736;  marié,  en  1760,  à  Marie- 
Adèle-Charlotte  du  Tillet  de  Montramé,  née 
le  i3  juillet  1732,  fille  de  Charles-Claude  du 
Tillet,  dit  le  marquis  du  Tillet,  chevalier,  sei- 
gneur de  Montramé,  de  Soisy,  de  Challemaison, 
de  Bouy,  etc.,  vicomte  de  la  Malmaison,  et  de 
Marie-Marguerite  de  Cœuret  de  Nesle; 

3.°  Anne-Louise  du  Tillet,  mariée,  par  contrat 
du  29  avril' 1740,  avec  Marie- François-de-Paule 
le  Fevre  d'Ormesson,  chevalier,  seigneur  d'Or- 
messon,  marquis  d'Amboille,  conseiller  d'état 
intendant  des  finances,  fils  d'Henri-François-de- 
Paule  le  Fevre,  baron  de  la  Queue,  seigneur 
d'Ormesson,  d'Amboille,  etc.,  et  de  Catherine 
de  la  Bourdon naye; 

4.0  Jeanne-Françoise  du  Tillet,  religieuse  du  mo- 
nastère de  la  Visitation  de  Sainte-Marie,  rue 
Saint -Antoine,  à  Paris. 

XVI.  Charles-Jean-Baptiste  du  Tillet,  chevalier, 
seigneur  de  Villarceaux,  de  Sérigny  et  de  Chailly,  né 
le  23  avril  1710;  fut  pourvu,  le  18  janvier  1732  d'un 
office  de  conseiller  au  parlement  de  Paris,  dans  lequel 
il  fut  reçn  le  26  mars  suivant;  et  le  3  février  1736, 
Sa  Majesté  le  fit  conseiller  en  ses  conseils,  et  maître 
des  requêtes  ordinaire  de  son  hôtel,  pour  laquelle  charge 
il  obtint  des  lettres  d'honneur,  le  25  septembre  1756.  Il 
avait  épousé,  par  contrat  du  16  août  1744,  demoiselle 
Henriette-Louise  d'Uliers  d'Entragues,  laquelle  y  est  dite 
fille  de  haut  et  puissant  seigneur  Henri,  comte  d'Uliers, 
chevalier,  seigneur  de  Beaumont-Pied-de-Bceuf,  capitaine 
des  vaisseeux  du  Roi,  et  de  haute  et  puisiante  dame  Ma- 
delaine-Marguerite-Renée  de  Selle,  sa  veuve.  De  ce 
mariage  sont  nées  deux  filles  : 

i.°  N....  du  Tillet,  mariée  à  N....  de  Clermont- 
Tonnerre,  marquise  de  Montoison  ; 

2.0  N du   Tillet,    mariée  à  N ,    marquis  de 

Fumel,  maréchal  des  camps  et  armées  du  Roi. 


DUTILLET.  J  i7I 


SECONDE  BRANCHE. 
Seigneurs  de  Loré  et  Marcay. 

XI.  Elie  pu  Tillet,  IIe  du  nom,  chevalier,  sei- 
gneur de  Gouaix ,  terre  qui  lui  échut  par  le  partage 
de  Tan  1 571  ,  cité  précédemment,  de  Montramé  et  de 
Servolles ,  toutes  trois  situées  au  bailliage  de  Provins , 
second  fils  de  Jean  du  Tillet  ,  dit  l'aîné  et  de  Jeanne 
Brinon  (voyez  page  164);  fut  fait  secrétaire  ordinaire 
du  Dauphin,  par  lettres  du  Roi,  du  14  mars  i55j  , 
«  en  considération  des  bons,  grands  et  agréables  services 
»  que  son  amé  et  féal  conseiller  ,  secrétaire  et  greffier  de 
»  la  cour  de  parlement  de  Paris  ,  Me.  Jean  du  Tillet , 
»  son  père ,  lui  avoit  par  ci-devant  et  dès  long-tems 
»  faits  en  sondit  état  ,  faisoit  et  continuoit  chaque 
»  jour  ,  etc.  »  ;  et  le  roi  Charles  IX,  dont  il  était  secré- 
taire ,  ainsi  que  de  la  reine  mère  ,  le  pourvut  d'une 
charge  de  l'un  de  ses  conseillers  maîtres  ordinaires  en 
sa  chambre  des  comptes  de  Paris,  le  8  mai  1569.  Après 
la  mort  de  ce  prince ,  il  continua  ses  services  auprès 
du  roi  Henri  III,  qui  le  nomma,  par  provisions  du 
12  juin  1072,  grand- maître,  conseiller-enquêteur  et 
général  réformateur  des  eaux  et  forêts  de  France,  établi 
dans  les  bailliages ,  prévôtés  et  sénéchaussées  des  gou- 
vernements de  Champagne  ,  y  compris  les  bailliages  de 
Provins,  de  Bourgogne  ,  d'Auxerrois  ,  Lyonnais,  Bour- 
bonnais, Auvergne,  Forez,  Maçonnais,  de  la  Marche 
et  de  Limosin.  «  Sa  Majesté  voulant  reconnaître  (dit- 
»  elle  jenvers  lui  les  grands,  laborieux  et  recomman- 
»  dables  services  par  lui  et  ses  prédécesseurs  ,  dès  long- 
■»  tems  faits  aux  feux  Rois  ,  et  à  lui  et  à  la  Reine ,  sa 
»  très-honorée  dame  et  mère  »  ;  et  ce  monarque  mit  le 
comble  à  ses  bienfaits  envers  ledit  seigneur  de  Gouaix  , 
en  lui  donnant  une  charge  de  l'un  de  ses  conseillers  , 
maître  d'hôtel  ordinaire  ,  dont  il  fut  pourvu  le  3  avril  , 
sur  la  démission  de  messire  Gaspard  d'Aligre  ,  chevalier 
de  l'ordre  du  Roi  ,  seigneur  et  baron  de  Viverod, 
«  ayant  égard  (dit  ce  prince  )  aux  bons ,  agréables  et 
»  anciens  services  que  notre  amé  et  féal  Elie  du  Tillet 
»  et  de  Gouaix ,  naguère  grand-maître  des  eaux  et   forêts 


,y2  ,  DU  TILLET. 

»  de  France  ,  et  grand-gruyer  de  Bourgogne  ,  nous  a 
»  par  ci-devant  et  dès  long-tems  faits  audit  état ,  que 
»  en  plusieurs  et  maintes  louables  sortes  et  maniè- 
»  res,  etc.  »  Il  épousa,  i.°,  par  contrat  du  5  octobre 
1572,  Philippe  Viole,  fille  de  noble  homme  messire 
Jacques  Viole  ,  seigneur  d'Aigremont  et  d'Andrezel  , 
conseiller  du  Roi  en  sa  cour  de  parlement  de  Paris ,  et 
de  noble  damoiselle  Philippe  de  Bailly;2.°,  demoi- 
selle Marie  le  Fevre  de  Caumartin  ,  veuve  de  Jean- 
Jacques  de  la  Vergne  ,  seigneur  de  Saint- Leu  ,  conseiller 
du  Roi  en  ses  conseils,  maître  des  requêtes  ordinaire  de 
son  hôtel ,  fille  de  Jean  le  Fevre  ,  seigneur  de  Caumartin  , 
de  Rossignol  ,  de  Vis-sur-Authie  ,  de  Marc  et  de  Sau- 
villiers  ,  baron  de  Saint-Port ,  trésorier  de  France  et 
général  des  finances  en  Picardie ,  et  de  dame  Marie 
Warlet  de  Gibercourt.  Il  n'eut  point  d'enfants  de  cette 
seconde  femme,  dont  il  était  veuf  le  10  août  1597,  et 
mourut  avant  le  23  juillet  1608,  date  du  partage  de  ses 
biens  entre  ses  enfants  du  premier  lit  ,  qui  furent  : 

i'.°  Jean,  dont  l'article  suit; 

2.0  Jacques  ,  auteur  de  la  branche  des  seigneurs  de 
Montramé,  vicomte  de  la  Malmaison,  rapportée 
page  167. 

3.°  Louis  du  Tillet,  seigneur  de  Servolles  et  de 
Mezières,  conseiller  au  parlement  de  Paris,  nommé 
avant  le  21  juillet  i6o5,  et  reçu  le  7  juillet  1606, 
honoré  depuis  de  la  dignité  de  conseiller  d'état, 
mort  le  28  mars  i653,  étant  doyen  des  conseil- 
lers clercs  de  la  grand'chambre  .  Il  fut  enterré  à 
Saint-André-des-Arcs,  à  Paris; 

4.0  Charlotte  du  Tillet  ,  mariée,  avant  le  12  mai 
1599,  avec  messire  Gédéon  de  Béthizy  ,  cheva- 
lier ,  seigneur  de  Mezières ,  d'Ignaucourt  ,  de 
Cavermont  ou  Campvermont  ,  etc.  ,  chevalier  de 
l'ordre  du  Roi  ,  gentilhomme  ordinaire  de  sa 
chambre  ,  et  capitaine  de  cinquante  chevau-lé- 
gers.  Elle  mourut  avant  le  7  mai  16 1 3  ; 

5.°  Angélique  du  Tillet,  femme  de  Philippe  de 
Marie  ,  écuyer  ,  seigneur  d'Orcheux  et  de  Versigny 
en  partie ,  conseiller  et  maître  d'hôtel  ordinaire 
du  Roi  ,  fils  de  Jérôme  de  Marie,  seigneur  d'Or- 
cheux et  de   Versigny,   maître   des  cérémonies  de 


DU  TILLET.  ,_3 

France,    et  de    Madelaine  de   Barbezy   d'Herou- 
ville. 

XII.  Jean  Du  Tillet,  IIe  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  Gouaix,  de  Loré  et  du  Bpurg  Bauldoinin,  fut  fait 
successivement  conseiller  au  grand  conseil  avant  le  21 
juillet  i6o5,  maître  des  requêtes  de  la  reine  Marie  de 
Médicis,  le  22  février  1608,  conseiller  d'état  avant  le  23 
juillet  de  la  même  année,  et  maître  des  requêtes  ordinaire 
de  l'hôtel  du  Roi,  le  14  janvier  1612.  Il  obtint  des  lettres 
d'honneur  pour  cette  charge  le  25  janvier  i635,  en  consi- 
dération des  services  qu'il  avait  rendus  au  Roi  l'espace  de 
37  ans,  tant  au  grand  conseil,  en  ladite  charge  de  maître 
des  requêtes,  qu'il  avait  exercée  depuis  environ  26  ans, 
qu'en  plusieurs  grandes  et  importantes  affaires  et  com- 
missions où  il  avait  été  employé  tant  dedans  que  dehors 
le  royaume ,  et  fut  fait  conseiller  d'état  ordinaire ,  le 
16  juin  1643.  Il  mourut  le  2  juillet  1647,  et  fut  enterré 
aux  capucins,  à  Paris.  Il  avait  épousé,  par  contrat  du  10 
août  1597,  demoiselle  Marie  de  la  Vergne,  fille  de  noble 
homme  Me.  Jean-Jacques  de  la  Vergne,  conseiller  du 
roi  en  ses  conseils,  maître  des  requêtes  ordinaire  de  son 
hôtel ,  et  de  demoiselle  Marie  le  Fèvre  de  Caumartin  , 
sa  veuve,  belle-mère  dudit  seigneur  de  Gouaix.  De  ce 
mariage  naquirent  ; 

1 .°  Jean,  dont  l'article  suit; 

2.0  Jean  du  Tillet,  dit  le  jeune ,  chevalier,  ainsi 
qualifié  dans  le  contrat  de  mariage  de  Séraphin  du 
Tillet,  son  neveu,  du  17  septembre  1662,  au- 
quel il  assista. 

XIII.  Jean  du  Tillet,  IIIe  du  nom,  chevalier,  sei- 
gneur de  Gouaix  ,  de  Loré  ,  de  Blanay ,  de  Mauny  et 
de  Saint-Leu,  conseiller  au  parlement  de  Paris,  reçu  le 
3  fé\rier  1623,  et  depuis  conseiller  en  la  grand'-chambre, 
fut  marié  deux  fois,  la  première,  par  contrat  du  23 
juillet  1623,  avec  demoiselle  Madelaine  de  Bragelongne 
(laquelle  eut  en  dot  120,000  liv.,  somme  très-consklé- 
rable  pour  ce  tems  )  ,  fille  de  Pierre  de  Bragelongne  , 
conseiller  d'état,  trésorier  général  de  l'extraordinaire  des 
guerres,  et  de  demoiselle  Marthe  Charron,  sa  femme: 
elle  fit  son  testament  le  5  juin  1649,  et  mourut  le  8  ^° 
même  mois;    2.0   Marie    Daurat  ou   Dorât,   de  la  ville  de 


174  DU   TILLET. 

Chambery,  fille  de  Pierre,  aliàs  Etienne  Dorât,  et  d'An- 
toinette le  Grand.  Il  mourut  le  i5  mars  1668,  et  fut  en- 
terré à  Saint-Paul.  Sa  seconde  femme  vivait  encore  au 
mois  d'août  1688.  Jean  du  Tillet  eut  pour  enfants; 

Du  premier  lit  : 

i.°  Séraphin  dont  l'article  suit; 

2.0  Jean  du  Tillet,  abbé  seigneur  et  prieur  comman- 
dataire  de  Sainte-Marie-Madelaine  de  la  Fon- 
taine-aux-Bois ,  en  Berri,  et  de  Notre-Dame-de- 
Villars,  en  Maçonnais,  né  vers  l'an  i636.  Il  Ht  son 
testament  le  20  août  1707,  par  lequel  il  voulut 
être  enterré  à  Saint-Jean  en  grève,  à  Paris,  et 
mourut  le  28  octobre  1708; 

3.°  Jean,  dit  le  jeune,    ) 

4.°  François  du 1  Tillet J  ™rts  jeunes  ; 

Du  second  lit  : 

5.°  Louis  du  Tillet,  seigneur  de  Gouaix,  commis- 
saire de  la  marine,  mort  sans  alliance  en  1697  ; 

6.°  Marie  du  Tillet,  mariée  avec  messire  François 
du  Bellay ,  chevalier ,  seigneur  de  Ternoy ,  des 
Hayes  ,  de  Drouilly ,  etc.  gouverneur  de  Ven- 
dôme, pays  et  duché  de  Vendômois,  lieutenant 
des  maréchaux  de  France,  et  juge  de  la  noblesse 
audit  pays; 

7.0  Marthe-Charlotte  du  Tillet,  dame  de  la  Châ- 
taigneraye,  mariée  en  1688,  à  Jean  d'Yvry,  qua- 
lifié chevalier,  seigneur  d'Yvry,  de  Goy,  de 
Ferrières,  conseiller  secrétaire  du  Roi,  maison, 
couronne  de  France  et  de  ses  finances; 

8.°  Charlotte  du  Tillet,  qui  était,  le  9  juillet  1705, 
religieuse  au  monastère  du  Calvaire,  à  Paris. 

XIV.  Séraphin  du  Tillet,  chevalier,  seigneur  de  Loré 
et  de  Rancy,  né  à  Paris,  le  21  juin  i632,  fut  reçu,  le 
3o  décembre  i66r,  en  la  charge  de  conseiller  en  la  pre- 
mière chambre  des  enquêtes  du  parlement  de  Paris,  qu'il 
avait  acquise,  le  29  novembre  précédent,  de  messire  Henri 
Lambert  ,  chevalier  ,  seigneur  d'Herbigny ,  maître  des 
requêtes,  et  au  mois  d'avril  1 698,  conseiller  en  la  grand'- 
chambre.  Il  avait  épousé,  par  contrat  du  17  septembre 
1662,  demoiselle  Anne  Cazet  de  Vautorte,  morte  au 
mois  de  mai  1693   (soeur  de  Jacques  Cazet  de  Vautorte, 


DU  TILLET.  I75 

chambellan  du  duc  d'Orléans) ,  fille  de  Sébastien  Cazet, 
e'cuyer,  conseiller  secrétaire  du  Roi,  et  de  dame  Marie 
le  Blanc.  Il  mourut  subitement  le  14  avril  1705,  et  fut 
inhumé  à  Saint-Nicolas-des-Champs.  Il  avait  eu  de  son 
mariage  : 

i.°  Elie,  dont  l'article  suit; 

2.0  Marie-Anne-Charlotte  du  Tillet,  mariée  le  17 
avril  1703,  avec  messire  Claude  Bonneau,  cheva- 
lier, seigneur  de  Purnon,  de  Merçay,  de  Ferriè- 
res,  de  Burbé,  etc.  premier  maître-d'hôtel  de  la 
duchesse,  puis  du  duc  d'Orléans,  et  chambellan 
de  ce  prince.  Elle  mourut  le  1 1  mars  1708. 

XV.  Elie  du  Tillet,  IIIe  du  nom,  chevalier,  sei- 
gneur de  Loré  et  de  Marçay  près  Mirebeau  en  Poitou, 
de  Mondon  et  de  la  Tour  de  Ry,  né  à  Paris  le  22  oc- 
tobre 1676,  fut  successivement  lieutenant  dans  le  régi- 
ment de  Royal-Dragons,  le  12  octobre  1 685,  capitaine 
dans  celui  de  Lassay,  infanterie,  le  11  janvier  1702, 
sergent  major  audit  régiment  le  3  décembre  suivant, 
capitaine  de  grenadiers  avant  le  9  juillet  1705,  et 
enfin  lieutenant-colonel  le  12  janvier  1707.  De  son 
mariage,  accordé  le  i5  novembre  suivant,  avec  demoi- 
selle Marie-Renée  du  Bellay,  sa  cousine  germaine,  fille 
de  messire  François  de  Bellay,  seigneur  de  Ternay,  etc., 
et  de  dame  Marie  du  Tillet,  il  eut  pour  enfants: 

i.°  Elie-Claude  du  Tillet,  seigneur  de  Marçay,  che- 
valier, né  le  29  juin  1710,  reçu  page  de  la  pe- 
tite écurie  du  roi  le  8  mars  1724,  après  avoir  justi- 
fié de  son  ancienne  noblesse.  Il  fut  fait  capitaine 
au  régiment  des  gardes-françaises,  le  26  janvier 
1744,  et  fut  tué  au  choc  de  Richevaux-sur-le- 
Rhin,  le  24  août  suivant; 

2.0  Jean-François  du  Tillet,  prieur  d'Iffendic,  de 
Champrond,  au  diocèse  de  Chartres,  et  de  Châ- 
tillon-sur-Marne,  né  le  23  août  1714,  mort  le 
18  février  1742; 

3.°  Marthe-Renée  du  Tillet,  née  le  10   août    1 7 1 3  ; 

4.0  Marie-Anne  du  Tillet,  mariée,  par  contrat  du 
3  février  1742,  avec  Charles- Léon  de  Ferrières, 
seigneur  de  la  Lande,  de  la  Coudre  et  du  Tillon, 
officier  de  dragons  ; 


176  DU   TILLET. 

5.°  Susanne-Angélique  du  Tillet,  née  le  4  janvier 
1722,  qui  fut  mariée,  avec  dispense,  par  con- 
trat du  10  mars  ijbi,  à  Jean-François  de  Musset, 
son  cousin  germain,  chevalier,  marquis  de  Ço- 
gners,  seigneur  de  la  Bonnaventure,  capitaine  de 
grenadiers  au  régiment  de  Chartres,  chevalier  de 
l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis,  mort 
en  son  château  de  Cogners  le  14  février  1771,  fils 
de  Charles-Antoine  de  Musset,  chevalier,  sei- 
gneur de  la  Bonnaventure,  de  Pathay,  du  grand 
et  du  petit  Ménil,  capitaine  de  dragons  au  régi- 
ment de  Lautrec,  et  de  Marguerite-Angélique  du 
Bellay  de  Ternay.  Elle  mourut  à  Vendôme  au 
mois  de  septembre  1794,  laissant  postérité  (1). 


TROISIEME  BRANCHE. 

Seigneurs  de  Montrante,  vicomtes  de   la  Malmaison,  etc. 

XIII.  Jacques  du  Tillet,  Ier  du  nom,  chevalier,  sei- 
gneur de  Montramé  et  de  Bouy,  au  bailliage  de  Provins, 
de  Chalautre  la  Petite,  de  Servolles,  de  Saint-Sauveur, 
de  Barre,  de  Launay,  et  de  Hautevesnes,  vicomte  de  la 
Malmaison,  et  de  Saint-Mathieu  en  Poitou,  second 
fils  d'Elie  du  Tillet,  IIe  du  nom,  chevalier,  seigneur  de 
Gouaix,  et  de  Philippe  Viole,  sa  première  femme,  fut  fait 
éohanson  ou  servant  ordinaire  du  Roi,  le  22  mars  1601, 
sur  la  résignation  de  Charles  de  la  Grange  de  Montigny, 
et  conseiller  maître-d'hôtel  ordinaire  de  Sa  Majesté,  le 
18  avril  i63o.  Il  avait  acquis,  en  forme  d'échange,  par 
acte  du  18  août  [602,  Je  Louis  Fretel,  écuyer,  sei- 
gneur de  Bazoches,  les  deux  tiers  de  la  terre  et  seigneu- 
rie de  Bouy  et  du  fief  et  seigneurie  de  la  Malmaison  et 
de  Launay,  devint,  par  donation  de  Charlotte  du  Til- 
let, sa  tante,  vicomte  et  seigneur  usufruitier  en  partie 
de  Saint-Mathieu,  et  mourut  au  mois  de  décembre  1643. 
Il  avait  épousé,  par  contrat  du  21  juillet  i6o5,  dame 
Madelaine  le  Maître,  dame  de  Hautevesnes,  veuve  de 
Jean   de   Fitte,    écuyer,    sieur  de    Marivaulx-lès-Chartres 


(1)  Voyez  le  tome  III  de   cet  ouvrage,  pages  66  et  suivantes. 


DU   TILLET.  iyy 

sous  Montlhéry,  fille  de  messire  Gilles  le  Maître,  chevalier, 
seigneur  de  Ferrières,  de  Bermainville,  etc.,  et  de  dame 
Marie  Hennequin.  En  faveur  de  ce  mariage,  son  père  lui 
fit  don,  entr'autres  choses,  de  la  somme  de  9600  livres 
pour  être  employée  à  l'acquisition  de  la  terre  et  seigneurie 
de  Chalautre  la  Petite,  prête  à  être  adjugée  par  décret  du 
grand  conseil.  De  son  mariage  sont  issus  : 

1 .°  Jean,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Jean-François     du  Tillet,    chevalier,     qualifié, 
dans  les  actes  qui  le  concernent,  haut  et  puissant 
seigneur.    Il  fut  comte  de  Saint-Mathieu,  vicomte 
d'Ay    et   d'Aunay,     seigneur   de    Montramé,    de 
Mareuil-sur-Ay,   de  Saint-Palais,  de    Quincy,  de 
Villars,    du    Breuil,    de    Savigny,    d'Oussigny    et 
du     Chêne-Guillemot,      maréchal  des  camps     et 
armées  du  Roi,   par    brevet  du    18  juillet    i65i, 
confirmé  par  autre   brevet  du   22    mars  i652,    et 
capitaine-lieutenant  de  chevau-légers  de  la  Reine, 
mère.   Il  leva,   par  commission  du  24  septembre 
1 65 1 ,    un   régiment    de  cavalerie    de    son  nom, 
qu'on  licencia  en   16 52,  après  la   pacification  des 
troubles;  mourut  le  27  juin   1675,  et  fut  enterré 
à    Saint-André-des-Arcs.     Il     avait    été     nommé 
gentilhomme  ordinaire  du  Roi,  le  20  juin    1 638, 
sur  la  résignation  de  son   père;  était  cornette  des 
chevau-légers  de  la  garde   de  la  Reine,  mère,   le 
14   mars    1646,  et    servait     encore,  en   la  même 
qualité,    le  26    janvier  i65o;    fut  depuis  gentil- 
homme   ordinaire    de    la    chambre    du    Roi,    et 
lieutenant  général  de  ses   armées,    qualité  qu'on 
lui  trouve  dans  le  contrat  de  mariage  de  Séraphin 
du  Tillet,  seigneur  de   Loré,   son  cousin,    auquel 
il   fut   présent,  le    17    septembre   1662.    Il  com- 
mandait,    en     1664,    la    susdite    compagnie  des 
chevau-légers  de  la    Reine,   mère,  et   fut    marié 
deux  fois,    i.°  par  contrat  du  17  mai    1646,  avec 
dame   Charlotte,  aliàs,   Marie  de  Brunfay,  veuve 
de   Jean-Baptiste  de   la    Rocre    dit    de  Guesdon, 
chevalier,     vicomte     de    Saconnay,    femme,     en 
secondes     noces,      d^ector,     d'Ancienville,     sei- 
gneur de    Villiers-aux-Corneilles,     dont    elle    fit 
rompre     le    mariage,  et  fille  de   messire   François 


I78  DU  TILLET. 

de  Brunfay,  chevalier,  seigneur  de  Brunfay, 
de  Quincy,  etc.,  gentilhomme  ordinaire  de  la 
chambre  du  Roi,  et  de  dame  Charlotte  du  Drac. 
Par  cet  acte,  il  fut  convenu  que  le  second  enfant 
mâle  qui  naîtrait  dudit  mariage,  prendrait  le 
surnom  de  Brunfay,  et  en  porterait  les  armes; 
en  considération  de  quoi,  la  future  donna  audit 
seigneur  de  Montramé,  les  terres  et  seigneuries 
de  Brunfay  et  d'Origny,  situées  en  Picardie, 
entre  Péronne  et  Bapaume.  Après  la  mort  de 
cette  première  femme,  il  se  maria  avec  demoi- 
selle Jeanne-Marguerite  de  Boham  de  Nanteuil, 
fille  unique  de  haut 'et  puissant  seigneur  messire 
Louis  de  Boham,  chevalier,  comte  de  Nanteuil, 
seigneur  de  Moyenbry,  de  Loudricourt  et  de 
Houssan,  maréchal  des  camps  et  armées  du  Roi, 
gouverneur  et  grand-bailli  de  la  Loève,  mestre- 
de-camp  d'un  régiment  de  cavalerie,  et  de  haute 
et  puissante  dame  Suzanne  de  Roland.  Jeanne 
de  Boham,  dont  il  n'eut  point  d'enfant,  était 
remariée,  le  8  octobre  1708,  avec  haut  et  puissant 
messire  Anne-Charles,  comte  de  la  Rouère, 
chevalier,  seigneur  de  Chamois,  baron  de  Nan- 
teuil, de  la  Fosse,  etc.  Du  premier  mariage  de 
Jean-François  du  Tillet,  sont  issus: 

a.  Jean-François  du  Tillet,  chevalier,  comte 
de  Saint-Mathieu,  vicomte  d'Ay,  seigneur 
de  Quincy,  qui  vivait  le  28  mai  1680,  et 
mourut  avant  le  6  janvier  171 2  ; 

b.  Marie-Berthe-Gombertine-  Marguerite  du 
Tillet  de  Nanteuil,  dite  Mademoiselle  de 
Nanteuil,  mariée,  par  contrat  du  8  octobre 
1708,  avec  haut  et  puissant  seigneur  messire 
Charles-François  de  Cauchon,  qualifié  che- 
valier, seigneur,  marquis  de  Sommières, 
de  Queu,  etc.,  et  partagea,  avec  sa  sœur, 
le  5  janvier  171 2,  les  biens  du  comte  de 
Saint-Mathieu,  leur  père;  par  cet  acte  elle 
eut,  pour  son  lot,  la  terre  et  seigneurie  de 
Quincy,  avec  les  fiefs,  terres  et  seigneuries 
de  Villars,  du  Breuil,  de  Savigny,  d'Ous- 
signy  et  du  Chesne-Guillemot  ; 


DU  TILLET.  I79 

c.  Claire-Charlotte-Séraphine  du  Tillet,  dite 
mademoiselle  de  Saint-Mathieu,  qui  épousa, 
le  8  octobre  1712,  François  du  Prat  de  Bar- 
bançon,  comte  de  Barbançon,  premier  ve- 
neur de  Son  Altesse  Royale  Monseigneur 
le  duc  d'Orléans,  régent,  colonel  d'un  ré- 
giment d'infanterie;  fils  de  François  du  Prat, 
dit  le  chevalier  de  Nantouillet,  comte  de 
Barbançon,  marquis  de  Cany,  premier  maî- 
tre d'hôtel  de  Philippe  de  France,  duc  d'Or- 
léans, et  d'Anne-Marie  Colbert  du  Terron. 
Par  le  partage  du  5  janvier  1712,  qu'elle  fit 
avec  la  marquise  de  Sommières,  sa  sœur,  elle 
eut  pour  son  lot  la  terre  et  seigneurie  de 
Mareuil-sur-Ay,  le  vicomte  d'Ay  et  d'Au- 
nay,  avec  les  fiefs,  terre  et  seigneurie  de 
Saint-Palais,  près  de  Châlons; 
3.°  Elie  du  Tillet,  qui  fut  recollet; 
4.0  Louis    du  Tillet,  vicomte    de    Saint-Mathieu  , 

qui  se  fit  depuis  Jésuite; 
5.°  Madelaine  du  Tillet,    religieuse  à  l'abbaye  du 

Paraclet,  en  Champagne; 
6.°  Philippe  du  Tillet,   religieuse  au  monastère  de 

Hautes-Bruyères  ; 
7.0    Angélique    du    Tillet,   religieuse  à   Boissy-lès- 

Troyes  ; 
8.°  Anne  du  Tillet,  mariée,   par  contrat  du  22  fé- 
vrier   1642,  avec  messire  Jean  de  Caillaux  ou  de 
Calleaux,    qualifié    chevalier    seigneur    de    Loi- 
sellerie  et  de  Claix,  en  Angoumois. 

XIII.  Jacques  du  Tillet,  IIe  du  nom,  chevalier, 
seigneur  de  Montramé,  de  Bouy  en  Brie,  et  de  Cha- 
lautre-la-Petite  ,  vicomte  de  Saint-Mathieu  et  de  la 
Malmaison,  reçu  conseiller  au  parlement  de  Paris,  le  17 
juin  1644,  fut  depuis  conseiller  du  Roi  en  ses  conseils, 
maître  des  requêtes  ordinaire  de  son  hôtel,  mourut  le  6 
septembre  1662,  et  fut  enterré  à  Saint-André-des-Arcs. 
Il  avait  épousé  par  contrat  du  28  février  1647,  damoiselle 
Madelaine  Maynard  de  Loire,  fille  de  Messire  Barnabe 
Maynard,  chevalier,  seigneur  de  Loire,  du  Trenil-aux- 
Secrets,  de  Bellefontaine  et  des  Viviers,  conseiller  du 
Roi  en     ses      conseils,   chevalier   de     son   ordre,     maître 


!8o  DU    TILLET. 

d'hôtel  ordinaire  de  Sa  Majesté,  et  de  dame  Madelaine 
de  Seigneuret.  En  faveur  de  ce  mariage,  les  père  et  mère 
de  la  dite  future  lui  firent  don  de  la  terre  de  Freton,  et 
d'une  ferme  en  fief  appelée  la  Fosse,  etc.  Ledit  seigneur 
de  Montramé  eut  de  son  mariage: 

i.°  Louis,  dont  l'article  suit  : 

2.0  François  du  Tillet,  qualifié  chevalier,  seigneur 
de  Challemaison,  daus  l'élection  de  Provins,  né  à 
Paris,  et  baptisé,  le  12  avril  1657,  marié  par 
contrat  du  18  février  1684,  avec  Marie-Madelaine 
Simon,  fille  de  Jacques  Simon,  écuyer,  con- 
seiller, secrétaire  du  Roi,  maison,  couronne  de 
France  et  de  ses  finances,  et  de  dame  Madelaine 
le  Clerc,  sa  veuve.  Il  fut  maintenu  dans  son  an- 
cienne noblesse  par  ordonnance  de  M.  Phély- 
peaux,  intendant  de  Paris,  du  9  août  1700.  Il 
eut  pour  fils  unique  Louis-François  du  Tillet, 
qualifié  chevalier,  seigneur  de  Saint-Sauveur, 
de  Challemaison  et  de  Bernay,  né  le  22  août  1688, 
marié,  par  contrat  du  1 3  juin  1714,  avec  demoi- 
selle Guillemette-Marguerite  du  Tillet,  sa  cou- 
sine germaine,  fille  de  messire  Louis  du  Tillet, 
chevalier,  seigneur  de  Montramé,  vicomte  de 
la  Malmaison,  etc.  ,  et  de  dame  Marie-Marguerite 
de  Bélot  de  Ferreux; 

3.°  Louise  du  Tillet. 

XIV.  Louis  du  Tillet,  chevalier,  seigneur  de  Mon- 
tramé, de  Bouy,  de  Chalantre-  la-  Petite,  vicomte  de 
la  Malmaison,  etc.  ,  épousa,  par  contrat  du  4  mars  i685, 
demoiselle  Marie-Marguerite  de  Bélot,  fille  de  messire 
Claude  de  Bélot,  chevalier,  seigneur  de  Quincé,  de  Fer- 
reux, de  la  Motte,  etc.  ,  grand  bailli  d'épée  du  palais, 
conseiller  du  Roi,  maître  ordinaire  en  sa  chambre  de 
comptes  de  Paris,  et  de  dame  Marguerite  Sevin.  Sa 
veuve  fut  maintenue  en  qualité  de  veuve  de  gentil- 
homme, par  ordonnance  de  M.  Phélypeaux,  intendant 
de  Paris,  du  9  août  1770.  Il  eut  pour  enfants  : 

ï.°  Charles-Claude,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Jean-Alexandre  du  Tillet,  écuyer,  mort  avant 
le  8  janvier  1694  ; 

3.°  Guillemette-Marguerite  du  Tillet,  née  vers  l'an 
1687,    mariée,     par    contrat    du     i3    juin    17 14, 


DU    TILLET.  181 

avec   Messire  Louis-François  du  Villet,  son  cou- 
sin germain,  chevalier,  seigneur  de  Challemaison, 
de  Saint-Sauveur  et  deBernay; 
4.0  Françoise  du  Tillet,  née  vers  l'an  16-52. 

XV.  Charles-Claude  du  Tillet,  dit  le  marquis  du 
Tillet,  chevalier,  seigneur  de  Montramé,  de  Bouy,  de 
Soisy,  de  Challemaison  et  autres  lieux,  vicomte  de  la 
Malmaison,  né  à  Paris  le  14  mars  i6g3,  fut  successi- 
vement lieutenant  réformé  à  la  suite  du  régiment  Royal- 
Piémont,  puis  capitaine  au  régiment  de  la  Reine,  ca- 
valerie, le  7  juin  1726,  chevalier  de  l'ordre  royal  et 
militaire  de  Saint-Louis,  exempt  des  gardes-du-corps 
du  Roi,  le  10  juin  1733,  mestre  de  camp  de  cavalerie, 
le  12  juillet  1737,  et  brigadier  des  armées  du  Roi,  le  20 
mars  1747.  Il  avait  épousé,  par  contrat  de  19  janvier  1723, 
damoiselle  Marie-Marguerite  de  Cœuret  de  Nesle,  fille 
de  messire  Louis  de  Cœuret,  qualifié  chevalier,  seigneur, 
marquis  de  Nesle,  mestre-de-camp  de  cavalerie,  et  de 
dame  Henriette-Jeanne  de  Bruc  de  Monplaisir.  De  ce 
mariage  sont  issus  : 

i.°  Charles-Claude-François,  qui  suit; 

2.0  Charles-Louis  -  Edouard  du  Tillet,  né  le  3o 
mars  1728,  qui  fit  ses  preuves  de  noblesse,  le  2 
novembre  1741,  pour  être  reçu  page  de  la  Reine, 
et  fut  fait  ensuite  successivement  brigadier  des 
gardes-du-corps,  dans  la  compagnie  de  Luxem- 
bourg, le  ior  février  1743,  exempt  le  20,  jan- 
vier 1753,  mestre-de-camp  de  cavalerie, 
le  ier  janvier  1759,  et  brigadier  de  armées  du 
Roi,  au  mois  de  janvier  1770.  Il  avait  été  reçu  de 
majorité,  chevalier  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de 
Jérusalem,  en  1750,  sur  les  preuves  de  sa  noblesse 
paternelle  et  maternelle  ; 

3.°  Guillaume-Louis  du  Tillet,  docteur  en  Sor- 
bonne,  né  le  20  février  1730,  qui  fut  fait  prêtre, 
en  1755,  vicaire  général  de  Châlons-sur-Marne, 
en  1757,  évêque  d'Orange  en  1773;  sa  conscience 
ne  lui  permettant  pas  de  garder  deux  bénéfices, 
il  se  démit  alors  d'un  riche  prieuré,  bien  diffé- 
rent en  cela  de  tant  de  prélats  qui  les  accumu- 
laient et  dévoraient  le  patrimoine  des  églises  et 
des  pauvres.    Pendant  le  rude  hiver  de    1784,   il 


182  DU   T1LLET. 

fit  toutes  les  dépenses  que  lui  permettait  sa  for- 
tune pour  soulager  les  malheureux.  On  le  vit 
braver  la  rigueur  de  la  saison,  et  traverser  un 
torrent  dangereux  pour  leur  porter  des  secours. 
Nommé,  en  1789,  député  aux  états  géne'raux,  il 
publia  un  écrit  in-12,  intitulé:  Sentiment  d'un 
évêque  sur  la  réforme  àintroduire  dans  le  temporel, 
et  la  discipline  du  clergé.  Dans  cet  opuscule  écrit 
avec  une  extrême  chaleur,  il  attaque  sans  ména- 
gement le  mauvais  choix  des  évêques,  leur  luxe, 
la  non  résidence,  l'enseignement  vicieux  des  sé- 
minaires, etc.  etc.;  sa  modestie,  l'austérité  de 
ses  mœurs  lui  donnaient  le  droit  de  fronder  les 
abus.  L'évêché  d'Orange  ayant  été  supprimé,  il 
vécut  paisible  dans  la  solitude  jusqu'à  l'époque 
où  les  fureurs  de  la  persécution  le  poursuivirent, 
et  il  fut  incarcéré.  Après  sa  sortie  des  cachots, 
ce  digne  prélat  écrivant  à  l'évêque  de  Blois,  son 
collègue,  qui  avait  concouru  à  lui  faire  rendre 
la  liberté,  lui  disait  :  «  Voyez  à  quoi  je  puis  encore 
»  être  utile  à  la  religion.  »  Guillaume-Louis  du 
Tillet  mourut  en  1794,  à  Lesmetz-sur-Seine, 
emportant  les  regrets  de  tous  ceux  qui  l'avaient 
connu.  Le  sous-préfet  d'Orange  (M.  de  Stassart) 
lui  a  fait  ériger  un  monument  dans  la  cathédrale 
de  cette  ville.  A  cette  occasion  on  célébra  une 
fête  funèbre.  M.  Etienne,  curé,  ancien  évêque 
d'Avignon,  y  prononça  le  panégyrique  du  véné- 
*       rable  du  Tillet; 

4.0  Jean-Louis  du  Tillet,  écuyer,  né  le  7  mars  173  1, 
qui  entra  dans  les  mousquetaires,  en  1746,  et  fut 
fait  capitaine  de  cavalerie,  le  10  janvier  1762.  Il 
mourut  en  176 

5.°  Alexandre-Charles-Sébastien  du  Tillet,  écuyer, 
né  le  4  novembre  1735,  reçu  page  de  la  Reine, 
en  conséquence  des  preuves  de  sa  noblesse  faites 
le  29  juillet  175 1.  Il  fut  fait  lieutenant  au  régi- 
ment des  grenadiers  de  France,  en  1724,  lieu- 
tenant au  régiment  Royal-Infanterie,  en  1760, 
et  capitaine  dans  ledit  régiment,  au  mois  de 
septembre  suivant; 

6.°  Marie-Marguerite  du  Tillet,  née  en  1724, 
mariée,  le  2  août  1749,   avec  Messire  N....   Châ- 


DU  TILLET.  l83 

telain  de  Villars  ,  lieutenant-colonel  de  cavalerie, 
et  chevalier  de  Saint- Louis; 

7.0  Rosalie-Louise  du  Tillet,  née  en  1725,  mariée, 
le  5  février  1755,  à  messire  du  Champ  d'Assant; 

8.°  Marie-Odille  -  Charlotte  du  Tillet  ,  née  le  i3 
juillet  1732,  élevée  à  Saint-Cyr  en  1740,  mariée 
à  Messire  Antoine-Charles  du  Tillet  de  Pannes, 
marquis  de  la  Bussière,  baron  de  Pontchevron, 
président  de  la  chambre  des  comptes  de  Paris, 
fils  de  Jean-Baptiste-Charles  du  Tillet,  marquis 
de  la  Bussière,  baron  de  Pontchevron,  comte  de 
Nôgent,  et  de  Jeanne  le  Fevre  d'Ormesson. 

XVI.  Charles  -  Claude  -  François  du  Tillet  de  Mon- 
tramé,  appelé  le  marquis  du  Tillet,  né  le  3o  mars  1726, 
entra  dans  les  mousquetaires,  le  1er  janvier  1738,  et 
fut  successivement  cornette  et  lieutenant  de  cavalerie  au 
régiment  de  Mestre-de-Camp,  le  Ier  janvier  1741;  che- 
valier de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis, 
capitaine  de  dragons,  le  6  septembre  1752;  colonel  du 
régiment  Royal- Infanterie,  le  10  février  1759;  brigadier 
des  armées  du  Roi,  le  22  janvier  1769  ;  et  mourut  le  20  no- 
vembre 1783.  Il  avait  fait  ses  preuves  de  noblesse,  le  2  no- 
vembre 1741,  pour  être  reçu  page  de  la  Reine,  et  épousa, 
par  contrat  du  12  juin  1763,  (de  l'agrément  du  Roi,  de 
la  Reine,  et  de  toute  la  famille  royale),  damoiselle 
Charlotte  -  Geneviève  Pellard-de  -  Sebbeval-de  -  Beaulieu, 
morte  victime  de  la  révolution  en  1793;  fille  de  messire 
Crescent  -  Antoine  -  Pierre  Pellard  -  de  -  Sebbeval  -  de-Beau- 
lieu,  écuyer,  ci-devant  conseiller  du  Roi  en  ses  con- 
seils ,  lieutenant-général  des  eaux  et  forêts  de  France , 
au  siège  de  la  table  de  marbre  du  palais,  à  Paris,  et  de 
dame  Charlotte-Frédérique-Catherine  Grisot.  De  ce  ma- 
riage sont  issus: 

i.°  N....  du  Tillet,  mort  en  bas  âge; 

2.0  Charles-Louis-Alphonse,  dont  l'article  suit; 

3.°  F....  du  Tillet,  demoiselle; 

XVII.  Charles- Louis -Alphonse  du  Tillet,  né  le  7 
septembre  1768,  a  émigré  en  1791 ,  a  fait  les  campagnes 
de  1792,  en  qualité  de  chef  d'escadron  du  régiment  du 
Dauphin,  cavalerie,  à  l'armée  de  Monseigneur  le  prince 
de  Condé,  et  a  continué  de  servir  en  qualité  de  capi- 
taine des    Ulhans   britanniques,    dans  quatre  compagnies 


,84  DU   TILLET. 

différentes  en  Flandre  et  en  Allemagne.  Il  a  épouse', 
en  1808,  damoiselle  Justine  de  Tourailles.  De  ce  ma- 
riage sont  issues  : 

i.°  Charlotte  -  Stéphanie  du  Tillet  ,  née  en    1809; 
2.0  Nathalie  du  Tillet,  décédée. 

QUATRIÈME  BRANCHE. 

Seigneurs  des  Vergnes,  d'Aubevie,  etc. 

IX.  Jean  du  Tillet,  Ier  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  Raix,  second  fils  de  Naudin  du  Tillet,  damoiseau, 
seigneur  du  Tillet,  de  Saint-Sulpice ,  de  Boutiers ,  de 
Vaugerimpe,  etc.  épousa,  par  contrat  passé  au  lieu  de 
la  Barde  en  Angoumois,  devant  la  Croix  et  Bareau, 
notaires  en  la  baronnie  de  Villebois,  le  14  juin  1490, 
Guillemette  Guittard  d'Anglevert,  veuve  douairière  de 
Salles.  Il  y  est  qualifié  Jean  du  Tillet,  écuyer,  seigneur 
de  Raix,  homme  d'armes  de  la  garde  du  Roi.  Il  partagea 
avec  Elie  du  Tillet,  son  frère,  les  successions  de  leurs 
père  et  mère,  par  acte  passé  en  l'hôtel  du  repaire  du 
Tillet,  devant  Dumas  et  Aubert,  notaires,  le  20  septem- 
bre 1509.  Il  est  fait  mention  dans  cet  acte  de  partage, 
de  dame  Guillemette  Guittard  d'Anglevert,  épouse  de 
Jean  du  Tillet,  et  de  noble  personne  messire  Séraphin 
du  Tillet,  fils  aîné  d'Elie  du  Tillet,  intendant  général  de 
l'hôtel  et  maison  de  Monseigneur  le  prince  François, 
duc  de  Valois,  comte  d\A.ngoulême,  tous  présens  à 
l'acte  de  partage.  Par  autre  acte  du  3o  mai  i5 14,  passé 
devant  Guittard,  curé  de  Dignac  et  notaire,  et  Fricaud, 
aussi  notaire,  certifié  par  Lespar  et  le  Roy,  experts  écri- 
vains jurés  à  Paris,  le  20  juillet  1 53 3,  et  d'abondant 
par  F.  de  Montfaucon,  Elie  et  Jean  du  Tillet,  frères, 
transigèrent  touchant  le  partage  des  successions  de  leurs 
père  et  mère.  Il  est  dit  dans  ce  même  acte  qu'ils  sont  fils 
de  feu  messire  Naudin  du  Tillet,  vivant  seigneur  dudit 
lieu,  qu'Elie  donne  audit  Jean  du  Tillet,  écuyer,  sei- 
gneur de  Raix,  son  frère,  le  fief  d'Estaules,  et  ce  qui 
pouvait  lui  appartenir  en  la  seigneurie  de  Raix,  laquelle 
seigneurie  était  échue  en  partage  à  sondit  frère,  par 
testament  de  feu  Naudin  du  Tillet,  leur  père.  Jean  du 
Tillet  eut  pour  fils: 


DU  TILLET.  l85 

X.  Bertrand  du  Tillet,  écuyer,  marié  avec  dame 
Marie  de  Roullède,  par  acte  du  19  janvier  i523.  Il  fut 
juge  sénéchal  du  marquisat  d'Aubeterre  en  Angoumois, 
ainsi  qu'il  est  constaté  par  les  sentences  rendues  sur 
pièces  vues  en  l'élection  d'Angoulême,  les  18  juillet  1654 
et  7  septembre  1662.  Il  eut  pour  fils: 

XI.  Michel  du  Tillet,  écuyer,  avocat  au  parlement, 
marié  avec  Dauphine  des  Gentils,  par  contrat  du  5  dé- 
cembre 1574.  Il  est  justifié  par  la  généalogie  rapportée 
dans  la  sentence  de  l'élection  d'Angoulême,  du  7  sep- 
tembre 1662,  qu'il  fut  père  de  : 

i.°  Abraham,  dont  l'article  suit; 

2.0  Nicolas  du  Tillet,  écuyer,  sieur  des  Dauphins, 
marié,  par  contrat  du  12  février  1620,  avec 
Annelmbert; 

3.°  Bertrand- Jacques  du  Tillet,  sieur  de  Ville- 
cador,  qui  obtint  la  sentence  de  l'élection  d'An- 
goulême, le  18  juillet  1654,  contre  les  habi- 
tants de  la  paroisse  de  Gardes,  près  la  Vallette; 
aïeul  de  M.  du  Tillet,  capitaine  de  vaisseaux  à 
Toulon,  qui  a  laissé  un  fils,  lieutenant  de  vais- 
seaux dans  le  même  port. 

XII.  Abraham  du  Tillet,  écuyer,  sieur  des  Dau- 
phins, épousa,  par  contrat  du  22  février  1601,  damoiselle 
Peyronne  d'Ampernaud,  dont  sont  issus  : 

i.°  Hervé  du  Tillet,  marié,  par  contrat  du  9  février 
1634,  avec  Marie  des  Roches,  avec  laquelle  il 
fonda  la  branche  des  seigneurs  de  la  Joumerie  et 
du  Belair; 

2.0  Jean,  dont  l'article  suit. 

XIII.  Jean  du  Tillet,  IIe  du  nom,  sieur  des  Ver - 
gnes,  juge-sénéchal  des  châtellenies  de  Sury ,  Mazières 
et  du  Chambon  ;  épousa  dame  Jeanne  Tardieu  ,  avec 
laquelle  il  vivait  au  château  du  Chambon,  en  1660, 
1670  et  1673.  Il  en  eut  : 

1 .°  Léonard,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Henri  du  Tillet,  seigneur  de  Maquantin,  juge- 
sénéchal  des  châtellenies  de  Sury  et  du  Chambon, 
marié,  par  contrat  du  18  septembre  1070,  reçu 
par  Marin ,  notaire  royal  en  Angoumois ,  avec 
Catherine    Brebion,   dont  il  eut  plusieurs  enfants  ; 


l86  DU   TILLET. 

3.°  Joseph,  qui  fonde  la  branche  des  seigneurs  de 
Villars,  rapportée  ci -après. 

XIV .  Le'onard  du  Tillet  ,  Ier  du  nom  ,  écuyer , 
épousa,  par  contrat  reçu  par  Huguet,  notaire  royal, 
le  24  mai  1660,  damoiselle  Françoise  le  Vacher,  dont 
sont  issus  : 

r.°  Jean,  dont  l'article  suit; 

2.0  Gabriel  du  Tillet,  seigneur  du  Terme,  d'Au- 
bevie  ,  de  Grangemont  ,  capitaine  d'une  com- 
pagnie de  milice  bourgeoise  d'Angoulême  ,  juge- 
sénéchal  des  Courrières,  marié,  par  contrat  du 
5  juillet  1694,  reçu  par  Picard,  notaire  royal, 
avec  Marguerite  Tuilier.  De  ce  mariage  est  issu 
Léonard  du  Tillet,  écuyer,  seigneur  d'Aubevie 
et  du  Terme,  conseiller  du  Roi  et  son  procureur 
en  la  maîtrise  particulière  des  eaux  et  forêts 
d^ngoumois ,  marié  avec  damoiselle  Made  - 
laine  le  Vacher,  fille  de  M.  le  Vacher,  conseiller 
du  Roi,  et  son  premier  avocat  en  la  sénéchaussée 
d'Angoumois,  par  contrat  du  23  juin  1727,  reçu 
par  de  Roullède,  notaire  royal  à  Angoulême.  De 
ce  mariage  sont  issus  : 

a.  Jean-Léonard  du  Tillet ,  écuyer ,  seigneur 
d'Aubevie,  du  Terme,  de  la  Salle,  de  Plain- 
beau,  de  Fouquebrune  et  autres  lieux,  con- 
seiller du  Roi  et  de  monseigneur  le  comte 
d'Artois,  leur  procureur  en  la  maîtrise  par- 
ticulière des  eaux  et  forêts  d'Angoumois , 
marié  à  la  chapelle  du  château  de  la  Mar- 
guerie  ,  le  19  juin  1763,  avec  damoiselle 
Marguerite  du  Tillet,  par  contrat  du  18  fé- 
vrier de  la  même  année ,  reçu  par  Sicard , 
notaire  royal; 

b.  Dominique  du  Tillet,  seigneur  de  Villou- 
neur  ,  capitaine  d'infanterie ,  marié  avec 
damoiselle  Marie  Maret,  mort  à  la  Nouvelle 
Orléans; 

XV.  Jean  du  Tillet,  IIIe  du  nom,  écuyer,  seigneur 
des  Rousselières,  juge-sénéchal  de  la  baronnie  de  la 
Roche-Andry,  de  Torsac  et  de  Vougezac,  épousa,  par 
contrat  du  7  novembre  1680,  reçu  par  Michaud,  notaire 
royal,  damoiselle   Marie  Moricet.   Il  eut   de   ce   mariage  : 


DU  TILLET.  187 

i.°  Jean  du  Tillet,  seigneur  de  la  Marguerie, 
conseiller  au  présidial  d'Angoulême,  marié,  par 
contrat  du  26  juillet  1722,  reçu  par  Chenevières, 
notaire,  avec  dame  Jeanne  Gonnin  Desnord  ; 
2.8  Simon  du  Tillet,  seigneur  des  Rousselières, 
conseiller  du  Roi  en  ses  conseils,  et  son  premier 
avocat  en  la  sénéchaussée  et   siège  présidial  d'An- 

goumois,     marié,      par    contrat    du ,  reçu 

par  de  Roullède,  notaire  royal  à  Angoulême, 
avec  damoiselle  Marguerite  Mallat  de  Lestranche. 
Ils  n'ont  eu  qu'une  fille  unique,  mariée,  par 
contrat  du  17  juillet  1773,  à  N  .  .  .  .  de  Gallard, 
comte  de  Béarn-Brassac  ; 
3.°  Mathieu  du  Tillet,  seigneur  de  Beauvais  et  de 
Landolle,  sénéchal  de  Torsac,  marié,  par  contrat 
du  10  septembre  1723,  reçu  par  Bessat,  notaire 
royal,  avec  Marguerite  des  Bordes. 

CINQUIÈME  BRANCHE. 
Seigneurs  de   Villars. 

XIV.  Joseph  du  Tillet,  sieur  des  Vergnes,  fils  de 
Jean  du  Tillet,  IIe  du  nom,  et  de  Jeanne  Tardieu, 
épousa,  par  contrat  du  19  avril  1673,  reçu  par  Chôme, 
notaire  royal,  damoiselle  Jeanne  Augeraud,  dans  lequel 
acte  Jeanne  Tardieu,  veuve  dudit  Jean  du  Tillet,  stipule 
en  cette  qualité  et  en  celle  de  mère  dudit  Joseph  du 
Tillet,  qui  fut  père  de: 

i.°Jean  du  Tillet,  seigneur  des  Vergnes,  de  Chez- 
jamet  et  de  Mezières,  capitaine  de  milice  d'An- 
goumois,  lieutenant  de  prévôt  et  lieutenant  en 
l'élection  d'Angoumois,  marié,  par  contrat  du 
premier  janvier  1700,  avec  Geneviève  Tuilier, 
dont  pour  fils  unique,  Martial  du  Tillet,  écuyer, 
seigneur  de  Mezières  et  de  Chezj^met,  juge, 
prévôt  royal  d'Angoumois,  premier  conseiller 
honoraire  en  la  sénéchaussée  et  siège  présidial 
d'Angoumois,  interprète  de  la  feue  reine,  dé- 
cédé sans  enfants  ; 

2.0  Simon,  dont  l'article  suit  ; 

3.°  Jeanne  du  Tillet,  mariée  avec  le  sieur  de  Ville- 


188  DU  TILLET. 

morien,  sieur  des  Combes,  lieutenant  de  cavalerie 
au  régiment  Royal-Roussillon. 

XV.  Simon  du  Tillet  de  Villars,  écuyer,  né  en  1 684, 
épousa,  le  8  mars  171 3,  Marie-Julienne  Thuet.  Il  mourut 
le  3  janvier  1739,  ainsi  qu'il  appert  par  les  actes  signés 
Préveraud  et  Guimbertaut,  Par  acte  du  i5  juin  1728, 
reçu  par  Bessat,  notaire  royal,  il  partagea,  avec  Jean 
et  Jeanne  du  Tillet,  la  succession  de  Jean  du  Tillet 
et  de  Jeanne  Augeraud,  leurs  père  et  mère.  De  ce 
mariage  est  issu  : 

XVI.  Messire  Jean-Joseph  du  Tillet  de  Villars, 
écuyer,  né  le  ier  juin  17 14,  à  Angoulême,  marié,  par 
contrat  du  8  février  1733,  reçu  par  Jeudi,  notaire  royal 
à  Angoulême,  avec  Anne-Catherine  Tourette  de  Fla- 
menac;  fut  nommé  gouverneur  des  pages  de  la  Chambre 
du  Roi,    et  remplit  ces    fonctions  pendant  un  long  tems. 

Ayant  été  imposé,  par  erreur,  au  rôle  des  contribuables 
de  la  paroisse  de  Bailly,  il  obtint  de  l'élection  de  Mont- 
fort,  le  12  août  1772,  une  sentence  qui,  sur  le  vu  des 
pièces  justificatives  de  sa  noblesse  et  de  son  origine,  or- 
donne qu'il  sera  biffé  du  rôle,  et  défend  de  l'y  com- 
prendre à  l'avenir.  Il  mourut  à  Versailles,  le  7  mai  1793. 
Ses  enfants  furent  : 

i.°  Léonard-Antoine,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  François  du  Tillet,  né  le  icr  août  174 1,  ancien 
officier  d'infanterie,  conseiller  au  présidial  de 
Poitiers,  marié  par  contrat  du  19  janvier  1774, 
reçu  par  Ribaud,  notaire  royal  à  Poitiers,  avec 
Jeanne-Françoise  d'Anssaye  de  la  Villatte.  Il  eut 
de  ce  mariage  deux  filles  et  un  fils  mort  dans 
rémigration. 

3.°  Marguerite  du  Tillet,  née  le  10  janvier  1746, 
mariée  avec  messire  Antoine-Jean  Georgette  du 
Buisson  de  la  Boulaye,  écuyer,  gouverneur  des 
pages  de  h  chambre  du  Roi,  par  contrat  signé 
de  S.  M.  et  de  la  famille  royale,  reçu  Marandel, 
notaire  au  châtel  et  de  Paris,  le  6  janvier  1765.  Il 
mourut  le  6  octobre  1786,  ayant  eu  plusieurs  en- 
fants, entr'autres  Jean-Baptiste-Antoine  Georgette 
du  Buisson  de  la  Boulaye,  secrétaire-général  de 
la  maison  du  Roi,  officier  de  la  Légion-d' Hon- 
neur et  de  l'ordre  noble  de  Hohenlohe. 


DU  TILLET.  l8g 

XVII.  Léonard-Antoine  du  Tillet  de  Villars,  écuyer, 
avocat  au  parlement  de  Paris,  membre  de  l'Académie 
des  arcades  de  Rome,  né  au  château  de  la  Rivière  en 
Angoumois,  le  17  avril  1738,  épousa,  par  contrat  du 
2  février  1777,  passé  devant  Armet,  notaire  à  Paris, 
Marguerite-Jeanne  de  Boucheman;  il  fut  nommé  com- 
missaire de  la  marine  et  des  colonies,  suivant  son  bre- 
vet en  date  du  28  décembre  1781.  Il  obtint  en  la  même 
année,  le  14  janvier,  la  charge  de  héraut  d'armes  des 
ordres  du  roi,  qu'il  remplit  jusqu'au  moment  de  la  ré- 
volution :  «  Considérant,  (disent  les  provisions  qui  lui  ' 
»  furent  accordées  de  cette  charge)  qu'il  appartient  à 
»  une  des  plus  anciennes  familles  de  notre  province  d'An- 
»  goumois.) 

Léonard-Antoine,  après  la  mort  de  sa  femme,  obtint 
la  garde  noble  de  son  fils  unique,  par  sentence  du  bail- 
liage royal  de  Versailles,  du  29  novembre  1782. 

Il  fut  compris  dans  l'assemblée  de  la  noblesse  de  la 
prévôté  et  vicomte  de  Paris,  en  1789.  Il  mourut  à  Ver- 
sailles, le....  décembre  1809,  ayant  pour  fils: 

XVIII.  Joseph-Henri  du  Tillet  de  Villars,  écuyer, 
né  à  Versailles  le  28  mai  1780,  marié  le  i5  décembre 
1807,  par  contrat  passé  devant  maître  Bouant  Simonot, 
notaire  à  Versailles ,  avec  damoiselle  Anne  -  Marie  - 
Catherine  d'Izangremel  d'Hérissart,  fille  de  feu  messire 
Pierre  d'Izangremel  d'Hérissart,  écuyer,  seigneur  d'Hé- 
rissart, conseiller  honoraire  du  Roi  au  conseil  sou- 
verain du  Port  au  Prince,  isle  de  Saint-Domingue, 
maître  des  comptes  en  la  cour  de  Paris,  et  de  damoi- 
selle Marie-Catherine  Thiveud,  son  épouse. 

En  181 5,  Joseph-Henri  suivit  le  Roi  en  Belgique, 
ou  il  fut  employé  avec  le  grade  de  chef  d'escadron,  ainsi 
qu'il  conste  du  certificat  délivré  le  Ier  janvier  1816,  signé 
de  S.  A.  R.  Monseigneur  le  Duc  de  Berri.  Il  obtint  le  3o 
avril  de  la  même  année  les  provisions  de  l'office  de  héraut 
d'armes  des  ordres  du  Roi,  vacant  par  le  décès  de  son 
père  :  a  voulant,  disent  les  provisions,  lui  donner  une 
marque  de  notre  satisfaction,  de  sa  fidélité,  de  son  atta- 
chement, de  son  dévouement  qu'il  a  constamment  con- 
servé pour  notre  personne,  et  dont  il  nous  a  donné  des 
preuves  dans  les  circonstances  les  plus  orageuses.  » 

Il  fut     nommé,     le  25    septembre  de  la   même  année, 


ïg0  FAUVELET. 

chevalier  de  l'ordre  noble  du  Phénix  de  Hohenlohe,  après 
avoir  fait  ses  preuves  de  noblesse.  Il  est  président  de  la 
cour  prévôtale  du  département  de  Seine-et-Oise,  à  Ver- 
sailles. Il  a  de  son  mariage: 

i.°   Léonce-Marie  du  Tillet  de  Villars,   né  à  Ver- 
sailles, le  18  septembre  1808  ; 

2.0    Auguste-Antoine-Raimond    du    Tillet  de  Vil- 
lars, né  le  3  janvier  18 14; 

3.°  Marie-Marguerite-Gabrielle-Esther  du  Tillet  de 
Villars,  née  le  22  janvier  18 10. 

Armes:  d'or,  à  la  croix  pâtée  et  alésée  de  gueules. 
Supports:  deux  lions.  Cimier:  un  lion  issant.  Devise: 
Nil  parum  nil  nimis. 

Nota.  Cette  généalogie  se  trouve  déjà  imprimée  dans 
le  tome  Ier  de  cet  Ouvrage  ;  mais  comme  il  s1y  était 
glissé  quelques  erreurs,  nous  l'avons  rétablie  dans  ce 
volume,  d'après  les  titres  originaux  et  autres  actes  à 
nous  exhibés. 


FAUVELET;  famille  des  plus  anciennes  et  des  plus 
illustres,  dans  la  magistrature  de  la  ville  de  Sens.  De- 
puis le  XIVe  siècle,  jusqu'en  1789,  on  compte  une 
série  de  seize  magistrats  qui  ont  successivement  donné 
des  preuves  d'une  fidélité  et  d'un  dévouement  sans  bornes 
à  l'auguste  Maison  des  Bourbons.  Aussi  Louis  XIII, 
dans  ses  lettres-patentes  délivrées  à  Saint-Germain-en- 
Laye,  en  1640,  à  Antoine  Fauvelet,  seigneur  de  Mont- 
hard,  dit:  «  qu'il  est  duement  informé  que  son  père, 
»  Claude  Fauvelet,  seigneur  de  Villemont  et  de  Ri- 
»  charderye,  son  conseiller  et  procureur  au  bailliage  et 
»  siège  présidial  de  Sens,  issu  de  bonne,  ancienne  et 
»  honorable  race  et  famille,  et  d  ayeux  et  prédécesseurs 
»  qui  ont  toujours  vécu  noblement,  a  eu  en  singulière 
»  recommandation  le  bien  de  l'Etat;  que  durant  les 
»  guerres  civiles,  et  dès  l'année  1 586,  il  a  maintenu  plu- 
»  sieurs  villes  de  la  province  de  Bourgogne,  dans  l'o- 
»  béissance  du  Roi,  fait  punir  les  rebelles,  donné  de 
»  bons  et  importans  avis  de    tout  ce  qui    se   passait  au 


FAUVELET.  IQ, 

»  dedans  de  la  province ,  laquelle  il  a  été  obligé  d'aban- 
»  donner  ,à  cause  de  plusieurs  blessures  qu'il  avait  re- 
»  eues  desdits  rebelles ,  en  portant  les  armes  pour  le 
»  service  du  Roi  ,  qu'étant  décédé  dans  l'exercice  de  sa 
»  charge ,  et  voulant  reconnaître  lesdits  services  ,  il  veut 
»  et  prétend  ,  que  sa  veuve  dispose  de  son  office  ,  sans 
»  payer  aucune  finance  ,  étant  bien  aise  de  témoigner  à 
»  sa  postérité  le  ressentiment  qu'il  a  de  l'affection  et 
»  fidélité  que  ledit  Claude  Fauvelet ,  a  toujours  portées 
»  au  bien  de  l'Etat ,  n'jy  ayant  épargné  sa  vie  ,  ni  tous  ses 
»  moyens ,  et  d'autant  que  son  très-cher  et  bien  amé 
»  Antoine  Fauvelet  ,  seigneur  de  Monthard  ,  son  fils  ,  à 
»  son  imitation  ,  a  ,  en  plusieurs  occasions  ,  rendu  et 
n  continué  de  rendre  des  services  importans.  » 

Plusieurs  membres  de  cette  famille  ont  porté  les 
noms  de  Fauvelet  du  Toc ,  Fauvelet  de  Villemont  et  de 
Richarderye ,  Fauvelet  de  Monthard  ,  Fauvelet  de  Char- 
bonnières et  Fauvelet  de  Bourrienne.  Ils  ont  tous  acquis 
des  droits  à  la  reconnaissance  de  leurs  concitoyens ,  par 
les  services  signalés  qu'ils  ont  rendus  aux  sciences  et  dans 
la  magistrature. 

Antoine  Fauvelet  du  Toc  ,  secrétaire  des  finances 
de  Monsieur  ,  duc  d'Orléans  ,  frère  unique  du  Roi ,  est 
auteur  d'un  ouvrage  très-estimé  intitulé  :  Histoire  des 
Secrétaires  d'Etat ,  contenant  l'origine ,  le  progrès ,  et 
l'établissement  de  leurs  charges,  imprimé  à  Paris, 
en    1668. 

Je  donne  ici  la  chronologie  des  magistrats  que  cette 
famille  a  fournis  au  bailliage  de  Sens  ,  en  ne  remontant 
qu'à  l'an  1574. 

1.  Jean  Fauvelet  ,  conseiller,  en  1574. 

2.  Claude  Fauvelet  ,  procureur  du  Roi  le  23  mai  1587. 

3.  Claude  Fauvelet  ,  son  fils  ,  en  1596. 

4.  Guillaume  Fauvelet,  reçu  le  10  mars  1620. 

5.  Pierre  Fauvelet,  en  1622. 

6.  Pierre  Fauvelet  ,  le  3i  mars  1628. 

7.  Antoine     Fauvelet,      lieutenant-criminel,     le     i3 
juillet  i65o. 

8.  Antoine  Fauvelet  ,  id.,  le   10  décembre  i65o. 

9.  Guillaume  Fauvelet  ,  id. 

10.  Savinien-Hubert  Fauvelet ,  id.  1690. 

11.  Etienne  Fauvelet,  id.  iôqo. 


IQ2 


AUVELET. 


12.  Antoine  Fauvelet ,  id.  1707. 
i3.  Antoine  Fauvelet  ,  id.  1735. 

14.  Savinien  Fauvelet  de  Charbonnières ,  en  1767  , 
lieutenant-particulier. 

Messire  Savinien  Fauvelet  de  Charbonnières  (le 
dernier  dont  il  vient  d'être  question  )  ,  mort  en  176g  , 
lieutenant-particulier  civil  et  criminel  du  bailliage 
de  Sens  ,  échevin  de  ladite  ville ,  et  lieutenant-particu- 
lier des-  eaux-et-forêts  ,  avait  épousé  Geneviève  San- 
drier  ,  sœur  de  messire  N....  Sandrier,  écuyer  et  procu- 
reur du  Roi  au  bailliage  de  Sens.  De  ce  mariage  sont 
issus  : 

i°.  Savinien  -  Edme  Fauvelet  de  Charbonnières  , 
écuyer,  mort  en  1807;  il  avait  épousé  mademoi- 
selle de  Fraisne  de  Tonnère  ,  dont  il  a  eu  Louis- 
Antoine-Savinien  Fauvelet  de  Charbonnières,  et 
Louise-Azéma  ; 

2.0  Claude-Savinien  Fauvelet  de  Villemont,  écuyer  , 
mort  en   1795  ,  sans  alliance  ; 

3.°  Louis- Antoine  ,  dont  l'article  suit  ; 

4.0  Geneviève  Fauvelet  de  Charbonnières  ,  mariée  à 
M.  Grignet  d'Eugny,  de  Pesmes  ,  en  Franche- 
Comté  ,  mort  à  Fribourg  ,  en  Brisgaw  ,  à  l'armée 
des    Princes. 

Messire  Louis- Antoine  Fauvelet  de  Bourrienne  , 
ministre  d'Etat ,  membre  du  conseil  privé  du  Roi,  che- 
valier de  la  Légion  d'honneur  et  de  l'ordre  de  l'Etoile 
polaire  de  Suède  .  Il  a  épousé  ,  en  1793  ,  Jeanne-Eléo- 
nore-Ernestine  Conradi,  dont  : 

i.°  Emilie-Louise  Fauvelet  de  Bourrienne; 
2.0  Eléonore-Palmyre  Fauvelet  de  Bourrienne  ; 
3.°  Ernestine-Moïna  Fauvelet  de  Bourrienne; 
4.0  Charlotte-Aricie  Fauvelet  de  Bourrienne. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  levrettes  d'argent. 


HORRIC  DE  LAROCHE-TOLAY.  I93 


HORRIC  DE  LA  ROGHE-TOLAY,  famille  noble 
et  très-ancienne ,  originaire  du  Danemarck  ,  établie 
en  Poitou ,  en  Saintonge  et  en  Angoumois ,  depuis 
plusieurs  siècles.  De  cette  famille  était  : 

Messire  Emmanuel  Horric  de  la  Roche-Tolay  , 
capitaine  de  dragons,  qui  a  émigré  en  1791,  et  fait 
toutes  les  campagnes  dans  l'armée  des  princes .  Le 
dévouement  et  le  courage  qu'il  a  montrés  dans  diverses 
circonstances,  et  sur-tout  à  l'affaire  du  i5  septembre 
1797,  lui  ont  valu  les  témoignages  les  plus  flatteurs 
de  la  part  de  Sa  Majesté  Louis  XVIII:  témoignage 
que  je  m'empresse  de  relater  ici. 

Copie  de  la  lettre  adressée  par  Sa  Majesté  à  monsieur 
le  marquis  de  Curières  ;  Blankenbourg,  le  5  janvier 
1797. 

C'est  un  grand  plaisir  pour  moi,  monsieur,  de  vous 
exprimer  tout  ce  que  m'inspire  la  conduite  que  vous 
avez  tenue  à  l'affaire  du  i5  septembre  dernier,  ainsi  que 
monsieur  de  la  Roche-Tolay  (1),  etc.,  etc.,  qui  com- 
posaient le  piquet  à  vos  ordres,  et  auxquels  je  m'adresse, 
comme  à  vous  en  ce  moment. 

Vous  avez  prouvé  dans  cette  affaire,  que  la  vaillance 
et  la  génétosité  sont  et  seront  toujours  l'apanage  des 
chevaliers  français.  Jugez  de  ma  satisfaction,  en  rece- 
vant une  preuve  de  plus,  d'une  vérité  qui  m'est  si 
chère;  puisse  le  témoignage  que  je  vous  rends,  vous 
en  causer  une  pareille  à  la  mienne  ; 

Soyez  persuadé,  monsieur,  de  tous  mes  sentiments 
pour  vous.  Signé  Louis. 

Il  est  mort  en  181 1.  Il  avait  épousé  Rosalie-Julie 
Dexmier  de  Saint-Simon-d'Archine,  de  laquelle  il 
a  eu  : 

Messire      Louis-Marc    Horric     de     la     Roche-Tolay 


(1)   Cette   lettre  fait  en   outre   mention  de    vingt-six   autres 
gentilshommes. 


I94  LE  M0YNE  °E  VILLARSY. 

né  le  8  juin  1790,  marié  le  8  mars  181 3,  avec  Marie- 
Esther  du  Morisson,  décédée  le  3o  mai  18 17.  De  ce 
mariage  est  issu  : 

Louis-Marc-Stanislas    Horric  de   la    Roche-Tolay, 
né  le  6  mai  181 7. 

Armes  :  d'azur,   à  trois    fermaux    d'or.    Ainsi   blason- 
nées  dans  Palliot. 


LE  MOYNE  DE  VILLARSY;  ancienne  famille  noble 
de  Chaalons-sur-Marne,  où  elle  réside  depuis  plusieurs 
siècles  sans  interruption,  et  sans  qu'elle  puisse  savoir 
l'époque  fixe  de  sa  noblesse,  ni  de  son  établissement 
dans  cette  cité;  des  membres  de  cette  famille  se 
trouvant  inscrits  sur  les  plus  anciens  registres  de  la 
ville. 

L'un  d'eux,  jouissant  dès  le  treizième  siècle,  de  la 
noblesse,  fit  un  traité  relatif  à  des  droits  sur  un  four 
banal  qu'il  cédait  à  l'évêque  de  Chaalons  (  Pierre  Latrily, 
chancelier  de  France).  Cet  acte  est  du  neuf  mars  treize 
cent  vingt-un  :  depuis,  on  voit  qu'un  autre  membre 
de  cette  famille,  obtint  du  Roi  Charles  VIII,  des 
lettres-patentes  ,  portant  confirmation  de  noblesse; 
ces  dites  lettres  furent  enregistrées  et  entérinées  le  17 
septembre  quatorze  cent  quatre-vingt-dix,  le  corps 
de  ville  assemblé  et  assigné  à  cet  effet;  ses  registres 
contiennent  le  rapport  des  gouverneurs,  échevins  et 
procureur  du  Roi,  qui  avaient  été  nommés  commis- 
saires; ils  déclarèrent  dans  ce  rapport,  qu'après  avoir 
vu  lesdites  besognes,  et  vérifié  bien  au  long,  et  vu 
les  soutenances  et  exploits  de  noblesse  produits  par 
le  requérant,  ils  sont  d'accord  à  consentir  ledit  enté- 
rinement des  lettres  royaux,  n'ayant  été  trouvé  chose 
pour  l'empêcher. 

Ce  qui  a  été  consenti  par  le  conseil,  ainsi  qu'il 
appert  par  ses  registres. 

La  branche  directe  de  cette  famille,  qui  a  formé 
des  alliances  honorables,  fourni  beaucoup  de  militaires 
décorés,  et  des  magistrats  dans  divers  tribunaux,  et 
dans    plusieurs    parlements,    tels    que     Metz     et    Paris, 


LE  MOYNE   DE  VILLARSY.  I95 

avait  pour  chef,  feu  messire  Antoine-Philippe  le 
Moyne  de  Villarsy,  mort  à  Chaalons-sur  Marne,  le 
25  juillet  1782,  Il  était  ancien  capitaine  de  grenadiers, 
chevalier  de  Saint-Louis,  seigneur  de  Moncetz,  et 
aneien  notable,  pour  l'ordre  de  la  noblesse,  au  corps 
municipal  de  la  ville  de  Chaalons.  A  l'effet  de  réparer, 
autant  que  possible,  la  perte  de  papiers  relatifs  à  sa  généa- 
logie, et  sur-tout  celle  des  titres  adressés  à  le  cour 
des  aides  de  Paris,  qui  furent  détruits  lors  de  l'incendie 
du  palais  de  justice,  en  1776,  huit  gentilshommes 
demeurant  à  Chaalons,  le  corps  municipal  de  cette 
ville,  et  l'intendant  de  la  province,  lui  ont  délivré 
un  certificat,  chacun  en  droit-soi,  portant  en  substance, 
non-seulement  le  vu  des  lettres-patentes  du  Roi 
Charles  VIII,  et  du  traité  de  i32i,  avec  l'évêque  de 
Chaalons  ;  mais  chacun  de  ces  trois  certificats  ajoute 
que  la  famille  des  le  Moyne,  une  des  plus  anciennes 
de  la  ville,  ayant  contracté  des  alliances  avec  les  plus 
honorables  familles  de  la  province,  fourni  beaucoup 
d'officiers  militaires  et  de  magistrats,  et  n'ayant  depuis 
plus  d'un  siècle,  fait ,  à  la  connaissance  publique, 
aucun  acte  de  dérogeance,  elle  se  dit  à  bon  droit 
d'ancienne  extraction  noble  ;  monsieur  Antoine-Phi- 
lippe le  Moyne  de  Villarsy,  n'a  eu  de  son  mariage 
avec  mademoiselle  Catherine  Gargan,  qu'un  fils  unique 
actuellement  vivant,  ancien  président,  tre'sorier  de 
France,  seigneur  de  Moncetz  et  de  Coligny,  membre  du 
collège  électoral  du  département  de  la  Marne,  né  à 
Chaalons,  le  12  juin  1753  ;  lequel  de  son  mariage  avec 
feu  demoiselle  Anne-Madelaine  Ternier  de  la  Ribeyre, 
n'a  que    deux  enfants   vivants; 

1 .°  Antoine- Athanaze  le  Moyne  de  Villarsy, 
capitaine  commandant  au  premier  régiment  à 
pied  du  corps  royal  de  l'artillerie,  chevalier  de  la 
Légion   d'Honneur,   né  à  Chaalons,  le  22  avril 

*777i 
2.0    Angustin-Pierre,      mort    capitaine     au     corps 

royal    d'artillerie  de  la    marine,   le  i3   décembre 

1816  ; 
3.°     Alexandre-Ambroise    le    Moyne     de    Villarsy, 

ancien   receveur   principal    des  douanes    à    Stade 

né  à  Chaalons,  le  26  janvier  1782  ; 
4.0  Anne-Louise,  morte  sans  alliance. 


j96  ORYOT  D'ASPREMONT. 

Armes  :  d'argent,  au  chevron  de  gueules,  accom- 
pagné de  trois  mouchetures  d'hermine  de  sable  ;  elles 
ont  été  reçues  et  registrées  à  l'armoriai  général,  dans 
le  registre  coté  Champagne,  par  monsieur  d'Hozier, 
garde  de  l'armoriai  de  France,  le  22  du  mois  de  mai 
1698  ;  et  on  les  voit  sur  les  vitraux  de  l'église  cathé- 
drale de  Chaalons. 


ORYOT  D'ASPREMONT,  maison  ancienne,  ori- 
ginaire du  royaume  de  Naples,  et  fixée  en  Lorraine  depuis 
la  fin  du  treizième  siècle. 

I.  Nicolas  Oryot,  Ier  du  nom,  cadet  de  la  maison 
des  marquis  de  Grosunsia  ou  Crecencia,  au  royaume  de 
Naples  (1),  passa  en  France,  à  la  tête  d'une  troupe 
d'Italiens,  et  servit  le  roi  Philippe-le-Bel,  dans  la  guerre 
qu'il  fitaux  Anglais,  en  1293.  Il  épousa  Anne  de  Mon- 
taigu,  fille  du  comte  de  Montaigu,  en  Bourgogne,  et 
en  eut  : 

II.  Maubert  Oryot,  chevalier,  seigneur  de  Pagny- 
sur-Saône.  Il  épousa  Marie  du  Blé,  fille  de  messire 
Jean  du  Blé,  dont  il  eut  : 

III.  Robert  Oryot,  chevalier,  seigneur  de  Pagny- 
sur-Saône,  capitaine  de  cent  lances  à  cheval  pour  le 
service  du  Roi,  gouverneur  de  Châlons,  ainsi  qu'il 
appert  par  un  compromis  de  cette  ville,  du  4  juin 
1 3 80,  et  d'autres  actes  authentiques  des  années  i38o  et 
1 383 .  Il  épousa  Agnès  de  Saint-Beaussant,  fille  d'Ho- 
noré, seigneur  de  Saint-Beaussant,  en  Lorraine.  Il 
acquit,  dans  cette  province,  la  terre  de  Jubainville, 
dont  lui  et  ses  descendants  ont  porté  le  nom.  Il  eut 
pour  fils  : 

IV.  Charles  Oryot,  Ier  du  nom,  chevalier,  seigneur 
de   Jubainville   et  de  Pagny-sur-Saône,    capitaine    d'une 


(1)  Elle    en  a   conservé   les  armes,    qui   sont  de  gueules,    à 
trois  croissants  d'or. 


ORYOT  D'ASPREMONT.  ig7 

compagnie  d'hommes  d'armes  pour  le  service  de  France, 
en  1437.  Il  épousa  Marguerite  de  Manonville,  fille 
d'honoré  seigneur  Perin  de  Manonville,  chevalier,  sei- 
gneur dudit  lieu,  avec  lequel  il  transigea  au  sujet  de  la 
dot  de  Marguerite,  sa  femme,  le  6  novembre  1437. 
Il  laissa: 

V.  François-Nicol  Oryot,  chevalier,  seigneur  de 
Jubainville,  de  Villotte,  en  1442,  et  en  partie,  de  la 
place  de  Manonville  II  épousa  Gabrielle  de  Saint-Mau- 
rice, fille  de  Henrion  de  Saint-Maurice,  chevalier, 
seigneur  dudit  lieu,  et  en  eut: 

VI.  Jean  Oryot,  Ier  du  nom,  chevalier,  seigneur 
de  Jubainville,  de  Houdelaincourt  et  de  la  tour-forte 
de  Menoncourt,  capitaine  de  cavalerie,  capitaine  des 
gardes  de  la  reine  de  France.  Il  épousa  Marie  de  Re- 
cecourt,  fille  d'honoré  seigneur,  baron  de  Rececourt, 
bailli  de  Clermont.  De  ce  mariage  est  issu  : 

VII.  Jean  Oryot,  IIe  du  nom,  chevalier,  seigneur 
de  Jubainville,  de  Houdelaincourt  et  de  la  tour-forte 
de  Menoncourt,  dit  le  comte  de  Jubainville,  lieutenant 
aux  gardes  de  la  reine  de  France,  marié  avec  Françoise 
Hurault,  fille  de  Jean  Hurault,  écuyer,  et  de  Jeannette 
de  Hadigny.  Il  en  eut  : 

VIII.  Pierre  Oryot,  seigneur  chevalier  de  Jubainville, 
de  Houdelaincourt,  de  la  tour-forte  de  Menoncourt,  etc. , 
capitaine  de  cent  lances  à  cheval  pour  le  service  du  duc 
de  Lorraine,  marié  avec  Colette  de  Godignon,  fille  de 
Nicolas  de  Godignon,  et  de  Marguerite  de  la  Mothe. 
Leurs  enfants  furent: 

1 .°  Nicol,  dont  l'article  suit  ; 
2.0  Gérard  Oryot  de  Jubainville. 

IX.  Nicol  Oryot,  chevalier,  seigneur  de  Jubainville, 
de  Meligny,  de  Houdelaincourt,  de  la  tour-forte  de 
Menoncourt,  conseiller  d'état  du  duc  de  Lorraine  et 
grand-louvetier  du  duché  de  Bar,  épousa,  le  10  no- 
vembre i582,  Jeanne  de  Bar,  fille  de  Claude  de  Bar, 
écuyer,  seigneur  de  Louze,  et  de  Marguerite  Cholet. 
Il  en  eut  : 


I98  ORYOT  D'ASPREMON  T. 

i.°  François  Oryot,  auditeur  des  comptes  de  Bar, 
le  20  mars  1610,  marié,  en  161 1,  à  Julienne 
Raulet,  fille  de  Jean  Raulet,  seigneur  d'Ambly, 
et  de  Madelaine  Senocq.  Il  en  eut  : 

a.  Nicolas  Oryot,  maître  de  la  Chambre  des 
comptes  de  Bar,  grand-louvetier  du  duché 
de  Bar,  en  i663; 

b.  Jeanne  Oryot,  femme  de  Henri  Rollin 
conseiller  d'état  de  Charles  IV,  et  intendant 
de  ses  troupes; 

2.0  Charles,  dont  l'article  suit; 

3.°  Anne     Oryot,     mariée,     en     16 18,     à    Gaspard 

l'Escamoussier,  écuyer,  conseiller  de  Son  Altesse; 
4.0  Claude  Oryot,  femme  de  Jean-Elysée  le  Moleur, 

écuyer,  gruyer  de  Clermont. 

X.  Charles  Oryot,  IIe  du  nom,  chevalier,  seigneur 
de  Jubainville,  de  Houdelaincourt,  de  la  tour-forte 
de  Menoncourt,  auditeur  des  comptes  de  Bar,  prévôt 
de  Ligny,  conseiller  d'état  du  duc  de  Lorraine,  épousa, 
le  27  septembre  1616,  Marie-Gabrielle  de  Saint- Rémi, 
fille  de  Jean  de  Saint-Remi,  écuyer  seigneur  de 
Brieulle-sur-Meuse  et  des  Granges,  et  de  Jeanne  de 
Senocq.  Il  eut  pour  fils  : 

XI.  Charles  Oryot,  IIIe  du  nom,  chevalier,  sei- 
gneur de  Jubainville,  de  Houdelaincourt  et  de  la  tour- 
forte  de  Menoncourt,  conseiller  d'état  du  duc  de 
Lorraine,  marié,  le  25  juillet  1645,  avec  Jeanne  Millet- 
d'Estouf,  fille  de  François  Millet-d'Estouf,  citadin  et 
conseiller  de  la  ville  de  Verdun,  seigneur  de  Mors, 
et  deMarie  Rutant.  Leurs  enfants  furent  : 

i.°  François-Charles,  dont  l'article  suit; 

2.0  Marie-Anne  Oryot,  mariée  à  Jean,  comte  de 
la  Tour-en-Voivre,  seigneur  deSavonnières; 

3.°  Marguerite-Charlotte  Oryot,  mariée  à  Gabriel- 
François  d'Armur,  seigneur  de  Gerbeuville, 
Maizé  et  Senonville,  conseiller  d'état  et  doyen 
des    maîtres   des   requêtes  de  Son  Alesse  Royale; 

4.0  Catherine  Oryot,  épouse  de  François-Anne, 
baron  du  Puy,  seigneur  d'Avrainville  et  de  Vas- 
court,      président-général     des    grands     jours    de 


ORYOT  D'ASPREMONT.  I99 

Commercy,  puis  conseiller  en  la  cour  souveraine 
de  Lorraine  et  Barrois  ; 
5.°  Henriette  Oryot,  mariée,  par  contrat  passé 
devant  François  Robert,  notaire  à  Saint-Mihiel, 
le  24  décembre  i663,  à  Louis-Ignace  de  Rehès, 
chevalier,   seigneur  d'Issoncourt  et  de  Sampigny. 

XII.  Charles- François  Oryot,  chevalier,  seigneur  de 
Jubainville,  de  Houdelaincourt,  de  Tillombois  et  de 
la  tour-forte  de  Menoncourt,  conseiller  d'état  du  duc 
de  Lorraine,  épousa,  le  17  septembre  1701,  Louise 
d'Aspremont,  fille  de  Charles-François,  comte  d'Aspre- 
mont, seigneur  de  Tillombois,  et  d'Elisabeth  de  Lau- 
brussel.  Par  ce  mariage,  l'ancienne  et  illustre  maison 
d'Aspremont  s'est  fondue  dans  celle  d'Oryot,  qui 
a  obtenu  des  lettres-patentes  du  duc  de  Lorraine, 
François  Ier.,  empereur,  qui  l'autorisent  à  ajouter  son 
nom  à  celui  d'Aspremont,  et  d'écarteler  ses  armes  de 
celles  de  cette  maison.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

1 .°  Jean-Charles,  dont  l'article  suit; 

2.0  Jean-Baptiste  Oryot  d'Aspremont,  dit  le  che- 
valier d'Aspremont,  seigneur  de  Houdelaincourt, 
lieutenant,  capitaine,  puis  major  du  régiment 
de  Languedoc,  dragons,  né  le  12  juin  1712,  tué 
à  la  prise  de  Plana,  en  Bohême,  en  1742. 

XIII.  Jean-Charles,  comte  Oryot  -  d'Aspremont  , 
chevalier,  seigneur  de  la  tour-forte  de  Menoncourt, 
de  Houdelaincourt,  de  Jubainville,  de  Tillombois,  de 
Courouvre,  etc.,  sous-lieutenant  des  chevau-légers  de 
Son  Altesse  Royale  Le'opold,  duc  de  L  orraine,  puis 
commandant  d'un  régiment  de  Thianges,  infanterie, 
pour  le  service  de  France,  épousa,  en  1733,  Catherine- 
Louise,  née  comtesse  de  la  Tour-en-Voivre,  fille  de 
François-Charles,  Ier  du  nom,  comte  de  la  Tour-en 
Voivre,  seigneur  de  Savonnières,  de  Suzemont,  etc., 
et  de  Marie  de  Rouard  de  Lezey.  De  ce  mariage  sont 
issus: 

i.°  Jean-Charles,  comte  Oryot-d'Aspremont,  che- 
valier seigneur  de  Tillombois  et  de  Courouvre, 
colonel  du  sixième  régiment  des  chevau-légers, 
puis  maréchal  de  camp  des  armées  du  Roi,  mort 
en  1793,  sans  postérité; 


200  ORYOT  D'ASPREMONT. 

2.0  Jean-Baptiste     Oryot    d'Aspremont,     chanoine- 
comte  de  Lyon,  mort  en  1786  ; 
3.°  François-Hyacinthe,  dont  l'article  suit; 
4.0  Marguerite-Catherine  Oryot-d'Aspremont; 
5.°  Louise  Oryot-d'Aspremont. 

XIV.  François- Hyacinthe ,  comte  Oryot-d'Aspre- 
mont, chevalier,  seigneur  de  Savonnières-en- Voivre 
et  de  la  tour-forte  de  Menoncourt,  commandeur  de 
l'ordre  de  Saint-Etienne  de  Toscane,  chambellan  actuel 
de  l'empereur  d'Autriche  et  du  grand-duc  de  Toscane, 
général-major  des  armées  impériales.  Honoré  de  très- 
beaux  titres  en  parchemin,  et  plusieurs  lettres  des 
empereurs  Joseph  et  Léopold  II,  qui  confirment  son 
ancienne  noblesse,  et  prouvent  leur  entière  satisfaction 
des  services  qu'il  a  rendus,  tant  en  Toscane,  qu'en 
Autriche,  et  aux  armées  pendant  trente  -  six  ans.  Il  a 
épousé,  en  1790,  Marguerite-Madelaine  d'Ourches, 
chanoinesse  du  chapitre  de  Laveine,  dame  de  la  Croix 
étoilée  de  l'impératrice  d'Autriche,  fille  de  messire 
Pierre,  comte  d'Ourches,  alors  chevalier,  seigneur  du 
comté  de  son  nom  et  d'Emelle.  De  ce  mariage  sont 
issus: 

i.°  Louis-François-Joseph,  comte  Oryot-d'As- 
premont, lieutenant  de  cavalerie; 

2.0  Marie -Geneviève- Joséphine  Oryot-d'Aspre- 
mont, mariée,  par  contrat  signé  du  Roi  et  de  la 
Famille  Royale,  au  vicomte  de  Nettancourt-Vau- 
becourt,  officier  supérieur  de  la  Garde  royale. 

Cette  maison  a  obtenu  un  arrêt  de  la  chambre  des 
comptes  de  Lorraine,  en  1754,  qui  prouve  incontes- 
tablement l'ancienne  extraction  et  la  noblesse  des  comtes 
Oryot-d'Aspremont,  ses  alliances  et  le  grand  laps  de 
tems  pendant  lequel  elle  a  possédé  les  terres  seigneu- 
riales ci-dessus  dénommées. 

Armes:  écartelé,  aux  1  et  4  de  gueules,  à  trois 
croissants  d'or,  qui  est  d'Oryot;  aux  2  et  3  de  gueules, 
à  la  croix  d'argent,  qui  est  d'Aspremont. 


DE  MARTEL  DE  GOURNAY. 


DE  MARTEL  DE  GOURNAY;  famille  ancienne, 
originaire  de  la  province  de  Normandie,  branche  puînée 
de  l'ancienne  maison  de  Martel  de  la  Roche-du- Maine , 
dont  elle  porte  les  armes,  brisées  d'un  lambel  d'argent. 
L'identité  de  nom ,  de  province  et  d'armoiries ,  for- 
merait une  présomption  favorable  sur  l'origine  de  cette 
famille,  si  elle  n'avait  d'ailleurs  une  ancienneté,  des 
alliances  et  des  services  qui  la  mettent  en  état  de  n'avoir 
pas  besoin  d'un  lustre  étranger.  Cependant,  quelque  ré- 
pugnance qu'ait  un  historien  à  n'asseoir  son  jugement 
que  sur  des  probabilités,  il  arrive  par  fois  que  ces  pro- 
babilités portent  en  elles-mêmes  un  caractère  d'authen- 
ticité, de  conviction,  qui  emporte,  malgré  lui,  son 
assentiment.  Rien  n'exclut  l'opinion  qui  donne  à  la 
branche  de  Martel  de  Gournay  une  souche  commune 
avec  l'ancienne  et  illustre  maison  de  Martel  de  Bacque- 
ville,  qui  remonte  à  l'an  1 1 3  3,  et  qui  a  fourni  un  porte- 
oriflamme  de  France  en  1414;  et  la  légère  transposi- 
tion d^maux,  qu'on  distingue  dans  l'écusson  de  ces 
deux  branches  (  1  )  ,  loin  de  former  une  présomption 
contraire,  vient  encore  à  l'appui  de  ce  sentiment,  en 
rappelant  l'exemple  d'une  infinité  de  grandes  familles 
du  royaume,  qui  non-seulement  ont  changé  les  émaux 
de  leurs  armoiries  ,  mais  encore  leur  nom  patronimique 
et  les  pièces  constitutives  de  leur  écu,  qui  seules  pou- 
vaient les  faire  distinguer  et  reconnaître.  On  pourrait 
citer,  parmi  ces  dernières,  les  maisons  de  Mahéas  et 
de  Florie,  qui  ont  une  souche  commune  avec  celle  de 
Vassy;  de  Collardin  de  Bois-Olivier,  dont  le  nom  pri- 
mordial est  le  Large  \  celle  du  Halgoët,  anciennement 
de  la  Saudraye  ;  de  Preissac  d'Esclignac,  et  de  Montes- 
quiou,  puînés  des  comtes  de  Fe^ensac  ,  issus  ,  en  ligne 
directe,  des  ducs  de  Gascogne,  et  ceux-ci  de  Charibert, 
roi  de    Toulouse    et    d'Aquitaine ,    second    fils    de    Glo- 


(i)  La  maison  de  Martel  de  Bacqueville  porte  :  d'or, 
à  trois  marteaux  de  gueules  ;  les  seigneurs  de  Gournay  portent  : 
de  gueules,  à  trois  marteaux  d'or  au  lambel  d'argent  (Cette 
dernière  pièce  est  une  brisure).' 


202  DE  MARTEL    DE  GOURNAY. 

taire  II,  roi  de  France,  et  frères  cadets  du  roi  Dagobert, 
Ier  du  nom.  Mais  sans  entrer  ici  dans  une  énumération 
fastidieuse  de  ces  transiormations  de  nom  et  d'armes , 
on  se  bornera  à  citer  la  maison  de  Tilly,  qui  porte  : 
d'or,  à  la  fleur-de-lys  de  gueules;  la  maison  de  Saint- 
Germain  le  Vicomte,  puînée  de  cette  maison ,  changea 
non-seulement  son  nom  primitif,  mais  elle  prit  en 
outre  pour  brisure  un  champ  d'argent  (  au  lieu  d'or  ), 
à  la  fleur-de-lys  de  gueules;  et  si  l'on  voulait  remonter 
plus  haut,"  on  pourrait  citer  encore  la  maison  de  Dreux: 
branche  puînée  de  l'auguste  maison  de  France,  qui,  au 
lieu  de  trois  fleurs  de  lys,  portait  un  écu  échiqueté  d'or 
et  d'azur  ;  à  la  bordure  de  gueules. 

En  attendant  que  le  tems  ait  fourni  les  moyens  de 
découvrir  la  jonction  filiative  des  diverses  branches  de 
la  maison  de  Martel ,  on  se  bornera  de  rapporter  ici 
la  branche  des  seigneurs  de  Gournay,  sur  la  preuve  qu'elle 
a  faite  au  mois  d'avril  1760,  pour  la  charge  d'écuyer 
du  Roi,  devant  M.  d'Hozier,  juge  d'armes  de  France; 
on  peut  consulter,  pour  les  autres  branches,  l'Histoire 
des  Grands  Officiers  de  la  Couronne,  par  le  P.  Anselme, 
tome  VIII,  pages  209  et  suivantes,  tome  IX,  pages  2o5 
et  241,  et  les  différents  autres  ouvrages  généalogiques 
et  historiques. 

I.  Richard  Martel,  Ier  du  nom,  écuyer,  vivant 
en  1520,  eut  pour  fils  : 

II.  Richard  Martel,  IIe  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  Saint-Ouen,  qui  s'allia  avec  demoiselle  Françoise 
de  Châteauthierry,  mère  de  : 

1 .°  Charles,  dont  l'article  suit; 

2.0  Jean  Martel,  écuyer,  sieur  du  Parc,  qui  tran- 
sigea, le  3i  mars  i55i,  avec  son  frère,  sur  les 
différents  qu'ils  avaient  pour  le  partage  du  bien 
de  leur  père. 

III.  Charles  Martel,  écuyer,  sieur  du  Breuil,  de 
Valdouin,  gendarme  de  la  compagnie  de  M.  le  duc  de 
Montpensier,  rendit  aveu,  le  i5  décembre  1564,  aux 
abbés  et  religieux  de  Saint- Vandrille,  à  cause  de  sa 
terre  et  seigneurie  du  Breuil,  mouvante,  à  titre  de 
vavassorie  noble,  de  la  baronnie  de  Cierville;  il  épousa, 
par    contrat  du  3i    janvier    i568,   demoiselle  Marguerite 


DE  MARTEL  DE  GOURNAY.  203 

Fleury,  fille  de  noble  homme  Pierre  Fleury,  secrétaire 
de  la  chambre  du  Roi ,  et  de  damoiselle  Catherine ,  sa 
femme.   Il  en  eut  entr'autres  enfants  : 

IV.  Jacques  Martel,  écuyer,  sieur  du  Breuil,  marié, 
par  contrat  du  16  avril  i588,  avec  damoiselle  Anne 
Doucet ,  fille  de  noble  homme  Jean  Doucet,  sieur  de 
Pincourt ,  et  de  damoiselle  Isabelle  le  Roy.  Il  fut  père 
de: 

V.  Jean  Martel,  écuyer,  sieur  du  Breuil  et  de  Saint- 
Calais,  maintenu  dans  sa  noblesse  d'extraction,  par  arrêt 
des  commissaires-généraux  députés  pour  le  régallement 
des  tailles,  dans  la  généralité  d'Alençon,  rendu  le  20 
avril  1640.  Il  épousa,  par  contrat  du  12  janvier  1622, 
damoiselle  Madelaine  Berthelot,  fille  de  noble  homme 
Joachim  Berthelot,  conseiller  et  procureur  du  Roi  au 
bailliage  et  vicomte  de  Conches,  et  de  damoiselle  Ca- 
therine Gastinel.  Il  eut  pour  fils  : 

VI.  Noble  homme  Joachim  Martel,  écuyer,  sieur 
du  Breuil,  baptisé,  le  16  septembre  1624,  en  la  paroisse 
de  Sainte- Foi  de  Conches,  marié,  par  contrat  du  i5 
janvier  i65o,  avec  demoiselle  Marie  Treton ,  fille  aînée 
de  Jacques  Treton  écuyer,  seigneur  de  Fiégerard,  et 
de  demoiselle  Jacqueline  Chouet.  Il  fut  père  de  : 

VII.  Guillaume  Martel,  écuyer,  seigneur  de  Gour- 
nay ,  de  Saint-Calais ,  de  la  Vallée ,  etc. ,  né  le  2  no- 
vembre 1654,  marié,  par  contrat  du  29  octobre  i6g3, 
avec  noble  dame  Gabrielle-Marguerite  de  Raveton,  fille 
de    messire    François    de    Raveton ,    chevalier ,    seigneur 

'  de  Gournay ,  des  Salles ,  etc.,  et  de  noble  dame  Fran- 
çoise de  Saint-Denis.    Il  en  eut ,   pour  fils  unique  : 

VIII.  Messire  Philippe-Gabriel  Martel,  écuyer,  sei- 
gneur de  Gournay,  de  Saint-Calais,  de  la  Vallée,  etc., 
né  le  3  octobre  1699,  marié,  le  18  juillet  1735,  avec 
Marie- Anne- Marguerite  d'Hugleville ,  fille  de  messire 
Charles  d'Hugleville,  chevalier,  seigneur  et  patron 
d'Hugleville,  et  de  noble  dame  Marguerite  Massif.  Il 
fournit  son  aveu  et  dénombrement,  le  4  juillet  1736, 
à  messire  Barthélemi  le  Cordier  de  Bigars ,  seigneur 
de  Mallot,  à  cause  des  héritages  qu'il  possédait  dans 
la  paroisse    de  Saint-Ouen   du   Breuil,  et  sous    la   mou- 


204  DE  MARTEL  DE  GOURNAY. 

vance  de  ladite  seigneurie  de  Mallot,  comme  héritier 
de  messires  Guillaume,  Joachim  et  Jean  Martel,  écuyers, 
ses  père,  aïeul  et  bisaïeul.  Il  eut  pour  fils  : 

IX.  Philippe-Gabriel-Joachim-Jacques-Charles,  mar- 
quis de  Martel  Gournay,  né  le  21  mai  1740;  qui  a 
fait  ses  preuves  devant  M.  d'Hozier,  juge  d'armes  de 
France ,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi  ,  pour  la  charge 
d'écuyer  du  Roi,  le  i5  avril  1760,  et  est  mort  en  1804. 
Il  avait  '  épousé  Marie- Anne -Adélaïde  de  Bougars  du 
Gambor,  de  laquelle  il  a  eu  : 

i.°  Léonard,  dont  l'article  suit; 

2.0  François  de  Martel,  né  en  avril  1770,  officier 
au  régiment  du  Perche,  infanterie;  il  a  émigré 
en  1792,  a  fait  toutes  les  campagnes  de  l'armée 
de  Condé;  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire 
de  Saint -Louis,  lieutenant- colonel  de  la  garde 
nationale  de  Versailles,  marié  à  mademoiselle  de 
Saint-Pol,  tille  de  M.  le  comte  de  Saint-Pol, 
écuyer-cavalcadour  du  Roi  ; 

3.°  Henri  de  Martel,  officier  d'infanterie,  sacrifié 
à  Nantes,  par  Carrier; 

4.0  Alexandre  de  Martel,  qui  n'a  point  servi,  étant 
trop  jeune  à  l'époque  de  la  révolution  ; 

5.°  Edouard  de  Martel,  chevalier  de  Malte,  capi- 
taine de  grenadiers  à  la  légion  de  l'Eure.  Il  était 
capitaine  de  grenadiers  du  106e,  qui  refusa  les 
portes  d'Antibes  à  l'usurpateur; 

6.°  Pauline  de  Martel ,  veuve  de  M.  de  Trotterel 
ancien   conseiller  au  parlement  de   Rouen. 

X.  Léonard,  marquis  de  Martel,  né  le  2  septembre 
1768,  page  de  Monsieur,  sous- lieutenant  de  chasseurs, 
émigré  en  1792  ;  a  fait  toutes  les  campagnes  de  l'armée 
de  Condé  ;  blessé  à  la  bataille  de  Biberach  ;  fait  alors  capi- 
taine et  chevalier  de  Saint-Louis.  Il  a  été  nommé  écuyer 
de  main  du  Roi ,  à  la  restauration ,  a  suivi  le  Roi  à 
Gand  ;  fait  colonel  de  cavalerie,  le  16  octobre  1816; 
chevalier  de  l'ordre  noble  du  Phénix  de  Hohenlohe  ; 
marié  à  Marie  -  Thérèse -Augustine  de  Garault,  fille  de 
M.  de  Garault,  ancien  major  d'artillerie,  et  chevalier 
de  Saint-Louis.   De  ce   mariage  est  issue  : 

Marie-Erminie  de   Martel,    née  le   26  août    i8o5. 


DE  MONIER.  205 

Armes:  de  gueules,  à  trois    marteaux   d'or:   au  lambal 
d'argent.  Couronne  de  marquis. 


MONIER  ou  [MONYER.  La  famille  des  seigneurs  de 
Melan  et  de  Châteaudeuil,  est  originaire  de  la  ville  de 
Moustiers,  en  Provence. 

I.  Noble  Antoine  de  Monier,  écuyer  de  ladite  ville, 
eut  de  Catherine  de  Pena,  son  épouse  ; 

i.°  Honoré,  qui  suit; 

2.°  Antoine,    lequel    transigea,    avec  son  frère,  sur 
la  succession  de  leur  père,  le  12  mars  i5o5. 

II.  Honoré  de  Monier  se  transplanta  à  Digne,  où  il 
épousa,  environ  l'an  1485,  Philippe  de  Barras,  dame, 
en  partie,  de  Melan,  fille  aînée  de  noble  Louis  de 
Barras,  seigneur  de  Melan,  de  Thoard,  conseiller  et 
chambellan  du  roi  Charles  VIII,  et  chef  d'escadre  des 
armées  navales  de  ce  prince,  et  de  Marguerite  de  Vin- 
ti mille  de  Montpezat.  De  son  mariage  naquirent: 

i.°  Antoine,  qui  suit; 

2.0  Guillaume,    auteur     de  la    troisième     branche, 

rapportée  ci-après; 
3.°  Pierre,  mort  jeune; 
40.  Yolande,   femme  de  noble  Antoine  de    Blaccas, 

seigneur    de  Taurene,    qui    fit  son    testament  le 

20  juin  1544,  par  acte  reçu  devant  Alexis  Julien, 

notaire  à  Villecrose. 

III.  Antoine  de  Monier,  II0  du  nom,  seigneur,  en 
partie,  de  Thoard  et  de  Melan,  partagea  ses  biens  entre 
ses  enfants,  l'an  1 535.  Il  avait  épousé,  l'an  i5o8,  Mar- 
guerite de  Gombert  de  Saint-Giniès,  de    laquelle  il  eut: 

i.°  Elzéar,  qui  suit; 

2.0  Quatre  filles,  dont  deux  mariées  dans  les  familles 
de  Pena  et  de  Robion,  à  Moustiers. 

IV.  Elzeard  de  Monier,  s'établit  à  Marseille,  où  il 
épousa  en  1529,  Laurence  de  Tournier,  des  seigneurs 
de  Saint-Victoret,  de  laquelle  il  eut  : 


206  DE  MONIER. 

i .°  Manaud,  qui  suit; 

2.°  Antoine  de  Monier,  moine  de  Saint-Victor- 
les-Marseille  et  prieur  de  la  Celle,  nommé  à 
l'évêché  de  Grasse,  par  brevet  du  roi  Henri-le- 
Grand,  de  l'an  1594.  Il  mourut  avant  d'être  sacré. 

V.  Manaud  de  Monier,  seigneur,  de  Melan,  Thoard, 
Châteaudeuil  et  Argentin,  fit  hommage  de  ses  terres  au 
Roi,  l'an  1 583,  et  s'établit  à  Aix,  où  il  fut  reçu  avocat- 
général  au  parlement,  l'an  i5y3,  et  conseiller  en  la 
même  cour,  en  1597.  Il  fut  l'âme  du  parti  royaliste 
contre  les  ligueurs,  et  présida,  en  plusieurs  occasions, 
aux  assemblées  de  la  province,  dans  lesquelles  il  donna 
des  preuves  de  son  savoir  et  de  sa  fidélité.  Il  épousa, 
i.°,  Tan  1 563,  Madelaine  de  Laurent,  des  seigneurs 
de  Septèmes;  2.0  ,  l'an  1 575,  Pierrette  de  Guyard, 
dame,  en  partie,  du  lieu  de  Fourques,  en  Languedoc, 
dont  le  père  et  l'aïeul  avaient  exercé  l'office  de  juge- 
mage  de  Nîme  et  de  Beaucaire;  et  3.°,  Tan  i5g3, 
Marguerite  d'Allemand,  fille  de  Gaspard,  chevalier, 
baron  d'Uriage,  en  Dauphiné,  et  de  Marguerite  de 
Bellièvrede  Hautefort.  Ses  enfants  furent  ; 

Du  premier  lit  : 

i.°  Amand,  qui.  suit  ; 

Du  second  lit  : 

2.0  Jean-Louis,  auteur  de  la  branche  des  seigneurs 
de  Puget  et  de  Châteaudeuil,  dont  nous  par- 
lerons ci-après; 

3.°  Cyprien-Guillaume,  mort  capitame  de  galères, 
eni638; 

4.0  Laurence,  mariée,  en  1597,  à  François  de 
Saint-Marc,  conseiller  au  parlement. 

VI.  Amand  de  Monier,  seigneur  de  Melan  et  de 
Thoard,  reçu  conseiller  en  la  cour  des  comptes,  l'an 
i5^3;  président  en  la  même  cour,  l'an  i6o5,  et 
conseiller  d'état,  en  161 1;  testa  en  1620.  Il  avait  épousé 
à  Marseille,  l'an  1599,  Marquise  de  Garnier,  fille 
de  noble  Gaspard,  lieutenant-principal  du  siège  de  cette 
ville,  et  de  Marquise  de  Fabre  et  petite-fille  de  noble 
Balthazard  de  Garnier,  et  d'Eléonore  de  Tourves.  De 
ce  mariage  naquirent  : 


DE  MO     1ER.  20y 

i .°  Jean,  qui  suit; 
2.0  Jean-Louis,  reçu  chevalier  de  Malte,  Fan  1620, 

après  avoir  fait  ses  preuves  en  16 14; 
3.°  Catherine,  alliée    à  Jérôme  de  Villeneuve- Vau- 

clause,  seigneur,  en  partie,  de  Thorène. 

VIL  Jean  de  Monier,  seigneur  de  M  élan  et  de 
Thoard,  reçu  conseiller  en  la  cour  des  comptes  l'an 
i635  ;  fit  son  testament  le  21  mai  1637.  Il  avait  épousé, 
en  1626,  Isabeau  de  Sauvin,  fille  de  Pierre  de  Sauvin, 
seigneur  de  Chailier,  en  Dauphiné,  mare'chal  des  camps 
et  armées  du  Roi,  et  de  Jeanne  de  Grasse  du  Bar, 
baronne  d'Allemagne,  dont  il  eut: 

1  .°  Henri,  qui  suit; 

2.0  Jean,  élu  second  consul  d'Aix,  en  1679,  qui 
fut  marié,  et  dont  la  branche  est  éteinte. 

VIII.  Henri  de  Monier,  épousa  Catherine  de  Chaix, 
fille  de  Jean,  auditeur  en  la  cour  des  comptes,  et  de 
Catherine  de  Bourdon  de  Bouc,  et  petite-fille  de  Jean 
de  Chaix,  conseiller  du  Roi,  auditeur  en  la  même 
chambre,  l'an  1626.  Les  enfants  issus  de  ce  mariage 
furent  : 

i.6  Jean-Louis,  qui  suit; 

2.0  Laurent-Henri,  lequel  a  laissé  des  enfants 
établis  à  Saint-Pierre,  paroisse  située  dans  la 
principauté  de  Courtenai  ; 

3.°   N —   de   Monier,   religieux  augustin  réformé; 

4.0  Catherine,  morte  abbesse  des  dames  de  Sainte- 
Catherine  d'Apt. 

IX.  Jean-Louis  de  Monier-Melan,  seigneur  de 
Lîle,  en  Berri,  épousa,  à  Crest,  en  Dauphiné,  Marie- 
Anne  de  Bruyère,  des  seigneurs  de  Vaumane  et  de 
Châteauvieux,  dont  : 

Louise  de  Monier,  mariée,  en  1725,  à  Jean 
Joseph  de  Farges,  seigneur  de  Rousset. 

Branche  des  seigneurs  du  Puget  et  de  Chdteaudeuil. 

VI.  Jean-Louis  de  Monier,  seigneur  du  Puget  et  de 
Chàteaudeuil,  fils  de  Manaud,  avocat-général  au  par- 
lement   d'Aix,     et    de    Pierrette  de    Guyard,   sa  seconde 


208  °E  MON1ER. 

femme,  dame  de  Fourques,  exerça  l'office  de  son  père, 
avec  une  grande  réputation,  pendant  vingt  ans,  après 
lesquels  il  fut  reçu  président  à  mortier,  l'an  1616,  et 
conseiller  d'état,  en  1617.  Il  mourut  dans  ses  fonctions, 
en  i638.  On  a  de  lui  des  plaidoyers  et  des  harangues  fort 
estimées,  imprimés  à  Paris,  en  16 14.  Il  avait  épousé, 
en  i6o3,  Anne  de  Garron,  fille  de  Jean  de  Garron, 
conseiller  du  Roi,  trésorier-général  de  France,  et  d'Es- 
pritte  de  Sabateri,  dont  : 

i.°  Amand,  qui  suit; 

2.0  Marguerite    de   Monier,     alliée,    Pan     i633,  à 

Charles    de    Sabran,  des  comtés  de  Forcalquier, 

seigneur  d'Aiguines  et  de  Canjuers. 

VII.  Amand  de  Monier,  seigneur  de  Châteaudeuil, 
lieutenant-principal  au  siège  de  Draguignan,  fut  pourvu, 
en  1645,  de  l'office  de  président,  vacant  par  le  décès  de 
son  père;  mais  il  s'en  démit  en  faveur  de  M.  d'Oppède, 
et  fut  conseiller  en  la  même  cour,  l'an  1646.  Il  épousa, 
à  Arles,  en  1643,  Honorée  de  Castillon,  fille  de  Pierre 
de  Castillon,  seigneur  de  Beynes  et  de  Meaille,  et  de 
Madelaine  de  Varadier-Saint-Andiol.  De  ce  mariage 
vinrent: 

i.°  François,  qui  suit  ; 

2.0  Madelaine,  alliée,  en  i665,  à  Jean   de  Chaylan, 

seigneur  de  Mouriès  et  de    Lambruisse,  conseiller 

au  parlement. 

VIII.  François  de  Monier,  seigneur  de  Châteaudeuil, 
épousa  i.°,  Marthe  d'Arcussia-d'Esparron,  mère  d'une 
fille  morte  en  bas  âge;  et  2.%  en  1668,  Madelaine  de 
Guérin  du  Castellet,  fille  de  Pierre  de  Guérin,  seigneur 
du  Castellet,  président  en  la  cour  dés  comptes,  con- 
seiller aux  conseils  d'état  et  privé,  et  de  Sibile  de  Forbin- 
la- Roque.  De  ce  mariage  est  issu  : 

IX.  Jean-Baptiste  de  Monier,  seigneur  de  Château- 
deuil, reçu  procureur-général  en  la  cour  des  comptes, 
en  1712.  Il  épousa,  en  1697,  Thérèse  de  Rastoin,  riche 
héritière  de  la  ville d'Aix,  et  en  eut: 

1 .°  Jean-André,  qui  suit  ; 

2.0    Claire- Baptisti ne  de  Monier,   mariée,  en  1725, 


DE  MONIER.  20Q 

avec  Elze'ar   de    Pontevès,   chevalier,  marquis  de 
Pontevès-Gien. 

X.  Jean-André  de  Monier,  seigneur  de  Château- 
deuil  ,  a  épouse,  en  1743 ,  Diane  de  Félix  d'Ollières, 
fille  de  Philippe  de  Félix,  chevalier,  baron  d'Ollières, 
et  de  Marie-Anne  de  Salomon.   De  ce  mariage  est  issue: 

Marie-The'rèse  de  Monier  de  Châteaudeuil. 
TROISIÈME  BRANCHE. 

III.  Guillaume  de  Monier  ,  second  fils  d'Honoré  et 
de  Philippe  de  Barras,  eut  une  portion  de  la  terre  de 
Melan,  dont  il  fit  hommage  au  Roi,  en  1554.  Il  épousa, 
i.°  ,  Clermonde  de  Boniface ,  dame  de  Bédouin,  et 
2.0,  Marguerite  de  Trougnon-Thoard.  Il  eut: 

Du  premier  lit  : 

.  i.°  Jacques,  qui  suit; 
2.0  Clermonde,   femme  de  N...    de   Barras,   seigneur 
de  Saint-Jean-de-Valescrisse; 

Du  second  lit  : 

3.°   Honorée    de    Monier,    épouse    de    noble    Jean - 
Jacques  de     Trougnon,     co-seigneur    de     Thoard. 

IV .  Jacques  de  Monier  ,  seigneur ,  en  partie ,  de 
Melan,  s'allia,  en  i554,  avec  Jeanne  de  Monier,  sa 
cousine,  dont  : 

V.  David  de  Monier,  qui,  ayant  embrassé  la  religion 
prétendue  réformée,  se  retira  dans  un  des  treize  cantons, 
où  sa  branche  a  été  continuée  par  ses  descendants. 

Branche  de  Monier  de  la  Quarrée. 

Cette  branche  s'est  fixée  dans  la  commune  de  Viens, 
où  elle  y  habite  depuis  des  siècles.  Elle  a  fondé,  en  1504, 
un  bénéfice,  dont  les  aînés  de  la  famille  étaient  les 
jus-patrons  laïques.  Une  partie  de  la  chapelle  particu- 
lière de  ce  bénéfice,  existe  encore  de  nos  jours, 
et  Ton  y  voit  les  armoiries  de  cette  famille  ,  em- 
preintes sur   les    tombes    et    vitraux.   Cette  branche    s'est 

!2.  H 


2I0  DE  MONIER. 

toujours  distinguée  par  son  amour  et  son  dévouement 
pour  nos  souverains.  Un  de  ses  membres  paya  pour  la 
rançon  de  François  Ier,  fait  prisonnier  à  la  bataille  de 
Pavie ,  une  somme  de  vingt  écus  d'or  .  Elle  a  formé 
des  alliances  avec  les  maisons  de  Gérard,  de  Bouillies , 
de  Barbeyrac  de  Gordon  et  de  Godin.  Elle  est  repré- 
sentée de  nos  jours  par: 

i .°  Messire  François  -  Joseph  Monier  de  la  Quarrée  , 
prêtre  de  la  congrégation  de  l'Oratoire,  et  prieur  de 
Saint-Pierre  de  TosseSj  etc.,  etc.  ; 

2.0  Par  messire  Charles  Monier  de  la  Quarrée, 
neveu  du  précédent,  et  fils  de  messire  Jean-Etienne- 
Auguste  Monier  de  la  Quarrée,  qui  fut  chargé  pendant 
les  années  1790,  1791  et  1792,  par  Son  Altesse  Royale 
Monsieuk  ,  frère  du  Roi  ,  de  plusieurs  relations  et  cor- 
respondances avec  les  royalistes  des  provinces  du  Midi. 
Il  s'y  employa,  avec  le  plus  grand  zèle,  pour  le  service 
de  la  cause  du  Roi ,  ce  qui  lui  attira  les  persécutions 
les  plus  violentes  de  la  part  des  révolutionnaires.  Ces 
faits  sont  attestés  dans  un  titre  qui  nous  a  été  soumis, 
et  qui  a  été  signé  à  Londres,  le  3i  janvier  1806,  par  M.  le 
duc  de  Serent,  et  visé  par  Son  Altesse  Royale  Monsieur, 
comte  d'Artois.  M.  de  Monier  de  la  Quarrée  entra  au 
service  de  Sa  Majesté  Britannique  ,  en  qualité  de  capi- 
taine, et  mourut  à  l'île  de  la  Trinité,  où  il  s'était 
marié,  laissant  pour  fils  unique,  le  susdit  messire  Charles, 
Monier  delà  Quarrée,  qui  forme  l'art.  2.0 

Il  y  a  encore,  dans  le  même  pays,  une  famille  connue 
sous  le  nom  de  Monier-d' Arnaud;  nous  ignorons  si 
elle  appartient  à  l'une  des  branches  précédentes.  Nous 
savons  seulement  que  le  chef  est  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint-Louis;  qu'il  a  un  fils  pen- 
sionnaire royal  au  lycée  de  Marseille,  et  une  demoi- 
selle qui  est  également  pensionnaire  de  Sa  Majesté ,  en 
la  maison  de  Saint-Germain- en- Laye .  Cette  famille  a 
formé  aussi  des  alliances  avec  la  maison  de  Godin. 

Armes:  d'azur,  au  griffon  d'or,  accompagne  de  trois 
croissants  mal  ordonnés  d'argent  ; 


DU  FOURC  D'HARGEVILLE.  2JI 


DUFOURC  D'HARGEVILLE;  famille  noble  des 
plus  anciennes  de  France,  qui  s'est  divisée  en  plusieurs 
branches,  répandues  en  Bourgogne,  dans  le  Lyonnais 
et  en  Guienne,  et  qui  a  écrit  indifféremment  son  nom, 
du  Fourc,  du  Four,  de  Dufour,  elle  a  fourni  un  car- 
dinal, sous  le  pontificat  de  Calixte  II,  et  sous  le  règne 
de  Louis-le-Gros,  l'an  1119. 

Guillemin  du  Four,  écuyer,  vendit  en  1401,  aux 
chartreux  de  Dijon,  la  terre  d'Accey,  en  Auxois; 
celle  de  Buxillon,  et  enfin  le  fief  de  Champmargey, 
pour  le  prix  de  170  e'cus  d'or  à  la  couronne.  [Le  con- 
trat de  rente  en  original,  sur  parchemin  m'a  été  exhibé, 
et  vu  sa  grande  vétusté,  il  en  a  été  dressé  une  copie 
notariée  par  Marchoux,  l'un  des  notaires  de  Paris.) 

Guillaume  du  Four,  écuyer,  passa  en  qualité  de 
commissaire  aux  revues,  la  montre  des  hommes  de 
guerre  de  la  compagnie  de  Jean  de  Norrys,  capitaine, 
le  28   août  1446.  [Titre    original  en  parchemin  exhibé.) 

Louis  du  Four,  écuyer  fut  prévôt  général  des  maré- 
chaux de  France,  en  Lyonnais,  Beaujolais,  Forest, 
Auvergne  et  Bourbonnais,  en  1569.  [Titre  original  en 
parchemin,  exhibé.) 

Martin  du  Four,  écuyer,  seigneur  des  Loubières, 
fut  gentilhomme  à  la  suite  de  Sa  Majesté,  en  1594,  et 
a  fourni  quittance  de  800  écus,  sous  la  date  du  3i 
décembre  1594.     [Titre    original    en   parchemin,  exhibé*) 

La  branche  établie  en  Guienne,  a  fourni  messire 
André  du  Fourc,  écuyer,  ainsi  qualifié  dans  un  acte 
du  i5  octobre  173 1,  à  nous  exhibé;  il  fut  gendarme  de 
la  garde,  et  père  de  : 

Messire  André,  comte  du  Fourc  de  Laneau,  marié 
en  premières  noces,  le  i3  janvier  1761,  à  demoiselle 
Angélique-Rénée  Anjorrant,  dont  il  eut  deux  enfants, 
morts,  en  bas  âge;  et  en  secondes  noces,  le  24  janvier 
1785,  à  demoiselle  Louise-Suzanne  le  Bas-de-Girangy  (1) 
de  laquelle  il  a  eu  : 


(1)  La  maison  le    Bas-de-Girangy  est  fort  ancienne,  et  a  con- 
tracté des  alliances  avec  la  maison  d'Arpajon. 


212  DE  PONS    DE  RENEPONT. 

Messire  André- François -Marie -Théodore  ,  comte 
du  Fourc  d'Hargeville,  né  le  7  septembre  1790, 
officier  de  la  gendarmerie  royale  de  la  ville  de  Paris, 
chevalier  de  la  légion  d'honneur,  et  de  l'ordre  royal 
militaire,  hospitalier  du  Saint-Sépulcre  de  Jérusalem  ; 
marié  le  27  mars  181 3,  à  mademoiselle  Marie-Anne- 
Louise  le  Bas-de-Girangy,  sa  cousine  germaine,  de 
laquelle  il  a  : 

i .°  Aridré-Louis-Théodore  ; 
2.0  Marie-Caroline-Stéphanie; 
3.° 

Armes:  d'or,  à  l'arbre  terrassé  de  sinople,  accosté 
de  deux  lions  affrontés  de  gueules;  au  chef  d'azur, 
chargé  de  trois  étoiles  d'argent. 


DE  PONS  DE  RENEPONT,  l'Une  des  plus  anciennes 
et  des  plus  illustres  maisons  de  la  province  de  Cham- 
pagne, où  elle  possède,  depuis  plus  de  quatre  cents 
ans,  la  terre  et  seigneurie  de  Renepont,  qui  relevait  du 
château  delà  Ferté-sur-Aube. 

I.  Gillebin  de  Pons,  Ier  du  nom,  chevalier,  seigneur 
de  Renepont,  vivait  sur  la  lin  du  quatorzième  siècle  et 
dans  le  commencement  du  quinzième.  Il  épousa,  i.° 
Catherine  du  Four,  avec  laquelle  il  reçut  une  quittance 
de  noble  homme  Pierre  de  Savigny,  écuyer,  seigneur 
de  Gronnay,  et  de  Fontette  en  partie,  le  24  mai  1428; 
2.0  Marguerite  de  Carrières,  ou  Quarrières,  morte  sans 
enfants.  Elle  passa  une  transaction,  le  i3  janvier  144 1, 
avec  messire  Jean  de  Pons,  prêtre,  chanoine  et  prévôt 
en  l'église  de  Saint-Maclou  de  Bar,  et  Bernard  de  Pons, 
enfants  de  Gillebin  de  Pons  et  de  feu  noble  dame  Ca- 
therine du  Four,  sa  première  femme,  dont  il  avait  eu  : 
1 .°  Bernard,  dont  l'article  suit; 

2.0  Jean   de  Pons,    prêtre  et  doyen  de  l'église    de 
Saint-Maclou  de  Bar-sur-Aube; 

3.°  Antoinette  de   Pons,    mariée  à  Pierre  de  Char- 
recey; 

4  °    Philippe  de   Pons,   mari.'e  à  Simon  de  Marcy. 


DE  PONS  DE  RENEPONT.  2i3 

II.  Bernard  de  Pons,  Ier  du  nom,  écuyer,  rendit 
foi  et  hommage,  pour  la  seigneurie  de  Renepont,  à 
Marguerite  d'Orléans,  comtesse  d'Etampes  et  de  Vertus, 
le  11  juillet  1447,  et  reprit  de  fief,  le  6  octobre  1466, 
pour  ladite  seigneurie,  du  duc  de  Bretagne,  fils  de  la 
comtesse  d'Etampes.  Il  eut  pour  fils: 

III.  Gillebin  de  Pons,  IIe  du  nom,  seigneur  de  Re- 
nepont, qui  reprit  de  fief  du  duc  de  Bretagne,  pour 
la  seigneurie  de  Renepont,  le  14  février  1484.  Il  eut 
pour  fils  : 

IV.  Gillebin  de  Pons,  IIIe  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur de  Renepont,  qui  épousa,  par  contrat  du  10  dé- 
cembre 1482,  Guillemette  de  Gevigny,  veuve  de  Ré- 
gnier de  Moslain,  et  fille  de  Girard  de  Gevigny  et  de 
Marguerite  de  Bougne.  De  ce  mariage  vinrent  : 

i.°  Bernard,  dont  l'article  suit; 

2.0  Adrien  de  Pons,  mort  sans  postérité. 

V.  Bernard  de  Pons,  II9  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  Renepont  et  de  Malroy,  reprit  de  fief  du  comte 
de  Vertus,  pour  la  seigneurie  de  Renepont,  le  25  oc- 
tobre i5o6.  Il  épousa  Isabeau  de  Saint-Belin,  fille  de 
Georges  de  Saint-Belin,  seigneur  de  Thivets  et  de 
Marguerite  le  Beuf.  De  ce  mariage  vinrent  : 

1 .°  Gratien  de  Pons,  chevalier,  seigneur  de  Recourt 

et    d'Aurecourt,    marié    à   Jacqueline    de     Saint 

Loup,  dont  il  n'eut  pas  d'enfants  ; 
2.0  Jean,  dont  l'article  suit; 
3.°  Charlotte  de  Pons,    mariée  à    Adrien  de  Blon- 

defontaine,  seigneur  de  Musseau; 
4.0  Marguerite    de  Pons,  mariée  à  Jean   de  Bour- 

bevelle. 

VI.  Jean  de  Pons,  chevalier,  seigneur  de  Renepont 
et  de  Malroy,  reprit  de  fief  du  comte  de  Vertus,  le 
2  décembre  1 568,  pour  la  seigneurie  de  Renepont.  Il 
épousa,  en  i56o,  Jeanne  de  Vy,  fille  dAnatoire  de 
Vy,  seigneur  de  Mailleroncourt,  et  de  Jean  de  Fal- 
lerans  ;  étant  devenue  veuve,  elle  se  remaria  à  Jean.de 
Blondefontaine,  chevalier,  seigneur  de  la  Maison-aux- 
Bois,  gouverneur  de  la  ville  de  Sèvres,  en  Bourgogne. 
De  son  premier  mariage  sont  issus  : 


214  DE  P0NS  DE  RENEPONT. 

i .°  Gaspard,  dont  l'article  suit  ; 
2.°  Catherine    de    Pons,  femme  de  Jean  de  Mont- 
béliard,  seigneur  de  Lantages. 

VII.  Gaspard  de  Pons,  chevalier,,  seigneur  de  Ré- 
nepont,  de  Malroy,  de  la  Ville-aux-Bois  et  d'Aran- 
tières,  etc.,  épousa,  par  contrat  du  28  octobre  1590, 
Nicole  le  Gruyer  de  Fontaine,  fille  d'Alexandre  le  Gruyer 
de  Fontaine,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi,  gouverneur 
de  la  personne  du  duc  de  Guise  et  de  la  principauté 
de  Joinville,  et  de  Claude  de  Lutz.  De  ce  mariage 
vinrent  : 

i.°  Alexandre  de  Pons,  tué  au  siège  de  Montauban, 
en  1621,  étant  aide-de-camp  du  maréchal  de 
Marillac; 

2.0  Nicolas  de  Pons,  abbé  commandataire  de  Ma- 
cheret,  au  diocèse  de  Troyes  ; 

3.°  François,  dont  l'article  suit; 

4°  Gaspard  de  Pons,  seigneur  de  la  Ville-aux- 
Bois,  colonel  du  régiment  de  Sautour,  marié 
avec  Anne  de  Combles,  veuve  d'Henri  de  Que- 
relle, seigneur  de  Bousaincourt,  et  fille  de 
Claude  de  Combles,  seigneur  de  Naucourt,  et 
de   Louise  de  Guerre.   Il  mourut  sans  postérité  ; 

5."  Pierre  de  Pons,  auteur  de  la  branche  de  Pons 
d'Anonville,  rapportée  ci-après  ; 

6.°  Claude  de  Pons,  mariée  à  Claude  de  Mertrus, 
seigneur  de  Saint-Etienne. 

VIII.  François  de  Pons,  chevalier,  seigneur  de  Rene- 
pont,  de  Bouvigny,  de  Marault,  de  Roches  et  d'Aran" 
tières,  capitaine  de  chevau-légers  au  régiment  de  Saint- 
Andrô-Montbun,  et  mestre  de  camp  d'un  régiment 
d'infanterie,  mort  en  1670  avait  épousé,  par  contrat 
du  23  janvier  1624,  Catherine  le  Bouteiller  de  Senlis, 
fille  de  Paul  le  Bouteiller  de  Senlis,  comte  de  Vigneux, 
et  d'Antoinette  de  Haraucourt.    De  ce   mariage    vinrent  : 

i.°  Gaspard  de  Pons,  chevalier,  seigneur  de  Mas- 
siges  et  de  Vienne-la- Ville,  capitaine  au  régi- 
ment de  Valois,  marié  à  Antoinette  d'Alamont, 
fille  de  Charles  d'Alamont,  maréchal  de  camp, 
et  de  Bonne  d'Espinoy.  De  ce  mariage   vinrent; 


DE  PONS  DE  RENEPONT.  2i5 

a.  Marie- Anne  de  Pons,    mariée     à    Charles 
Henri  de  Tournebulle; 

b.  Marie-Madelaine  de  Pons,    dame  de   Mas- 
siges,  morte  sans  postérité  en  1746; 

2.0  Nicolas  de  Pons,  seigneur  de  Bouvigny  et  de 
Marault,  chevalier  de  l'ordre  de  Malte,  lieute- 
nant-colonel de  cavalerie  au  service  du  duc  de 
Lorraine,  gouverneur  de  Remiremont,  marié 
à  Madelaine  de  la  Vefve,  fille  de  Jacques  de  la 
Vefve,  seigneur  de  Sompsois,  et  de  Madelaine 
Cauchon  ;  mort  sans  postérité; 

3.°  Pierre,  dont  l'article  suit; 

4.0  Edmond  de  Pons,  abbé  commandataire  de  Ma- 
cheret  ; 

5.°  Nicole -Angélique  de  Pons,  mariée,  i.°  à 
Hector  d'Ancienville,  seigneur  de  Villiers-aux- 
Corneilles;  2.0,  à  Charles  de  Quinquempoix 
d'Amboise,  comte  de  Vignory; 

6.°  Madelaine  de  Pons,  religieuse  aux  bénédictines 
de  Joinville; 

7.0  Anne  de  Pons,  religieuse  aux  ursulines  de  Bar- 
sur-Seine. 

IX.  Pierre  de  Pons,  comte  de  Renepont,  maréchal  des 
camps  et  armées  du  Roi,  fut  d'abord  reçu  chevalier 
de  Malte,  au  prieuré  de  Champagne,  le  20  novembre 
i656  ;  fit  la  campagne  de  1672,  comme  volontaire, 
et  se  trouva  à  plusieurs  sièges,  et  à  celui  de  Maestricht 
en  1673;  au  combat  de  Senefï,  en  1774,  et  obtint, 
le  19  septembre  de  cette  année,  une  compagnie  dans 
le  régiment  de  Lançon  (depuis  Saint-Simon) ,  qu'il 
commanda  à  la  bataille  de  Mulhausen,  au  mois  de 
décembre  suivant;  à  celle  de  Turckeim,  en  janvier 
1675;  aux  sièges  de  Dinant,  de  Huy  et  de  Limbourg 
la  même  année;  à  ceux  de  Condé,  de  Bouchain  et 
d'Aire,  en  1676.  Il  devint  major  de  son  régiment  le 
g  septembre  de  cette  année,  et  servit  en  cette  qualité 
au  siège  de  Fribourg,  en  1677;  à  la  prise  de  Kell  et 
du  château  de  Lichtemberg,  en  1678.  Son  régiment 
ayant  été  réformé,  par  ordre  du  8  août  1679,  on 
l'incorpora,  par  autre  ordre  du  24,  avec  sa  compagnie, 
dans  le  régiment  d'Arnolphiny  ;  fut  créé  lieutenant 
colonel     du  régiment   de    Calhuetan,     le    20    décembre 


2i6  DE  PONS  DE  RENEPONT. 

1688;  se  trouva  au  siège  de  Mons,  puis  à  la  de'fense 
des  lignes  de  Flandre,  en  1691  ;  sur  les  côtes  de  Nor- 
mandie, en  1692;  à  la  bataille  de  la  Marsaille,  en  1693; 
mestre-de-camp  d'un  régiment  de  cavalerie  de  son  nom, 
par  commission  du  18  octobre  de  la  même  année;  il 
le  commanda  à  l'armée  d'Allemagne,  en  1694  et  1695, 
à  Tarmée  d'Italie,  en  1696;  à  l'armée  de  la  Meuse, 
en  1697;  passé  à  l'armée  d'Italie,  au  mois  de  juillet 
1701,  il  .  combattit  à  Carpi  au  mois  de  septembre 
et  contribua  particulièrement  à  la  défaite  du  général 
baron  de  Mercy  dans  le  Mantouan,  le  10  décembre; 
brigadier  des  armées  du  Roi,  par  brevet  du  29  jan- 
vier 1702;  contribua  à  la  défense  de  Mantoue  ;  eut 
part  à  toutes  les  actions  du  comte  de  Tessé,  pendant 
le  blocus  de  cette  place  ;  se  trouva  à  la  bataille  de 
Luzzara,  et  à  la  prise  de  Borgo-Forte  la  même  année  ; 
il  combattit  à  San-Vittoria;  passa  dans  le  Trentin, 
et  combattit  encore  à  San-Benedetto,  en  1703.  Il 
servit  aux  sièges  de  Verceil  et  d'Yvrée,  en  1704;  obtint 
le  grade  de  maréchal-de-camp,  par  brevet  du  26 
octobre;  servit  au  siège  de  Verue;  se  démit  de  son 
régiment  au  mois  de  janvier  1705,  en  faveur  de  son 
fils  et  se  trouva  à  la  bataille  de  Cassano  au  mois 
d'août.  Il  mourut  le  5  février  1720,  ayant  épousé, 
par  contrat  du  11  octobre  1673,  Marguerite  de  Choi- 
seul,  dite  mademoiselle  de  Meuze,  morte  le  25  janvier 
1737,  fille  de  François  de  Choiseul,  baron  de  Meuze, 
de  Meuvy  et  de  Sorcy,  marquis  de  Germiny,  mestre- 
de-camp  de  cavalerie,  et  de  Catherine-Marguerite  de 
Florainville-de-Cousance.  De  ce  mariage  sont  issus: 

i.°  Louis-François  de  Pons,  major  du  régiment  de 
Renepont,  cavalerie,  tué  à  la  Mirandole,  en 
Italie  ; 

2.0  Dominique  de  Pons,  colonel  du  même  régi- 
ment, tué  à  Castiglione,  en  1706  ; 

3.°  Claude-Alexandre,  qui  suit  ; 

4.0  Autre  Claude-Alexandre,  auteur  de  la  branche 
de  Pons  de  Renepont,  rapportée  ci-après  ; 

5.°  Pierre  de  Pons,  chevalier  de  Malte  en  1698, 
mestre  de  camp  du  régiment  de  Renepont,  tué 
à  la  bataille  de  Castiglione,  en  1706  ; 

6.°  Catherine-Dominique  de  Pons,  doyenne  du 
chapitre  noble  de  Poulangy  ; 


DE   PONS  DE  RENEPONT.  217 

7.0  Gabrielle  -  Gante  de  Pons,  reçue  à  Saint- Cyr 
en  1687,  morte  aussi  doyenne  dudit  chapitre 
de  Poulangy,  en  176 1. 

X.  Claude-Alexandre  de  Pons,  marquis  de  Praslin, 
né  le  premier  juillet  i683,  reçu  chevalier  de  Malte  le 
24  avril  1684,  quitta  la  croix  de  cet  ordre,  et  épousa, 
le  23  septembre  17 1 1  ,  Charlotte  -  Françoise  de  Choi - 
seul,  marquise  de  Praslin,  baronne  de  Chaource,  morte 
en  son  château  de  Praslin,  en  1743,  fille  unique  et 
héritière  de  Jean  -  Baptiste- Gaston  de  Choiseul ,  mar- 
quis de  Praslin,  comte  d'Hostel,  lieutenant-général  des 
armées  du  Roi,  et  des  provinces  de  Champagne  et  de 
Brie,  et  de  Marie-Françoise  de  Choiseul,  marquise  de 
Praslin,  sa  cousine.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

1 .°    Jean-Baptiste-Gaston,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Claude-Alexandre  de  Pons,  chevalier  de  Malte, 
puis  seigneur  de  Villiers  sur  Praslin,  marié,  en 
175 1  ,  à  Anne  Sudart  de  Valois.  De  ce  mariage 
vinrent  : 

a.  Claude  -  Alexandre  de  Pons ,  chevalier  de 
Malte,  mort  sans  postérité; 

b.  Marie-Anne-Louise  de  Pons ,  chanoinesse 
du  chapitre  de  Montigny,  mariée  à  Claude- 
Alexandre  -Jean  -  Baptiste  -  Gaston  -  Louis  de 
Pons,  marquis  de  Praslin,  son  cousin; 

3.°  Marie-Gabrielle  de  Pons,  mariée,  le  7  février 
1735,  à  Henri-Anne  de  Fuligny  de  Damas,  comte 
de  Rochechouart,  baron  de  Marigny,  de  Couches 
et  de  Saint-Pereuse,  seigneur  d'Agey  en  Bour- 
gogne, mort  en  1743  ; 

4.0  Marie  -  Charlotte  -  Françoise  -  Aimée  de  Pons  , 
morte  en  1749,  chanoinesse  de  Poulangy,  prieure 
perpétuelle   du   chapitre  de   Leigneux  ,    en   Forez  . 

XI.  Jean- Baptiste -Gaston  de  Pons,  comte  de  Pras- 
lin ,  baron  de  Chaource  ,  capitaine  au  régiment  de 
Condé,  infanterie,  épousa,  le  20  janvier  1741  ,  Louise- 
Angélique  de  Barbin  de  Broyés  de  Dampierre,  fille  de 
N....  de  Barbin,  seigneur  de  Broyés  et  de  Dampierre, 
baron  d'Autry.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

1 .°  Claude-  Alexandre-  Jean  -  Baptiste  -  Gaston  -  Louis  , 
dont  l'article  suit; 


2I8  DE  PONS  DE  RENEPONT. 

2.0  Charles-Armand,  capitaine  d'infanterie; 
3.°  Claude-Alexandre,  clerc  tonsuré; 
4.0  Marie  -  Gabrielle ,     chanoinesse    du     chapitre    de 
Salles,  en  Beaujolais; 

5.°  Marie-Anne-Gabrielle ,    aussi     chanoinesse     dudit 
chapitre. 

XII.  Claude  -  Alexandre  -  Jean  -  Baptiste  -  Gaston  -  Louis 
Dis  Pons  ,  marquis  de  Praslin  ,  e'pousa  Marie  -  Anne  - 
Louise  de  Pons-Praslin  ,  chanoinesse  du  chapitre  de 
Montigny.  De  ce  mariage  est  issu  : 

XIII .  Alexandre  -  François  -  David  -  Elisabeth  -  Zoé  de 
Pons,  comte  de  Praslin,  chevalier  de  l'ordre  de  Malte, 
et  officier  du  régiment  d'Aquitaine,  infanterie. 

Branche  de  Pons  de  Renepont. 

X.  Claude-Alexandre  de  Pons,  marquis  de  Rene- 
pont,  troisième  fils  de  Pierre  de  Pons,  comte  de  Rene- 
pont,  et  de  Marguerite  de  Choiseul-Meuze,  connu  d'a- 
bord sous  le  nom  de  chevalier  de  Senlis,  fut  aide-major 
du  régiment  de  son  père,  le  9  mai  1703  ;  se  trouva 
aux  combats  de  San-Vittoria  et  de  San-Benedetto  la 
même  année;  obtint,  le  27  janvier  1704,  une  com- 
mission pour  tenir  rang  de  capitaine  de  cavalerie,  et 
servit  aux  sièges  de  Verceil,  d'Yvrée  et  de  Vérue , 
en  1704  et  1705;  capitaine  au  même  régiment  le 
19  avril  1705;  il  commanda  sa  compagnie  à  la  bataille 
de  Cassano,  au  mois  d'août;  à  celle  de  Calcinato  et 
de  Castiglione,  en  1706.  Son  frère,  mestre-de-camp 
du  régiment,  ayant  été  tué  à  cette  dernière  bataille, 
on  lui  accorda  le  régiment,  par  commission  du  22 
septembre.  Il  le  commanda  à  l'armée  du  Dauphiné  , 
en  1707,  à  l'année  du  Rhin,  en  1708  et  les  années 
suivantes  jusqu'à  la  paix .  Il  se  trouva  aux  sièges  de 
Landau  et  Fribourg,  en  171 3.  Son  régiment  ayant  été 
réformé,  par  ordre  du  10  juillet  17 14,  il  fut  incorporé 
avec  sa  compagnie  dans  le  régiment  des  Cravattes, 
avec  lequel  il  fit  la  campagne  d'Espagne,  en  17 19  ; 
et  servit  au  camp  de  Stenay,  en  1727  ;  brigadier, 
par  brevet  du  20  février  1734;  il  servit  à  l'attaque 
des    lignes  d'Ettlingen    et    au    siège    de    Philisbourg  la 


DE  PONS  DE  RENEPONT.  219 

même  année;  se  trouva  à  l'affaire  de  Clausen,  en 
1735;  et  obtint  le  grade  de  maréchal-de-camp,  par 
brevet  du  premier  mars  1738;  commanda  à  Sedan, 
en  1742  et  1743,  et  mourut  le  5  décembre  1759.  11 
avait  épousé,  par  contrat  du  7  février  171 1,  Anne 
Dorothée  de  Bettainvillers  de  Mensberg,  dame  de 
Bettainvillers,  d'Amneville,  de  Goulange,  de  Bous- 
sange,  de  Moyeuvre  et  autres  lieux,  morte  au  châ- 
teau d'Abans,  le  21  février  1769,  fille  unique  et 
héritière  de  Dieudonné  de  Bettainvillers,  chevalier, 
seigneur  de  Mensberg,  et  d'Elisabeth  le  Bègue  de 
Germiny.  De  ce  mariage  sont    issus  : 

i.°     Claude-Alexandre,    dont  l'article  suit; 

2.0  Marguerite-Gabrielle  de  Pons,  né  le  19  no- 
vembre 171 1,  chanoinesse  du  chapitre  noble 
de  Poulangy; 

3.°  Madelaine  de  Pons,  née  en  171 3,  morte  en 
1745,  mariée,  le  20  avril  1732,  à  Nicolas- 
François,  comte  de  Renel  et  du  Saint-Empire, 
ministre  et  secrétaire  d'état  de  S.  A  R.  le  duc 
de  Lorraine  et  de  Bar; 

4.0  Jeanne-Henriette  de  Pons,  née  en  17 17,  ma- 
riée, en  1750,  à  Claude-Jean-Eugène,  marquis 
de  Jouffroy  d'Abans,  chevalier  de  Saint-Louis 
et  de  la  confrairie  de  Saint-Georges; 

5.°  Anne-Dorothée  de  Pons,  mariée,  en  1738, 
à  Claude- Marie,  comte  de  Scorailles,  chevalier, 
seigneur  de  Faye  et  de  Chasleseulle,  capitaine 
de  cavalerie  au  régiment  de  Sassenage,  mort  à 
Schelestadt  le  4  août  1743,  et  sa  femme  au 
château  de  Roche,  le  10  janvier  1744; 

6.°  Marie-Anne  de  Pons,  née  en  1723,  mariée, 
en  1746,  à  Claude-François-Alexandre- André 
des  Forges,  comte  de  Caulières,  capitaine  de 
cavalerie  au  régiment  de  Broglie,  fils  aîné  de 
François-Alexandre  des  Forges,  vicomte  de  Cau- 
lières, brigadier  des  armées  du  Roi,  lieutenant- 
colonel  du  régiment  Royal- Pologne,  cavalerie, 
et  d'Andrée-Agnès  de  Saint-Blimont. 

XI.  Claude-Alexandre  de  Pons,  comte  de  Renepont, 
né  en  1721,  seigneur  de  Roche,  de  Bettincourt,  de 
Cultru,  etc.,    capitaine    de    dragons    au    régiment  de  la 


220  DE  PONS  DE  RENEPONT. 

Suze,  mort  en  son  château  de  Roche  le  21  février 
1770,  épousa,  par  contrat  du  20  août  1742,  Marie- 
Louise-Chrétienne  de  Saint-Blimont,  fille  de  Claude, 
marquis  de  Saint-Blimont,  seigneur  de  Tilloy,  d'Her- 
bicourt,  d'Estrebœuf,  de  Poireauville,  vicomte  de 
Seigneville  mestre  de  camp  d'un  régiment  de  cava- 
lerie, et  de  Jacqueline-Louise-Charlotte  de  Monceaux 
d'Auxy  d'Hanvoile.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Bernard- Alexandre -Elisabeth  ,  dont  l'article 
suit; 

2.0  Charles-Joseph  de  Pons,  né  le  25  mars  1753^ 
chevalier  de  l'ordre  de  Malte,  le  i5  septembre 
1754,  officier  des  gardes-du-corps  du  Roi,  mort 
sans  postérité  ; 

3.°  Antoine-Clériadus-René  de  Pons,  né  en  no- 
vembre 1756,  vicaire-général  du  diocèse  de  Nancy, 
prieur  de  Cannes  ; 

4. °  Henriette- Louise  de  Pons,  chanoinesse  du  cha- 
pitre d'Avesnes  ; 

5.°  Louise-Charlotte-Alexandrine  de  Pont,  née  au 
château  de  Roche,  le  4  août  1744  chanoiness( 
d'Epinal,  mariée  à  Claude-Alexandre-Marie 
Gabriel-François  des  Forges,  vicomte  de  Cau- 
lières,  son  cousin; 

6.°  Anne  de  Pons,  née  le  12  décembre  174?,  cha- 
noinesse de  Denain,  mariée  à  Alberic-Albert- 
François-Eugène-Joseph,  comte  de  Chastel  de 
Petrieu; 

7.0  Henriette-Louise  de  Pons,  née  le  8  octobre 
1748,  chanoinesse  de  l'abbaye  royale  d'Avesnes, 
mariée  à  Charles-Marie-François,  comte  Van- 
der-Burgh; 

8.°  Marie-Catherine-Louisc-Thérèse  de  Pons, 
mariée  à    Jean-Baptiste,    vicomte   de    Thumery. 

XII.  Bernard-Alexandre-Elisabeth  de  Pons,  marquis 
de  Renepont,  lieutenant  des  gardes-du-corps  du  Roi, 
né  le  20  août  175 1 ,  a  épousé,  le  23  février  1775, 
Catherine-Louise-Julie  de  Chestret,  fille  de  Remi- 
François  de  Chestret,  et  de  N....  Mérard.  De  ce  ma- 
riage sont  issus  : 

!.'•  Alphonse-Charles-Léon  de  Pons,  comte  de  Re- 


DE  PONS  D'ANONVILLE.  221 

nepont,  né  le   3    novembre    1781,    marié,    le  6 
juillet  18 12,  à  Fulvie  de  Fournès,  dont  est  issu  : 
Jules  de   Pons  de   Renepont ,   né  en    18 13; 
2.0  Alexandrine- Françoise    de     Pons,     mariée     à 
André,   marquis    de   Biaudos  de  Casteja,   préfet 
du   département   du   Haut-Rhin  ; 
3.°  Anne- Françoise- Octavie    de    Pons,    mariée   à 
André-Pierre-Léopold ,   comte  de   Rutant. 

Branche  de  Pons  d'Anofiville. 

VIII.  Pierre  de  Pons,  chevalier,  seigneur  de  Rene- 
pont, et  de  la  Ville-aux-Bois  en  partie,  cinquième  fils 
de  Gaspard  de  Pons ,  chevalier ,  seigneur  de  Renepont , 
et  de  Nicole  le  Gruyer  de  Fontaine ,  fut  d'abord  che- 
valier de  Malte,  commandeur  de  Sugny,  puis  de  Ruets. 
Il  épousa,  le  i3  mai  1642,  Anne  de  Rommecourt,  fille 
de  Claude ,  comte  de  Rommecourt ,  colonel  de  cuiras- 
siers au  service  de  la  maison  d'Autriche ,  seigneur 
d'Anonville,  Mussey,  etc.,  et  de  Blanche  de  Mathelan  ; 
cette  dernière  était  fille  de  Marc  de  Mathelan ,  chevalier 
des  ordres  du  Roi ,  et  de  Blanche  de  Courtenay,  de  la 
maison  royale  de  France.  Pierre  de  Pons  eut  pour  fils  : 

IX.  Pierre  de  Pons  ,  chevalier  ,  seigneur  d'Anon- 
ville, etc.,  né  en  1645,  qui  épousa,  i.°  par  contrat 
du  22  juin  1676,  Madelaine  de  Guittard,  fille  de  François 
de  Guittard,  seigneur  de  Marly-le- Bourg,  et  de  Ma- 
delaine de  Moussy  ;  2.0  par  contrat  du  11  novembre 
171 2,  Catherine  le  Clerc  de  Fredeau ,  fille  d1Antoine 
le  Clerc  de  Fredeau,  et  de  Catherine  Vautier.  Ses  enfants 
furent  : 

Du  premier  lit  : 

1 .°  Pierre- Vital ,   dont  l'article  suit  ; 

2.0  Jean-François  de  Pons,  né  en  i683,  mort  en 
1732,  chanoine  de  l'église  collégiale  de  Chaumont 
en   Bassigny  ; 

3.°  Catherine-Eléonore  de  Pons,  mariée  à  Chris- 
tophe-Adrien Perrin  de   Neuilly  ; 

4.0  N....  de  Pons,  abbesse  du  monastère  de  la 
Madelaine  ,   à  Metz  ; 

5.°  N....  de  Pons,  religieuse  bénédictine  à  Joinville; 


DE  PONS  D'ANONVILLE. 


Du  second  lit  : 


6.°  Pierre  de  Pons,  mort  sans  postérité,  en  1725  ; 
7.0  Pierre- Charles  de    Pons,    marié    avec    Barbe- 
Catherine  de   Baudenet.  De  ce   mariage  vint  : 
Catherine-Françoise-Charlotte    de    Pons ,     née 
en  1738,  morte  le    3o  avril    1808,    mariée 
à  Charles-Antoine  ,  comte  de  Maussac  ; 
8.°  Louis-Charles-François-Xavier,  comte  de  Pons, 
mort  sans   postérité.  Il  avait  épousé  Marie-Céles- 
tine-Philippine-Joséphine  de  Marmier,  veuve   du 
comte  de  Dortans; 
9.0  Marie-Françoise  de  Pons,  supérieure  des  Ursu- 

lines  de  Ligny,  en  Barrois; 
io°.  Catherine  de  Pons,  prieure    de  Notre-Dame 
de  la  Pitié,  à  Joinville. 

X.  Pierre- Vital  de  Pons  d'Anonville  ,  chevalier ,  sei- 
gneur de  Saucourt,  etc.,  né  en  1680,  et  mort  en  1760, 
épousa,  par  contrat  du  20  janvier  17 16,  Louise  de  Denys, 
fille  d'Edme  de  Dehys,  et  de  Louise  Morin.  De  ce  ma- 
riage vinrent  : 

i.°  Jean  -  François ,  comte  de  Pons,  né  en  1720, 
mort  le  26  septembre  1797,  qui  épousa,  le  20 
juin  1749,  Louise  l'Abbé  de  Briancourt,  fille 
de  Nicolas  l'Abbé,  seigneur  de  Briancourt  et 
de  Marie-Anne  le  Comte.  De  ce  mariage  sont 
issues  : 

a.  Catherine  -  Pélagie  de  Pons,  née  le  25  dé- 
cembre 1750,  et  morte  le  20  août  1797, 
chanoinesse  honoraire  du  chapitre  de  Lons- 
le-Saulnier  ; 

b.  Louise  -  Pierrette  de  Pons,  née  en  1757, 
et  mariée,  en  1796,  à  François- Louis  de 
la  Plaigne,  colonel  d'infanterie,  et  lieu- 
tenant de  Roi  du  Cap  -  Français ,  à  Saint- 
Domingue; 

2.0  Pierre,  dont  l'article  suit; 

3.°  Louise-Catherine  de  Pons  ,  prieure  perpétuelle 
de  Notre-Dame  de  Vinet,  à  Chaalons-sur-Marne , 
née  le  5  mai    171 9,  et  morte  le  2  5  mars  1810. 

XI.  Pierre,  vicomte  de   Pons,  seigneur  d'Ouville ,  etc., 


VIALETES  D'AIGNAN.  223 

maréchal  de  camp,  lieutenant  de  Roi  de  Haguenau,  en 
Alsace,  né  le  6  avril  1723,  et  mort  le  29  octobre  i8o5, 
épousa,  par  contrat  du  24  avril  1773,  Rose-Victoire 
de  Girod  de  Naisey,  fille  d'Antoine  de  Girod,  che- 
valier, seigneur  de  Naisey,  Novilars,  etc.,  et  de  Clau- 
dine-Pierrin  de  Brocard.  De  ce  mariage  est  issu  :  " 

XII.  Antoine- Louis,  comte  de  Pons,  lieutenant- 
colonel  de  cavalerie,  aide-de-camp  de  S.  Exe.  le  maré- 
chal de  Vioménil,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire 
de  Saint- Louis,  né  le  6  mars  1774,  et  qui  a  épousé, 
le  3o  mars  1797,  Marie-Jeanne-Antoinette  de  Girod 
de  Monrond,  fille  de  Jean-Baptiste-René-Antoine  de 
Girod  de  Monrond,  chevalier,  capitaine  au  corps  royal 
du  Génie  ,  mort  en  1785,  et  de  Jeanne-Charlotte  de 
Vermot.  De  ce  mariage  est  issu  : 

XIII.  Charles-Pierre-Gaspard,  comte  de  Pons,  né  le 
i3  juillet  1798,  officier  au  second  régiment  d'infanterie 
de  la  garde  royale. 

Armes  :  de  sable,  à  la  bande  d'argent,  chargée  d'un 
lion  de  gueules,  accompagnée  de  deux  étoiles  du  second 
émail. 


VIALETES  D'AIGNAN.  La  famille  Vialetes 
d'Aignan,  établie  à  Montauban  avant  i55o,  est  ori- 
ginaire du  Rouergue.  Elle  était  noble,  et  il  y  existe 
encore  un  château  qui  porte  son  nom  et  ses  armes. 

Elle  est  depuis  plus  de  200  ans  dans  le  commerce  ; 
en  1627,  David  Vialetes  créa  pour  la  ville  de  Mon- 
tauban, un  nouveau  genre  d'industrie,  par  l'invention 
de  l'espèce  d'étoffe  qui  s'y  fabrique  aujourd'hui,  sous 
le  nom  de  cadis  d'Aignan. 

Cette  famille  éprouva  de  cruelles  pertes,  lors  du  sys- 
tème de  Law. 

Jacques  Vialetes,  qui  fit  à  ses  frais  plusieurs  voyages, 
et  les  épreuves  nécessaires  pour  la  confection  des  règle- 
ments de  la  fabrique  de  ladite  ville,  y  travailla  de 
concert  avec  monsieur  Chrétien,  inspecteur  général. 

L'utilité  de  son  établissement  et  ses  services,  lui 
valurent,     le    3    janvier    1746,     par    arrêt     du     conseil, 


224  VIALETES  D'AIGNAN. 

un   titre  de  manufacture  royale,  pour  lui  et  ses  descen- 
dants,   avec    tous    les    privilèges    qui   en   sont    la   suite. 

Il  fut  à  la  tête  d'un  tirage  de  soie,  e'tabli  par  quatre 
arrêts  du  conseil,  des  9  mars  1746,  1"  juin  1748, 
4  mars  ij5i  et  2  avril   1754. 

Etienne  Vialetes  et  ses  frères,  pendant  la  guerre  de 
sept  ans ,  quoique  la  consommation  de  leurs  étoffes 
fut  très-diminuée,  redoublèrent  leurs  efforts. 

La  perte  du  Canada  leur  occasionna  d'énormes  pertes, 
par  le  papier  sur  cette  colonie,  qu'ils  avaient  en  porte- 
feuille. 

Etienne  et  son  frère  Gabriel,  furent  ainsi  que  leur 
oncle,  administrateurs  de  Thospice,  et  juges  au  tribunal 
de  commerce. 

Le  26  novembre  1776,  un  nouvel  arrêt  du  conseil, 
confirmatif  de  celui  du  3  janvier  1746,  leur  accorda 
à  perpétuité,  le  titre  d'ancienne  manufacture  royale, 
avec  les  distinctions  attachées,  rappelant  les  faits  rap- 
portés ci-dessus. 

Etienne  fut  nommé  municipal,  en  1790,  à  la  pre- 
mière nomination  du  peuple.  Cette  honorable  distinc- 
tion fut  d'autant  plus  flatteuse  pour  lui,  qu'elle  le 
mit  plus  à  portée  de  servir  son  Roi,  et  de  seconder 
les  efforts  d'une  ville  qui  s'est  courageusement  dévouée 
à  la  cause  des  Bourbons.  Il  eut  le  bonheur  le  10  mai 
de  la  même  année,  de  sauver  la  vie  à  plus  de  quatre- 
vingts  citoyens  qui  avaient  occasionné  des  troubles  très- 
sérieux,  tels  que  ceux  qui  avaient  eu  lieu  dans  le  même 
tems  à  Nîmes.  Il  fut  destitué,  pour  lors,  par  l'as- 
semblée constituante,  et  forcé  d'errer  pour  sauver  sa 
vie,  avec  de  grands  risques,  pendant  près  de  trente 
mois,  sur  le  territoire  français,  afin  d'éviter  d'être 
envoyé  au  tribunal  révolutionnaire  à  Paris. 

Quoique  écrasés  par  le  maximun  et  les  assignats,  ils 
continuèrent  à  fabriquer  avec  force,  et  fournirent  une 
quantité  considérable  d'étoffes  pour  les  armées. 

En  l'an  cinq,  il  fut  électeur. 

En  l'an  six,  président  de  l'administration  municipale 
de  canton. 

En  l'an  dix  et  en  l'an  1806,  leur  fabrique  obtint 
une  médaille;  le  procès-verbal  du  jury,  chargé  de 
l'examen  des  produits  de  l'industrie  nationale,  prouve 
combien  ses  deux;  fils  l'avaient  perfectionnée. 


DE  RAITY  DE  VITTRÉ.  225 

En  l'an  onze,  Etienne  fut  nommé  au  collège  élec- 
toral de  département. 

Le  i5  brumaire  an  douze,  il  fut  nommé  président 
du  collège  électoral  du  premier  arrondissement  du  Lot , 
et  candidat   au  corps  législatif. 

L'ordonnance  du  Roi  qui  le  maintient  dans  sa  qualité 
de  noble,  est  du  3  décembre  1814;  les  lettres-patentes 
sont  du  19  février  18 16,  et  enregistrées  à  la  cour  royale 
de  Toulouse,  le   1 1   juin  de  la  même  année. 

Armes  :  dex gueules,  à  la  montagne  d'or,  accompagnée 
en  chef  de  deux  violettes  au  naturel;  au  chef  d'argent, 
chargé  d'une  émanche  de  trois  pièces  du  champ,  mou- 
vante de  la  partie  supérieure. 


DE  RAITY  DE  VITTRE,  en  Poitou;  famille  ancienne, 
originaire  d'Italie. 

I.  Jean  de  Raity,  Ier  du  nom,  seigneur  de  Vittré, 
épousa,  vers  l'an  1480,  Louise  de  Genouillac,  fille  de 
Léonard  de  Genouillac ,  écuyer,  seigneur  de  Chastillon , 
et  d'Elisabeth  de  la   Bussière.   De  ce  mariage  vint  : 

II.  Jean  de  Raity,  IIe  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  Vittré,  marié,  en  1 5 1 8 ,  à  Anne  Jamin ,  fille  de 
François  Jamin,  écuyer,  seigneur  de  la  Motte,  et  de 
Jeanne  d\Anthon.  De  ce  mariage  vinrent  : 

i.°  Jean   de  Raity,   dont  l'article  suit; 

2.0  François  de   Raity,  écuyer,   mort  garçon  ; 

3.°  Catherine  de  Raity,  mariée  à  Joseph  Prévost, 
écuyer,  seigneur  de  Beaulieu,  fils  de  François 
Prévost,  écuyer,  seigneur  de  Beaulieu,  et  de 
Louise  le  Blond,  dont  descend  la  famille  de 
Touchimbert. 

III.  Jean  de  Raity,  III0  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  Vittré  et  de  la  Tourette,  épousa,  le  25  juin  1542, 
Catherine  Guiteau ,  fille  d'Antoine  Guiteau ,  écuyer , 
seigneur  de  la  Touche- Poupart,  et  de  Françoise  Gibert. 
De  ce  mariage  est  issu  : 

IV.  Louis  de  Raity,  Ier  du  nom,  seigneur  de  Vittré, 
marié,  le  25  mai  1 585,  à  Jeanne  Rogier,  fille  d'Yves 
Rogier,  seigneur  de  la  Tour-Chabot    et    de    Vauxmarin, 

12.  i5 


226  DE  RAITY   DE  VITTRE. 

gentilhomme  ordinaire  de  la  maison  du  Roi,  et  d'Anne 

Beugnon  des  Razillières.    De  ce  mariage  est  issu  : 

V.  Louis  de  Raity,  IIe  du  nom,  chevalier,  sei- 
gneur de  Vittré,  gentilhomme  ordinaire  de  la  chambre 
du  Roi,  seigneur-baron  de  Vittré,  marié,  le  21  avril 
161 8,  à  Anne  de  Villeneuve,  fille  d'Arnault  de  Ville- 
neuve ,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi ,  seigneur  et  mar- 
quis des  Arcs,  et  d'Elisabeth  de  Halwin  (1).  De  ce 
mariage  vinrent  : 

i.°  Jacques  de  Raity,  dont  l'article  suit; 

2.0  Madelaine  de  Raity  de  Vittré,  mariée  à  Louis- 
François  de  la  Meth,  chevalier,  comte  de  Bussy- 
la-Meth; 

3.°  Antoine  de  Raity,  chevalier  de  l'ordre  de  Saint- 
Jean  de  Jérusalem,  et  commandeur  de  la  com- 
manderie  de  Balan ,  en  Touraine ,  reçu ,  avec 
son  frère,   le  7  juin  i63i; 

4.0  Antoine  de  Raity,  chevalier  de  Malte,  reçu 
le  7  juin  1 63 1  ; 

5.°  Charlotte  de  Raity  de  Vittré; 

6.°  Marie-Elisabeth  de  Raity. 

VI.  Jacques  de  Raity,  chevalier,  marquis  de  Vittré, 
épousa,  le  i5  mai  i663,  Madelaine  le  Musnier,  fille 
de  Clément  le  Musnier,  seigneur  de  l'Artige,  conseiller 
du  Roi  en  ses  conseils,  et  sous-doyen  de  son  parlement, 
et  d'Anne  Bizard.    De  ce  mariage  vinrent  : 

i.°  Antoine   de  Raity,  dont  l'article  suit; 
2.0  Jacques  de    Raity  de  Villeneuve,   chevalier  de 
Malte,  reçu  en    i683. 

VII.  Antoine  de  Raity  de  Villeneuve,  chevalier, 
marquis  de  Trans ,  seigneur  de  Bois-Doussé,  Foix  et 
autres  places,  épousa,  le  i3  juin  1725,  Marie-Anne- 
Thérèse  de  Castellane,  fille  de  François  -  Boniface  ,  comte 
de  Castellane ,  et  de  Marie  Thérèse  de  Rechignevoisin 
de  Guron.   De  ce  mariage  sont  issus   : 


(1)  Elle  était  fille  de  Charles,  duc  de  Halwin,  marquis  de 
Piennes,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi,  et  d'Anne  Chabot,  fille 
de  Philippe  Chabot,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi,  comte  de 
Charny  et  de  Busançois,  amiral  de  France,  et  de  Françoise 
de  Longwy. 


DE  RAITY  DE  VITTRÉ.  22? 

i .°  René-Antoine  de  Raity,  dont  l'article  suit  ; 

2.°  Marie-Anne-Roseline  de  Raity  de  Vittre,  ma- 
riée, le  i5  février  1750,  à  Louis- Alexandre- 
François  de  Castellane  de  Guron. 

VIII.  René-Antoine  de  Raity  de  Villeneuve,  mar- 
quis de  Vittre',  chevalier  de  Saint-Louis,  colonel  de 
cavalerie  au  régiment  de  Fumel,  et  commissaire  de  la 
noblesse  du  Poitou,  marié,  i.°  le  4  mars  ïfôo,  à  Renée- 
Marguerite  d'Abigny,  fille  de  Thomas,  marquis  d'Abigny, 
et  de  Marguerite  le  Berthon  ;  2.0  le  26  avril  1770,  à 
Jeanne-Dorothée  de  la  Barre  de  Laage,  chanoinesse- 
comtesse  du     chapitre    de    Neuville,     en    Bresse,   fille  de 

L   Joseph-François     de    la   Barre,  chevalier  de  Saint-Louis, 
et  de  Marie-Jeanne  de    Blond.   De  ces  mariages  vinrent  : 
1 .°  Charles  de  Raity,  dont  l'article  suit  ; 
2.0  Marie-Anne-Roseline  de   Raity   de    Vittre,    ma- 
riée,   le    i5    janvier     1781,    à    Jean-Gabriel    de 
Coral,     capitaine    au  régiment    de     Picardie,    et 
chevalier  de  Saint-Louis  ; 
3.°  Antoinette  de  Raity  de  Vittré,  mariée  à  Maron 

de  Cerzé  de  la  Bonardelière  ; 
4.0  Marie-Anne- Louise-Aline  de    Raity    de    Vittré, 
mariée  à  Georges  de  Menou,   chevalier  de  Saint- 
Louis  ; 

5.°  Félicité  de  Raity,    \  „     i„ 

c  o  r\    ■     j    u>  •♦        '  mortes  filles  ; 
6.°  Clarice  de  Raity,     S 

IX.  Charles  de  Raity,  marquis  de  Vittré,  chevalier 
de  Saint-Louis,  de  la  Légion<THonneur,  et  comman- 
deur de  l'ordre  noble  du  Phénix  de  Hohenlohe,  maré- 
chal de  camp  des  armées  du  Roi,  marié,  le  3i  décembre 
17...,  à  Thérèse-Pauline  de  la  Barre,  fille  de  N....  de 
la  Barre,  officier  de  hussards,  chevalier  de  Saint- 
Louis,  et  de  Catherine  l'Evêque.  De  ce  mariage  sont 
issus  : 

i.°  René-Jules  de  Raity  ; 

2.0  Bénédictine-Elisabeth  de  Raity  de  Vittre. 

Armes  :  de  gueules,  au  cygne  d'argent  nageant  sur 
une  rivière  au  naturel,  mouvante  du  bas  de  l'écu, 
adextré  en  chef  d'une  comète  d'or.  Couronne  de  mar- 
quis. Supports  :  deux  lions. 


,28  ALLEMAND. 


ALLEMAND.  Philippe  Allemand,  lieutenant  de 
vaisseau,  commandant  de  port  au  Port-Louis,  fit  une 
campagne  dans  le  golfe  du  Mexique,  où  il  eut  le  bon- 
heur de  se  distinguer  par  divers  combats  qu'il  avait 
soutenus,  notamment  à  la  vue  du  Cap-Français,  côte 
Saint-Domingue,  contre  un  vaisseau  de  guerre  an- 
glais, infiniment  supérieur.  Il  sauva  son  navire,  la 
Minerve,  riche  de  plus  de  deux  millions  de  livres.  Cette 
action  se  passa  sous  les  yeux  de  messieurs  les  officiers 
du  Roi,  commandant  dans  Pile  Saint-Domingue.  Mes- 
sieurs les  chevalier  d'Epinay  et  comte  des  Gouttes,  le 
chargèrent  d'escorter  vingt-trois  navires  marchands,  qu'il 
conduisit  jusqu'au-delà  des  Açores  ;  il  ramena  son  na- 
vire, coulant  bas  d'eau,  au  Port-Louis,  en  novembre 
1744,  et  envoya  à  monseigneur  le  comte  de  Maurepas, 
alors  ministre  secrétaire  d'état  au  département  de  la  ma- 
rine, les  paquets  dont  il  était  chargé.  Le  Roi  le  gratifia 
du  don  d'une  épée  d'or,  portant  pour  inscription  :  prœ~ 
mium  notœ  virtutis,  et  du  don  de  la  poudre  de  guerre 
que  M.  le  chevalier  d'Epinay  lui  avait  fournie.  II  se 
trouva  au  Port-Louis  en  septembre  1746,  lors  de  la 
descente  des  Anglais;  M.  Deschamps,  brigadier  de  dra- 
gons, lieutenant  de  Roi  et  commandant,  le  chargea 
de  la  défense  des  remparts,  à  défaut  de  tout  autre 
officier  d'artillerie  ;  M.  Allemand,  à  l'aide  de  six  cents 
hommes  de  la  campagne  et  quelques  bourgeois,  fit, 
en  moins  de  trois  jours,  réparer  les  embrasures,  cons- 
truire des  plate-formes,  y  établir  l'artillerie  d'un  vais- 
seau de  la  compagnie  des  Indes,  qui  se  trouvait  sur 
rade,  et  mit  la  place  à  l'abri  d'un  coup  de  main  ;  ce 
qui  lui  attira  l'estime  de  M.  le  marquis  de  Rothelin, 
gouverneur  du  Port-Louis,  et  l'accueil  le  plus  favo- 
rable de  monseigneur  le  grand  amiral,  qui  y  arriva 
quelques  jours  après.  Chevalier  de  Saint-Louis,  avec 
pension  de  600  livres,  réversible  à  ses  filles  après  sa 
mort  ;  il  fut  porté  à  la  retraite  par  brevet  de  1760. 

Le  comte  Zacharie-Jacques-Théodore  Allemand,  son 
fils,  vice-amiral,  né  à  Port-Louis,  commença  à  navi- 
guer en  1774.  H  entra  au  service  du  Roi,  en  qualité 
de    volontaire   de    la    marine   de    première  classe,   le   24 


ALLEMAND.  229 

février  1779  ;  il  partit  pour  l'Inde  à  cette  e'poque  ;  il 
fut  promu  au  grade  de  lieutenant  de  frégate,  le  premier 
octobre  1783,  et  ne  revint  qu'en  1786,  après  avoir  par- 
ticipé à  tous  les  combats  mémorables  de  M.  le  bailli 
de  Suffren,  dans  lesquels  il  reçut  trois  blessures  graves, 
dont  il  porte  encore  les  cicatrices  ;  c'est  ainsi  que 
toujours  cet  officier  a  marché  dignement  sur  les 
traces  de  son  père,  qui  se  distingua  par  sa  valeur.  Il 
fut  fait  sous-lieutenant  de  vaisseau  le  8  octobre  1787, 
et  se  trouva  compris  dans  la  promotion  des  lieute- 
nants de  vaisseau,  du  premier  janvier  1.792,  quoi- 
qu'il ne  fût  pas  en  France  :  à  son  retour,  il  eut  le 
commandement  de  la  corvette  du  Roi  le  Sans-Souci, 
fit  sept  croisières  dans  la  Manche  du  S.  E.,  ainsi  que  dans 
celle  du  N.  E.,  et  sous  le  Cap  Finistère,  et  remplit  si 
bien  les  missions  dont  il  avait  été  chargé,  qu'au  retour 
de  sa  dernière  croisière,  il  se  trouva  compris  dans  la 
promotion  des  capitaines  de  haut-bord  de  première 
classe,  à  la  date  du  premier  janvier  1793.  Il  passa  au 
commandement  de  la  frégate  la  Cannagnolle,  fit  six,  croi- 
sières dans  la  Manche,  et  y  commanda  en  chef  les  forces 
navales,  consistant  en  trente-trois  bâtiments  de  guerre: 
il  captura  un  grand  nombre  de  bâtiments  de' commerce, 
avec  lesquels  il  approvisionna  les  ports;  il  prit  divers 
navires  de  guerre,  et  notamment  la  frégate  anglaise  la 
Tamise]  étant  seul  lorsqu'il  la  rencontra,  il  la  réduisit 
à  se  rendre.  11  eut  ordre  d'aller  à  Toulon. 

A  son  arrivée,  il  fut  nommé  au  commandement 
du.  vaisseau  le  Duquesne,  de  74  canons,  sur  lequel  il 
rit  une  campagne  et  eut  deux  combats  dans  la  Médi- 
terranée; il  fit  une  autre  campagne  dans  TOcéan  ;  il 
commandait  en  second  dans  l'escadre  du  contre-amiral 
Richeri  ;  combattit  à  la  reprise  du  vaisseau  le  Censeur  ; 
contribua  à  la  capture  d'un  convoi  immensément  riche 
qui  fut  conduit  à  Cadix,  et  fut  encore  porté,  pendant 
son  absence,  sur  la  liste  de  promotion  des  chefs  de  divi- 
sion, à  la  date  du  21  mars  1796.  Le  général  Richeri 
ayant  détaché  une  division  de  vaisseaux  et  frégates  de  son 
escadre,  elle  fut  confiée  à  M.  Allemand,  qui,  avec  elle 
alla  combattue  et  capturer  les  forts  et  batteries  de  la  baie 
des  Châteaux,  détroit  de  Belle-Isle,  côte  du  Labrador, 
détruire  les  établissements  anglais  dans  cette  partie, 
prendre  le  convoi  de  Québec  dans   le    mois   d'octobre,   sai- 


23o  ALLEMAND. 

son  très-avance'e  dans  ces  parages.  Ayant  terminé  heu- 
reusement ces  diverses  expéditions,  il  revint  à  Brest  avec 
sa  division,  ayant  pris  dans  le  cours  de  cette  guerre,  sur 
les  Espagnols,  les  Anglais  et  les  Hollandais,  la  valeur 
de  80  millions,  qu'il  dirigea  sur  nos  ports,  indépen- 
damment de  ce  qu'il  brûla  et  coula  à  la  mer.  Il  avait 
fait  jusques-là  1800  prisonniers  parmi  lesquels  plusieurs 
officiers  de  marque,  et  notamment  le  général  gouver- 
neur du  Canada,  avec  toute  sa  famille. 

Sa  division  désarmée,  M.  Allemand  passa  au  comman- 
dement du  vaisseau  de  74  canons  le  Tyrannicide,  et  fit 
la  campagne  de  la  Méditerranée,  avec  l'amiral  Bruix.  En 
i8or,  commandant  le  vaisseau  l'Aigle,  de  74  canons,  il 
fit  partie  de  l'expédition  de  Saint-Domingue,  combattit 
à  la  voile  la  ville  de  Saint-Marc,  sous  les  ordres  du  contre- 
amiral  Savari  ;  commanda  une  division  de  vaisseaux  et 
frégates  au  Cap-Français,  une  autre  à  Santo  Domingo, 
une  autre  au  Port  aux  Princes,  une  autre  aux  Gonaïves  : 
là,  le  capitaine  général  de  la  colonie  le  chargea  de  faire 
la  guerre  à  Toussaint-Louverture,  avec  deux  bataillons 
delà  légion  expéditionnaire,  la  cinquième  demi-  brigade 
légère,  et  un  corps  de  cavalerie  de  200  hommes  de  cou- 
leur, qu'il  plaça  sous  ses  ordres;  M.  Allemand  obligea 
Toussaint-Louverture  à  lever  ses  camps  de  devant  les 
Gonaïves,  et  à  renoncer  pour  toujours  à  la  prise  de  cette 
place,  quoique  long-tems  avant  son  arrivée  elle  eut  été 
presque  toute  incendiée,  et  qu'elle  fût  ouverte  de  toute 
part.  Il  revint  au  Cap-Français  avec  son  vaisseau,  muni 
des  témoignages  de  la  plus  grande  satisfaction  du  capi- 
taine-général, et  de  la  plus  vive  reconnaissance  des  ha- 
bitants des  Gonaïves  et  des  environs,  auxquels  il  avait 
donné  asile  à  son  bord,  au  nombre  de  plus  de  1600, 
presque  tous  femmes  et  enfants. 

En  i8o3,  l'état  de  paix,  le  porta  de  préférence  au  com- 
mandement d'une  frégate,  il  prit  celui  de  la  Cybelle, 
de  44  canons,  et  une  division  mouillée  sur  la  rade  de 
l'Isle-d'Aix,  dont  le  vaisseau  de  .  r.20  canons,  le  Majes- 
tueux, faisait  partie;  mais  la  guerre  étant  survenue  vers 
la  fin  de  l'année,  il  passa  au  commandement  du  vaisseau 
de  74  canons,  le  Magnanime,  et  fit  sur  ce  vaisseau  une 
campagne  aux  Colonies,  combattit  avec  distinction  à  la 
Dominique,  et  contribua  particulièrement  à  la  reddition 
de    cette  Isle,   comme  l'ont  reconnu   MM.    le  lieutenant 


ALLEMAND.  23  I 

général  la  Grange,  commandant  l'expédition,  le  maré- 
chal de  camp  Glaparède,  placé  à  son  bord,  et  les  Anglais 
eux-mêmes,  qui  se  sont  plaint  d'en  avoir  été  foudroyés. 
Le  1 5  juin  1804,  il  fut  fait  officier  de  la  Légion- 
d'Honneur. 

Le  26  juin  i8o5,  on  lui  donna  le  commandement  en 
chef  de  l'escadre  de  Rochefort,  avec  laquelle  il  fit  dans 
TOcéan,  une  campagne  de  162  jours,  captura  divers 
convois  anglais,  des  bâtiments  de  guerre,  et  notamment 
le  vaisseau  de  ligne  le  Calcutta,  et  brûla  ou  coula  en- 
core 98  bâtiments  du  commerce,  quelques  corvettes  et 
corsaires  ;  il  conduisit  toutes  ses  autres  prises  aux  îles 
Canaries.  A  son  retour  à  Rochefort,  il  fut  nommé 
contre-amiral  le  premier  janvier  1806;  c'est  à  cette 
époque  que  la  France  avait  cinq  escadres  à  la  mer,  et 
que  quatre  furent  détruites;  aussi  le  ministre  écrivait-il 
à  M.  le  comte  Allemand:  «  Sa  Majesté,  voulant  vous 
»  donner,  M.  le  comtre-amiral,  un  témoignage  de  sa 
»  satisfaction  toute  particulière,  pour  la  brillante  cam- 
»  pagne  que  vous  venez  de  faire,  me  charge  de  vous 
»  dire  :  qu'elle  vous  autorise  à  regarder  sa  belle  escadre 
»  de  Rochefort  comme  une  propriété  glorieuse,  qu'elle 
»  commet,  pour  toute  la  guerre,  à  votre  zèle,  votre 
»  dévouement  et  votre  énergie;  que  les  hautes  di- 
»  gnités  de  l'état  sont  sur  la  route  que  vous  parcourez, 
»  et  qu'en  la  suivant  avec  ténacité,  rien  n'échapera  à 
»  Sa  Majesté,  de  ce  que  vous  aurez  fait  pour  le  bien 
»  du  service.  »  Depuis  cette  époque,  l'amiral  Alle- 
mand est  le  seul  qui  ait  commandé  des  escadres  sur 
l'Océan,  et  toujours  sans  avoir  eu  de  bâtimens  pris 
ou  perdus.  Il  fut  adjoint  au  collège  électoral  du  Morbihan 
le  3i  décembre  1806,  et  reçut  l'ordre  de  se  rendre  dans 
la  Méditerranée  ;  commandant  en  chef  la  même  escadre, 
le  port  de  Rochefort  était  bloqué  par  des  forces  bien  su- 
périeures, mais  l'amiral  habitué  à  vaincre  ces  difficultés, 
surmonta  encore  celle-ci;  il  prit  sur  sa  route  beaucoup 
de  bâtimens,  et  arriva  à  l'entrée  de  la  rade  de  Toulon, 
où  il  eut  ordre  d'attendre  sous  voile  que  l'amiral  Gan- 
theaume  sonît  avec  l'escadre  de  ce  port,  ce  qui  eut  lieu 
trois  jours  après.. Le  comte  Allemand,  qui  avait  fait  tout 
ce  qu'il  avait  pu,  ainsi  que  les  vaisseaux  de  son  escadre  qui 
ne  le  quittèrent  pas,  pour  suivre  cet  amiral,  le  rencontra 
le  lendemain,  montant  le  vaisseau  le  Commerce  de  Paris; 


232  ALLEMAND. 

il  était  seul,  démâté  de  ses  mâts  de  hune,  et  avait  ses 
basses  vergues  cassées  ;  il  le  lit  remorquer  par  un  de  ses 
vaisseaux,  et  l'escorta  ainsi  jusqu'à  Corfou,  ou  l'amiral 
Gantheaume  laissa  le  Commerce  de  Paris,  monta  le  Mag- 
nanime de  74  canons,  et  fut  avec  l'escadre  de  Roche- 
fort  à  la  recherche  de  celle  de  Toulon  qu'il  rencontra  le 
vingt-unième  jour,  au  moment  qu'elle  rentrait,  ainsi 
que  lui,  à  Corfou. 

Revenu  à  Toulon,  le  comte  Allemand  y  servait  com- 
mandant en  second  dans  l'armée;  mais  l'amiral  ayant  ob- 
tenu un  congé,  il  la  commanda  en  chef  par  intérim.  Au 
retour  de  l'amiral,  il  se  trouva  de  nouveau  commandant 
en  second.  En  1808,  montant  le  vaisseau  de  120  canons  le 
Majestueux,  il  le  quitta  momentanément  pour  prendre  le 
commandement  en  chef  d'une  division  de  cinq  frégates, 
qui  fut  employée  à  une  opération  maritime  à  l'Isle-d'Elbe; 
les  généraux  placés  après  lui  ne  s'en  étant  pas  chargés. 
L'armée  anglaise  serrait  la  côte  d'assez  près  pour  faire  en- 
visager la  sortie  et  le  retour  comme  impossibles:  la  lune 
était  pleine  et  éclairait  beaucoup:  ces  difficultés  n'arrê- 
tèrent pas  l'amiral  Allemand,  il  exécuta  sa  mission  et 
effectua  sa  rentrée  à  Toulon,  avec  sa  division  toute  en- 
tière et  replaça  son   pavillon  sur  le  vaisseau  le  Majestueux. 

Le  9  mars  1809,  le  Gouvernement,  satisfait  de  ses  ser- 
vices, le  nomma  vice-amiral  et  l'envoya  prendre  le 
commandement  des  escadres  de  Brest  et  de  Roche- 
fort,  réunies  sur  la  rade  de  l'Isle-d'Aix:  dès  le  sur- 
lendemain de  sa  prise  de  possession,  il  vit  rassembler  sur 
la  rade  des  Basques  une  armée  anglaise,  une  quantité  con- 
sidérable de  bâtiments-brûlots,  et  cette  machine  infer- 
nale, la  plus  terrible  qui  ait  été  imaginée,  puisqu'elle  con- 
tenait quinze  cents  barils  de  poudre  maçonnés  pour  rendre 
l'explosion  plus  forte,  au-dessus  quatre  cents  bombes  char- 
gées, entre  elles  trois  mille  grenades,  et  par-dessus  une 
quantité  immense  de  caisses  de  vieille  féraille,  de  fusées 
à  la  Congrève,  etc.  Chaque  courrier,  l'amiral  Allemand 
pressait  le  ministre  et  le  préfet  de  Rochefort  de  faire  mettre 
à  sa  disposition  les  objets  nécessaires  pour  parer  le  funeste 
événement  dont  il  était  menacé;  mais  abandonné  à  ses  fai- 
bles ressources,  l'amiral  tira  de  ses  bâtimens  ce  qui  était 
nécessaire  pour  former  une  estacade,  en  ancres  à  jet, 
grelins,  etc.  Il  démunit  son  escadre  de  ces  choses  si  es- 
sentielles   à    conserver    dans  sa  position,  et  parvint  avec 


ALLEMAND.  233 

des  peines  infinies,  à  faire  une  estacade  à  quatre  cents 
toises  en  avant  de  ses  lignes  :  le  jour  qu'elle  fut  termi- 
née, se  fit  sur  elle,  et  en  la  brisant,  l'explosion  horrible  de 
la  machine  infernale,  dont  l'effet  fut  si  violent  qu'on 
l'entendit  à  Saintes,  place  à  8  lieues,  et  la  commotion  si 
forte  qu'elle  se  fit  sentir  à  Rochefort,  qui  en  était  à  cinq. 
Sans  Testacade  cette  explosion  avait  lieu  sur  les  vaisseaux 
de  la  première  ou  de  la  deuxième  ligne,  ils  eussent  tous 
été  incendiés ,  et  pas  un  seul  homme  n'eut  échappé 
à  la  mort  :  trente-trois  bâtimens  brûlots  à  la  voile,  en- 
flammés dans  toutes  leurs  parties,  poussés  par  un  très- 
gros  vent  arrière  et  une  forte  marée,  arrivèrent  sur  son 
escadre;  ils  avaient  leurs  batteries  chargées,  des  mortiers 
dans  leurs  cales,  des  fusées  à  la  Congrève  dans  leur  grément, 
qui  faisaient  explosion  à  mesure  que  le  feu  les  gagnait, 
mais  chaque  bâtiment  français  filant  ses  cables  à  propos, 
para  ces  masses  enflammées,  venant  sur  eux  avec  une  vi- 
tesse extrême.  Un  seul  vaisseau  fut  effleuré  par  un  brûlot  et 
celui  de  l'amiral,  qui  était  au  centre,  et  sur  lequel  plus 
particulièrement  ces  bâtimens  étaient  dirigés,  fut  accro- 
ché; il  parvint  à  se  dégager  en  faisant  couper  ce  qui 
tenait,  et  en  perdant  les  braves  qui,  à  sa  voix,  se  dé- 
vouèrent à  une  mort  certaine  pour  sauver  leurs  cama- 
rades et  le  vaisseau  à  trois  ponts  l'Océan.  Ce  fut  après, 
que,  dans  la  nuit  la  plus  obscure,  quatre  vaisseaux  appa- 
reillant sans  ordre  pour  entrer  dans  la  Charente,  se  trom- 
pèrent de  route,  et  furent  s'échouer  sur  les  rochers  ;  on  ne 
put  en  retirer  qu'un,  après^  avoir  employé  tous  les  moyens 
en  usage  et  tous  ceux  qu'on  put  imaginer;  certes,  si  les 
capitaines  qui  perdirent  leurs  vaisseaux  par  cette  fausse 
manœuvre  et  une  erreur  de  route  avaient  fait  comme  ceux 
qui  sauvèrent  les  leurs,  ils  eussent  évidemment  obtenu 
les  mêmes  résultats  .  L'amiral  avait  ordre  de  rester  sur 
rade,  et  il  ne  pouvait  quitter  ce  poste  sans  déshonneur  ; 
il  était  d'ailleurs  impossible  d'entrer  en  rivière,  les  vais- 
seaux tirant  trop  d'eau  ,  ayant  leur  artillerie  complète  , 
six  mois  de  vivres  et  les  rechanges,  on  manquait  d'allèges 
au  port  pour  les  décharger,  on  ne  pouvait  appareiller 
pour  aller  au  large  avec  le  gros  vent  de  bout  qui  régnait 
et  le  flot  d'êquinoxe  ;  l'entrée  du  pertuis  ou  plutôt  la 
sortie  de  la  rade  était  occupée  par  les  brûlots,  et  l'armée 
a'nglaise  était  mouillée  en  grande  rade  de  La  Rochelle. 
Le    Gouvernement  ayant    fait  prendre    secrètement  sur 


234  ALLEMAND. 

les  lieux,  par  des  hommes  marquants  en  diverses  armes, 
tous  les  renseignements  possibles  sur  cette  affaire  ,  fut 
tellement  assuré  des  bonnes  dispositions  que  M.  le  vice- 
amiral  Allemand  avait  prises  pour  le  salut  de  son  armée, 
et  qu'elles  étaient  les  seules  qu'on  put  mettre  en  usage  ; 
de  l'activité  qu'il  avait  déployée,  de  sa  bravoure  dans  cette 
affaire  infernale  et  dans  celle  du  lendemain,  qu'il  recon- 
nut lui  devoir  la  conservation  des  vaisseaux  et  frégates 
qui  restaient,  et  que  la  perte  des  autres  ne  pouvait  lui 
être  imputée;  il  ordonna  en  conséquence  la  tenue  d'un 
conseil  de  guerre,  qui  ne  put  s'empêcher  de  condamner 
à  mort  un  capitaine  de  vaisseau,  un  à  la  dégradation  et 
une  détention  de  trois,  ans,  un  autre  à  une  détention  de 
trois  mois,  et  acquitta  le  quatrième.  L'amiral  Allemand 
ne  voulut  fournir  aucune  pièce  à  charge  au  procès,  et 
écrivit  en  faveur  des  capitaines  mis  en  jugement,  parti- 
culièrement de  M.  Lacaille,  en  raison  de  son  âge,  de  ses 
anciens  services  et  de  ses  enfants  qui  entraient  dans  la  car- 
rière maritime.  L'amiral  reçut  les  lettres  les  plus* flatteuses, 
eut  le  choix  du  commandement  en  chef  de  l'une  des  deux 
armées  qui  restaient  à  la  France,  n'accepta  que  le  com- 
mandement en  second  de  celle  de  Toulon  :  à  son  arrivée, 
il  monta  le  vaisseau  de  i3o  canons  X Austerlit\,  aujour- 
d'hui le  duc  d'Angoulême,  passa  ensuite  au  commande- 
ment en  chef  de  la  même  armée,  l'amiral  Gantheaume 
ayant  été  appelé  définitivement  à  Paris,  M.  le  vice-amiral 
Allemand  fut  fait  comte  le  i5  août  1810,  avec  majorât  en 
Hanovre  de  80,000  francs,  et  commandant  de  la  Légion 
d'Honneur,    le  8  avril  181 1. 

Le  Gouvernement  désirant  avoir  dans  l'Océan  une  es- 
cadre semblable,  en  instruction  surtout,  à  celle  que  M.  le 
comte  Allemand  avait  formée  dans  la  Méditerranée,  il  fut 
envoyé  à  Lorient  le  23  avril  181 1,  pour  armer,  sortir  et 
conduire  à  Brest  les  vaisseaux  qui  étaient  dans  ce  premier 
port.  Commandant  en  chef  cette  escadre,  il  fit  une  cam- 
pagne dans  l'Océan,  captura  beaucoup  de  bâtimens  iso- 
lés et  plusieurs  convois  valant  18  millions,  il  effectua 
son  retour  à  Brest  après  avoir  été  cherché  spécialement 
par  trente  vaisseaux  de  ligne  anglais,  et  malgré  que  tous 
nos  ports  en  général  fussent  bloqués  par  des  forces 
doubles;  il  ne  faut  que  lire  les  feuilles  anglaises  d'alors, 
pour  voir  que  l'ennemi  regardait  la  capture  de  nos  vais- 
seaux  inévitables,  d'après  les  forces    supérieures    dirigées 


ALLEMAND.  235 

contre  eux  sur  divers  points,  et  notamment  dans  le  golfe 
pour  intercepter  leur  retour.  Elles  n'ont  cessé  de  men- 
tionner journellement  l'escadre  de  M.  le  comte  Allemand 
comme  prise  et  conduite,  soit  à  PJimouth,  soit  à  Ports- 
mouth,  que  lorsqu'elles  ont  appris     son  arrivée  à  Brest. 

Le  7  avril  i8i3,  il  fut  fait  grand-officier  de  la  Légion 
d'Honneur. 

Le  28  décembre  181 3,  il  refusa  le  commandement  des 
forces  navales  de  Flessingue,  qui  lui  fut  donné  par  lettre 
close. 

Le  9  mai  1814,  il  fut  nommé  membre  de  la  Société 
Royale  académique  des  sciences;  le  1 2  août  suivant,  pré- 
sident de  la  même  société,  et  le  i5  août  même  année, 
grand  administrateur  général  de  l'ordre  royal  hospitalier 
militaire  du  Saint  Sépulcre  de  Jérusalem. 

M.  le  comte  Allemand  a  fait  vingt-neuf  campagnes  en 
sous-ordre,  commandé  treize  croisières,  deux  divisions 
de  frégates  et  corvettes  chargées  de  mission,  une  de  vais- 
seaux et  frégates  chargée  de  mission.  Il  a  commandé  en 
chef  cinq  escadres  et  une  armée,  participé  à  dix-sept 
combats,  et  a  reçu  trois  blessures  graves. 

Le  3i  décembre,  18 14,  époque  où  il  fut  porté  à  la 
retraite,  M.  le  vice-amiral  comte  Allemand  avait  trente- 
sept  ans,  deux  mois  huit  jours  de  service,  dans  lesquels 
on  comptait  vingt-six  ans  sept  mois  et  dix  jours  passés 
sous  voiles.  Remis  en  activité  par  le  Roi,  en  i8i5,  il 
ne  servit  pas  pendant  les  cent  jours,  et  fut  remis  en  re- 
traite au  retour  de  Sa  Majesté.  La  France  lui  doit  la  con- 
servation d'une  très-grande  partie  dés  vaisseaux,  fré- 
gates et  corvettes  qu'elle  possède  aujourd'hui,  n'en  ayant 
jamais  perdu,  et  l'ennemi  ne  lui  en  ayant  jamais  capturé 
à  la  mer. 

Armes:  D'azur,  à  trois  vaisseaux  voguants  d'or, 
voilés  d'argent,  posés  1  et  2.  Couronne  de  comte. 


236  D  E  BRIDIEU. 


DE  BRIDIEU,  en  Touraine;  famille  ancienne,  ori- 
ginaire de  la  Marche,  qui  portait  originairement  le  nom 
de  Jacmeton.  Elle  est  distinguée  par  se.  alliances  et  ses 
services  militaires,  et  prouve    une  filiation  suivie  depuis: 

I.  Pierre  Jacmeton,  Ior  du  nom,  écuyer  (i),  d'une 
maison  noble  et  ancienne  au  pays  de  la  Marche,  sei- 
gneur de  Bridieu  et  de  la  Montarde,  au  diocèse  de 
Limoges,  épousa,  selon  un  titre  du  26  juillet  1446, 
Hélène  de  Pratmi,  fille  de  noble  homme  Jean  de  Pratmi, 
écuyer,  et  de  Catherine  de  Bridieu,  dame  de  Bridieu, 
héritière  d'une  maison  florissante  dans  le  douzième 
siècle,  et  dont  e'tait  Renaud  de  Bridieu,  chevalier,  qua- 
lifié momeignor  dans  des  lettres  de  plaintes  de  la  com- 
tesse de  la  Marche,  adressées  à  Thibaud  de  Neuwy, 
sénéchal  du  Poitou,  l'an  126...,  où  l'on  voit  que  cette 
dame  lui  ordonne  la  confiscation  de  la  terre  dudit 
Renaud  de  Bridieu,  ainsi  que  celles  de  plusieurs  autres 
seigneurs.  Pierre  Jacmeton  eut  pour  fils  : 

II.  Jean    Jacmeton    de    Bridieu,    Ier  du  nom,  écuyer, 


(1)  I.  Pierre  Jacmeton  avait  un  frère  nommé  Perrichon 
Jacmeton  écuyer ,  qui  épousa ,  vers  l'an  1446 ,  Jeanne  de 
Pratmi,  sœur  d'Hélène  de  Pratmi,  dame  de  Bridieu,  épouse 
de  son  frère.  Il  vivait  en  1460,  et  eut  pour  fils  : 

II.  Pierre  Jacmeton  de  Bridieu,  écuyer,  qui  fut  père  de  : 

III.  Jean  de  Bridieu,  qui  fut  tué  à  l'assaut  de  Rome  avec 
son  fils  aîné.  Il  avait  épousé  Catherine  de  Vieilleville,  de  la 
Marche,  près  Esmoutier,  et  en  eut,  entr'autres  enfants  : 

i°.  N....  de  Briiieu,  tué  à  l'assaut  de  Rome; 
2°.  Gabriel,  dont  l'article  suit  ; 

3°.  N....  de  Bridieu,  prieur  de  Dissay,  près  de  Poitiers  ; 
4°.  Jacques  de   Bridieu,    chanoine   de  •Monstier-Bouzelie, 
près  de  Feletin. 

IV.  Gabriel  de  Bridieu,  épousa  Madelaine  de  PAage,  fille 
de  Louis  de  l'Aage  et  de  Françoise  de  Montaignac,  et  sœur 
d'Edmond  de  l'Aage,  conseiller  du  Roi  en  son  conseil  privé, 
abbé  de  Miseray  en  Touraine,  de  Saint-Mange-lès-Châlons , 
et  de  Fontenoy.  De  ce  mariage  est  issu  : 


DE  BRIDIEU.  237 

seigneur  de  Bridieu  en  1452,  marié  avec  Antoinette  de 
Marcy,  fille  de  noble  homme  Benoît  de  Marcy,  écuyer, 
seigneur  de  Bestemitte,  et  de  Simonne  de  Bestemitte. 
Il  en  eut  : 

1 .°  Lyonnet,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Gabriel  de  Bridieu  ; 

3 .°  Jacques  de  Bridieu,  eccle'siastique  ; 

4.0  Antoine    de    Bridieu,    chevalier    de    l'ordre    de 

Saint-Jean    de  Jérusalem,  commandeur  de   Fer- 

rières,  en  la  Marche. 

III.  Lyonnet  de  Bridieu,  e'cuyer,  seigneur  de  Bri- 
dieu, laissa  deux  fils  : 

i.°  Guichard,  dont  l'article  suit  ; 
2.0  Jean  de  Bridieu. 

IV.  Guichard  de  Bridieu,  écuyer,  seigneur  de  Bri- 
dieu, vivait  en  i5io.  Il  eut  pour  fils  : 

V.  Jacques  de  Bridieu,  Ier  du  nom,  e'cuyer,  sei- 
gneur de  Bridieu  et  de  la  Géole,  dans  la  paroisse  de 
Lesterpt,  au  diocèse  de  Limoges,  maître-d'hôte!  de 
François  de  Bourbon,  comte,  Dauphin  d'Auvergne,  duc 
de  Montpensier,  et  homme  d'armes  de  sa  compagnie, 
marié,  i.°  le  aï  janvier  i53i,  avec  Catherine  de  Mont- 
terrand,  dame  de  la  Géole,  veuve  de  Gautier  Beraud, 
dont  elle    n'eut  point    d'enfants  ;  2.0    le    14    juin   1 55  r , 


V.  Léonet   de  Bridieu,  qui  épousa  Madelaine  Esmoin  de  la 
Vaublanche,  près  de  Guéret,  dont  est  issu  : 

VI.  Gaspard  de   Bridieu,  écuyer,  qui  épousa  Charlotte  de  la 
Faye,  auprès  du  Peyrot,  en  Poitou,  dont  il  eut  : 

i°.  Catherine  de  Bridieu,  mariée  à  N....  de  Beaumont, 
fils  de  N....,   seigneur    de    Moussac,   en    Bourbonnais; 

2°.  Jeanne  de  Bridieu,  mariée  au  sieur  de  Tronget ,  en 
Bourbonnais  :  * 

3°  Hélène  de  Bridieu,  mariée  avec  le  seigneur  de  la  Chas- 
saigne  de   Beauregard,  en  Poitou,    morte  sans  enfants  ; 

4°.  Jeanne  de  Bridieu,  mariée,  i°.  avec  Léon  Brachet , 
seigneur  de  Montaignac;  20.  avant  l'an  i63o,  avec  Guil- 
laume d'Aubusson,  chevalier,  seigneur  de  Chassingri- 
mont,  veuf  de  Louise  de  la  Trémoille,  et  troisième  fils 
de  François  d'Aubusson,  chevalier,  seigneur  de  la  Feuil- 
lade,  et  de  Louise  Pot  de  Rodes. 


238  DE   BRIDIEU. 

avec  Gabrielle  Rigal  de  la  Vaissière,  fille  de  noble 
homme  François  de  Rigal,  écuyer,  seigneur  de  la 
Vaissière,  au  diocèse  de  Saint-Flour.  De  ce  mariage 
sont  issus  : 

i .°  Jean  de  Bridieu,  seigneur  de  la  Géole,  écuyer 
de  M.  le  duc  de  Montpensier,  lequel  eut  Thon- 
neur  de  relever  ce  prince  à  la  bataille  d'Ivri, 
où  son  cheval  avait  été  tué  sous  lui.  Il  mourut, 
sans  postérité,  le  27  juin  16 19  ; 

24°  Dieudonné,  dont  l'article  suit  ; 

3 .°  François  de  Bridieu,  appelé  M.  de  Saint-Séran, 
qui  fut  pourvu  du  prieuré  de  Saint-Léonard  de 
Noblac,  en  Limosin,  le  16  juillet  092,  et  mou- 
rut à  la  Géole,  le  10  mars  16 14  ; 

4.0  Pierre  de  Bridieu,  qui  fonde  la  branche  des 
seigneurs  de  la  Baron,  rapportée  ci-après  ; 

5.°  Françoise  de  Bridieu,  mariée  à  Joseph  Gon- 
thier,  écuyer,  seigneur  de  la  Roche,  en  Poitou. 
Elle  mourut  à  la  Géole,  le  27  janvier  1608  -, 

6.°  Jeanne  de  Bridieu,  morte,  sans  alliance  à  la 
Géole,  le  5  juin  )6i3,  à  l'âge  de  53  ans. 

VI.  Dieudonné  de  Bridieu,  écuyer,  seigneur  de  la 
Géole  et  du  Claveau,  gentilhomme  servant  de  François 
de  Bourbon,  duc  de  Montpensier,  et  gouverneur  de 
Mézières,  épousa,  le  29  août  1584,  Françoise  de  la 
Roue,  fille  de  René  de  la  Roue,  écuyer,  seigneur  de 
Linières,  et  d'Anne  Brachet.  Il  transigea,  le  25  juillet 
1625,  avec  Pierre  de  Bridieu,  son  frère,  écuyer,  sei- 
gneur de  la  Baron,  sur  le  partage  des  biens  de  Jean 
de  Bridieu,  leur  frère  aîné.  Il  eut  de  son  mariage  : 

1 .°  Gabriel,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Antoine  de  Bridieu,  écuyer,  seigneur  de  Li- 
nières, maître-d'hôtel  ordinaire  du  Roi,  marié 
avec  Louise  -de  Chasteignier,  dame  de  Vernelles, 
fille  de  Claude  Chasteignier  de  la  Roche-Posay, 
seigneur  de  Vernelles  et  d'Erfougeard,  et  de 
Jeanne  de  Coué.  Il  laissa  de  ce  mariage  : 

a.  Annet  de  Bridieu,  élève  page  du  Roi  en  sa 
petite  écurie,  mort  à  l'âge  de  seize  ans  ; 

b.  Roger-Antoine     de    Bridieu,     ecclésiastique; 
-,.              c.  Marie- Louise  de  Bridieu,  mariée,  le  i3  août 

i663,  à  Elie  de    Billy,   écuyer  ,  seigneur  de 


DE  BRIDIEU.  239 

Montguignard,  de  la  Villetertre,  de  Romé- 
nil,  de  Bachaumont,  etc.,  père  de  Marie- 
Louise  de  Billy  ,  mariée,  le  6  novembre  1708, 
à  Claude  de   Bridieu,  seigneur    du   Claveau; 

d.  Henriette  de  Bridieu  ; 

e.  Marie  de  Bridieu: 

3.°  Marie  de  Bridieu,  née  le  16  juillet  1598,  ma- 
riée à  René  de  Préaux,  seigneur  de  Rez,  en 
Touraine,  dont  postérité  ; 

4.0  Henriette  de  Bridieu,  morte  en  bas  âge. 

VII.  Gabriel  de  Bridieu,  écuyer,  seigneur  du  Cla- 
veau, gendarme  de  la  compagnie  de  Monsieur,  frère 
du$  Roi  ;  capitaine  et  gouverneur  des  ville  et  château 
de  Mézières,  né  le  18  juillet  1592,  au  château  de  Ville- 
bois,  épousa,  i.°  par  contrat  du  20  octobre  1624, 
Polixène  de  Marolles,  morte  le  8  mai  1647,  ^^e  de 
haut  et  puissant  seigneur  messire  Claude  de  Marolles, 
seigneur  de  Marolles,  de  la  Rochère,  du  Breuil,  cheva- 
lier de  l'ordre  du  Roi,  lieutenant  des  chevau-légers  du 
duc  de  Nevers  ;  et  d'Agathe  de  Châtillon  de  Soleillan  : 
2.0  le  premier  juin  1649,  L°mse  Gilbert.  Ses  enfants 
furent  : 

Du  premier  lit  : 

1 .°  Dieudonné  de  Bridieu,   prieur  de  Saint-Martin 

deVertou  ; 
2.0  Claude,  dont  l'article  suit; 
3.°  Michel  de  Bridieu,        \ 
4.0  Gabriel  de  Bridieu,       f  ,      . 

!.•  Louis  de  Bridieu,  morts  en  bas  âge; 

6.°  Antoine  de  Bridieu,     ' 
7.0    Roger    de   Bridieu,    écuyer,  capitaine  dans  le 

régiment  de  Normandie; 
8.°    Marie  de  Bridieu; 
9.0   Polixène  de  Bridieu  ; 
io.°  Isabelle  de  Bridieu,     \ 
1 1.°  Jeanne  de  Bridieu,     /  , 

1 2.»  Agathe  de  Bridieu,       mortes  en  bas  age  ; 
1 3 ,°  Louise  de  Bridieu,      ' 

Du  second  lit  : 
14.0  Gabriel-François  de  Bridieu  ; 


240  DE  BRIDIEU. 

i5.°  Jean  de  Bridieu  ;  |  :ume 

16. °  Madelaine de  Bridieu,    i'  ' 

17.0  Claire-Thérèse  de  Bridieu. 

VIII.  Claude  de  Bridieu,  Ier  du  nom,  e'cuyer,  sei- 
gneur du  Claveau,  de  Montbron  et  de  Luchet,  maréchal- 
des-logis  de  la  première  compagnie  des  mousquetaires 
du  Roi,  puis  lieutenant  de  la  compagnie  des  chevau- 
légersde  M.  le  duc  de  Guise,  et  gouverneur  de  Mézières, 
en  Brenne,  épousa,  en  secondes  noces,  le  i3  juin  1678, 
Catherine  de  Bartet,  fille  d'Isaac  de  Bartet,  seigneur 
de  Mézières,  premier  secrétaire  du  cabinet  du  Roi, 
ci-devant  résidant,  pour  la  cour  de  Pologne  à  la 
cour  de    France,  et  de  Marie    Rioland.  Il  eut  pour  jls  : 

IX.  Claude  de  Bridieu,  IIe  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur du  Claveau,  marié,  par  contrat  du  6  novembre 
1708,  à  Marie-Louise  de  Billy,  fille  d'Elie  de  Billy, 
écuyer,  seigneur  de  la  Villetertre,  de  Roménil,  de 
Marquemont,  etc.,  et  de  Marie-Louise  de  Bridieu.  De 
ce  mariage  est  issu  : 

X.  Claude-Louis-Nicolas  de  Bridieu,  baptisé  le  pre- 
mier février  171  r,  et  reçu  page  de  la  Reine,  le  29  août 
1729,  sur  les  preuves  de  sa  noblesse. 

SECONDE  BRANCHE. 

VI.  Pierre  de  Bridieu,  Ier  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur de  la  Baron,  de  la  Saulaie  et  du  Breuil,  l'un 
des  cent  gentilshommes  de  la  maison  du  Roi,  comman-' 
dant  pour  Sa  Majesté  au  château  de  Villebois,  en  An- 
goumois,  quatrième  fils  de  Jacques  de  Bridieu,  seigneur 
de  la  Géole,  et  de  Gabrielle  de  Rigal,  transigea,  le 
25  juillet  1625,  avec  Dieudonné  de  Bridieu,  au  sujet 
de  la  succession  de  Jean  de  Bridieu,  leur  frère  aîné.  Il 
avait  épousé,  le  i3  février  1593,  Gabrielle  de  Mont- 
fort,  dame  du  Breil,  en  Normandie,  et  de  la  Baron, 
en  Mirbàlais,  fille  de  Guillaume  de  Montfort,  écuyer, 
seigneur  des  mêmes  lieux,  et  de  Marie  Laine.  De  ce 
mariage  sont  issus: 

1 .°  Jean,  dont  l'article  suit  ; 

2.0   François  de   Bridieu,  prieur  de  Saint-Léonard, 
grand-vicaire  de  Reims  ; 


NOBILIAIRE 

UNIVERSEL 

DE   FRANCE 

OU  RECUEIL  GÉNÉRAL 

DES  GÉNÉALOGIES  HISTORIQUES 

DES    MAISONS    NOBLES    DE    CE    ROYAUME 


M.    DE    SAINT-ALLAIS 


AVEC    LE    CONCOURS 


DE    MM.    DE    COURCELLES,    L'ABBÉ    LESP1NE,    DE    SAINT-PONS 

ET    AUTRES    GENEALOGISTES    CELEBRES 


TOME   DOUZIEME 


DEUXIEME     PARTIE 


PARIS 

LIBRAIRIE    ANCIENNE    ET  MODERNE 
baçhelin-deflôrenne 

Société  anonyme  au  capital  de   r,5oo,ooo   francs. 

8IÉGE    SOCIAL:     3,     QUAI     MALAQUAIS,     3 

MDCCCLXXVI 


DE  BRIDIEU.  24I 

3.°  Pierre  de  Bridieu,  prieur  de  Saint-Léonard, 
après  la  mort  de  son  frère; 

4.0  Louis  de  Bridieu,  baron  de  B'onnay,  vicomte 
de  Germini  ,  lieutenant  -  général  des  armées  du 
Roi,  mort  le  6  mars  1677.  Il  avait  servi  long- 
tems  dans  l'infanterie,  lorsqu'il  fut  fait  lieute- 
nant-colonel du  régiment  d'infanterie  du  duc 
de  Guise,  par  commission  du  6  juin  1644.  Il 
était ,  la  même  année,  au  siège  de  Gravelines  ; 
à  ceux  de  Bourbourg  et  de  Menin,  en  1645.  On 
le  fit  lieutenant  de  Roi  à  Guise,  par  provisions 
du  5  juin  1646,  et  commanda,  dans  cette  place, 
jusqu'à  la  paix;  maréchal  de  camp,  par  brevet 
du  22  mars  1649,  il  défendit,  en  i65o,  la  ville 
et  le  château  de  Guise  contre  les  Espagnols  ;  il 
soutint  vingt-quatre  jours  de  tranchée  ouverte, 
et  quoiqu'il  y  eût  trois  brèches  considérables  au 
château ,  il  ne  voulut  entendre  aucune  capitula- 
tion ,  donna  le  tems  au  maréchal  du  Plessis  de 
venir  le  secourir.  Les  Espagnols  furent  contraints 
de  lever  le  siège. 

Le  Roi,  en  considération  de  cette  défense  qui 
sauvait  l'état,  les  ennemis  étant  maîtres  de  venir 
à  Paris  après  la  prise  de  Guise,  lui  donna  les 
domaines  de  cette  ville,  pour  en  jouir  sa  vie 
durant;  le  nomma,  par  brevet  du  i5  janvier  i652, 
chevalier  de  ses  ordres ,  pour  être  reçu  ,  lors- 
qu'il y  aurait  une  promotion,  et  lieutenant-général 
de  ses  armées,  par  pouvoir  du  10  juillet  suivant. 
Il  se  démit  de  son  régiment  de  cavalerie  en  1657, 
en  leva  un  autre,  par  commission  du  10  décembre 
1673  ;  obtint  *le  gouvernement  de  Guise,  à  la 
mort  du  duc  de  ce  nom,  par  provision  du  3  mai 
1675.  Il  le  conserva  jusqu'à  sa  mort,  arrivée  avant 
d'avoir  été  reçu  chevalier  des  ordres ,  et  sans 
postérité; 

5.°  Jacques  de  Bridieu,  sieur  de  Courteille; 

6.°  Catherine  de  Bridieu  ,  dite  de  Sainte-Dorothée  , 
religieuse  à  Saint-Pierre  de  Reims; 

7.0  Madelaine  de  Bridieu,  morte  jeune  ; 

8.°  Louise  de  Bridieu,  femme  d'Alexandre  de  Ga- 
Iard  de  Béarn  ,  seigneur  de  Saint  -  Maurice  - 
Brossée  ; 


16 


242  DK  BRIDIEU. 

9.0  Renée  de  Bridieu,  morte  en  bas  âge. 

VII.  Jean  de  Bridieu,  écuyer  seigneur  de  la  Baron, 
épousa,  le  21  février  1634,  Marie  Rogier ,  veuve  de 
Pierre  Thubert,  conseiller  du  Roi  au  siège  présidial  de 
Poitiers,  dont  il  eut  : 

VIII.  Pierre  de  Bridieu,  IIe  du  nom,  e'cuyer,  sei- 
gneur de  la  Baron,  de  la  Saulaie  et  de  la  Jalletière,  fit 
hommage  des  fief  et  maison  noble  de  la  Baron,  à  Jacques 
de  Mesgrigny,  comme  châtelain  de  Chéneché,  le  2  no- 
vembre 1659;  épousa,  par  contrat  du  23  octobre  1660, 
Françoise  Berland,  fille  de  Jacques  Berland,  écuyer, 
seigneur  du  Plessis,  et  de  Madelaine  Carré,  et  fut  main- 
tenu dans  sa  qualité  de  noble  et  d'écuyer,  dont  il  jus- 
tifia la  possession  depuis  l'an  1449,  par  ordonnance  de 
M.  Bàrentin,  maître  des  requêtes  et  commissaire  départi 
dans  la  généralité  de  Poitiers,  du  16  août  1667.  De 
son  mariage  vint: 

IX.  Jacques  de  Bridieu,  IIe  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur de  la  Baron,  marié,  le  25  février  1691  ,  avec 
Florence  de  Maillasson,  veuve  de  Jean-François  Périgord 
de  Macé,  capitaine,  premier  brigadier  des  ingénieurs 
du  Roi,  en  ses  camps  et  armées  en  Irlande.  De  ce  ma- 
riage est  issu  : 

X.  Charles  -  Paul  -  Jacques  -  Joseph  de  Bridieu,  sei  - 
gneur  de  la  Baron,  né  le  2  3  mars  1692,  marié,  le  i5 
mai  17 19,  avec  Armande-Marie-Claude  de  Bergeron, 
fille  d'Antoine  de  Bergeron,  seigneur  de  la  Goupillière, 
de  Montreuil  et  de  Neuilly,  ci-devant  intendant  des 
armées  du  Roi  ,  et  de  la  province,  de  la  Sarre  ,  et  de 
Claude  Scaron.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Charles-Marie-Joseph  de  Bridieu,  né  le  19  mai 
1721,  reçu  page  de  la  Reine  le  20  novembre 
1735,  mort  sans  postérité  ; 

2.0  Charles-Marie-Marthe,  dont  l'article  suit; 

3.°  Louis-Félicité,  qui  fonde  la  troisième  branche, 
rapportée  ci-après; 

4.0  Marie  -  Jeanne  -  Marguerite  de  Bridieu  ,  née  le 
23  novembre  1724,  reçue  à.  Saint-Cyr,le  19  juil- 
let 1735  ; 

5.°  Aimée  de  Bridieu,  mariée  à  Jacques  Chauvelin, 
seigneur  de  Beauregard  ; 


DE  BRIDIEU.  243 

6.°  Deux  autres,  filles,   mortes   sans  alliance. 

XI.  Charles  -  Marie  -  Marthe ,  marquis  de  Bridieu, 
seigneur  de  Saint  -  Germain  -  sur  -  Indre  ,  Fourchette  , 
Montreuil  et  autres  lieux,  capitaine  au  régiment  de 
Mestre-de-Camp,  dragons,  chevalier  de  Saint -Louis, 
a  épousé,  le  i5  avril  i765,  demoiselle  Marie-Catherine 
le   Boucher  de  Verdun.    De  ce   mariage  vinrent  : 

i.°  Charles  -  Félicite' ,  marquis  de  Bridieu,  officier 
au  régiment  des  chasseurs  du  Hainault.  Il  émigra, 
fit  la  campagne  de  1792  à  l'armée  des  princes, 
servit  après  le  licenciement  dans  un  corps  alle- 
mand, et  fut  tué  en    1796.   Il  n'était  pas  marié. 

2.0  Edouard-Alexandre,  page  d'Orléans,  lieutenant 
au  régiment  d'Orléans,  cavalerie.  Il  émigra,  fit 
la  campagne  de  1792  dans  l'armée  des  princes; 
après  le  licenciement,  il  servit  dans  le  corps  de 
Béon,  et  fut  tué  au  siège  de  Bruges.  Il  n'avait 
pas  été  marié; 

3.°  Cyprien-Joseph-Louis,  dont  l'article  suit. 

XII.  Cyprien-Joseph-Louis,  marquis  de  Bridieu, 
chevalier  de  l'ordre  de  Saint -Jean  de  Jérusalem,  page 
d'Orléans,  a  émigré  à  l'âge  de  16  ans,  a  fait,  avec  ses 
frères,  la  campagne  de  1792  dans  l'armée  des  princes; 
rentré  en  France  en  1801,  à  l'amnistie,  trouva  sa  mère 
morte  des  suites  de  la  persécution  qu'elle  avait  éprouvée, 
et  ses  biens  vendus.  Il  n'accepta  aucune  place,  et 
épousa,  en  17...,  Elisabeth  de  Mallevaud,  fille  de  Fran- 
çois-Henri de  Mallevaud,  chevalier,  seigneur  de  Mari- 
gny,  ancien  capitaine  au  régiment  Royal- Infanterie, 
chevalier  de   Saint-Louis.    De  ce  mariage  sont   issus   : 

i.°  François-Henri-Antoine  de  Bridieu; 

2.0  Louis-Amédée  de  Bridieu; 

3.°  Louis-Marie- Frédéric  de  Bridieu; 

4.0  Marie-Charles-Alfred  de  Bridieu  ; 

5.°  François-Charles  de  Bridieu. 


TROISIÈME  BRANCHE. 

XI.  Louis -Félicité  de  Bridieu,  chevalier,  seigneur 
de  la  Baron,  qui  lui  fut  cédée  par  son  frère  aîné,  était 
le  troisième  fils  de  Charles- Paul-Jacques- Joseph^de  Bri- 


244  NAYLIES. 

dieu,  et  de  Marie- Armande- Claude  de  Bergeron.  Il  fut 
capitaine  au  service  d'Allemagne,  et  épousa,  en  1767, 
demoiselle  Marguerite  -  Ortaire  Thibaut  de  la  Carte.  De 
ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Antoine- Louis,  page  de  monseigneur  le  comte 
d'Artois,  en  1785,  officier  au  régiment  de  Pi- 
cardie, infanterie.  Il  émigra ,  fit  plusieurs  cam- 
pagnes; pris  par  les  troupes  républicaines  de 
France,  il  se  confia  à  la  loyauté  de  leur  général, 
et  fut  massacré  par  ses  ordres.  Il  n'avait  pas  été 
marié; 

2.0  Louis-Geneviève,   dont  l'article  suit; 

3.°  Roch,  propriétaire  des  Roches,  resté  en  France 

lors    de    l'émigration,  à  raison    de    son   extrême 

jeunesse. 

XII.  Louis  -  Geneviève  de  Bridieu,  chevalier,  maire 
de  Négron,  département  d^ndre- et- Loire ,  a  émigré, 
fait  la  campagne  de  1792  à  l'armée  des  princes,  et  est 
rentré  à  l'amnistie. 

Armes  :  d'azur,  à  la  macle  d'or,  cramponnée  double 
en  la  partie  supérieure  ;  accompagnée  de  trois  étoiles 
du  même. 


NAYLIES;  famille  originaire  du  Languedoc,  repré- 
sentée  par  : 

Messire  Joseph-Jacques  de  Naylies  ,  ancien  capitaine 
du  régiment  Dauphin,  officier  supérieur  des  gardes  du 
corps  de  Monsieur,  chevalier  des  ordres  royaux  de  Saint- 
Louis  et  de  la  Légion  d'honneur.  Il  a  suivi  le  Roi  à 
Gand ,  et  a  été  condamné  à  mort  par  Bonaparte ,  le 
3o  mai    181 5.   Il  n'est  pas  encore  marié. 

Armes  :  d'azur,  au  dauphin  d'or,  menacé  d'une 
flèche  tombante  du  même;  au  chef  d'argent,  chargé  de 
trois  molettes  de  sable. 


DE  LONJON. 


245 


LONJON  (de),  famille  originaire  de  Guienne, 
maintenue  dans  sa  noblesse  par  jugement  de  M.  Pellot, 
intendant  de  la  généralité  de  cette  province,  rendu  à 
Montauban,  le  10  juin  1667,  sur  la  production  de  ses 
titres. 

Les  guerres  et  les  troubles  dont  la  Guienne  a  été  si 
souvent  le  théâtre  depuis  le  quatorzième  siècle,  et  qui 
ont  détruit  ou  spolié,  dans  cette  province,  la  plupart 
des  dépôts  publics  de  titres,  n'ont  permis  à  cette  famille 
de  remonter  sa  filiation,  qua  Samuel,  ci-après,  lequel 
avait  un  frère  nommé  Balthasard  de  Lonjon,  officier  de 
cavalerie  dans  la  compagnie  du  seigneur,  marquis  de 
Mirepoix,  en  1543. 

I.  Samuel  de  Lonjon,  qualifié  noble,  seigneur  de 
Ricaumont  et  de  Roquefort,  habitant  du  lieu  de  Saint- 
Sardos,  province  de  Guienne,  diocèse  de  Montauban, 
vivait  en  i5i8,  ainsi  qu'il  résulte  des  lettres  portant 
concession  de  plusieurs  privilèges  et  indulgences  à  lui 
expédiés  par  Bertrand  de  Séguier,  commissaire  subdé- 
Jégué  du  pape  Léon  X,  et  du  roi  François  Ier,  en 
considération  des  secours  qu'il  avait  donnés  à  la  religion, 
lors  d'une  expédition  faite,  dans  ce  tems,  contre  les 
Turcs,  et  autres  ennemis  du  nom  chrétien.  Il  épousa 
demoiselle  Jeanne  de  Monier,de  laquelle  il  eut: 

i.°  Pierre,  qui  fut  prêtre  et  fonda  dans  Téglise  de 
Larrazet,  une  chapelle  qui  doit  être  servie  par 
six  prêtres; 

2.°  Biaise  de  Lonjon,  qui  suit. 

II.  Biaise  de  Lonjon,  Ier  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  Ricaumont  et  de  Roquefort,  habitant  au  lieu  de 
Larrazet,  en  Guienne,  diocèse  de  Montauban,  servit 
en  qualité  d'homme  d'armes  dans  la  compagnie  du  sei- 
gneur de  Montluc,  lieutenant-général  pour  le  Roi,  en 
Guienne,  comme  il  appert  d'une  procuration  passée 
devant  Laborde,  notaire,  le  i3  avril  i568,  faite  audit 
Biaise  par  Jean.de  Colanges,  à  l'effet,  par  lui,  de  se 
présenter    pour  lui    à    la  prochaine    montre    qui  se  fera 


246  DE  LONJON. 

en  ladite  compagnie,  y  prendre  et  recevoir,  en  son 
nom,  la  solde  et  gages  à  lui  dus  en  cette  montre.  Il 
nomma,  en  qualité  de  patron  et  d'héritier  de  Pierre  de 
Lonjon,  prêtre,  à  une  des  six  places  de  la  fondation  faite 
par  ledit  Pierre  dans  l'église  de  Larrazet.  Il  avait  épousé, 
■par  contrat  du  8  mars  1 543,  -  passé  devant  Geraud  Bon- 
neval,  notaire,  demoiselle  Isabeau  de  Varennes,  fille 
de  feu  Pierre  de  Varennes,  écuyer,  et  de  Catherine  de 
Roux  de  Saint-Aignan,  dont  il  eut: 

i.°  Guillaume,  qui  suit; 

2.0  Robert,  auteur  de    la  branche  des  seigneurs  de 

la  Prade,  mentionnée  en  son  rang; 
3.°  Autre  Guillaume,  décédé  sans  alliance; 
4.°  Louise  de  Lonjon. 

III.  Guillaume  de  Lonjon  de  Ricaumont,  écuyer, 
né  le  4  août  1549,  à  Larrazet,  seigneur  de  Ricaumont, 
fit  un  échange  avec  Biaise,  son  père,  par  acte  du  16  mai 
i56i,  passé  devant  Capolandy,  notaire.  Il  commandait 
à  Larrazet,  en  1576,  comme  il  se  justifie  par  une  dé- 
libération de  la  communauté  dudit.lieu,  du  22  janvier 
de  la  même  année,  visée  dans  le  jugement  rendu  le 
10  juin  1667;  et  avait  épousé,  par  contrat  du  8  février 
1 57 1,  passé  devant  Jacques  Lagairie,  notaire  de  Saint- 
Nicolas,  demoiselle  Jeanne  d'Hugues,  fille  de  Bernard, 
seigneur  de  Vitalis,  et  d'Hélène  de  Montalzac,  de  la- 
quelle vinrent: 

i.°  Biaise,  qui  suit; 

2.0  Guillaume,   auteur  de   la  branche  des  seigneurs 

de  la  Grange,  rapportée  ci-après; 
3.°  Etienne,  mort  jeune; 
4.0  Marie  de  Lonjon  ; 
5.°  Jeanne  de  Lonjon; 
6.°  Marguerite  de  Lonjon. 

IV.  Biaise  de  Lonjon  de  Ricaumont,  IIe  du  nom, 
écuyer,  épousa,  i.°,  le  3  mars  i52i,  acte  passé  devant 
Devaux,  notaire,  Jeanne  du  Prat  ;  2.0,  le  27  février 
i656,  devant  Dussaut,  notaire,  Anne  de  Mouilhet, 
morte  sans  postérité.   Les  enfants  du  premier  lit  furent  : 

i.°  Jean,  qui  suit; 

2.0  Guillaume,  mort  jeune; 


DE  LONJON.  247 

3.°  Etienne,    religieux  à    l'abbaye    de   Grandselve, 

diocèse  de  Toulouse,  ordre  de  Citeaux  ; 
4.0  Catherine  de  Lonjon. 

V.  Jean  de  Lonjon  de  Ricaumont,  écuyer,  né  le 
7  juin  1622,  maintenu  dans  sa  noblesse,  sur  la  repré- 
sentation de  ses  titres,  par  jugement  de  M.  Pellot, 
rendu  le  10  juin  1667  ;  servit,  lors  de  la  convocation 
de  la  noblesse,  à  l'arrière-ban,  comme  il  appert  du 
certificat  que  lui  donna,  le  4  juin  1674,  le  maréchal 
d'Albret,  gouverneur  et  lieutenant-général  en  Guienne, 
et  y  commanda  la  noblesse,  en  qualité  de  maréchal-des- 
logis,  ainsi  qu'il  se  justifie  par  les  lettres  de  Sa  Majesté, 
accordées  à  Jean  de  Lonjon  de  la  Prade,  le  24  août 
1659.  Il  avait  épousé  Jeanne  de  Mieulet,  qu'il  institua, 
son  héritière,  et  mourut  sans  postérité,  le  10  janvier 
1695. 


Branche  des  seigneurs  de  la  Grange. 

IV.  Guillaume  de  Lonjon,  écuyer,  habitant  de  Lar- 
razet  ;  second  fils  de  Guillaume,  et  de  Jeanne  d'Hugues, 
épousa,  par  contrat  du  3  février  1602,  passé  devant 
Bretereche,  notaire  royal  de  la  ville  de  l'Isle-Jourdain, 
demoiselle  Rose  du  Puy,  fille  denoble  Antoine  du  Puy, 
écuyer,  et  de  dame  Jeanne  d'Ornezan.  Par  cet  acte, 
sa  mère,  alors  veuve,  lui  donna  tous  ses  biens,  pour, 
y  est-il  dit,  accroître  les  nom  et  armes  de  sa  maison. 
De  son  mariage  il  eut  : 

1 .°  Antoine , 

2.0  Jean-Antoine, 

3.°  Robert, 

4.0  Dominique,         \  morts  jeunes  et  sans  alliance; 

5.°  Marguerite, 

6.°  Jeanne, 

7.0  Jean,  qui  suit; 

8.°  Alexandre,  sieur  de  Vitrac,  avec  lequel  Jean 
de  Lonjon  transigea  au  sujet  de  le  succession  de 
leurs  père  et  mère,  le  29  septembre  1654,  par 
acte  passé  devant  Bruguières,  notaire  ;  il  mouut 
sans  alliance  ; 

9.0  François,  docteur  en  théologie,  proviseur  du 
collège  Saint-Bernard  de  Toulouse; 


048  DE  LONJON. 

io  et  ris  Deux  autres  enfants. 

V.  Jean  de  Lonjon,  écuyer,  seigneur  de  la  Grange, 
né  à  Larrazet,  le  pénultième  septembre  i6i3  ;  fit  un 
partage  de  biens  avec  Guillaume,  son  père,  le  2  juillet 
1646,  devant  Ossin,  notaire-  était,  en  i655,  officier 
de  cavalerie,  et  commandait  la  compagnie  du  seigneur, 
marquis  de  Mirepoix,  ainsi  qu'il  résulte  des  certificats 
de  services,  des  17,  18  et  20  septembre  i655,  et 
22  novembre  1666;  fut  maintenu  dans  sa  noblesse,  avec 
son  cousin,  par  jugement  du  10  juin  1667;  fut  appelé 
et  servit  à  Tarrière-ban,  commandé  par  Jean  de  Lonjon 
de  Ricaumont,  son  cousin,  comme  il  appert  du  cer- 
tificat à  lui  délivré  par  le  duc  d'Albret,  le  4  juin  1674, 
et  mourut,  ab  intestat,  le  12  juillet  1681.  Il  avait  épousé, 
par  contrat  du  22  juillet  1640,  passé  devant  Léonard 
et  Dupuy  (qu'on  dit  être  notaires  de  Paris,  dans  le 
vu  des  pièces  du  jugement  susdit  de  1667,  mais  qu'on 
a  reconnus  par  la  communication  des  titres  de  cette 
branche,  être  notaires  de  Dormans,  en  Champagne), 
demoiselle    Antoinette     Ozanne,     de   laquelle    naquirent  : 

i.°  Guillaume,  sieur  de  la  Grange,  officier  d'in- 
fanterie, mort  le  10  de  mars  1705,  laissant  de 
Marguerite  de  Foy,  son  épouse,  pour  fille  unique, 
Marguerite  de  Lonjon  de  la  Grange,  mariée,  par 
contrat  du  28  novembre  1701,  passé  devant  Bru- 
guières,  notaire,  à  noble  Nicolas  de  Grégoire, 
,  de  la  ville  de  Castel-Sarrasin  ; 

2.0  Jean-Baptiste-Gaston,    mort  sans  alliance; 

3.°  Dominique,  qui  suit  ; 

4.0  Jean,    officier  d'infanterie,   mort  au  service  ; 

5.°  Marguerite  de  Lonjon  ; 

6°  Jeanne  de  Lonjon  ; 

7.0  Louise  de  Lonjon,  morte  jeune. 

VI.  Dominique  de  Lonjon,  écuyer,  né  à  la  paroisse 
de  Larrazet,  le  7  mars  1649,  s'établit  à  la  ville  de 
Ganges,  en  Languedoc.  Il  donna  quittance  de  ses  droits 
à  noble  Guillaume  de  Lonjon,  son  frère  aîné,  par  acte 
du  2  juin  1680,  passé  devant  Aubeau,  notaire,  et  était, 
en  1705,  officier  au  régiment  de  Gabriac,  levé  contre 
les  fanatiques  des  Cévennes.  Dans  ces  troubles,  il  fit 
des  pertes  si   considérables,   que  sa   fortune  en    fut  près- 


DE  LONJON.  249 

que    ruinée.     Il    décéda    le   17  décembre  1719,   et  avait 

épousé,    le    6     juillet   1669,     demoiselle  Elisabeth     Val- 
gallier,  dont  il  eut  : 

i.°  Dominique,  ecclésiastique,  en  1687  ; 

2.0  Antoine,        )        ^    . 

3.°  Alexandre,   (mortS  >eune^ 

4.0  Etienne,  capitaine  au  régiment  de  Languedoc, 
infanterie;  commandant,  en  1756,  au  château 
de  Bergançon,  près  les  îles  d'Hiêres,  décédé 
capitaine  d'invalides,  à  Aiguesmortes,  en  1757, 
sans  postérité  de  N....  de  Massilian,  son  épouse; 

5.°  Jean,  cornette  au  régiment  Royal-Etranger, 
cavalerie,  mort  sans  alliance,  à  l'armée  de  Ba- 
vière, en  1742  ; 

6.°  François,  qui  suit; 

7.0  Antoine,  qui  s'expatria,  et  dont  on  ignore  la 
postérité  ; 

8.°  Elisabeth  de  Lonjon  ; 

9.0  Marie  de  Lonjon  , 

10. °  Marguerite  de  Lonjon  ; 

ii.°  Autre  Elisabeth  de  Lonjon. 

VIL  François  de  Lonjon,  écuyer,  épousa,  en  1717, 
Jeanne  Cadillac,  et  fut  légataire  dans  le  testament 
militaire  d'Etienne,  son  frère,  du  28  fe'vrier  1708,  et 
dans  celui  de  Dominique,  son  père,  du  28  janvier  1719, 
devant  la  Cam,  notaire.  Il  eut  pour  enfants  : 

i.°  Dominique,  ) 

2.0  Etienne,         <  ™rts  jeunes  ; 

3.°  François,  qui  suit; 

4.0  Antoine,  aussi  décédé  jeune  ; 

5. "Elisabeth,   morte    dans    un  âge      peu  avance  ; 

6.°  Jeanne,  morte  fille; 

7.0  Elisabeth,  vivante  en  1779; 

•■  8.°  Marie,  ) 

»  .  ,  }  mortes  jeunes. 

9.0  Autre  Jeanne,      )  ; 

VIII.  François  de  Lonjon,  IIe  du  nom,  écuyer, 
conseiller  du  Roi,  juge,  visiteur-général  des  gabelles  du 
Languecod  ,près  la  coût  des  comptes,  aides  et  finances 
de  Montpellier,  né  le  premier  février  1722;  a  épouse, 
par  contrat  du  21  septembre  1749,  passé  devant  Tar- 
teiron,  notaire,  demoiselle  Jeanne  André,  de  laquelle 
sont  issus  : 


25o  DE  LONJON. 

i .°  François-Jean,  qui  suit; 

2.0  Gabriel-Claude,  | 

3.o  Gabriel-André-Julien,  S  morts  )eunes^ 

4.0  Gabriel-Ambroise,  né  le  5  mars  1761  ,  ecclé- 
siastique ; 

5.°  Prosper-Amédée- Félicien,   né  le  28   mai    1767; 

6.°  Jeanne-Félicité,  morte  jeune; 

7.0  Magdelaine-Félicité,  née   le  29  septembre  1757; 

8.°  Vitale-Cécile-Elisabeth,  née    le  28  avril    1759; 

9.0  Christine- Rosalie-Elisabeth  ,  de  Lonjon  ,  née 
le  20  septembre  1762. 

IX.  François-Jean  de  Lonjon,  écuyer  sieur  de  la 
Grange,  né  le  4  septembre  1750,  a  épousé,  par  contrat 
du  29  juillet  1776,  passé  devant  Severac,  notaire, 
demoiselle  Jeanne-Louise  Guibal,  fille  de  Jean  Guibal, 
ancien  conseiller  du  Roi,  maire  de  la  ville  de  Montech, 
en  Languedoc,   et  de  feu    dame    Jeanne    Lafont,  dont  ; 

1 .°  Jean-Alexandre,  écuyer,    né  le   i5    avril    1777; 
2.0  Jean-Léonard    de    Lonjon    de  la    Grange  ,    né 

le  28  juin  178 1  ; 
3.°  Françoise-Jeanne-Louise,   née  le   20  juin  1778  ; 
4. °  Jeanne-Marie-Madelaine- Félicité  ,     née     le      10 

novembre  1779 . 


Branche  des  Seigneurs  de  la  Prade. 

III.  Robert  de  Lonjon,  écuyer,  habitant  du  lieu  de 
Saint-Sardos  ,  second  fils  de  Biaise  Ier  du  nom,  sei- 
gneur de  Ricaumont  et  de  Roquefort,  et  d'Isabeau  de 
Varennes,  servait  en  qualité  d'homme  d'armes  dans  la 
compagnie  du  seigneur  de  Fontenilles,  en  K-f?h  comme 
il  appert  du  certificat  de  noble  Jean-Antoine  de  la 
Roche,  lieutenant  de  la  compagnie  du  seigneur  de 
Fontenilles  son  frère,  passé  devant  Beguery,  notaire, 
le  19  décembre  i58i.  Il  est  qualifié  capitaine  dans 
l'acte  de  baptême  de  Robert  de  Lonjon ,  son  petit- 
neveu,  fils  de  Guillaume  de  Lonjon,  et  de  Rose  du 
Puy,  du  27  mars  1608;  et  dans  le  contrat  de  mariage 
du  même  Guillaume  son  neveu,  avec  ladite  du  Puy, 
du  3  février  1602.  Il  avait  épousé,  i.°  Judith  de  Gou- 
lard,     fille  de   noble    N de    Goulard  delà    Prade; 


DE  LONJON.  25t 

et  2.°  par  contrat  du  4  septembre  1578,  passé  devant 
Beguery,  notaire,  Jeanne  de  Euzon .  Du  premier  lit, 
il  eut  Marie  de  Lonjon,  mariée,  par  contrat  du  16 
juin  1624,  passé  devant  Bacquié,  notaire,  à  Gabriel 
Bernés,  écuyer;  et  du  second  lit,  Etienne  de  Lonjon, 
qui  suit. 

IV.  Etienne  de  Lonjon,  e'cuyer,  porta  les  armes 
au  service  du  Roi ,  sous  les  comtes  de  Maillé  et  de 
Bioules/  ainsi  qu'il  résulte  des  certificats  de  service 
qu'ils  lui  délivrèrent  le  19  octobre  1 635,  et  le  14 
février  1637.  Il  avait  épousé,  par  contrat  du  18  octobre 
16 17,  passé  devant  Carrière,  notaire,  Antoinette  de 
Gauthier,  fille  de  sire  Pierre  de  Gauthier,  et  de 
Catherine  de  Boutzy,  dont  : 

i.°  Bernard,  qui  suit; 

2.0  Etienne,     tige    d'une     branche     rapportée     ci  - 

après  ; 
3.°  Antoinette  de  Lonjon; 
4.0  Marguerite    de    Lonjon,    mariée    à    noble    Bal  - 

thasard  de  Bonzet  ; 
5.°  Marthe    de    Lonjon,    femme    de    noble  Bertrand 

de  Campan. 

V  .  Bernard  de  Lonjon  ,  écuyer ,  seigneur  de  la 
Prade,  dans  la  juridiction  d'Auvillars,  né  le  5  septembre 
1622,  porta  les  armes  au  service  du  Roi  avec  Etienne 
son  père,  ^sous  les  ordres  des  comtes  de  Maillé  et  de 
Bioules ,  comme  il  est  prouvé  par  des  certificats  déjà 
cités,  et  qui  sont  visés  dans  le  jugement  que  ledit 
Bernard  obtint,  le  10  juin  1667,  de  monsieur  Pellot, 
intendant  de  Guienne,  sur  la  production  de  ses  titres 
de  noblesse.  Il  fut  appelé  en  1674,  à  l'arrière-ban, 
suivant  un  certificat  à  lui  délivré,  le  4  juin  de  ladite 
année,  par  le  duc  d'Albret  ;  et  avait  épousé,  par  contrat 
du  21  août  1649,  passé  devant  Derouzier,  notaire, 
Jeanne  de  Comère,  fille  de  Madelaine  de  Gauban, 
et  de  Rairnond  de  Comère,  d'une  famille  qui  a  donné 
des  conseillers  au  parlement  de  Toulouse,  et  un  che- 
valier d'honneur,  servant,  en  1780,  au  même  par- 
lement. De  son  mariage  il  eut  : 

i.°  Jean,  qui  suit  ; 

2.0  Bernard,  mort  jeune  ; 


252  DE  LONJON. 

3."  Etienne  ,   capitaine   de    dragons    au  régiment    de 
Jacot ,  tué  à  la   bataille  de  Spire,  en   1689,    sans 
alliance  ; 
4.0  Madelaine    de  Lonjon,    mariée    à   noble    Gabriel 
d'Abbadie. 

VI.  Jean  de  Lonjon,  écuyer  seigneur  de  la  Prade, 
fut  d'abord  mousquetaire,  ensuite  capitaine  au  régi- 
ment royal  des  Vaisseaux,  infanterie,  et  eut  commis- 
sion du  Roi,  le  28  mai  1689,  pour  lever  et  commander 
une  compagnie  du  nombre  de  celles  dont  Sa  Majesté 
voulait  augmenter  ledit  régiment.  Il  avait  épousé,  par 
contrat  du  8  juin  1682,  passé  devant  Garday,  notaire, 
demoiselle  Marie  d'Agras ,  fille  d'Ambroise  d'Agras, 
et  de  dame  Françoise  Petit  de  Montbrison,  dont  : 

i.°  Etienne,  qui  suit  ; 

2.0  Bernard,    lieutenant    d'infanterie,    au    régiment 

royal  des  Vaisseaux,  tué   à  la  bataille    de   Denain, 

en  1712,  sans  alliance; 
3.°  Angélique,  morte  aussi  sans  alliance; 
4.0  Marie  de  Lonjon,  mariée  au  baron  de  Cruzy. 

VII.  Etienne  de  Lonjon,  II  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur de  la  Martinesque  et  de  la  Prade,  officier  au 
régiment  royal  des  Vaisseaux ,  produisit  ses  titres ,  et 
fut  maintenu  dans  sa  noblesse,  par  ordonnance  de" 
monsieur  Lescalopier,  intendant  de  Montauban,  rendue 
contradictoirement  le  20  septembre  1741,  avec  défenses 
aux  fermiers  des  domaines  du  Roi  de  l'y*  troubler  à 
l'avenir.  Il  avait  épousé  le  28  janvier  1716,  dans  la 
paroisse  Saint  -  Sauveur  de  Castel-Sarrasin  ,  demoiselle 
Marie  Delpech ,  fille  de  Pierre  Delpech ,  et  de  dame 
Monique  de  Prades,  et  en  a  eu  : 

i.°  Jean,  qui  suit; 

2.0  Jean  Pierre,  prieur  de  Saint-Hilaire  ; 

3.°  Autre    Jean,     mort     capitaine     au     régiment    de 


Rohan,  sans  alliance; 
0  Monique,  I  religieu; 
5.°  Thérèse,     1       tation  de  Toulouse. 


4.0  Monique,  I  religieuses    au    couvent    de    la  Visi- 


VIII.  Jean  de  Lonjon,  écuyer,  seigneur  de  la  Prade, 
de  la  Martinesque  et  de  la  paroisse  des  Avennes ,  né 
le   premier  janvier    17 17,  a  obtenu    le    24    août    1759, 


DE  LONJON.  253 

des  lettres  de  conseiller  honoraire  en  la  cour  des  aides  et 
finances  de  Montauban,  en  considération,  y  est-il  dit, 
de  ses  services,  et  aussi  en  reconnaissance  des  services 
militaires  que  sa  famille,  distinguée  en  Guienne  depuis 
i5oo  par  les  emplois,  avait  rendus-  à  l'état  suc- 
cessivement, et  notamment  ceux  des  sieurs  Jean  de 
Lonjon  de  la  Prade,  et  de  Lonjon  de  Ricaumont,  en 
1674,  lors  du  ban  et  arrière-ban,  où  ils  avaient  été 
employés,  et  que  ce  dernier  commandait,  en  qualité 
de-  maréchal-de-logis.  Il  a  épousé  dans  la  paroisse  de 
Saint- Jacques  'de  Montauban,  le  9  février  175 1 ,  demoi- 
selle Catherine  d'Escorbiac-de-Lustrac,  fille  de  messire 
Louis  d'Escorbiac-de-Lustrac,  baron  du  Bousquet,  et  de 
dame  Marguerite  de  Rigail.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Etienne-Marguerite,  dont  l'article  suit; 

2.°  Jean- Pierre-Marthe,  né  le  27  juin  1755,  aussi 
reçu  page  de  la  petite  écurie  du  Roi,  le  28 
juin  1771,  et  capitaine  de  dragons  au  régiment 
de  la  Rochefoucauld,  en  1774,  où  il  servit  jus- 
qu'en 1792,  qu'il  quitta  la  France  comme  son 
frère  aîné.  Il  a  été  reçu  chevalier  de  Malte,  et 
est  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- 
Louis.  Il  a  épousé  Jeanne-Mjjrie- Victoire  de 
Corneillan,  dont  il  n'a  point  d'enfants; 

3.°  Françoise-Thérèse  de  Lonjon,  née  le  3o 
novembre  1726;  mariée  lé  6  septembre  1773, 
à  messire  Jean-Joseph,  vicomte  de  Grossoles, 
ancien  capitaine  de  dragons,  et  chevalier  de 
Saint-Louis,  dont:  Joséphine  de  Grossoles, 
mariée,  i.°  à  M.  le  comte  de  BeaUmont;  2.0  à 
M.  de  Saint- Julien,  maréchal -des -logis  des 
gardes-du-corps,  lieutenant-colonel  de  cavalerie, 
chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- 
Louis.  » 

IX.  Etienne-Marguerite  de  Lonjon,  écuyer,  né  le 
16  février  1754,  reçu  page  du  Roi  en  sa  petite  écurie, 
le  premier  juillet  1768,  officier  au  régiment  de  Noailles, 
dragons,  en  1772,  où  il  devint  capitaine  en  1781,  y 
a  servi,  en  cette  qualité,  jusqu'en  1792,  époque  où  il 
quitta  son  corps  pour  émigrer,  et  faire  la  campagne  de 
1792  dans  l'armée  des  princes.  Il  a  été  reçu  chevalier 
de     Malte   en  chapitre,   et    est  décoré,  depuis  la    restau- 


254  DE  LONJ°N. 

ration,  de  la  croix  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- 
Louis.  Il  a  épousé,  en  1782,  Marie  de  l'Auvergne,  fille 
de  M.  Clément  de  l'Auvergne,  baron  de  Labescau,  et 
de  dame  Marie-Anne  de  Bret,  dont  sont  issus: 

i.°  Clément-François-Louis-Joseph  de  Lonjon; 

2.0  Jean- Pierre-Marthe-Alphonse    de   Lonjon,   reçu 

chevalier  de  Malte; 
3.°    Etienne-Albert    de    Lonjon,  aussi  chevalier  de 

Malte,    brigadier    des    gardes-du-corps    du    Roi. 

Branche  sortie  de  la  précédente. 

V.  Etienne  de  Lonjon,  écuyer,  habitant  du  lieu 
de  Saint-Sardos,  second  fils  d'Etienne  et  d'Antoinette 
de  Gauthier,  baptisé  à  la  paroisse  de  Saint-Sardos, 
le  11  avril  1640,  maintenu  dans  sa  noblesse,  le  10 
juin  1667,  mort  le  2  3  avril  1716,  avait  épousé  par 
contrat  du  21  janvier  1674,  Passé  devant  Charles 
Dupouilh,  notaire,  Jeanne  du  Barry,  fille  de  noble 
Jean-François  du  Barry,  sieur  de  Lesqueron,  et  d'Angé- 
lique de  Lannes,  de  laquelle  il  eut: 

i.°  Jean,  mort  en  bas  âge; 
2.0  François,  qui  suit; 
3.°  Angélique  de  Lonjon. 

VI.  François  de  Lonjon,  écuyer,  baptisé  à  la  paroisse 
de  Saint-Sardos,  le  27  novembre  1680,  décédé  en 
1750,  avait  épousé,  par  contrat  du  9  décembre  1706, 
passé  devant  Lamalathie,  notaire,  demoiselle  Josephe 
Delpoux-de-Naffines ,  fille  de  Jean  Delpoux-de-Nafiines, 
et  de  dame  Anne  de  Lachenail,  dont: 

1 .°  Joseph ,  1 

2.°  Pierre,  |  ^«s  jeunes; 

3.°  Jean-Bernard,    écuyer,    sieur    de    Ricaumont, 

né  le  10  mars  171 2,  vivant  sans  alliance; 
4.0  Pierre,  qui  suit; 
5.°  Joseph,  mort  sans  alliance  en  1777; 
6.°  Et  Marie  de  Lonjon,  morte  jeune. 

VII.  Pierre  de  Lonjon,  écuyer,  sieur  de  Bieulesques, 
baptisé  le  i5  mars  1714,  à  la  paroisse  de  Saint-Sardos, 
s'est  établi    à  Toulouse,    et  est    décédé  le  4    septembre 


NOURY.  255 

1778.  Il  avait  épousé,  par  contrat  du  quatre  novembre 
1753,  passé'  devant  Etienne  Linas,  notaire,  demoiselle 
Marie  de  Vinssac,  fille  de  Jean-Baptiste  de  Vinssac, 
conseiller  du  Roi  et  son  procureur  au  pays  de  Rivière 
Verdun,  et  de  dame  Marianne  Montloge,  de  laquelle 
il  a  eu  plusieurs  enfants  morts  jeunes;  et  Jean-Francois 
de  Lonjon  de   Ricaumont,  écuyer,  né  le    21    mars   1764. 

Armes:  d'or,  à  une  bande  de  gueules.  La  branche  de 
la  Prade,  depuis  environ  1600,  a  adopté  pour  brisure, 
un  chef  de  gueules,  chargé  d'une  croix  pâtée  et  alésée 
d'argent,  l'écu  sommé  d'un  casque  à  trois  grilles,  posé 
de  profil,  orné  d'un  bourrelet  tortillé  d'or  et  de  gueules, 
et  de  ses  lambrequins  d'or,  doublés  de  gueules. 


NOURY.  François  Noury,  négociant  à  Orléans,  né 
en  cette  ville  en  1771  ,  a  épousé,  le  28  avril  1799, 
demoiselle  Janne  -  Paule  -  Olympe  Vialetes  d'Ai  - 
gnan  de  Montauban.  Voye\  cet  article,  page  2  23.  Il  a 
été  nommé  premier  adjoint  à  la  mairie  de  ladite  ville, 
par  ordonnance  de  S.  M.,  du  10  janvier  181 6;  capi- 
taine des  grenadiers  de  la  garde  nationale  ;  il  reçut  de 
sa  compagnie,  le  8  juillet  de  la  même]  année,  une  riche 
épée  avec  les  emblèmes  de  la  surveillance,  comme  ad- 
joint à  la  mairie,  de  la  force  comme  capitaine,  et  du 
commerce  comme  négociant.  Il  a  été  l'un  de  ceux  qui 
ont  le  plus  puissamment  contribué  à  l'organisation  de 
cette  garde,  aujourd'hui  l'une  des  plus  belles  et  des 
mieux  exercées  du  royaume.  Pendant  l'interrègne  il 
refusa  d'accepter  le  grade»  qu'on  lui  offrit  dans  la  réorga- 
nisation de  la  garde,  et  refusa  également  de  voter  comme 
membre  du  collège  d'arrondissement. 

Depuis  le  commencement  de  la  révolution  ,  et  au 
milieu  de  plus  grands  dangers,  il  a  constamment  donné 
des  preuves  du  royalisme  le  plus  pur,  il  a  passé  les 
années  1792  et  une  partie  de  1793  en  Espagne,  où  il  a 
eu  l'occasion  de  rendre  les  plus  grands  services  à  une 
foule  de  malheureux  prêtres  émigrés.  A  Soria  (vieille 
Castille  )  quatorze  d'entr'eux  étaient  lapidés  par  la  milice 
du  pays  qui  ne  se  doutait  pas  qu'ils  fussent  ecclésiasti- 
ques, et  qui  ne  voyait  en  eux   que   des  Français  auxquels 


256  NOURY. 

tout  le  peuple  avait  voué  une  haine  mortelle;  il  sauta 
par  une  fenêtre  qui  avait  plus  de  12  pieds  d'élévation, 
et  fit  facilement  reconnaître  à  cette  troupe  égarée  l'erreur 
dans  laquelle  elle  était  ;  il  les  conduisit  en  triomphe  chez 
le  respectable  comte  de  Gomara,  gouverneur,  qui  leur  fit 
donner  les  secours  les  plus  généreux  :  dans  la  même  ville, 
il  procura  une  voiture  commode,  des  malles,  et  un  con- 
ducteur à  deux  carmelittes  d'Agen,  aussi  âgées  qu'in- 
firmes, qui  venaient  de  faire  soixante  lieues  dans  une 
charrette  découverte  attelée  de  deux  bœufs,  à  travers 
les  Pyrénées  et  au  milieu  des  neiges,  et  qui  avaient 
encore  plus  de  quatre-vingts  lieues  à  parcourir  pour  se 
rendre  à  Avila,  lieu  de  leur  destination,  et  pourvut 
enfin,  par  une  quête,  à  leur  subsistance,  pour  le  reste 
de  ce  pénible  voyage. 

De  Pampelune  il  fut  à  Saint-Jean-de-Luz,  arracher  le 
marquis  de  Chardonneraye,  émigré,  qui  y  avait  été  arrête, 
passa  au  milieu  des  postes  français,  et  le  reconduisit 
dans  les  bras  de  sa  famille  plongée  dans  les  craintes  et  la 
douleur  la  plus  vive. 

Il  quitta  l'Espagne  au  mois  d'avril  1793,  emportant 
les  certificats  les  plus  honorables  délivrés  par  M.  le  mar- 
quis de  Timbrune,  ancien  gouverneur  de  l'école  militaire, 
de  monseigneur  de  Coucy,  ancien  évêque  de  la  Rochelle, 
maintenant  à  Paris,  et  d'une  foule  d'autres  émigrés  de 
distinction,  il  fut  mis  lui-même  sur  la  liste  des  émigrés. 
Rentré  en  France,  il  ne  tarda  pas  à  donner  dans  sa 
ville  de  nouvelles  preuves  de  son  amour  pour  les  Bour- 
bons, et  de  son  aversion  pour  ceux  qui  les  avaient  per- 
sécutés, il  le  fut  bientôt  lui-même,  et  quatorze  mandats 
d'arrêt  furent  la  suite  de  son  dévouement  à  la  cause 
royale;  il  parvint  à  se  soustraire  à  plusieurs,  une  fois 
entr'autres  ,  chargé  des  dépêches  d'une  illustre  victime  , 
détenue  elle-même ,  et  qui  n'a  dû  son  salut  qu'à  un 
miracle ,  il  s'échappa ,  dans  la  forêt  de  Cercottes ,  des 
mains  de  trois  agents  du  ^Directoire  qui,  sans  qu'il  le 
sût,  l'escortaient  dans  la  diligence  de  Paris  à  Orléans, 
où  ils  devaient  mettre  â  exécution  un  mandat  d'arrêt 
du  directoire  qui  l'accusait  de  conspiration  contre  la 
sûreté  intérieure  et  extérieure  de  l'Etat;  ces  messieurs 
devaient  s'assurer  de  ses  démarches  à  son  arrivée  à  Or- 
léans, le  mandat  fut  signifié  à  son  domicile,  les  scellés 
apposés  ,  etc  .    Il  sauva  ses  précieuses  dépêches  ,   et  elles 


NOURY.  25? 

furent  remises  à  M.  le  comte  de  D.  B.,  alors  agent  du  Roi 
dans  cette  dernière  ville. 

La  première  fois  qu'il  fut  conduit  en  prison,  les 
membres  du  comité  révolutionnaire  le  firent  passer  sur 
le  cadavre  de  son  frère  qui  venait  de  mourir  en  appre- 
nant qu'un  de  ses  amis  avait  été  condamné  par  l'infâme 
Fouquier  -  Tinville. 

Il  a  signé  ^  les  certificats  de  résidence  de  plus  de 
deux  cents  émigrés,  parmi  lesquels  se  trouvaient  des 
premières  familles  de  France. 

Il  a  été  l'un  de  ceux  qui,  sous  les  ordres  du  marquis 
D.  R.,  alors  ag^nt  du  Roi,  organisa  l'enlèvement  des 
émigrés  dans  la  forêt  d'Orléans;  ces  infortunés  étaient 
conduits  par  la  gendarmerie,  et  marchaient  à  la  mort. 

Au  trop  fameux  i3  vendémiaire,  il  était  un  de  ceux  qui 
devaient  aller  se  réunir  à  Melun  pour  porter  des  secours 
aux  sections  de  Paris,  indignement  mitraillées. 

Lors  de  la  déportation  de  M  M.  Barthélémy,  Pichegru, 
Villot,  on  conçut  à  Orléans  le  projet  de  les  sauver  de  leur 
prison,  l'endroit  était  désigné  pour  l'attaque  :  on  le  com- 
muniqua à  ces  nobles  victimes  qui  s'opposèrent  à  son 
exécution  ;  M.  Noury  en  faisait  partie. 
.  Aux  trois  passages  dans  cette  ville  de  S.  A.R.  madame 
duchesse  d'Angoulême,  il  a  reçu  de  cette  illustre  'prin- 
cesse les  témoignages  les  plus  honorables  d'une  distinc- 
tion toute  particulière;  il  a  eu  l'extrême  bonheur 
d'accompagner  S.  A.  R.  dans  toutes  ses  promenades,  et 
de  répondre  à  toutes  les  questions  qu'elle  avait  la  bonté 
de  lui  faire.  A  chacun  de  ces  voyages,  Madame  a  daigné 
le  reconnaître,  l'appeler  par  son  nom,  dire  aux  per- 
sonnes qui  avaient  l'honneur  d'être  admises  à  sa  table, 
vous  ave\ici  un  excellent  garde  national,  M.  Noury,  qu'on 
le  fasse  entrer.  S.  A.  R.  daigna  lui  adresser  encore  les  choses 
les  plus  obligeantes.  Enfin  pour  mettre  le  comble  à  tant  de 
bontés,  il  a  obtenu,  à  sa  recommandation,  des  lettres  de 
noblesse  pour  lui  et  ses  descendants,  par.  ordonnance  du 
Roi,  en  date  du  8  décembre  1 8 1 6,  lettres-patentes  du  17 
janvier  18 17,  enregistrées  à  la  cour  royale  d'Orléans,  le 
5  février  même  année. 

Depuis  l'heureux  retour  du  Roi,  et  dans  les  différentes 
places  qu'il  a  occupées,  il  s'est  particulièrement  attaché 
à  rendre  service  à  ceux  qui  l'avaient  persécuté.  Les  mal- 
heureux ont    toujours   trouvé    en   lui    un  défenseur  zélé, 


258  DE  CÉRIS. 

aucune  démarche,  aucune   peine  ne  lui  ont  jamais  coûte 

lorsqu'il  a  été  question  d'obliger. 

Armes  :  parti,  au  r  d'or,  au  caducée  de  sable;  au  2  de 
sinople,  au  lion  d'argent,  tenant  une  épée  du  même. 
L'écu  timbré  d'un  casque  taré  de  profil,  orné  de  ses 
lambrequins. 


CÉRIS,  SÉRIS  ou  CERRIS,  famille  ancienne  et 
illustre,  alliée  aux  maisons  de  la  Rochefoucauld,  de 
Saint-Gelais,  de  Lusignan  (1),  de  Martel,  de  Rechi- 
gnevoisin  de  Guron,  de  la  Cropte  de  Bourzac,  de 
Vérac  (2),  de  Lambertie,  de  Bourdeilles,  de  Frottier, 
de  Touchimbert,  de  Rougrave,  etc.,  etc. 

On  fait  remonter  l'origine  de  la  maison  de  Céris  au 
onzième  siècle.  Il  y  avait  alors  des  chevaliers  bannerets  de 
ce  nom.  On  en  voit  un  entr'autres,  cité  dans  l'Histoire 
de  Poitou,  qui,  avec  ses  gentilshommes,  accourut  a 
secours  de  Poitiers.  La  même  Histoire,  tom.  IV,  p.  217, 
fait  mention  d'un  autre  seigneur  de  ce  nom,  comme 
commandant  cent  chevau-légers. 

Rose  et  Reginald  de  Céris  (Rosco  et  Reginaudus), 
paraissent,  comme  témoins,  dans  une  charte  de  Simoi 
de  Beaugency,  confirmative  d'une  donation  faite  pré- 
cédemment par  ce  seigneur,  à  l'abbé  de  Marmoutier, 
l'an  1 149. 

Béatrix  de  Céris,  épousa,  vers  l'an  11 80,  Eudes, 
seigneur  de  Vendeuvres.  Odette  de  Vendeuvres,  leur 
fille,  était  mariée,  en  1201,  à  Hugues  IVe,  du  nom 
seigneur  de  Broyés  et  de  Vendeuvres. 


(1)  Susanne  de  Céris,  veuve  de  messire  de  Lusignan  de 
Lezay,  fonda  l'abbaye  de  Puy-Berland,  près  Melle,  en  Haut- 
Poitou.  L'ordre  fut  approuvé  en  1668,  par  monseigneur  Gil- 
bert de  Clerembault,  évêque  de  Poitiers,  et  fut  patenté  par 
le  roi  Louis  XIV. 

(2)  Madelaine,  comtesse  de  Saint-Georges,  reçue  chanoi- 
nesse  de  Remiremont  Sur  ses  preuves,  était  fille  du  comte  de 
Saint-Georges-Vérac ,  et  de  dame  Charlotte  de  Céris.  Elle 
a  épousé,  le  26  mars  1779,  Charles-Alexandre-Bernard 
Théodore  -  Philippe  -  Etienne,  comte  de  Rougrave.  Voyez  le 
degré  VI  de  cette  généalogie. 


DE  CÉRIS.  259 

Guillaume  de  Céris,  vivant  en  i3i3,  fut  abbé  du 
monastère  de  Déols,  en  Berri,  où  il  fallait  faire  des 
preuves  de  noblesse,  et  où  l'on  n'admettait  que  des  gen- 
tilshommes des  meilleures  maisons. 

Jean  de  Céris,  seigneur  d'Arfons  et  de  Varennes,  eut 
entr'autres  enfants,  Iseul  de  Céris,  dame  de  Varennes, 
mariée,  en  1 368,  à  Guillaume  de  Sully,  Ier  du  nom, 
seigneur  de  Vouillon,  près  d'Issoudun,  de  la  Chape- 
lette,  de,  §aint-Aoust,  de  Cors  et  de  Romefort,  fils 
de  Guyon  de  Sully,  seigneur  de  Beaujeu,  de  Sancer- 
gues,  etc. ,  et  de  Marie  de  Chauvigny. 

On  trouve  un  Guillaume  de  Céris,  chevalier,  qui  fut 
député  par  la  ville  de  la  Rochelle,  près  le  roi  Jean, 
prisonnier  à  Calais,  en  i36o. 

Jean  de  Céris,  écuyer,  rendit  aveu  et  dénombrement 
le  4  janvier  1440,  à  noble  homme  Jean  Fay,  écuyer, 
selon  le  Cartulaire  de  l'abbaye  de  Nanteuil. 

Noble  demoiselle  Jeanne  de  Céris,  veuve  de  feu  noble 
homme,  Jean  Prévôt,  écuyer,  seigneur  de  Sansac,  fit  un 
échange,  le  14  mai  1477,  avec  l'abbé  de  Nanteuil,  et  lui 
rendit  hommage  le  même  jour,  pour  la  terre  de  Sansac. 

I.  Hélie  de  Céris,  écuyer  seigneur  de  la  Mothe  (1), 
était,  le  6  juillet  1 525,  sous  la  tutelle  de  François  de 
la  Rochefoucauld,  son  oncle,  ainsi  qu'il  appert  d'un 
contrat  de  ferme  de  cette  époque,  signé  Rémond  ,  no- 
taire royal.   Il  épousa  Jeanne  de  Saint-Gelais,  dont  il  eut  : 

II.  Hilaire  de  Céris,  écuyer,  seigneur  de  Chazel 
et  de  la  Mothe,  qui  épousa,  par  contrat  du  10  juin 
i554,  reçu  par  Martin,  notaire  royal,  demoiselle  Jeanne 
de  Couchaud,  de  laquelle  est  issu  : 

III.  Jean  de  Céris,  Ier  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  Château-Couvert,  qui  épousa,  par  contrat  du  26  avril 
1593,  reçu  par  Codoyer,  notaire  royal,  demoiselle 
Jeanne  de  Puyvert,  dont  sont  issus  : 

i.°  Alexandre,  dont  l'article  suit; 

2.0  Abraham   de    Céris,    écuyer,  seigneur  de  Javer- 


(1)  Il  était  peut-être  frère  de  BertranJe  de  Céris,  qui  épousa, 
vers  i53o,  Jean  de  Barbançois,  chevalier,  seigneur  de  Charron, 
en  Berri ,  fils  d'Antoine  de  Barbançois ,  seigneur  du  même 
lieu,  et  d'Isabeau  du  Puy-de-Vatan. 


2Ô0  UE  CERIS. 

sacq,  qui  passa  un  contrat  de  partage,  avec 
Alexandre  de  Céris,  son  frère,  devant  Rançon- 
neau,  notaire  royal,  le  10  juin  1628,  et  s'allia 
à  Renée  de  la  Couture- Renom,  dont  il  eut  : 

a.  François-Marie  de  Ceris,  chevalier,  sei- 
gneur de  Javersacq,  qui  assista,  avec  dame 
Marie  de  la  Chabeaussière,  sa  femme,  le 
22  juillet  1693,  au  contrat  de  mariage  d'A- 
lexandre de  Céris,  son  neveu,  avec  demoi- 
selle Charlotte  de  Brouillacq. 

b.  Alexandre  de  Céris,  chevalier,  seigneur  de 
Lorigné,  marié,  par  contrat  du  premier  fé- 
vrier 1686,  reçu  par  Boucher  et  Grugnet, 
notaires  royaux,  avec  demoiselle  Marguerite 
Piet.  11  partagea  avec  François-Marie  de 
Céris,  son  frère,  les  successions  paternelle 
et  maternelle,  par  acte  passé  devant  Cault, 
notaire  royal,  le  19  juin  1687. 

IV.  Alexandre  de  Céris,  Ior  du  nom  ,  écuyer,  sei- 
gneur -de  Château-Couvert,  épousa,  par  contrat  du 
i3  juin  1617,  reçu  par  Porcheron  et  Royer,  notaires 
royaux,  Madelaine  de  Royer.  De  ce  mariage  est  issu  : 

V.  Alexandre  de  Céris,  IIe  du  nom,  chevalier, 
seigneur  de  Château-Couvert  et  de  Boisset,  paroisse  de 
Migron,  élection  de  Saint-Jean-d'Angely,  marié,  par 
contrat  du  5  mars  i658,  reçu  par  Gueret,  notaire  royal, 
avec  Marguerite  de  Puyvert  des  Gittons.  Il  produisit 
devant  M.  d'Aguesseau,  intendant  en  Limosin,  ses 
titres  de  noblesse,  remontés  à  Pan  1473;  obtint  le  dé- 
sistement du  traitant  de  la  recherche,  et  le  7  avril  1668, 
des  conclusions  du  procureur  du  Roi,  qui  lui  furent 
favorables.  Lui  et  sa  femme  ne  vivaient  plus  lors  du 
mariage  de  leurs  enfants,  qui  furent  : 

1 .°  Alexandre,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Marie-Marguerite  de  Ceris,  qui  épousa,  par 
un  double  contrat  de  mariage,  du  22  juillet  1693, 
messire  Charles  de  Brouillacq,  chevalier,  sei- 
gneur de  Saint-Martin,  frère  de  Charlotte  de 
Brouillacq,  épouse  d'Alexandre  de  Céris,  son  frère". 

VI.  Messire  Alexandre  de  Céris,  IIIe  du  nom,  che- 
valier,    seigneur     de    Château-Couvert    et    de     Chenay, 


DE  CÉRIS.  .    26i 

épousa,  par  contrat  du  22  juillet  1693,  passé  devant 
Chabot  et  Surreau,  notaires,  demoiselle  Charlotte  de 
Brouillacq,  fille  de  messire  Charles  de  Brouillacq, 
chevalier,  seigneur  de  la  Mothe-Contais,  et  de  dame 
Anne-Marge  de  l'Archat.  Il  fut  maintenu  dans  sa  no- 
blesse, par  ordonnance  rendue  à  Rochefort,  le  premier 
février  1700,  sur  le  vu  d'une  autre  ordonnance  rendue  en 
faveur  de  son  père,  par  M.  d'Aguesseau,  le  7  avril  1668. 
Il  ne  vivait  plus  le  19  mars  1728,  que  dame  Charlotte 
de  Brouillacq,  sa  veuve,  tutrice  et  curatrice  de  leurs 
enfants  mineurs,  consentit  avec  ceux  qui  étaient  ma- 
jeurs, un  compromis  sur  partage,  par  lequel  ils  s'en 
remirent  à  l'arbitrage  de  messire  François  du  Bouchet, 
écuyer,  seigneur  du   Portai,   leur   parent  et  ami  commun. 

Leurs  enfants  furent  : 
f   1 

1 .°  Charles  de  Céris,  écuyer,  seigneur  de  Château- 
Couvert,  qui  était  majeur  le  19  mars  1728.  Il  avait 
épousé  Marie-Angélique  de  Saint-Martin,  dont 
il  eut  Charlotte  de  Céris,  qui  épousa,  par  contrat 
du  t"6  juin  1752,  Louis-Hector  de  Saint-Georges- 
Vérac,  chevalier,  seigneur  de  Dirac,  etc.,  appelé 
comte  de  Saint-Georges.  De  ce  mariage  vint  Ma- 
delaine,  comtesse  de  Saint-Georges,  chanoinesse- 
comtesse  de  Remiremont,  mariée,  par  contrat  du 
26  mars  1779,  à  Charles- Alexandre-Bernard- 
Thébdore-Philippe-Etienne,  comte  de  Rougrave, 
colonel  à  la  suite  du   régiment  Royal-Allemand  ; 

2.0  Philippe  de  Céris,  écuyer,  seigneur  de  Chenay, 
qui  était  majeur  le  19  mars  1728,  chevalier,  sei- 
.  gneur  de  Céris,  et  vendit,  le  1 1  août  1763,  un  fief 
dont  son  frère  fit  le  retrait  lignager,  le  18  no- 
vembre suivant; 

3.°  Louis- André,  dont  l'article  suit; 

4.0  Jean  de  Céris,  qui  était  mineur  le   19  mars  1728; 

5.°  Charlotte,      \  qui   étaient  majeures  le    19  mars 

6.°  Radegonde,  S       1728; 

7.0  Jeanne  de  Céris,  qui  était  mineure  le  19  mars 
1728;  elle  assista,  le  i3  avril  1737,  au  contrat  de 
mariage  de  son  frère. 

VII.  Louis-André  de-  Céris,  chevalier,  seigneur  de 
Chenay,  mineur  le  19  mars  1728;  épousa,  par  contrat 
du    i3    avril     1737,    passé    devant  Drouineau   et  Gueni, 


262  °E  CÉRIS. 

notaires,  demoiselle  Catherine  Danché,  fille  de  feu  mes- 
sire  Charles  Danché,  écuyer,  seigneur  dudit  lieu,  et  de 
dame  Louise  Chapelle,  sa  veuve.  Il  exerça,  le  18  novembre 
1743,  le  retrait  lignager  du  fief  de  la  Salle  Barrin,  vendu 
le  1 1  août  précédent  par  Philippe  de  Céris,  son  frère,  à 
messire  René  Coullaud,  chevalier,  seigneur  de  l'Hom- 
mée,  pour  une  somme  de  193  livres  8-  il  fit  hom- 
mage au  Roi,  au  bureau  des  finances  de  la  généralité  de 
Poitiers,  le  3i  août  1744,  pour  raison  du  fief,  seigneurie 
et  hébergement  de  Méry-Marin,  situé  en  la  paroisse  de 
Vaussay,  qu'il  tenait  du  Roi,  en  foi  et  hommage  plein, 
à  cause  de  son  château  de  Civray,  et  ne  vivait  plus  le 
premier  mai  1770.  Il  eut  de  son  mariage: 

VIII.  Jean- Alexandre  de  Céris,  chevalier,  seigneur 
de  Chenay,  né  le  24  septembre  1743  ;  officier  au  régi- 
ment de  Vexin,  infanterie,  en  garnison,  à  la  Guade- 
loupe ;  marié,  par  contrat  passé  à  la  Grande-Anse  de 
ladite  île,  le  premier  mai  1770,  devant  Mercier,  notaire 
royal,  avec  demoiselle  Marie-Desirée  Lauriol,  de  la 
Martinique,  fille  de  feu  messire  Thomas  Lauriol,  écuyer, 
et  de  dame  Marie-Madelaine  Marre.  Jean-Alexandre  de 
Céris,  chevalier,  seigneur  de  Chenay,  ancien  officier  au 
régiment  de  Vexin,  acquit,  le  6  octobre  1773,  de  mes- 
sire Louis-Charles  de  Céris,  chevalier,  seigneur  de 
Chenay,  160  livres  de  rente  foncière  et  amortissable, 
due  par  -messire  Pierre  Angely,  sur  des  fonds,  paroisse 
de  Lorigné.  Il  reçut,  le  29  décembre  1774,  stipulant  par 
messire  Philippe  de  Céris,  chevalier,  seigneur  de  la 
Beaucoursière,  demeurant  au  château  de  la  Berlandière, 
paroisse  de  Taillant  (son  procureur  fondé  par  acte  du 
8  novembre  1773),  de  messire  Pierre  Angely,  écuyer, 
demeurant  au  bourg  et  paroisse  de  Prahel,  en  Poitou, 
la  somme  de  3ooo  livres,  pour  l'amortissement  d'une 
rente  de  260  livres,  qu'il  avait  acquise  le  6  octobre  1773. 
De  son  mariage  sont  issus: 

i.°  Pierre-Alexandre-César-Désiré  de  Céris,  né  le 
8  avril  1771,  à  la  Guadeloupe,  qui  a  obtenu  le 
4  avril  1787,  son  certificat  de  noblesse,  pour  être 
reçu  sous-lieutenant  dans  les  troupes  du  Roi;  a 
émigré;  fait  toutes  les  campagnes  de  l'armée  de 
Condé;  il  est  capitaine  de  cavalerie  depuis  1799, 
et  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- 


DE  GALZ  DE  MALVIRADE.  263** 

Louis;  marié  à  Charlotte  -  Dorothée  de  la  Broue 
de  Vareilles  d'Hust,  chanoinesse  de  Saint-Cyr, 
comtesse  du  Saint-Empire; 

2.0  Louis-Charles-Thomas,  dont  l'article  suit; 

3.°  Marie-Joseph  de  Céris,  né  en  1777,  capitaine 
de  cavalerie,  a  servi  dans  la  Vendée  ;  marié  à 
mademoiselle  de  Savane  de  Genouillé,  dont  il 
a  deux  fils  et  une  fille  ; 

4.0  Désirée  de  Céris,  mariée  à  messire  de  Beaupoil 
d%  Saint-Aulaire,  dont  plusieurs  enfants. 

IX.  Louis-Charles-Thomas  de  Céris,  né  le  17  avril 
1772,  à  la  Guadeloupe;  a  obtenu,  le  4  avril  1787,  son 
certificat  de  noblesse  pour  être  reçu  sous-lieutenant  dans 
Champagne,  infanterie;  a  émigré  en  1791,  et  fait  la 
campagne  de  1792.  Il  s'est  ensuite  rendu  à  la  Vendée, 
où  il  a  servi  en  qualité  d'officier  d'état-major,  puis  de 
général  en  second,  breveté  sur  le  champ  de  bataille;  et 
commandant  la  division  de  Serisay ,  forte  de  sept  mille 
hommes ,  la  plus  considérable  de  l'armée ,  avec  rang 
de  maréchal  de  camp  :  c'est  en  cette  qualité  qu'il  a  pro- 
testé contre  le  premier  traité  de  paix  fait  à  la  Jaunais, 
au  commencement  de  1795,  entre  la  Vendée  et  la  Ré- 
publique française,  et  qu'il  a  enfin  été  contraint  par  la 
supériorité  des  forces  ennemies,  de  signer,  quelques 
mois  après,  dans  les  plaines  de  Monglone;  il  était  le 
second  signataire  de  ce  dernier  traité;  fut  lieutenant- 
général  des  armées  du  Roi,  en  1804;  chevalier  de 
l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- Louis,  en  1796,  et 
de  l'ordre  équestre  d'Hohenlohe,  en  18 16.  Il  a  été 
chargé  de  missions  importantes  de  la  part  de  S.  A.  R. 
Monsieur,  de  Sa  Majesté  elle-même  et  du  conseil  de 
l'armée,  de  1797  à  i8o3.  Il  a  épousé,  en  1808, 
Adeline-Eugénie  de  Fouqueau.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Henri,  né  le  21  novembre  1812  ; 
2.0  Adeline,  née  le  26  août  18 16. 

Armes  :  d'azur,  à  la  croix  alésée  d'argent. 


DE  GALZ  DE  MALVIRADE,  famille  noble  et 
ancienne,  de  la  province  de  Guienne, 

Jean-Pierre -Edouard  de  Galz  de  Malvirade ,  chevalier, 
né  le  11  septembre  1781. 


264  BOUCHARD  DE  LA  POTERIE. 

Son  père,  officier  supérieur  d'infanterie,  et  chevalier 
de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis,  servait  dans 
le  régiment  de  Vermandois,  où  il  avait  été  admis,  après 
avoir  fait  ses  preuves,  comme  cadet  gentilhomme. 

Son  grand-père  maternel,  le  Cueiller  de  Beaumanoir  , 
officier  supérieur  de  cavalerie  et  chevalier  de  Saint-Louis, 
était  gouverneur  des  pages  de  la  Reine,  sous  le  règne  de 
Louis  XVI. 

Après  avoir  rempli  différentes  fonctions  administra- 
tives, a  été  nommé  le  29  juin  1814,  maître  des  requêtes  au 
conseil  d'Etat,  et  le  19  juillet  de  la  même  année,  secré- 
taire d'ambassade  près  S.  M.  l'empereur  de  toutes  les 
Russies,  fonctions  qu'il  exerce  encore  aujourd'hui. 

Ses  deux  frères  suivent  la  carrière  militaire,  l'un  est 
chef  d'escadron,  dans  le  régiment  des  dragons  de  la 
Loire,  et  officier  de  l'ordre  royal  de  la  Légion-d'Hon- 
neur,  etc.,  l'autre  capitaine  de  cavalerie. 

Armes  :  Ecartelé,  aux  1  et  4  d'azur,  au  coq  hardi  d'or, 
crête  et  barbé  de  gueules  ;  aux  2  et  3  d'azur,  au  chevron 
d'or,  accompagné  de  trois  coquilles  du  même.  Couronne 
de  comte.  Supports  :  deux  lévriers  d'argent,  colletés  d'or. 
Devise  :  Constante  animo. 


BOUCHARD  DE  LA  POTERIE;  famille  noble 
d'extraction  ,  habitant  l'Anjou  ,  et  actuellement  le  dé- 
partement de  la  Mayenne,  et  dont  les  titres  originaux 
ont  été  communiqués  en  1788. 

I.  Michel  Bouchard,  et  Françoise  du  Verdier,  sa 
femme ,  qualifiés  de  nobles  et  d'écuyer  ,  vivaient  en 
1480  et  i5oo.  Ils  eurent  pour  fils: 

II.  René-Claude  Bouchard,  seigneur  de  la  Mothe, 
se  trouve  qualifié  de  messire,  d'écuyer,  et  de  seigneur  de 
la  Mothe,  dans  un  acte  du  24  avril  1547,  et  dans 
plusieurs  autres.  Il  épousa  Marie  Fourault,  fille  de  Fran- 
çois Fourault,  écuyer,  seigneur  de  Saint- Laurent  des 
Mortiers,  de  laquelle  il  laissa: 

i.°  René,  dont  l'article  suit; 

2.0  Béatrix  ,   mariée,     vers    1570,   à  Jean  Robert, 
écuyer,  seigneur  de  Lezardières  et  des  Hameaux. 


BOUCHARD  DE  LA  POTERIE.  265 

III  René  Bouchard,  sieur  de  la  Mothe,  porte- 
manteau de  la  reine-mère,  Catherine  de  Médias,  et 
du  duc  d'Anjou.  Il  épousa,  par  contrat  du  3  novembre 
1579,  passé  devant  Drouard,  notaire-tabellion  à  Saint- 
Laurent  de  Mortemar,  demoiselle  Julienne  Jacquelot, 
fille  de  Marc  Jacquelot,  écuyer,  seigneur  du  Grignan  et 
de  Julienne  Richer.  Il  obtint  un  arrêt  de  maintenue  de 
noblesse  et  de  garde  de  tous  ses  privilèges,  le  t3 
juin  1 583  ;  et  Julienne  Jacquelot,  sa  veuve,  en  obtint 
un  autre  en  date  dn  21  juillet  1595.  Il  eut  de  son  ma- 
riage : 

IV.  Claude  Bouchard,  Ier  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  la  Gelinière,  qui  présenta  une  requête,  conjointement 
avec  sa  sœur,  au  sénéchal  d'Anjou,  le  i5  novembre  i6o3, 
ea  vertu  de  laquelle  il  intervint  une  sentence  le  24 
desdits  mois  et  an.  Il  avait  épousé,  par  contrat  du  9 
août  i6o5,  passé  devant  Morice  Nadreau,  notaire  à  la 
Flèche,  Marie  le  Breton,  fille  de  Baruc  le  Breton, 
écuyer,  grand  maître  des  eaux  et  forêts  du  duché  de 
Beaumont,  et  de  demoiselle  Elisabeth  Richer.  Claude 
Bouchard  et  Marie  le  Breton,  son  épouse,  se  firent  un 
don  mutuel  par  acte  du  27  mai  16 10,  passé  devant 
le  Monnier  et  le  Charbonnier,  notaires  royaux  et  tabel- 
lions à  la  Flèche  :  partagea  la  succession  de  Julienne 
Jacquelot  sa  mère,  le  7  juillet  16 17.  De  leur  mariage 
est  issu  : 

V.  Claude  Bouchard,  IIe  du  nom,  écuyer,  seigneur 
de  la  Gelinière,  sénéchal  et  juge  ordinaire  civil  et 
criminel  en  la  juridiction  royale  de  Saint-Denis  d'Anjou  ; 
marié  par  contrat  passé  devant  François  Jagault,  notaire 
à  Laval,  le  8  décembre  1624,  avec  Renée  Blanchet 
fille  de  Guillaume  Blanchet,  sieur  de  la  Jarriage,  et 
de  Thugalle  Bouttier;  partagea  les  biens  de  Claude 
Bouchard,  son  père,  et  d'Anne  Bouchard,  sa  tante, 
par  acte  du  17  mars  i656,  passé  devant  Louis  Sauveur, 
notaire  royal  à  la  Flèche,  où  Renée  Blanchet  procède 
comme  tutrice  de  Claude  Bouchard,  son  fils.  Acte  de 
compte,  et  rapport  du  6  mai  1671,  passé  devant  Jouen- 
neau,  notaire  royal  à  Chàteau-Gonthier.  Claude  Bou- 
chard eut  de  son  mariage  : 

i.0Hiérôme    Bouchard,     marié,     comme   aîné    et 


266  BOUCHARD  DE  LA  POTERIE. 

principal  héritier,     par     contrat    du     2  3    janvier 

1657,  à  demoiselle  Françoise  Rouvroye,    dont    il 

n'eut  point  d'enfants  : 
2.0  Claude,  dont  l'article  suit  ; 
3.°  Renée  Bouchard,   mariée   à  François  Beloce  de 

la  Rongère. 

VI.  Claude  Bouchard,  IIIe  du  nom,  né  le  26  juin 
i636,  mort  le  27  mai  17 19,  se  maria  à  Angers,  par 
contrat  du  12  janvier  i663,  à  demoiselle  Marie-Clau- 
dine de  Cévillé,  fille  de  messire  René  de  Cévillé,  sei- 
gneur de  Cévillé,  Vaneau,  etc. ,  et  de  Marie  le  Voyer, 
morte  le  3o    novembre  1707.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  René,  qui  suit  ; 

2.0  Renée,  mariée  à  Claude  Vallo,  chevalier  :  dont 
i.°  Renée- Rose,  mariée  à  François  de  Durac, 
seigneur  de  la  Serre,  Vauchaussade,  la  Manne, 
la  Ribière,  et  maréchal  des  camps  et  armées  du 
Roi.  2.0  Marie-Catherine,  mariée  à  Gabriel  de 
Bonneval,  seigneur  de  Châtain,  Bannegon, 
Germini,  etc.:  dont  N....,  marquis  de  Bonne- 
val,  marié  à  N....  de  la  Fraiselière  :  dont  N...., 
mariée  à  N....  du  Bouchet,  et  N....,  mariée  à 
René  de  Champagné-Giffard,  chevalier  de  Saint- 
Louis  :  dont  Edouard,  et  Clémentine,  mariée  à 
Gabriel,  marquis  de  Chavagnac,  3.°  Marie, 
morte  sans  alliance. 

VII.  René  Bouchard,  écuyer,  seigneur  de  la  Poterie, 
né  le  12  novembre  fi668,  mort  le  3  mai  1746,  épousa, 
par  contrat  du  12  janvier  1700,  demoiselle  Françoise- 
Marie  le  Cercler,  fille  de  René  le  Cercler  de  la  Gau- 
traie,  et  de  Jeanne  Dublineau.  De  ce   mariage  sont  nés  : 

1 .°  Jean-Baptiste-Toussaint,  mort  sans  alliance, 
le  27  octobre  1760  ; 

2.0  Claude-Mathieu,  qui  suit; 

3.°  Marie-Françoise,  mariée  à  messire  Pierre- 
Martin  Maumusseau,  seigneur  de  Lévarai  :  dont 

N ,  morte  sans  alliance,    et  Marie,   mariée    à 

N....  Hudeline  d'Hauricourt  :  dont  Florent, 
fusillé  à  Verneuil  avec  M  de  Frotté;  et  Gabrielle, 
mariée  à  Thomas-Etienne  d'Eau,  chevalier  de 
Saint-Louis,  ancien    maire  de  Château-Gonthier, 


BOUCHARD  DE  LA  POTERIE.  267 

et  membre  de  la  Chambre  des  Députe's  de  i8i5  : 
dont  Emeric,  marié  à  Mélanie  de  Saint-Martin, 
et  Gabrielle. 

VIII.  Claude-Mathieu  Bouchard  de  la  Poterie, 
chevalier,  seigneur  de  la  Poterie  et  de  Laigné,  de 
Chauvigny  et  d'Athée,  Livré,  de  Loudrai,  de  la  Cheular- 
dière  et  Varennes,  de  Céviilé,  etc.,  né  le  5  octobre  1704, 
et  mort  le  19  janvier  1781,  avait  épousé,  le  6  juillet 
1734,  moiselle  Gabrielle  Quentin  du  Plessis,  fille 
de  Claude  Quentin  du  Plessis,  chevalier,  et  de  Marie 
Bourra.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Claude  René,  mort  sans  alliance  en  déc.   1785  ; 

2.0  Claude- Louis,  qui  suit  ; 

3.°  Gabrielle-Jeanne,  mariée  en  1759,  à  Gabriel- 
Clair,  comte,  puis  marquis  de  Razilly,  seigneur 
d'Avaine,  Beaumont,  Savigny,  Velors,  Razilly 
(en  Tourraine) ,  etc. ,  chef  d'escadre  :  dont, 
i.°  Michel- Robert,  marquis  de  Razilly,  capitaine 
de  vaisseau,  chevalier  de  Saint-Louis,  marié  en 
premières  noces  à  Jeanne-Baptiste-Aglaé  de 
Montécler,  fille  de  François-Georges  marquis  de 
Montécler,  colonel  d'infanterie,  chevalier  de 
Saint-Louis  ;  et,  en  secondes  noces,  à  Aure-Anne 
Bourdau  de  Grammont.  2.0  Armand,  officier  de 
marine,  mort  sans  alliance.  3.°  Jean-Louis, 
comte  de  Razilly,  officier  de  marine,  marié  à 
Saint-Domingue,|  à  Marie  Deshoulières  :  dont 
Jenny,  aspirant  de  marine  de  première  classe. 
4.0  Amable-Gabrielle-Louise,  mariée  à  Claude- 
Louis  Bouchard  de  la  Poterie,  son  oncle.  5.° 
Amedée,  morte  sans  alliance  ; 

4.0  Marie-Félicité,  mariée  en  1768,  à  messire 
Augustin  Bourdeau-de-Grammont,  chevalier, 
ancien  officier  de  carabiniers,  chevalier  des 
ordres  de  Saint- Louis  et  de  Saint- Lazare  :  dont 
i.°  Augustin,  officier  de  marine,  fusillé  à  Qui- 
beron  ;  2.0  Hilaire,  colonel  d'infanterie,  che- 
valier de  Saint-Louis.  3.°  Félicité,  mariée  à 
Augustin,  vicomte  de  Quatrebarbes.  4.0  Emilie. 
5°.  Vincennes,  sans  alliance.  6.°  Aure-Anne, 
mariée    à   Michel- Robert,     marquis  de  Razilly; 

5.°  Olive,   morte    prieure  à  [l'abbaye    de    Noiseau. 


268  BOUCHARD  DE  LA  POTERIE. 

IX.  Claude-Louis  Bouchard  de  la  Poterie,  sei- 
gneur de  Chauvigny,  Athée,  Livré,  etc.,  né  le  19  août 
1746,  chevalier  de  Saint- Louis  en  1788,  capitaine- 
commandant  au  régiment  de  Beauvoisis,  puis  chef  de 
bataillon;  a  émigré  en  1 79 1,  et  servi  à  l'armée  de 
monseigneur  le  prince  de  Condé  ;  avait  épousé,  par 
contrat  du  22  octobre  1786  (par  dispense  de  Pie  VI, 
donnée  à  Rome  dans  l'église  de  Sainte-Marie-Majeure, 
sous  l'anneau  du  pécheur),  Amable-Gabrielle-Louise 
de  Razilly,  fille  de  Gabriel-Clair,  marquis  de  Razilly, 
et  de  Gabrielle-Jeanne  Bouchard  de  la  Poterie,  morte 
à  Vertheim  en  1795.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

1 .°  René-Gabriel-Armand,  qui  suit  ; 

2.0  René-Gabriel-Romain,  chevalier,  né  à  Châ- 
teau-Gonthier,  le  24  mars  1790,  capitaine  au 
premier  régiment  d'artillerie  de  la  marine,  puis 
chef  de  bataillon,  chevalier  de  la  Légion-d'Hon- 
neur,  a  éponsé  à  Ernée,  par  contrat  du  24  mai 
1 817,  demoiselle  Marie-Françoise-Emilie  de 
Launay-Bouvri,  fille  de  feu  messire  Jean-Anne 
de  Launay-Bouvri,  chevalier,  et  de  Marie- 
Renée  Pouivé  de  la  Blinière,  dame  du  Fresne 
en  Champion,  Chesnecuz,  la  Chapelle-au- 
Riboul,  etc.  ; 

3.°  Rene-Jean-Louis-Constantin,  né  à  Vertheim 
en  Allemagne,  chez  le  prince  Ce  Lawenstheim, 
le  27  décembre  1794,  lieutenant  de  cavalerie, 
chevalier  de  la  Légion-d' Honneur. 

X.  Rene'-Gabriel-Armand  Bouchard  de  la  Poterie, 
chevalier,  né  à  Château-Gonthier,  le  6  janvier,  1788, 
maire  de  la  commune  d'Athée,  près  Craon,  départe- 
ment de  la  Mayenne,  a  eu  l'honneur  de  complimenter 
Sa  Majesté  Louis  XVIII,  le  22  mai  1814,  comme 
président  de  la    députation   du    canton  de   Saint-Aignan. 

Armes:  Ecartelé,  aux  1  et  4  d'azur  à  trois  léopards 
d'argent,  l'un  sur  l'autre  qui  est  de  Bouchard  ;  et  aux  2 
et  3  de  gueules  à  trois  fleurs  de  lys  d'argent,  qui  est  de 
Razilly  ;  couronne  de  marquis  ;  supports  :  un  lion  cou- 
ronné à  sénestre,  et  à  dextre,  une  licorne. 


DE  BERINGUIER. 


2b9 


DE  BERINGUIER,  en  Languedoc.  Cette  famille 
d'une  noblesse  ancienne  et  militaire,  nommée  dans  les 
anciens  actes  latins  Beringarius ,  nom  qui  a  été  traduit 
tantôt  par  Bringuier,  Beringuier,  Beringier,  Beringer, 
Beranger,  selon  les  divers  idiomes  des  divers  cantons  de 
de  la  langue  d'Oc,  tire,  selon  quelques-uns  ,  son  origine  du 
fameux  Beringer  qui  régnait  en  Lombardie  l'an  900. 
Quoi  qu'il  en  soit  de  cette  vieille  chronique,  il  appert 
par  les  lettres  de  S.  M.  Philippe  le  Bel,  roi  de  France, 
que  Jean  de  Beringier  servait  dans  les  troupes  dudit  roi, 
en  Gascogne,  l'an  1296  (titre  original  à  nous  exhibé). 
Ce  Jean  de  Beringier  est  sans  doute  celui  qui  se  qualifia 
domicellus,  damoiseau,  dans  une  reconnaissance  du  iomo 
des  calendes  de  novembre  1297,  et  devait  être  le  père 
de  noble  Bernard  de  Beringuier,  qui  fit  donation  de  ses 
biens  en  faveur  de  son  fils  en  contemplation  de  son  ma- 
riage avec  demoiselle  Fisse  de  Sauve ,  le  5°  des  ides 
d'août    1309. 

Quoique  les  dernières  ordonnances  de  nos  rois , 
n'exigeassent  de  remonter  les  preuves  de  sa  noblesse 
par  actes,  que  jusques  en  l'an  i56o,  et  malgré 
les  pertes  des.  titres  si  communes  au  Haut  Languedoc, 
par  les  pillages  et  incendies  qui  y  furent  commis  dans  les 
derniers  siècles  par  les  fanatiques  révoltés,  les  Beringuier, 
reconnus  dans  divers  tems  par  les  commissaires  de  Sa 
Majesté  pour  nobles,  de  race  et  de  lignée,  prouvent  que  : 

I.  Noble  François  de  Beringuier,  fils  de  Bernard, 
se  maria  avec  demoiselle  Gabrielle  de  Sauve,  en  l'an  1445. 
De  ce  mariage  naquit  : 

I I .  Antoine  de  Beringuier  ,  damoiseau ,  marié  avec 
demoiselle  Anne  du  Rosel,  dont  trois  enfants,  Antoine, 
Jeanne,  et   Durand,   qui  suit. 

III.  Noble  Durand  de  Beringuier,  seigneur  de  Lion, 
épousa  demoiselle  Isabeau  d'Albignac,  dont  il  eut  sept 
enfants,   outre  Jacques  qui   suit. 

IV.  Noble  Jacques    de   Beringuier,    seigneur  de   Lion 


270  DE  BERINGUIER. 

et  des   Barbuts,  se  maria  avec  Antoinette  de  Marion,  et 
en   eut   deux  fils  : 

i.°  Antoine  de   Beringuier  ; 
2.°  Thomas  qui  suit. 

V.  Noble  Thomas  de  Beringuier,  Ier  du  nom,  sei- 
gneur de  Lion,  les  Barbuts  et  Cauvissargues,  se  maria  avec 
demoiselle  Jeanne  de  Gabriac,  et  eut  de^ce  mariage  quatre 
enfants,  savoir  : 

i.°  Noble  Thomas  de  Beringuier,  IIe  du  nom, 
marié  avec  demoiselle  Bernardine  de  Saurin,  et 
tige  de  plusieurs  branches,  entr'autres  de  la  bran- 
che des  Beringuier  de  Fobies ,  de  la  Paillole , 
et   d'Aumessas  ; 

2.0  Noble  Charles,  qui  suit; 

3.°  Damoiselle  Jacquette  de  Beringuier; 

4.0  Noble  Jean  de  Beringuier,  marié  avec  demoiselle 
de  la  Nogarède. 

VI.  Noble  Charles  de  Beringuier  ,  Ier  du  nom ,  sei- 
gneur de  la  Becède,  capitaine  de  cent  hommes,  marié 
avec  demoiselle  Anne  du  Maylet,  aliàs  du  Mazelet,  de 
Maçeleto,   eut  deux  fils,  savoir   : 

i.°  Charles,   qui  suit; 

2.0  N...,  l'aîné,   qui   fut   tué  avec  son   père,   dans 

l'armée  de  Catalogne,  à  la   tête  de  sa  compagnie 

dans  l'expédition   de  Salces. 

VIL  Charles  de  Beringuier,  IIe  du  nom,  écuyer, 
officier  de  la  maison  du  Roi;  seigneur  du  Meylet,  épousa 
demoiselle  Jeanne  de  Paul  de  Lunel,  dont  la  sœur  Char- 
lotte de  Paul,  se  maria,  à  Montpellier,  avec  messire  Henri 
de  Barbeyrac  Saint-Maurice,  seigneur  de  Mauguio ,  l'un 
des  aïeux  du   marquis  de  Saint-Maurice  de   Montpellier. 

VIII.  Charles  de  Beringuier,  IIIe  du  nom,  capi- 
taine au  régiment  de  Pierre  Gourde,  infanterie,  seigneur 
du  Maylet,  et  le  Malbosc,  marié  avec  demoiselle  Jeanne 
de  Lisle;  il  y  eut  de  ce  mariage  cinq  enfants,  dont  quatre 
fils  qui  furent  reçus  d'abord  tous  quatre  dans  la  maison 
du  feu  roi  Louis  XV,  et  passèrent  ensuite  dans  d'autres 
corps  militaires,  savoir  : 

i.°  Jacques,   l'aîné,   lieutenant  au   régiment   d'Or- 


D'AUSTRY  DE  SAINTE-COLOMBK.  271 

léans,  dragons,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  mi- 
litaire de  Saint- Louis,  mort  sans  postérité; 

2.0  Le  chevalier  de  Beringuier  ,  dit  de  Malbosc, 
officier  au  même  régiment  de  dragons,  qui  servit 
quelque  tems  en  Prusse,  et  étant  rentré  au  ser- 
vice de  France,  y  est  mort  breveté  et  pensionné 
de  Sa  Majesté,  et  n'a  pas  laissé  de  postérité  ; 

3.°  Charles  de  Beringuier,  capitaine  au  régiment 
de  cavalerie  de  la  Reine,  sans  postérité  ; 

40.  Louis,  qui  suit; 

5.°  Jeanne  de  Beringuier  de  Malbosc,  non  mariée. 

IX.  Noble  Louis  de  Beringuier,  officier  des  hussards, 
compagnie  de  Reugrave ,  seigneur  du  Malbosc ,  et  le 
Meylet  n'a  eu  de  demoiselle  Madelaine  Caulet,  qu'un 
fils,   Louis,  qui   suit  : 

X.  Noble  Louis  de  Beringuier,  marié  en  premières 
noces  à  demoiselle  de  Lacour  -  Moncam ,  de  la  ville  de 
Valléraugue ,  en  Cévennes ,  morte  sans  enfant ,  et  en 
seconde  noces,  à  demoiselle  Marie-Thérèse  de  la  Tour- 
du-Pin ,  de  la  ville  du  Vigan ,  dont  une  seule  fille  ac- 
tuellement vivante. 

Demoiselle  Louise-Alexandrine  de  Beringuier. 

Armes  :  Parti  au  1  coticé  d'or  et  d'azur  en  barre,  qui 
est  de  Beringuier;  au  2  d'azur,  à  la  croix  pâtée  et 
alésée  d'argent,  anglée  en  chef  de  deux  fleurs  de  lys  du 
même,  qui  est  du  Meylet. 


D'AUSTRY  DE  SAINTE-COLOMBE;  famille  ori- 
ginaire de  Gaillac.  diocèse  d'Alby,  en  Languedoc. 

I.  Noble  Jean  d'Austry,  Ier  du  nom,  habitant  de  la 
ville  de  Gaillac,  diocèse  d'Alby,  épousa  demoiselle 
Alix  Sirvin,  ainsi  qu'il  appert  de  son  testament,  du  20 
février  1545.  Il  eut  pour  fils  : 

II.  Noble  Antoine  d'Austry,  sieur  de  Parisot ,  con- 
trôleur général  des  finances  en  la  généralité  de  Toulouse, 


272  D'AUSTRY  DE  SAINTE-COLOMBE. 

marié,    en    1 599,    avec  demoiselle  Catherine  de   Monteils, 

dont  : 

IlT.  Noble  Jean  d'Austry,  IIe  du  nom,  capitaine- 
châtelain  de  Brens ,  marié,  i.°,  en  i63i,  à  demoiselle 
Jeanne  de  Barutel ,  2.0,  en  1641,  avec  demoiselle  Marie 
de  Combettes.    Il   eut    de   ce  dernier  mariage  : 

IV.  Noble  Roch  d'Austry  de  Sainte-Colombe, 
IIIe  du  nom,  qui  épousa,  en  1664,  noble  demoiselle 
Antoinette  d'Imbert,  fille  de  noble  Bernard  d'Imbert, 
sieur  d'Aiguesvives.    Il   fut   père  de    : 

V.  Noble  Jean  d'Austry  de  Sainte-Colombe, 
Ier  du  nom  ,  seigneur  haut  justicier  et  direct  de  Mon- 
tans  et  Annay,  marié,  en  1702,  avec  noble  demoiselle 
Anne    d'Albis,     fille     de     noble     Jean     d'Albis.     Il    en 

eut   : 

■ 

VI.  Noble  Roch  d'Austry  de  Sainte-Colombe,  IIe  du 
nom,  marié,  en  1724,  avec  noble  demoiselle  Elisabeth 
de  Passemar  de  Saint  -  André ,  fils  de  noble  Guillaume 
de  Passemar,  vicomte  de  Saint  -  André  et  seigneur  de 
Cuq.  Il   eut   pour  fils  : 

VII.  Noble  Jean  d'Austry  de  -Sa  inte-Col  o  m  be  , 
IVe  du  nom,  marié,  en  1763,  avec  noble  demoiselle 
Marie  de  Genton  de  Villefranche,  fille  de  noble  N...  de 
Genton ,  seigneur  et  baron  de  Villefranche ,  dont  est 
issu  : 

VIII.  Noble  Roch-Maurice  d'Austry  de  Sainte -Co- 
lombe, chevalier  de  Saint-Louis,  chef  de  bataillon  dans 
la  légion  du  Gard,  non  marié,  né  à  Parisot,  départe- 
ment du  Tarn,  le  20  mai  1772.  Il  a  émigré  le  25  février 
1792,  a  servi  à  l'armée  de  Condé,  depuis  le  28  mai  1792 
jusqu'au  16  février  1801,  y  a  fait  toutes  les  campagnes, 
a  été  blessé  d'un  coup  de  feu  à  Betheim,  près  Landau, 
en  1793,  a  repris  du  service  en  France,  en  1806,  a  re- 
joint le  Roi  à  Gand,  comme  capitaine  de  grenadiers,  et 
y  a  été  nommé  chef  de  bataillon  par  ordonnance  du 
Roi,  du    17  juin    181 5. 

Armes  :  d1azur,  à  une  colombe  volante  d'argent;  un 
fleuve  du  même  mouvant  du  bas  de  l'écu,  au  chef  d'azur, 


DE    BOHAM.  273 

chargé  de  trois  étoiles  du  second  émail;  l'écu  timbré 
d'un  casque  taré  de  profil,  d'or  et  de  gueules,  orné  de 
ses  lambrequins  d'argent  et  d'azur. 


DE  BOHAM,  maison  des  plus  anciennes  et  des  plus 
illustres  de-  Picardie,  issue  des  sires  d'Orcimont,  en 
Ardennes,  qu'une  vieille  tradition  (dit  la  recherche  offi- 
cielle de  la  noblesse  de  Champagne,  par  monsieur  de  Cau- 
martin)  fait  sortir  d'un  cadet  de  celle  de  Luxembourg, 
ne  quitta  son  premier  nom,  que  pour  prendre,  il  y  a 
plus  de  six  cents  ans,  celui  de  Boham,  que  par  l'usage 
établi  pour  lors,  qui  était  que  les  puînés  des  familles 
considérables  se  surnommassent  ordinairement  de  la 
principale  terre  qu'ils  avaient  en  apanage  de  leurs  aînés. 
Les  seigneurs  de  Boham,  eurent  en  partage  la  seigneu- 
rie de  Boham,  en  Champagne,  diocèse  et  élection  de 
Reims,  où  l'on  compte  aujourd'hui  vingt  feux;  mais 
qui  devait  être  alors  bien  plus  considérable,  puisqu'elle 
comprenait  une  ville  de  son  nom,  ainsi  qu'il  appert 
par  une  chartre  du  28  octobre  1261,  par  laquelle  mes- 
sire  Jacques,  sire  de  Boham,  chevalier,  madame  Cécile, 
sa  femme,  et  Gérard  leur  fils,  accordent  des  franchises 
aux  bourgeois  de  la  ville  de  Boham,  à  condition 
de  plusieurs  droits  annuels,  auxquels  ces  habitants 
s'obligent. 

Par  des  lettres  du  mois  d'avril  i3oo,,  scellées  d'un 
sceau  figuré  d'une  bande  côtoyée  de  deux  cotices,  autour 
duquel  est  écrit  :  S.  Jacobi  de  Orcimonte,  Jacques,  sire 
d'Orcimont,  chevalier,  transigea,  au  nom  de  Gérard  de 
Bohaing,  écuyer,  et  de  monseigneur  Henri,  son  frère, 
ses  cousins  et  ses  hommes  féables,  du  consentement  de 
Warnier,  dit  le  Moine  -  du  -  Neufmesnil  ,  écuyer,  sur 
les  différends  qu'ils  avaient  avec  les  bourgeois  et  la 
communauté  de  la  ville  d'Orcimont,  à  cause  des  bois 
d'usage  et  de  sortage,  qui  leur  appartenaient  sur  la 
rivicre  de  Semoye;  ladite  transaction  ratifiée  depuis 
par  autres  lettres  de  Jean,  roi  de  Bohême  et  comte 
de  Luxembourg,  à  Arlon,  Tan  1 343,  au  mois  de  juin, 
en  présence  de  messire  Thierry  de  Havèse,  chevalier, 
de  Jean  de  Villiers,  et  de  Jean  Walin,  hommes  de 
fief  de  son  château  d'Orcimont. 


274  DE  BOHAM. 

Messire  Pierre  de  Boham,  chevalier,  était  bailli  d1 
miens,  en   1 3 17. 

La  maison   de  Boham  prouve   une    filiation    de    se 
générations ,    depuis  Jacques  ,   sire  de  Boham ,   chevali 
qui  vivait  en  1261.  Elle  a  formé  des  alliances  directes  avec 
les    maisons   de   Pavant,    de    Florainville,    de    Grandpré, 
de   Boulogne ,   d'Orbec ,    de   Hannoy ,  de    Vaudray ,    de 
l'Etang,  de  Beffroy,  de   Massebourg,  de   Failly,  d'Estrin- 
champs ,     d'Ambly,     de     Villiers  ,      d'Eslaires,     de     la 
Fontaine  -  Neuvisy  ,     d'Escanneville  ,     d'Orjault  ,    d'Y  - 
vory  ,   des    Rivières  ,   de    Vaux  ,    d'Ancherin  ,    de    Gri  - 
bauval  ,     de    Boisy  ,    d'Haudanger  ,     d'Averhoult  ,     de 
Miremont ,     de    Bimont  ,    de    Brandebourg  ,    de    Toul , 
de    Lanvoye ,    de    Sorbon ,    de    Saint-Thierry,    d'Aspre- 
mont,   de    Lignéville ,   de   Tuillières ,    de   Dombâle,    de 
Serocourt,  de  Cherisy,     de    Caumont,    de    Pouilly,    d 
Villemerons,   de  Launoy,    de   Ricouart,    de  Saulx-Bala 
des    Armoises,   d'Acy ,    de    Condé ,    de     Morieune,    < 
Bezannes,   de    Vauclerois,    etc.,    etc.,    par  lesquelles  el 
se  trouve  alliée  collatérallement  aux  principales  maiso; 
de  France  et  étrangères. 

Elle  a  fourni  entr'autres  capitaines  recommandable 
Jean  -  Antoine  -  François  de  Boham  ,  maréchal  d 
camps  et  armées  du  Roi,  à  la  promotion  du  10  févr 
1704,  gouverneur  de  Lonwy  ;  mort  le  25  septemb 
1722,  ayant  assisté  à  14  batailles,  26  sièges,  et  autr 
actions. 

Elle  s'est  divisée  en  plusieurs  branches ,  entr'autr 
celle  des  vicomtes  du  Bac,  des  seigneurs  de  Soize,  ï 
Picardie,  des  comtes  de  Nanteuil,ven  Champagne.  El 
est  représentée  aujourd'hui  par  : 

i.°  Jean  -  Baptiste  -  Joseph  de  Boham,  docteur 
médecine,  né  le  7  juillet  1777,  fils  de  Nicolas 
Boham,  seigneur  de"  Quatrechamps ,  de  Noirval ,  d 
Ballay,  de  Clairefontaine>  des  Ménils,  haute  et  bass 
justice  de  Vaudy ,  de  Maiva ,  de  Voizy ,  de  Beaure 
paire,  etc.,  etc.,  capitaine  des  grenadiers  royaux, 
chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- Louis; 
et  de  Charlotte- Louise  de  Beffroy.  Il  a  épousé,  en  i8i5, 
Victoire-Anastasie  François  ; 

2.0    Etienne   de   Boham,    cousin    du     précédent,    marié 
ayant  des  enfants; 


DE  MARANS.  2-5 

3.°  Jean-Baptiste-Joseph  de  Boham,  frère  du  pré- 
cédent, marié,  et  ayant  des  enfants. 

Armes  :    de  sable,  à  la    bande  d'or,    côtoyée   de  deux 

cotices  du  même;  couronne  de  comte.  Supports  :  deux 
ours. 


DE  MARANS,  maison  des  plus  anciennes  de  la 
province  de  Touraine,  qui  tire  son  nom  du  bourg  de 
Marans,  dans  le  pays  d'Aunis,  seigneurie  considéra- 
ble (i),  qu'elle  a  possédée  jusques  vers  la  fin  du  treizième 
siècle.  Elle  compte  encore,  parmi  les  nombreuses  pos- 
sessions qui  ont  marqué  sa  prépondérance  dans  les  pre- 
miers siècles  de  Ist  chevalerie,  le  château  et  bourg  de 
Pressigny,  en  Touraine,  qui  a  donné  son  nom  à  une 
branche  de  cette  maison,  laquelle  a  fourni  un  maréchal 
de  France,  dans  Renaud  de  Pressigny  ou  de  Marans, 
qui  fit  le  voyage  d'Afrique,  sous  le  roi  saint  Louis, 
en  1270  (2);  les  Ormes-Saint-Martin,  en  Poitou,  élec- 
tion de  Châtellerault,  seigneurie  considérable,  érigée 
en  baronnie,   que    la  maison  de  Marans   a  possédée  pen- 


> 

(1)  On  y  comptait  101 1  feux  ;  Marans  fournissait  tout  le  pays 
d'Aunis  et  les  environs  de  blé  et  de  farine,  dont  il  faisait  un 
commerce  prodigieux.  C'est  de  Marans  qu'on  tirait  le  minot 
de  Bagnaux,  qu'on  croit  être  la  meilleure  farine  du  monde, 
et  qui  se  transporte  jusqu'aux  Indes  orientales.  Cette  seigneurie 
était  possédée,  en  1376,  par  la  maison  de  Thouars,  en  qua- 
lité de  châtellenie  ;  en  1 5oo,  la  maison  de  la  Trémoille  en  était 
en  possession.  Jean  de  Beuil,  grand  échanson  de  France,  pos- 
sédait la  terre  de  Marans  en  titre  de  comté. 

(2)  Guillaume  de  Pressigny,  puîné  de  la  maison  de  Marans, 
portait  pour  brisure  une  bordure  composée  de  sei^e  pièces.  Il 
épousa,  avapt  l'an  1205,  Avoye,  dame  de  Sainte-Maure,  en 
Touraine,  fille  unique  et  héritière  de  Guillaume,  seigneur  de 
Sainte-Maure.  Leurs  enfants  et  postérité  quittèrent  le  nom  et 
les  armes  de  Pressigny,  pour  prendre  ceux  de  Sainte-Maure. 
Guillaume  de  Sainte-Maure,  chancelier  de  France  depuis  l'an 
1329  jusqu'en  i334,  année  de  sa  mort,  était  un  de  leurs  des- 
cendants, et  fils  de  Pierre  de  Sainte-Maure,  seigneur  de  Mont- 
gauger.  C'est  de  ce  même  Pierre  que  sont  descendus  Charles 
de  Sainte-Maure,  duc  de  Montausier,  gouverneur  du  grand 
dauphin,  fils  de  Louis  XIV,  et  les  autres  seigneurs  du  nom 
de  Sainte-Maure. 


276  DE  MARANS. 

dant     plus    de    quatre    siècles,    ainsi   que  celles  de    Lou 
bressay,     de    Saint-Marc,    etc.,    etc.,    et    nombres   d'autres 
seigneuries,  sur  les  confins  du  Poitou  et  du  Berri. 

Les  sires  de  Marans  florissaient  dans  le  tems  des  croi- 
sades et  de  l'ancienne  chevalerie,  et  malgré  les  grandes 
pertes  qu'ont  fait  éprouver  à  cette  maison  les  guerres 
civiles  et  de  religion,  qui  l'ont,  en  quelque  sorte,  dé- 
chue de  son  ancienne  splendeur,  elle  n'en  a  pas  moins 
soutenu  l'éclat  par  les  services  qu'elle  a  constamment 
rendus,  et  les  distinctions  honorables  qu'elle  a  méritées. 
Elle  compte  un  maréchal  de  France,  plusieurs  officiers- 
généraux,  des  grand'croix  de  l'ordre  royal  et  militaire 
de  Saint-Louis,  des  capitaines  de  cent  hommes  d'armes, 
des  gentilshommes  de  la  chambre  «du  roi  Henri  IV, 
plusieurs  chevaliers  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jéru- 
salem. Le  premier  de  cette  maison,  qu'on  trouve  dans 
les  annales  de  l'ordre,  est  François  de  Marans,  dit  des 
Ormes- Saint- Martin,  qui  périt  à  la  caravane  de  l'an  i3yo, 
contre  les  infidèles.  François  de  Marans,  officier  d'or- 
donnance du  grand  Condé,  tué  à  ses  côtés  à  la  bataille 
de  Lons  (1),  était  aussi  chevalier  de  cet  ordre. 

Charles  de  Marans,  chevalier,  fut  un  des  capitaines 
à  qui  le  roi  Charles  VIII  confia  le  commandement  des 
troupes  qu'il  envoya  en  Bretagne,  contre  la  duchesse 
Anne  et  les  Anglais  qui  tenaient  son  parti:  ces  troupes 
firent  montre  à  Pouancé  et  à  Château-Gonthier,  le 
8  mars  1489.  Il  était  gouverneur  de  la  ville  de  Saint- 
Malo,  en  1498,  et  remit  cette  place  à  l'obéissance  de  la 
duchesse  Anne,  alors  reine  de  France,  le  17  septembre 
de  la  même  année.  Il  avait  sans  doute  pour  frère,  Pierre 
de  Marans,  qui  comparaît,  en  qualité  d'homme  d'armes 
de  la  compagnie  des  quarante  hommes  d'armes,  et  de 
quatre-vingts  archers,  sous  la  charge  et  conduite  de 
Gilbert  de  Grassay,  seigneur  de  Champeroux,  dont  la 
montre  se  lit  à  Fougères,  le  8  mars  1489.  Charles  de 
Marans  épousa,  vers  l'an  1480,  Guyonne  de  Vieux, 
dont  il  eut: 


1 .°  Pierre,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Perrette  de  Marans,   mariée,  vers  l'an    i5o6,   à 
François   de  l'Estang,  seigneur  du  Breuil; 


(1)   Agé  de  18  ans. 


DE  MARANS.  2-- 

3.°  Renée  de  Marans,  qui  épousa,  vers  l'an  i5jo, 
François  Goumard,  seigneur  de  Mézières,  dont 
la  fille,  Antoinette  Goumard,  épousa,  le  10  juin 
1 538,  François  F  roder,  seigneur  de  la  Messe- 
Hère,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi,  capitaine  de 
cinquante  hommes  d'armes",  en  156p. 

Pierre  de  Marans,  seigneur  des  Ormes-Saint-Martin, 
épousa,  vers  Tan  i5i5,  Françoise  de  Pindray,  fille'  de 
Georges  de  Pindray,  seigneur  de  Pindray,  et  de  Jeanne 
de  Bagneux.  il  eut  pour  fils: 

Jean    de     Marans,   seigneur    des   Ormes-Saint-Martin, 
gentilhomme  de  la   maison  du  Roi,  mariée,  vers  l'an  1540, 
avec   Hélène  de  Culant,    fille  de   Charles  de  Culant,  sei- 
gneur •  de    Saint-Cyr,    en    Brie,     et    de     Perrine    Ligier,  . 
dame  du  Perron.  Il  en  eut  entr'autres  enfants: 

i.°  François    de   Marans  des    Ormes-Saint-Martin, 

reçu     chevalier    de      Saint-Jean     de    Jérusalem, 

en  1 563; 
2.0  Jacques,  dont  l'article  suit; 
3.  Elisabeth  de   Marans,   mariée  à  Jean  de  Ferecoc, 

écuyer,    seigneur  de  la  Gillière    et    de     Douvré 

vivant  en  1570. 

Jacques  de  Marans,  seigneur  de  Saint-Marc,  en 
Poitou,  épousa  N ,  dont  entr'autres  enfants:  Mar- 
guerite de  Marans,  mariée,  vers  l'an  16 14,  à  Gabriel 
Frotier,  chevalier,  seigneur  de  Fougère,  de  Pouillé  et 
des  Tessonnières. 

On  trouve  encore  Louise  de  Marans,  mariée,  vers 
l'an  1620,  à  Geoffroi  de  Barbezières,  seigneur  de  la 
Roche-Chemerault,  dont  la  fille,  Françoise  de  Barbe- 
zières, fille  d'honneur  de  la  reine,  fut  mariée,  en  1645. 
à  Macé  Bertrand,  seigneur  de  la  Bazinière,  de  Clichy- 
la-Garenne,  baron  de  Vouvant  et  de  Grand-Pressigny, 
maître  des  cérémonies  des  ordres  du  Roi,  chevalier  de 
l'ordre  du  Saint-Esprit,  mort  le  3  novembre  1688. 

Une  autre  Louise  de  Marans,  fut  mariée,  vers  l'an 
i63o,  à  Louis  de  Vernon,  seigneur  de  la  Rivière-Bon- 
neuil,  dont  la  fille,  Charlotte  de  Vernon,  épousa,  après, 
l'an  1654,  Louis,  marquis  de  Crussol,  mort  à  Paris, 
le  8  octob-e  1674,  fils  d'Emmanuel  de  Crussol,  duc 
d'Uzès,    pair    de    France,    prince    de    Soyon,     comte  de 


ide 


278     DELPY  DE  LA  ROCHE  ET  DE  SAINT-GEYRAT 
Crussol,  baron    de  Levis    et   de  Florensac,  et  de  Claude 
d'Ebrard  de  Saint-Sulpice,  sa  première  femme. 

•  Abel-Louis  de  Marans  de  Varennes,  brigadier  des 
armées  du  Roi,  mort  au  mois  de  décembre  1678,  avait 
servi  plusieurs  années,  lorsqu'il  obtint  une  commission 
dans  le  régiment  du  Roi,  à  sa  formation,  le  2  janvier 
i663;  il  marcha,  avec  ce  régiment,  au  siège  d'Erfort, 
en  1664;  fut  fait  major  dudit  régiment,  le  7  janvier  1667; 
servit  aux  sièges  de  Douai,  de  Tournai  et  de  Lille,  la 
même  année;  fut  fait  lieutenant-colonel  du  régiment 
des  fusiliers  du  Roi  (depuis  Royal-Artillerie)  à  sa  créa- 
tion, le  4  février  1671  ;  servit  à  tous  les  sièges  de  cette 
guerre,  jusqu'à  sa  mort,  et  obtint  le  grade  de  brigadier 
des  armées  du  Roi,  par  brevet  du  25  février  1677. 

Cette  maison  est  maintenant  représentée  par  : 

Louis,  comte  de  Marans,  maréchal  des  camps  et 
armées  du  Roi,  chevalier  de  Tordre  royal  et  militaire 
de  Saint-Louis  et  de  l'ordre  noble  du  Phénix  d'Ho- 
henlohe,  aide-de-camp  de  S.  A.  S.  monseigneur  le  duc 
de  Bourbon.  n 

Armes:  contrefascé  d'or  et  d'azur;  au  chef  contrepalé 
de  même,  flanqué  à  dextre  et  à  sénestre  d'azur,  à  deux 
girons  d'or,  appointés  en  chevrons  couchés,  mouvants 
des     bords     de  l'écu;  à  l'écusson  de    gueules,     brochant^ 


DELPY  de  la  ROCHEetdeSAINT-GEYRAT, 
famille  ancienne,  établie  en  Périgord  et  en  Guienne; 
elle  a  fourni  plusieurs  conseillers  au  parlement  de  Bor- 
deaux, et  plusieurs  officiers  dans  l'armée  et  dans  la 
marine;  elle  est  représentée  aujourd'hui  par: 

Louis-Henri  Delpy  de  la  Roche,  ancien  élève  de 
l'école  royale  et  militaire  de  Paris,  chevalier  de  Notre- 
Dame-de-Mont-Carmel  et  de  Saint-Louis,  capitaine  à 
l'école  royale  de  Saint-Cyr,  marié  en  1801,  à  Françoise- 
Martine  Barret,  d'une  famille  originaire  d'Irlande,  dont 
il  a: 

i.°  Frédéric,  né  le  23  juin  1802; 

2.0  Charles-Louis-Joseph,    né  le  26    janvier    1809; 

3.°  Marie-Françoise-Mathilde,  née  le  3ooctob.  1804. 


DE  SAINT-HUBERT.  279 

Cousin.  L'abbé  Delpy  de  Saint-Geyrat,  qui  repré- 
sente la  seconde  branche,  ancien  grand  vicaire  du 
diocèse  de  Saint-Pons,  et  aujourd'hui  garde  du  sceau 
des  archives  de  l'université. 

Oncle.  François  Delpy  de  la  Roche,  ancien  lieu- 
tenant-colonel de  cavalerie,  major  de  la  ville  de  Bor- 
deaux, et  lieutenant  des  maréchaux  de  France,  chevalier 
de  Tordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis. 

Armes  :  coupé  :  au  1 ,  d'argent  à  cinq  mouchetures 
d'hermine  de  sable,  3  et  2;  au  2,  d'azur  frété  d'argent. 
Couronne  de  marquis.  Supports  :  deux  lions  ;  celui  de 
sénestre,  en  barroque. 


HUBERT  DE  SAINT-HUBERT,  en  Anjou.  Le  roi 
Louis  XIV,  dans  les  lettres  -  patentes  qu'il  accorda,  le 
dernier  décembre  1649,  à  Georges  Hubert  de  Saint- 
Hubert,  s'exprime  ainsi  : 

»  Louis,  par  la  grâce  de  Dieu,  etc.,  etc.,  Le  feu  Roy, 
»  notre  très-honoré  seigneur  et  père,  ayant  été  bien  in- 
»  formé  des  grâces  particulières  qu'il  a  plu  à  la  divine 
»  bonté,  en  faveur  de  la  Sainte-Vierge,  de  départir  à 
»  notre  bien  amé  le  sieur  chevalier  de  Saint-Hubert, 
»  étant  issu  de  la  ligne  et  génération  du  glorieux  Saint- 
»  Hubert  d'Ardennes  (1),  fils  de  Bertrand,  duc  d'Aqui- 
»  taine,  de  guérir  toutes  les  personnes  blessées  et  mor- 
»  dues  de  loups  ou  chiens  enragés,  et  autres  bestes  at- 
»  teintes  de  la  rage,  en  touchant  au  chef,  sans  aucune 
»  application  de  remèdes;  comme  de  tout  temps  de  père 
»  à  fils,  de  génération  en  génération,  ils  ont  toujours 
»  garanti  et  exempté  de  ladite  rage,  en  ayant,  ledit 
»  chevalier  de  Saint-Hubert,  fait  l'expérience  en  pré- 
»  sence  de  notredit  feu  seigneur  et  père,  dès  l'année  i638  ; 


(1)  Il  mourut  à  Liège  en  727.  On  prétend  qu'avant  sa  re- 
traite, Saint-Hubert  avait  été  marié,  et  qu'il  avait  eu  un  fils 
nommé  Froberg.  Voye\  les  Généalogies  historiques  des  Maisons 
souveraines,  tom.  III,  p. 32  ;  et  le  Dictionnaire  historique,  in-80., 
de  Prudhomme,  tom.  VIII,  p.  552. 


280  DE  SAINT-HUBERT. 

»  lequel  ayant  reconnu  les  effets  de  son  pouvoir  sur  quan- 
»  tité  de  personnes  même  guerry  de  nos  officiers,  en  sa 
»  présence,  étant  atteints  de  ladite  maladie,  et  que  notre- 
»,  dit  feu  seigneur  et  père,  dès-lors,  se  serait  fait  toucher 
«  par  précaution,  et  commandé  audit  sieur  de  Saint- 
»  Hubert  de  demeurer  à  sa  suite  et  cour  ;  depuis  notre 
»  avènement  à  la  couronne  ,  il  aurait  ,  tant  en  notre 
»  chasteau  que  autres  lieux  de  notre  royaume  où  nous 
»  l'avons  expressément  envoyé  guérir  de  la  rage,  ceux 
»  qui  étaient  mordus  et  atteints  de  telles  maladies,  et 
»  ayant  aussi  été  bien  informé  desdites  grâces  particu- 
»  lières,  nous  nous  sommes  aussi  fait  toucher  par  pré- 
»  caution,  comme  aussi  notre  très-cher  oncle  le  duc 
»  d'Orléans,  et  nos  chers  cousins  les  princes  de  Condé 
»  et  de  Conty,  et  autres  princes  et  princesses  et  officiers 
»  de  notre  couronne  et  autres  seigneurs,  gentilshommes 
»  et  officiers  de  notre  maison,  cour  et  suite. 

»  A  ces  causes,  mettant  en  considération  les  services 
»  rendus  par  ledit  sieur  chevalier  de  Saint-Hubert,  à 
»  notre  dit  feu  seigneur  et  père,  ceux  qu'il  nous  rend 
»  journellement  et  à  notre  cour  et  suite,  et  désirant  le 
»  traiter  favorablement,  nous,  de  Tavis  de  la  reine 
»  régente,  notre  très-honorée  dame  et  mère,  et  de  notre 
»  grâce  spéciale,  pleine  puissance  et  autorité  royale, 
»  avons  ledit  sieur  chevalier  de  Saint-Hubert,  pris  et 
»  mis,  prenons  et  mettons ,  par  ces  présentes  signées  de 
»  notre  main,  en  notre  protection  et  sauve-garde  spé- 
»  ciale,  lui  permettant  d'aller,  venir  et  séjourner  par 
»  toutes  nos  villes,  bourgs,  lieux  et  endroits  de  notre 
r>  royaume ,  pour  y  toucher  toutes  personnes  qui  se  vou- 
»  dront  préserver  de  ladite  maladie,  soit  par  précaution 
»  ou  atteintes  de  ladite  rage. 

»  Sy  vous  mandons,  etc.  etc.    » 

I.  Georges  -  Germain     Hubert     de     Saint  -  Hubert 
épousa,   i .°,  en    1 595,    Barbe  de  la  Croix,   2.0,    Eléonore 
de  Courtenay.   Il  eut  de  sa  première  femme  : 

II.  Georges  Hubert  de  Saint- H  ubert  ,  né  à 
Namur,  qui  obtint  du  roi  Louis  XIV,  les  lettres-patentes 
rapportées  ci-dessus.  Muni  de  ces  lettres,  après  avoir 
suivi  la  cour  pendant  long-tems,  il  se  transporta  en 
plusieurs  provinces  du  royaume,  pour  se    rendre   utile  à 


DE  SAINT-HUBERT.  28i 

sa  patrie,  comme  le  roi  le  lui  avait  commandé  expressé- 
ment par  icelle  pour  la  conservation  de  ses  sujets.  Le 
certificat  de  monseigneur  Victor  le  Bouthillier,  arche- 
vêque de  Tours,  l'atteste;  il  est  daté  du  9  septembre  1667. 
Il  se  maria,  le  25  février  1675,  avec  demoiselle  Louise- 
André  de  Savonnières,  fille  de  feu  Charles  de  Savon- 
nières,  écuyer,  seigneur  de  Salvert,  et  de  demoiselle 
Urbanne  de  Cheviré.  Dans  ce  contrat,  il  a  la  qualité  de 
gentilhomme  de    la  maison  du  Roi.   Ses  enfants    furent  : 

1 .°  Jean-Louis,  qui  suit  ; 

2.0  Paule-Françoise  Hubert  de  Saint-Hubert,  qui 
fut  élevée  à  Saint-Cyr,  où  elle  a  commencé  à 
toucher,  à  lage  de  six  ans,  plusieurs  personnes 
mordues  de  bêtes  enragées,  en  présence  du  Roi 
et  de  toute  la  cour.  Elle  fut,  dès  ce  tems,  pen- 
sionnée par  Sa  Majesté,  de  600  livres  de  pension  ; 
elle  se  maria  à  M.  du  Ballet,  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint-Louis,  brigadier  des 
mousquetaires  ;  elle  est  morte,  veuve  et  sans 
enfants,  au  couvent  des  Loges,  de  l'ordre  de 
Fontevrault,  en  Anjou,  le  25  avril  1743. 

III.  Jean-Louis  Hubert  de  Saint-Hubert,  naquit 
à  Paris,  le  3  décembre  1680.  Il  épousa,  le  i3  octobre 
1698,  demoiselle  Marguerite  Jagotz,  fille  de  messire 
Etienne  Jagotz,  intéressé  dans  les  affaires  du  Roi.  Il 
eut  la  même  grâce  particulière  que  son  père,  pour  se 
rendre  également  utile  à  sa  patrie,  il  parcourut  tout  le 
royaume  pour  la  guérison  de  ceux  qui  étaient  attaqués 
de  la  rage,  ainsi  qu'il  est  constaté  par  nombres  de  cer- 
tificats, et  notamment  par  deux  de  messeigneurs  Jean 
de  Catellan,  évêque  et  comte  de  Valence,  prince  de 
Soyon,  du  i3  décembre  I7i3;  Martin  de  Ratabon, 
évêque  et  comte  de  Viviers,  du  5  janvier  1714;  Charles- 
François,  évêque  de  Chartres,  du  14  août  171 5;  Pierre 
Rogier  du  Crévy,  évêque  du  Mans,  du  1". avril  17 16, 
Nicolas  de  Saulx  de  Tavannes,  évêque,  comte  de  Châ- 
lons,  du  24  mars  1722,  et  Scipion  Jérôme,  cvéque, 
comte  du  Toul,  du  5  mars  1723.  Il  eut  pour  fils  : 

IV.  Etienne  Hubert  de  Saint- Hubert,  i"  du 
nom,  né  à  Saumur,  au  diocèse  d'Angers,  le  3  octobre 
1706,   marié,  le   19  janvier   1735,    avec  Jeanne   Ysoré  de 


282  COCHET  DE  SAVIGNY. 

la  Varenne,   petite-nièce  de    monseigneur  Jacques  Ysoré, 
archevêque  de  Tours.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Etienne,  dont  l'article  suit; 

2.0  Jeanne-Julienne    de    Saint-Hubert,     né   à   Blou 
en  Anjou,  le  2  juillet  1735. 

V.  Etienne  Hubert  de  Saint-Hubert,  IIe  du  nom, 
né  à  Blou,  au  diocèse  d'Angers,  le  i5  avril  1737,  épousa, 
le  18  avril  1765,  demoiselle  Angélique  Odit,  dont 
sont  issus  : 

i.°  Etienne-Louis-Auguste  de  Saint-Hubert; 
2.0  Etienne-Georges-Alexandre,  qui    suit. 

VI.  Etienne-Georges- Alexandre  de  Saint-Hubert, 
né  le  14  avril  1779,  élève  de  l'école  royale  militaire  de 
Pontlevoye,  en'  1789,  a  fait  toutes  les  guerres  de  la  Ven- 
dée, est  parvenu  de  grade  en  grade  à  celui  de  maréchal- 
des-camps  et  armées  du  Roi,  chevalier  de  l'ordre  royal 
et  militaire  de  Saint-Louis,  marié,  en  1801,  à  Marie- 
Louise-Hortense  de ,  Hillerin  de  Boistissandeau,  de  la- 
quelle il  a  : 


i.°  Adolphe  de  Saint-Hubert; 
2.0  Marie- Adélaïde-Hortense  ; 
3.°  Clara  de  Saint-Hubert; 
4.0  Julie-Aminthe'de  Saint-Hubert. 


Armes  :  d'or,  au  chevron  d'azur  chargé  de  trois  fleurs 
de  lys  d'or,  et  accompagné  de  trois  quintefeuilles  de 
gueules  ;  couronne    de    marquis.    Supports  :    deux   lions 


:urs 


COCHET  DE  SAVIGNY  de  Saint-Vallier, 
d'Avoisotte  ,  du  Magny,  de  Trelagues  (même 
branche)  ;  famille  ancienne,  noble  et  titrée,  origi- 
naire de  Bourgogne,  province  où  elle  réside  encore  de 
nos  jours. 

I.  Raoul  Cochet,  écuyer  veneur  en  i32Ô,  de 
Philippe,  comte  de  Valois,  depuis  Roi  en  i328,  eut 
pour  fils  : 

II.  Guillaume     Cochet,      1er    du    nom,     verdier     ou 


COCHET  DE  SAVIGNY.  283 

lieutenant  du  grand   forestier  de  France  en   1372.    Il  fut 
père  de  : 

III.  Quentin  Cochet,  vicomte  de  Vire,  bailli  de 
Mantes  et  de  Meulan,  puis  de  Beaumont-le-Roger, 
le  i3  août  1370.  Il  eut  pour  fils  : 

IV.  Louis  Cochet,  Ier  du  nom,  gentilhomme  de 
nom  et  d'armes,  et  sans  reproche;  il  est  désigné  aux 
lettres  ti'un  tournoi,  proposé  le  premier  janvier  1444, 
par  le  prince  Jean,  duc  de  Bourbon,  comme  quinzième 
gentilhomme  du  nom,  et  un  des  deux  écuyers  qui 
accompagnèrent  le  prince,  et  qui  lui  firent  la  promesse 
de  soutenir  un  combat  à  pied,  jusqu'à  outrance  (dis- 
sertation du  sieur  Du  Fresne  du  Cange  sur  l'histoire 
de  saint  Louis  du  sire  de  Joinville,  et  traité  de  la 
noblesse,  par  la  Roque,  chapitre  VII  et  VIII,  intitulé 
du  gentilhomme  de  nom  ).  De  lui  est  issu  : 

V.  Guillaume  Cochet,  IIe  du  nom,  second  échanson 
de  Louis  XI,  lors  dauphin,  en  1449,  deuxième  officier 
de  ce  prince:  il  est  aussi  dénommé  dans  un  mémoire  fait 
à  la  chambre  des  comptes,  par  Nicolas  Erland,  trésorier 
de  Louis  XI,  le  premier  janvier  1449,  il  fut  père  de  : 

VI.  Louis  Cochet,  écuyer,  "deuxième  du  nom,  qui 
eut  pour  fils  : 

VIL  Jean  Cochet,  écuyer,  seigneur  des  Couchets, 
village  situé  entre  Couches  et  Mont-Cénis  ;  il  porta  les 
armes  avec  distinction,  et  avait  épousé  Léonarde  Ro- 
chette,  dont  il  n'eut  qu'un  fils  : 

VIII.  Hugues  Cochet,  seigneur  dWvoisotte  ;  il  fut 
procureur  du  Roi  à  Mont-Cénis,  en  1573.  Il  avait 
épousé  Philiberte  Doyen,  fille  de  noble  Toussaint  Doyen, 
écuyer.   De  ce  mariage  est  issu    un  fils  unique,   nommé  : 

IX.  Philibert  Cochet,  seigneur  d'Avoisotte.  Il  avait 
épousé  Pierrette  Démaret,  le  10  avril  1 586,  par  acte 
reçu,  Gaspard  Durand,  notaire  à  Mont-Cénis,  de 
laquelle  il  n'eut  qu'un  fils  : 

X.  Lazare  Cochet,  ou  Couchet,  seigneur  d'Avoi- 
sotte, né  à  Mont-Cénis,  le  28  mars  i58y;  il  fut 
procureur    du     Roi    en  cette    ville,   et    avait    épousé    en 


284  COCHET  DE  SAVIGNY. 

premières  noces,  le  5  août  1607,  Chrétienne  Potillon 
par  acte  reçu,  Adrien,  notaire  à  Toutou  Saint-Arroux  ; 
et  en  secondes,  Guiilemette  de  Siry,  dont  il  n'eut  pas 
d'enfants. 

Ce  fut  lui,  qui  le  premier,  signa  Couchet,  au  lieu  de 
Cochet,  le  nom  de  son  père  .  Cette  erreur  passa  à  ses 
fils,  ce  qui  donna  lieu  à  deux  requêtes,  l'une  par 
Melchior  Cochet,  comte  de  Brioude,  au  lieutenant 
civil  de  Paris,  en  date  du  19  octobre  1693;  et  l'autre, 
par  Hugues-Charles  Cochet,  seigneur  du  Magny,  au 
lieutenant  civil  d'Autun,  en  date  du  17  avril  1708, 
par  lesquelles,  ils  obtinrent  la  permission  de  reprendre 
et  de  signer  leur  véritable  nom  de  Cochet.  De  son  pre- 
mier mariage  avec  Chrétienne  Potillon,  est  issu  : 

XI.  Melchior  Cochet  ou  Couchet,  qualifié  baron  et 
seigneur  de  Saint- Vallier,  né  à  Mont-Cénis,  le  29  novembre 
1612;  il  épousa,  le  27  décembre  1628,  Jeanne  Colard, 
fille  de  noble  Hugues  Colrd,  par  acte  reçu  Alexandre 
Humbert,  notaire  à  Mont-Cénis.  De  ce   mariage  vinrent  : 

i.°  Hugues-Charles,  dont  Farticle  suit; 
2.0  Melchior,  écuyer  qui  épousa,   1 .°  Marie   Désir  ; 
2.0  Jeanne-Pierrette  Grignet.  Ses  enfants  furent  : 

Du  premier  lit  : 

a.  Melchior,  écuyer,  mort  jeune  ; 

Du  second  lit: 

b.  Jean  Cochet,  )  ,  t    • 
r»LT         r*    u  \        ecuyers,  morts  jeunes; 

c.  Philippe  Cochet,     )        J      ' 

3.°  Charles,  seigneur  d'Avoisotte,  né  à  Mont-Cénis, 
le  dernier  février  i638.  Il  épousa,  le  26  jan- 
vier 166 3,  Bernarde  Bourée,  per  acte  reçu  Fran- 
çois Gonçjier,  notaire  à  Beaune.  De  ce  mariage 
vint  Melchior,  seigneur  d'Avoisotte  et  de  Saint- 
Vallier,  né  à  Beaune,  le  5  février  1664;  il  fut 
comte  de  Brioude  et  président  au  parlement  de 
Paris,  en  1695;  il  devint  secrétaire  perpétuel  de 
Philippe,  duc  d'Orléans,  régent  du  royaume.  Dans 
l'assemblée  des  commissaires-généraux,  députés 
par  Sa  Majesté  pour  l'exécution  de  la  déclaration 
du  4  septembre  1696,  contre  les  usurpateurs  de 
noblesse,  tenue  à  Paris,  le  12  février  1699,  il  fut 
maintenu  dans  ses  droits,  honneurs  et  privilèges, 


COCHET  DE  SAV1GNY.  285 

sur  la  réprésentation  de  ses  titres  et  de  la  généa- 
logie de  sa  famille.  En  conséquence  il  fut  ordonné 
qu'il  serait  inscrit  au  catalogue  des  gentilshommes 
du  royaume,  conformément  à  l'arrêt  du  conseil, 
du  22  mars  1666. 

Il  possédait  une  fortune  colossale^  pendant 
toute  sa  vie,  il  porta  son  attention  à  encourager 
les  établissements  utiles,  à  secourir  les  familles 
nobles  pauvres.  On  lit,  dans  les  Lettres  édifiantes, 
en  onze  ou  douze  volumes,  du  père  Bonchet, 
jésuite  missionnaire  à  Pondichéry,  que  ce  ma- 
gistrat prodiguait  des  secours  à  une  société  reli- 
gieuse établie  dans  ce  pays,  pour  la  soutenir  dans 
ses  bonnes  intentions;  il  mourut  garçon,  en  1738; 
il  a  laissé  des  biens  considérables,  et  par  testa- 
ment, dont  le  Mercure  de  France  fait  mention 
dans  le  mois  de  décembre  1738,  page  2723,  il  a 
légué,  i.°,  treize  cent  mille  francs  au  gouver- 
nement, à  l'effet  de  placer  honorablement  et  à 
perpétuité  ses  parents  de  nom  et  d'armes,  jusqu'à 
extinction  du  nom-  2.0,  deux  cent  mille  francs, 
à  ses  héritiers  naturels,  et  le  surplus,  au  fils  aîné 
de  M.  Demanpoule,  premier  président  au  par- 
lement de  Paris,  et  au  troisième  fils  de  M.  Joly 
de  Fleury.  C'est  lui  qui  est  auteur  de  l'Induit, 
imprimé  en  1703,  ouvrage  auquel  on  accorde  les 
plus  grands  éloges;  il  est,  en  outre,  auteur  d'une 
Dissertation  sur  les  armoiries  de  France,  qui  répond 
à  celle  d'un  auteur  anonyme.  Voir  les  Mémoires 
de  Trévoux,  septembre  1706,  page  i5gô.  Il  est 
fondateur  de  la  chapelle  Cochet,  à  Mont-Cénis, 
en  171 1,  laquelle  doit  être  desservie  à  perpétuité 
par  des  aumôniers  désignés  par  la  branche  ainée 
de  la  famille.  Son  éloge  se  trouve  dans  le  tome  VII 
des  Auteurs  ecclésiastiques  du  dix-septième  siècle. 
4."  Charlotte  Cochet,  mariée  à  noble  Philippe  de 
Requeleyne,  lequel  devint  propriétaire  de  la  terre 
de  Saint-Vallier,  en  sa  qualité  de  gendre  de 
Melchior  Cochet,  baron  de  Saint-Vallier,  d'après 
les  partages  qui  furent  faits  par  acte  reçu  Dis- 
garennes, à  Mont-Cénis,  le  3  février  1699. 

XII.    Hugues-Charles    Cochet,     baron,     seigneur     du 
Magny  et  de  Savigny,  est  né   à   Mont-Cénis,  le   1 2  mars 


286  COCHET  DE  SAVIGNY. 

i655;  il  fut  conseiller  au  parlement  de  Metz,  en  1682; 
par  décision  du  18  janvier  171 1,  prise  à  Dijon,  par 
MM.  les  commissaires-généraux,  députés  par  Sa  Majesté, 
pour  l'exécution  de  la  déclaration  du  4  septembre  1696, 
contre  les  usurpateurs  de  noblesse,  il  fut  maintenu  dans 
ses  droits,  honneurs  et  privilèges,  sur  la  représentation 
de  la  généalogie  de  sa  famille  et  de  ses  titres;  en  con- 
séquence, il  fut  ordonné  qu'il  serait  inscrit  au  Cata- 
logue des  gentilshommes  de  sa  province.  Il  avait  épousé 
Françoise  Fabuze,  le  6  août  1689,  par  acte  reçu,  de 
Haye,  notaire  à  Chaalons,  en  Champagne.  De  ce  ma- 
riage vinrent: 

i.°  Melchior-François,  dont  l'article  suit; 

2.0  Claude-Bernard,  écuyer  seigneur  de  Savigny 
et  du  Magny,  conseiller  au  parlement  de  Metz. 
Il  avait  épousé  Catherine-Thérèse  Perrein,  par 
acte  reçu,  Bodier,  notaire  à  Charolles,  le  2  août 
1728.  De  ce  mariage  vint:  Melchior-Benigne- 
Marie,  seigneur  du  Magny,  conseiller-clerc  au 
parlement  de  Dijon,  lequel  mourut  chanoine 
de  la  Sainte-Chapelle  dans  la  même  ville  de 
Dijon,  en  1792; 

3.°  François,  écuyer,  seigneur  de  Trelagues,  gen- 
darme de  la  garde.  Il  épousa  demoiselle  Denise 
Rabiot  du  Seuil.  De  ce  mariage  vinrent: 

a.  Denis-Emiland,  seigneur  de  Trelagues, 
marié  à  demoiselle  de  Lavennes  de  Saint- 
Sauges.  Il  est  mort  sans  postérité  ; 

b.  François,  écuyer,  mort  garçon  ; 

4.0  Hugues,  mort  prêtre,  à  Paris,  en  1778} 

5.°  Michelle-Hélène,    morte    religieuse    ursuiine    à 

Mont-Cénis,  en  17 19; 
6.°  Marguerite,  morte  religieuse  ursuiine  à  Mont- 
Cénis,  en  1723. 

XIII.  Melchior-François  Cochet,  baron  et  seigneur 
de  Savigny,  est  né  à  Dijon,  le  8  décembre  1691.  Il  était 
remarquable  par  son  ordre  et  surtout  par  son  économie 
minutieuse  ;  mais  son  amour  excessif  pour  les  procès, 
lui  empêcha  d'augmenter  sa  fortune;  il  ne  se  fiait  à 
personne  et  voulait  tout  faire  par  lui-même.  Revenant 
un    jour    de    Dijon,    il  s'était    chargé    de    deux    grandes 


COCHET  DE  SAVIGNY.  28- 

girouettes  derrière  son  cheval,  lesquelles  dépassant  de 
beaucoup  l'homme  et  le  cheval,  obligèrent,  sur  la  route, 
un  régiment  d'infanterie,  à  se  ranger  sur  deux  lignes,  les 
soldats  se  sentant  menacés  par  les  pointes  de  ces  girouettes. 
Il  avait  épousé  noble  demoiselle  Claudine-Françoise 
Décret,  le  3o  juillet  1747,  par  acte  reçu,  de  Garenne, 
notaire  à  Paray.  De  ce  mariage  vinrent  : 

i.°  Antoine- Michel- Melchior,   dont  l'article  suit; 

2.0  Jean-François-1'Evangéliste,  mort  garçon  ; 

3.°  Philibert-François-Xavier ,  qualifié  chevalier, 
né  à  Blansy,  le  10  novembre  1753  ;  il  a  épousé 
demoiselle  Leclerc  ,  par  acte  reçu ,  Laplace ,  no- 
taire au  Mont-Saint-Vincent.  De  ce  mariage  sont 
issus  : 

a.  Philibert-Melchior,  écuyer,  né  au  Mont- 
Saint- Vincent,  le  29  octobre  1786; 

b.  Claudine,  demoiselle,  née  au  Mont-Saint- 
Vincent  ; 

4.0  Denis,  écuyer,  seigneur  de  la  Mothe,  né  à 
Blansy,  le  8  mars  1761  ;  garde  du  corps,  en  1783  ; 
émigré,  pour  la  cause  des  Bourbons,  en  1793.  Il  a 
épousé  demoiselle  Justine-Marie  de  Rochemont, 
fille  de  noble  Jules-Philippe-Marguerite  de  Ro- 
chemont ,  chevalier  et  officier  d'infanterie  ,  par 
acte  reçu,  Laplace,  notaire  au  Mont-Saint-Vin- 
cent. De  ce  mariage  sont  issus  : 
.    a.  Félix    Cochet,   écuyer,  \ 

b.  Hugues-Hélène  Cochet,  1  jumeaux,  nés  à 
écuyer,  a  été  placé  au  l  Saint- Brain- sur- 
lycée de  Moulins,  par  les  I  d'Heune,eni8o4; 
bienfaits  du  Roi.  j 

c.  Julie,  née  à  Marigny,  le  3o  janvier  1787, 
mariée  à  M.  Louis-Marie  Fricault,  magistrat 
à  Charolles,  en  18 12,  par  acte  reçu,  Du- 
chesne,  notaire  à  Couches  ; 

d.  Melchiore-  Huguette,  née  à  Saint-Boil , 
en  1789  ; 

e.  Nicole  -  Marie  ,  née  à  Saint- Brain- sur  - 
d'Heune,  le  9  novembre  1791  ; 

5.°  Claudine,  née  à  Blansy,  le  23  mai  1758;  elle 
a  épousé  Nicolas  Sîguin  de  Brouin.  De  ce  ma- 
riage sont  issus  : 


288  COCHET  DE  SAVIGNY. 

a.  Charles  Séguin   de    Brouin,   garde-du-corps 
en  1 8 1 4,  officier  dans  la  garde  royale  en  1 8 1 6  ; 

b.  Joseph  Séguin  ; 

c.  Auguste  Séguin,   garde  national  à  cheval  à 
Dijon,  en  1816. 

XIV.  -  Antoine-Michel  Melchior  Cochet  de  Savigny, 
baron  et  propriétaire  de  la  terre  de  Trelagues,  né  à  Sa- 
vigny, commune  de  Blansy,  le  20  février  1750;  il  fut 
victime,  en  1793,  des  mouvements  révolutionnaires,  et 
emprisonné  pendant  treize  mois,  pour  son  attachement 
connu  à  la  cause  des  Bourbons;  il  a  perdu  une  grande 
partie  de  sa  fortune  à  la  révolution.  Au  retour  du  Roi, 
en  181 5,  il  a  été  nommé  maire  de  la  commune  de  la 
Tagnère.  11  a  épousé  Marie  Billardet,  fille  de  M.  Billar- 
det ,  lieutenant-civil  à  Autun,  par  acte  reçu  Brossard, 
notaire  à  Autun.  De  ce  mariage  sont  issus  : 

i.°  Pierre-Claude- Melchior,  dont  l'article  suit  ; 
2.0.  Antoine,  écuyer,    né  à    Autun   en    1782,    garde 
national  à  cheval  de  cette  ville  en  18 16. 

XV.  Pierre  -  Claude- Melchior  Cochet  de  Savigny  , 
baron,  naquit  à  Autun,  en  1781.  Trop  jeune  encore  et  livré 
à  lui-même  au  commencement  de  la  révolution,  il  ne  put 
émigrer,  ni  prendre  part  aux  événements  du  tems.  Les 
cours  d'instruction  ayant  cessé,  il  ne  trouva  d'autres 
ressources,  pour  achever  ses  études,  que  dans  son  propre 
travail.  Son  inclination  le  porta  à  cultiver  les  beaux- 
arts  et  sur-tout  la  musique,  qu'il  aima  de  passion,  mais 
n'ayant  alors  que  des  espérances  de  fortune,  il  s'occupa 
dans   les   administrations    civiles     et    militaires.     En    juin 

18 14,  il  a  été  admis  garde-du-corps  du  Roi,  compagnie 
écossaise  ;  et  nommé  chevalier  de  l'ordre  royal  de  la 
Légion-d'Honneur,   le  9  août  suivant  ;    au  mois  de   mars 

181 5,  il  accompagna  le  Roi  à  Béthune.  Au  mois  d'avril, 
même  année,  pendant  l'interrègne,  il  fut  prévenu  de 
conspiration,  et  emprisonné  au  moment  où  il  rejoignait 
le  Roi  à  Gand  ;  au  mois  de  juillet  1 8 r  5  il  reprit  son  rang 
dans  les  gardes-du-corps  du  Roi,  et  le  9  mars  1816,  il  a 
été  nommé,  par  le  Roi,  officier  commandant  la  gendar- 
merie royale  à  la  résidence  de  Fontainebleau. 

Armes  :  d'argent,  au  c?q  hardi  de  gueules,  crête, 
becqué,  barbé  et  membre  d'or. 


D'AMALRIC. 


289 


AMALRIC;  cette  famille,  une  des  plus  anciennes  de 
la  Provence,  est  connue  dès  le  neuvième  siècle,  par  deux 
archevêques  d'Aix.  Une  charte  de  la  fin  du  dixième 
siècle,  de  l'abbaye  de  Saint-Victor-lès-Marseille  ,  de  ' 
Tannée  993,  au  sujet  de  la  plainte  que  l'abbé  de  Saint- 
Victor  porta  à  Boson,  roi  d'Arles,  comte  de  Provence, 
de  l'usurpation  faite  à  son  abbaye,  de  certains  biens  situés 
au  terroir  de  Marseille,  rapporte  qu'Amalric,  gentil- 
homme d'Arles,  fut  commis  par  le  roi  Boson,  pour 
connaître  de  cette  plainte  ;  il  est  qualifié  dans  la  charte 
de  sa  commission,  unus  inter  principes  et  judices  Arela- 
tensium.  Celui-ci  (dit  Meynier,  dans  son  histoire  de  la 
principale  noblesse  de  Provence,  page  48)  «  est  la  tige  de 
»  la  maison  d'Amalric.  Je  l'ai  suivie  avec  possession  de 
»  fief  et  qualité  de  damoiseau,  qualité  de  grande  dis- 
»  tinction,  etc.  etc.  » 

Une  charte  de  Tévêché  de  Marseille,  de  Tannée  1219, 
qualifie  Raoux  d'Amalric,  damoiseau;  Bertrand  do- 
maine, archevêque  d'Arles,  en  1281,  institua  Jean 
d'Amalric,  son  frère,  son  héritier,  qu'il  qualifie  aussi 
de  damoiseau. 

La  maison  d'Amalric  s'est  divisée  en  plusieurs  bran- 
ches, dont  plusieurs  se  sont  établies  dans  le  Languedoc, 
entr'autres  la  branche  des  seigneurs  de  Durfort,  çt  celle 
des  seigneurs  de  la  Loubière,  toutes  deux  maintenues 
par  M.  de  Bezons,  en  1668  et  1669. 

I.  Amalric  d'Amalric  ,  seigneur  d'E^clangon,  au  dio- 
cèse de  Digne,  vivait  en  i38o  et  1396,  avec  Isnardette  Se? 
conde,  sa  femme;  elle  était  veuve  de  lui,  en  141 5,  et 
tutrice  de  ses  deux  enfants  : 

1 .°  Louis,  dont  l'article  suit  ; 

2.0  Elzéar  d'Amalric,  seigneur  en  partie  d'Entrages 
et  de  Courbon,  auteur  d'une  branche  éteinte  en 
la  personne  de  Pierrette  d'Amalric,  son  arrière- 
petite-fille,  mariée,  en  1 558,  avec  Honoré  de 
Castillon,  seigneur  du  Castelet,  et  par  elle  sei- 
gneur d'Entrages. 

II.  Louis   d'Amalric,    Iof  du   nom,   seigneur  d'Esclan- 
12.  19 


290  D'AMALRIC. 

gon,  fut,  ainsi  que  son  frère  Elzéar,  maître  d'hôtel  ordi- 
naire de  René,  roi  de  Jérusalem  et  de  Sicile,  et  comte 
de  Provence, qui, en  récompense  de  leurs  nombreux  services, 
leur  donna  la  terre  d'Entrages,  au  diocèse  de  Digne,  lors 
de  la  réunion  du  terroir  de  Feston  à  celui  de  Digne,  le 
6  mars  1443.  Il  eut  pour  fils  ; 

III.  Louis  d'Amalric,  IIe  du  nom  ,  qui  fut  maître 
d'hôtel  ordinaire  de  Charles  VII,  roi  de  France  et  comte 
de  Provence.  En  considération  de  ses  services,  ce  prince  lui 
donna,  le  5  juillet  1492,  la  terre  d'Aynac  à  vie,' et  l'office 
de  capitaine  châtelain  de  Saint- Vincent.  Il  épousa  Del- 
phine,  dont  le  surnom  est  demeuré  inconnu,    et  en  eut  : 

IV  .  Elzéar  d'Amalric  ,  seigneur  d'Esclangon  et 
d'Aynac,  au  diocèse  de  Digne,  qui  s'allia  avec  Claudine 
de  Trougnon,  dont  entr'autres  enfants  : 

i.°Galéas  d  Amalric,  seigneur  d'Esclangon,  de 
Lambert  et  d'Aynac,  qui  fit  hommage  au  roi 
le  11  décembre  i55i,  et  épousa  Honorée  de  la 
Croix  de  Coitières  dont  il  eut  : 

a.  Marcellin  d'Amalric,  seigneur  d'Esclangon, 
qui  fit  hommage  au  roi  pour  la  seigneurie 
des  Sies,  le  29  mars  1548,  et  fut  institué 
héritier  de  son  père,  par  son  testament  du 
11  juin  1 5 58,  marié  avec  Honorée  de  Cas^ 
tellane,  fille  de  Gaspard  de  Castellane,  sei- 
gneur de  Saint— Julien  et  d'Esparron,  el 
d'Honorée  de  Lascaris-Tende.  Il  fut  père 
entr'autres  enfants  :  de  Joseph  d'Amalric  d< 
Lambert,  reçu  chevalier  de  Saint-Jean  d< 
Jérusalem,  en  la  vénérable  langue  de  Pro- 
vence, en  1 576  ; 

b.  Anne  d'Amalric,  mariée,  en  1544,  à  Louis 
deMateron,  seigneur  delà  Pérusse; 

c.  Catherine    d'Amalric,     qui  épousa    Antoin 
d'Isoard,  seigneur  de  Chénerilles; 

2.0  Honoré,  dont  l'article  suit  ; 
3.°  Marcellin  d'Amalric,  chanoine  de    l'abbaye    de 
Saint-Victor-lès-Marseille,  vivant  en  1 558. 

V.  Honoré  d'Amalric  alla  s'établir  à  Marseille,  à 
cause  de    son   frère  Marcellin,    et  vint  ensuite  habiter   la 


D'AMALRIC.  2g, 

cité  de   Signes,   dans   le   même  diocèse.   Il    épousa   le    5 
janvier    i53g  ,   Marguerite  de   Marin,   dont  il  eut: 
i.°  Balthazard  ,   dont   l'article  suit; 
2.0  Melchior  d'A mairie; 

3.°  Antoinette  d'Amalric ,  mariée  à  Barthelemi  de 
Venel,    écuyer ,  de  la   cité  de  Signes. 

VI.  Balthazard  d'Amalric,  épousa,  i.°,  Camille  de 
Castelle;  2.°,  le  8  décembre  1567,  Marguerite  de 
Gasquet;  reçut  une  cession  de  la  somme  de  400  livres, 
le  26  janvier  1590,  et  fit  une  vente  le  18  mars  1592.  Ses 
enfants  furent  : 

Du  premier  lit  : 

i.°  François,  dont  l'article  suit; 

2.0  Marguerite  d'Amalric,  mariée,  le  7  février  i6o5, 
à  Gaspard  de  Raimondis,  écuyer,  de  Draguignan, 
fils  de  noble  Antoine  de  Raimondis,  avocat  au 
siège  de  Draguignan,  et  de  Jeannette  Raphaël. 
De  leur  mariage  sont  issus  les  seigneurs  de  Rai- 
mondis d'Alons; 

Du  second  lit  : 

3.°  Catherine  d'Amalric,  épouse  de  noble  capi- 
taine, Roland  Colomb  d'Ollioules; 

4.°  Louise  d'Amalric; 

5.°  Diane  d'Amalric,  mariée  à  Alexandre  Fournier, 
sieur  de  Champortin  ,  fils  d'Elzéar  Fournier  et 
de  Claire  Alazar.  Louis  Fournier,  leur  fils  aîné, 
prit  le  surnom  d'Amalric,  du  chef  de  sa  mère. 

VII.  François  d'Amalric  épousa,  le  11  août  1598, 
demoiselle  marquise  de  Saboulin,  dont  pour  fils  unique  : 

VIII.  Jean -Paul  d'Amalric,  qui  servit  quelque  tems, 
et  était,  en  i65o,  capitaine  de  la  garnison  de  Sainte- 
Baume -lès- Marseille.  Il  présenta  ses  titres  devant  les 
commissaires  députés  en  Provence,  pour  en  faire  la  vé- 
rification, lors  de  la  recherche  des  faux  nobles;  et  fut  re- 
connu noble,  issu  de  noble  race,  le  20  octobre  1668.  Il 
avait  épousé,  le  6  décembre  1634,  demoiselle  Anne  de 
Martin,  dont  il  eut  : 

i.°  Antoine,  marié,  le  24  mai  1676,  à  Françoise 
de  Saboulin,  sa    branclfe  est  éteinte; 


•292  D'AMALRIC. 

2.a  Jacques,  qui  suit  ; 

3.°  François,  qui  servit  dans  les  mousquetaires 
et  mourut  au  retour  des  campagnes  de  Hollande. 

IX.  Jacques  d'Amalric  épousa,  en  1687,  demoi- 
selle Marguerite  de  Guérin,  dont  vinrent  : 

i.°  André,  qui  suit  ; 

2.0  Louis,  mort  dans  l'état  ecclésiastique; 

3.°  Joseph  d'Amalric. 

X.  André  d'Amalric,  épousa,  en  1734,  demoiselle 
Anne  -  Marguerite  d'Espinassy,  d'une  très  -  ancienne 
famille  noble  de  Provence  ,  dont  il  eut  quatre  garçons  et 
trois  filles,  savoir  : 

i.°  Louis- Joseph  d'Amalric,  qui  épousa,  demoi- 
selle Charlois  de  Goy,    dont   il  eut  : 

a.  Louis  d'Amalric,  lieutenant  en  premier  dans 
le  deuxième  régiment  d'artillerie  de  la  ma- 
rine, chevalier  de  la  Légion-d'Honneur  ; 

b.  Marie-Anne  d'Amalric; 

c.  Joséphine- Rosalie  d'Amalric; 

20  Joseph-François-César  d'Amalric,  procureur  du 
Roi  au  conseil-supérieur  de  la  Martinique,  qui 
épousa  demoiselle  Marguerite  du  Puy,  dont  sont 
issus  : 

A.  Pierre-César  d'Amalric,  mort  sans  alliance, 
en  1 8 1 3  ; 

B.  Louise-  Julie  -  Olympie  d'Amalric,  mariée, 
le  14  novembre  1797,  avec  Jean  François- 
Claude,  comte  de  Noyers  d'Avout,  capitaine 
de  cavalerie,  issu  des  sires  de  Noyers,  en 
Bourgogne.  Elle  est  morte  en  1808,  ayant 
eu  de  son  mariage  : 

a.  Joseph-Alphonse  de  Noyers,  )  d^dés 


b.  Pierre- François  de  Noyers, 

c.  Louis-Paul  de  Noyers,  \     vivants 

d.  Ferdinand  Jérôme  de  Noyers,)  en  1817; 

3.°  François-de-Sales,  dont  l'article  suit; 

4.0  Alexandre  -  Pierre  -  Emilien  d'Amalric  ,  qui 
épousa  demoiselle  Suzette  Payan  ,  et  est  mort 
au  service  du  roi  de  Naples,  ne  laissant  que  trois 


D'AMALRIC.  2g3 

filles,   dont    l'une    a    été  élevée  dans    la  maison 

royale  d'Aveya  ; 
5.°  Rosalie-Thérèse    d'Amalric,    mariée   à  Pierre  de 

Carry  ; 
6.°  Rosalie    d'Amalric,    mariée  à    Louis  d'Amalric, 

son  oncle  : 
7.0  Anne-Marguerite  d'Amalric. 

XI.  François-de-S.iles  d'Amalric,  a  épousé  demoi- 
selle    Marguerite-Sophie    de     Logier,     et     a    eu    d'elle  : 

1 .°  Alfred-Ernest  d'Amalric,  lieutenant  de  cava- 
lerie, tué,  à  l'âge  de  dix-huit  ans,  le  5  mars 
18 14,  dans  un  combat  livré  aux  Russes,  près  de 
Reims  ; 

2.0  Antoinette- Françoise-Henriette-Eudoxie  d'A- 
malric. 

Dans  son  Nobiliaire  de  Provence,  publié  à  Aix,  en  1693, 
l'abbé  Robert  dit  :  «  quelques-uns  avaie-nt  cru,  avec  Nos- 
»  tradamus,  que  Durand,  seigneur  de  Flassans,  tige  des 
»  comtes  de  Carces,  du  nom  de  Pontevez,  était  de  la 
»  maison  des  Amalrics  ;  mais  ils  se  sont   trompés.  » 

Meynier,  dans  la  Critique  de  ce  nobiliaire,  répond  : 
»  Jean-Baptiste  de  Pontevez,  mourant  sans  enfants, 
»  institua  son  héritier  universel,  Durand  d'Amalric, 
»  son  neveu,  fils  de  sa  sœur,  et  de  Jean  d'Amalric,  à 
»  la  charge  de  porter  ses  nom  et  armes,  par  son  testa- 
>>  ment  de  1490.  Ce  testament  prouve  littéralement, 
»  que  si  Durand  d'Amalric,  eut  été  Pontevez,  d'estoc 
»  paternel,  le  testateur  ne  l'aurait  pas  chargé  d'en 
»  porter  les  nom  et  armes.  Jean-Baptiste  de  Pontevez 
»  ne  fit  point  de  tort  à  son  nom  et  à  ses  armes,  en  les 
■»  perpétuant  à  Durand  d'Amalric  son  neveu.  La  maison 
*  d'Amalric,  est  de  la  principale  noblesse  de  Provence, 
»  et  ses  descendants,  dont  étaient  issus  les  comtes  de 
t>  Carces,  '  ont  été  illuistrement  renommés  en  Provence 
r>  et  dans  le  royaume,  pendant  les  guerres  de  la  ligue; 
»  ils  ont  possédé  pendant  long-tems  la  charge  de  grand 
»  sénéchal  et  de  lieutenant  de  Roi,  en  Provence  », 
49)- 


Armes   :    d'azur,  au  pin  d'argent,  ombragé  de   sinople, 
le    fût    chargé  d'une    croix    de  Malte    d'or,  émaillée    du 


2g4  D'AMALRIC. 

troisième  émail  ;    accompagné  en    chef    de  deux     étoiles 
d'or,  et  en  pointe  d'un  cerf  du  même. 

L'abbé  Robert,  de  Briançon,  dans  son  Etat  de  la  noblesse 
de  Provence,  tome  Ier  ,  page  281,  dit  que  les  anciennes 
armes  de  cette  maison,  étaient  :  de  gueules,  à  trois  bandes 
d'or,  et  qu'il  ne  sait  pas  pourquoi  les  Amalrics  qui 
étaient  à  Signes,  en  ont  changé. 


FIN  DU  DOUZIEME  VOLUME. 


SUPPLÉMENT 


A  L'ARMORIAL 


DU   NOBILIAIRE   DE  FRANCE. 


d'ALÈS  d'ANDUSE,  tome  III,  p.  168  et  suiv  .  : 
écartelé,  aux  i  et  4  d'or,  à  deux  demi-vols  de  gueules; 
au  chef  d'azur,  chargé  d'un  soleil  du  champ;  à  la  bordure 
de  gueules,  chargée  de  sept  besants  d'or,  qui  est 
d'ALÈS  ;  aux  2  et  3  de  gueules,  à  trois  étoiles  d'or,  qui 
est  d'ANDUSE. 

d'ALESME,  tome  II,  p.  119:  de  gueules,  au  chevron 
d'or,  accompagné  en  pointe  d'un  croissant  d'argent;  au 
chef  cousu  de  sable,  chargé  de  trois  molettes  d'éperon  du 
troisième  émail. 

d'ALOIGNY  ,  tome  XI  ,  p.  238:  de  gueules,  à  cinq 
fleurs  de  lys  d'argent.  Tenants  :  deux  anges.  Cimier  :  un 
ange  issant. 

DAULÈDE  de  PARDAILLAN^  tom.  XI,  p.  211: 
d'argent,  au  lion  de  sable,  lampassé,  armé  et  couronné 
de  gueules;  à  la  bordure  du  second  émail,  chargée  de 
onze  besants  d'or.  Couronne  de  marquis.  Supports  :  deux 
aigles. 

B 

de  BACQUEHEM,  en  Flandre:  d'or,  fretté  de 
gueules;  au  canton  de  sinople,  à  la  fasce  d'argent, 
chargée  de  trois  merlettes  de  sable.  Couronne  de  marquis. 


296  SUPPLÉMENT  A  L'ARMORIAL 

BETBEZÉ  de  SAUVIAC,  tom.  XI,  p.  478  :  écartelé, 
aux  1  et  4  d'or,  au  lion  de  gueules;  au  chef  d'azur,  chargé 
de  trois  étoiles  d'argent;  aux  2  et  3  de  gueules,  au  globe 
d'argent. 

de  BLANQUET- AMANZE  de  ROUVILLE,  du 
Chayla,  tom.  XI,  p.  472  :  d'argent  à  la  bande  de  gueules, 
chargée  de  trois  roses  du  champ,  et  accompagnée  de 
trois  croissants    du   second    émail,    celui    en    chef    versé. 

de  BOUCHER  de  RICHEBOURG  et  d'Avancon  , 
tom.  II,  p.  385,  et  tom.  III,  p.  382:  d'azur,  à  trois 
étoiles  d'or;  au  croissant  d'argent  en  abîme. 

de  BRANCAS,  tom.  IX,  p.  355:  d'azur,  au  pal 
d'argent ,  chargé  de  trois  tours  de  gueules ,  et  accosté 
de  quatre  jambes  de  lion  d'or,  affrontées  en  bandes  et  en 
barres,  mouvantes  des  bords  de  l'écu. 

du  BREIL  du  PONTBRIAND,  tom.  XI,  p.  284  : 
d'argent ,  au  lion    d'azur ,    lampassé  et  armé  de  gueules  . 


deCALVIMONT,  tom.  XI,  p.  384,  écartelé,  aux 
1  et  4  de  sable,  au  lion  d'or  ;  aux  2  et  3  de  gueules, 
à  la  tour  d'or. 

de  CASTILLON,  en  Guienne,  tom.  IV,  p.  148: 
de  gueules,  au  château  ou  tour  donjonnée  de  trois 
tourelles  d'argent,  celle  du  milieu  supérieure;  le  tout 
maçonné  de  sable.  Couronne  de  comte  sommée  d'un 
casque  taré  de  front.  Cimier  :  un  lion  d'or,  lampassé  de 
gueules,  issant  d'une  palissade.  Tenant  et  support  :  un 
sauvage  et  une  sirène. 

La  branche  de  Médoc,  comme  cadette,  brisait  de 
trois  têtes  de  maures  posées  en  fasce. 

C'est  ainsi  qu'il  faut  rétablir  ces  armoiries  dans  l'Ar- 
moriai du  Nobiliaire  de  France. 

de  la  CHAPELLE  du  BUISSON^  en  Normandie  : 
d'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné  au  chef  de  deux 
molettes  d'éperon  du  même,  et  une  pointe  d'un  crois- 
sant d'argent. 


DU  NOBILIAIRE  DE  FRANCE.  297 

le  CLERC,  tom.  X,  p.  223  :  de  sinople,  à  la  colombe 
volante  en  bande  d'argent,  tenant  en  son  bec  un  rameau 
d'olivier  d'or,  et  s'élevant  vers  un  soleil  du  même ,  au 
premier  canton.  L'écu  timbré  d'un  casque  taré  de  profil, 
orné  de  ses  lambrequins  d'or,  de  sinople  et  d'argent. 

de  COSSÉ-BRISSAC,  en  Anjou  et  à  Paris,  tom.  X, 
p.  444  :  de  sable  à  trois  fasces  d'or,  denchées  en  la  partie 
inférieure. 

COURTE  de  la  BOUGATRIÈRE,  au  Maine, 
originaire  des  hautes  Allemagnes  :  d'azur,  à  la  fasce 
d'or,  accompagné  de  trois  besants  du  même. 


de  FERRE  de  la  GRANGE  et  FERRY  du  CLAUX, 
tom.  II,  p.  265  :  de  gueules,  à  trois  annelets  d'or. 

FOUCHER  de  BRANDOIS,  tom.  I,  p.  433  :  de  sable, 
au  lion  d'argent. 

de  FROMENT,  en  Languedoc  et  en  Bourbonnais, 
tome  VIII,  p.  442  :  d'azur,  à  trois  épis  de  froment  d'or. 
Couronne  de  marquis. 


le  GONIDEC,  tom.  I,  p.  i5  :  d'argent,  à  trois 
bandes  d'azur. 

de  GOUSSENCOURT,  tom.  II,  p.  414  :  d'hermine, 
au  chef -de  gueules.  Devise  :  Malo  mori  quant  fœdari. 

de  GUANTER,  tom.  VI,  p.  85  :  coupé,  au  1  parti 
d'azur,  à  une  main  d'argent,  issante  d'un  fleuve  du 
même,  accompagnée  en  chef  de  deux  étoiles  d'or;  et 
d'argent,  à  la  montagne  de  sinople,  sommée  d'un  faisan 
d'azur;  au  2  d'or,   au  lion  léopardé  au  naturel. 


H 

d'HERBEMONT,  tom.  XI,   p.  479   :  d'azur.  à  trois 
bandes  d'or.  Cimier  :  un  pélican. 


298  SUPPLÉMENT  A  L'ARMORIAL 

HOUPPEVILLE  de  NEUVILLETTE,  tom.  I,  p.  102 
et  tom.  II,  p.  173  :  d'argent,  au  chevron  de  gueules, 
accompagné  en  chef  de  deux  merlettes  de  sable ,  et  en 
pointe  d'une  ville  du  même ,  bâtie  sur  une  terrasse  de 
sinople.  Supports  :  deux  loups. 

d'HUGUES,  tom.  III,  p.  1 34  :  d'azur,  au  lion 
d'or,  accompagné  en  chef  de  trois  étoiles  du  même;  à 
trois  fasces  de  gueules,  brochantes  sur  le  tout. 


JUCHEREAU  de  SAINT-DENYS,  tom.  II,  p.  465.; 
de  gueules,  à  une  tête  de  Saint-Denis  d'argent.  Cou- 
ronne de  marquis.   Tenants  :  deux  sauvages. 


de  LAI2ER  de  SIOUGEAT,  tom.  XI,  p.  468  :  de 
sable  à  la  bande  d'or,  accostée  en  chef  d'une  étoile  et 
d'une  rose  du  même,  et  en  pointe  d'une  rose  et  d'une 
étoile  d'argent.  L'écu  timbré  d'une  couronne  de  comte. 
Devise  :  Atavis  et  armis. 

de  LALIS  de  MARAVAL,  en  Périgord,  tom.  II, 
p.  292,  tom.  VII,  p.  400,  tom.  VIII,  p.  485  :  de  sable, 
au  chevron  d'or,  accompagné  de  trois  fleurs  d'argent. 
Devise  :  Virtutis  ingenuitas  cornes. 

de  LAMOUROUS,  en  Guienne,  tom.  II,  p.  160, 
tom.  III,  p.  378  :  de  gueules,  à  trois  fers  de  pique 
d'argent. 

de  LANCRAU  de  BRÉON,  tome  XI ,  p.  174:  d'ar- 
gent ,  au  chevron  de  sable  ,  accompagné  de  trois  roses 
de  gueules ,  boutonnées  d'or.  Couronne  de  marquis. 
Supports   :  deux  lions.   Devise  :  In  Deo  spes  mea. 

de  LOMBARD,  en  Lorraine,  tom.  V,  p.  1*5  :  de 
gueules,   à  deux  étendards  d'or,  passés    en  sautoir. 

LOUIS  de  la  GRANGE,  tom.  X,  p.  84;  de  gueules, 
semé  de  grains  de  sel  d'argent;  à  l'ours  en  pied  enchaîné 
d'or,  lampassé,  armé  et  colleté  d'azur,  brochant. 


DU   NOBILIAIRE  DE  FRANCE.  2g9 

M 

du  MAISNIEL  d'APPLAINCOURT,  tom.  VIII, 
p.  322  :  d'argent,  à  deux  fasces  de  gueules,  chargées 
chacune  de  trois  besants  d'or. 

deMALABIOUde  la  FARGUE,  tom.  II,  p.  n3  : 
d'azur,  au  bœuf  d'or,  accompagné  en  chef  de  trois 
maillets  d'argent. 

de  MELLET,  tom.  XI,  p.  i32  :  parti,  au  i  d'azur, 
à  trois  ruches  d'argent,  qui  est  de  Mellet;  au  2  d'azur, 
au  lion  d'argent,  lampassé,  armé  et  couronné  de  gueules, 
qui  est  de  Fayolle.  Couronne  de  marquis.  Supports  : 
deux  lions  en  barroque.  Devise  :  Speculo  et  melle. 

de  MERCY,  tom.  I,  p.  458,  tom.  II,  p.  504  :  parti, 
au  1  d'or,  à  une  demi-aigle  éployée  de  sable,  couron- 
née de  gueules,  défaillante  à  sénestre,  accompagnée  en 
chef  de  trois  étoiles  d'azur  ;  au  2  d'or,  au  lion  de 
gueules. 

de  MONTALEMBERT,  tpm.  XI,  p.  417  :  d'argent, 
à  la  croix  ancrée  de  sable.  Supports  :  une  autruche  et  un 
singe. 

de  la  MYRE,  tome  II,  pages  19  et  5o5  :  écartelé, 
aux  1  et  4  d'azur,  à  trois  aiglettes  d'or,  becquées,  mem- 
brées  et  diadêmèes  de  gueules  (1);  aux  2  et  3  d'or,  à 
la  bande  de  gueules,  et  côtoyée  en  chef  de  trois  merlettes 
de  sable,  et  accompagnée  de  deux  tourteaux  d'azur, 
qui  est  de  la  Myre.  C'est  ainsi  que  ces  armes  doivent 
être  rétablies  à  l'armoriai  du  nobiliaire  de  France. 


PANTIN  de  la  GUÈRE  ,   de  Landemont,   tome    IX, 
p.    119   :   d'argent,   à  la  croix  de  gueules,  cantonnée    de 

s 


(1)  Ces  1  et  4  quartiers  sont  une  concession  honorable  accor- 
dée par  le  roi  Charles  VII,|  à  Guillaume  de  la  Myre,  cheva- 
lier, pour  avoir  fait  prisonnier,  à  la  bataille  de  Fornoue,  le  2 
juillet  1495,  un  des  princes  ligués  d'Italie,  qui  porlait  ces  armes. 


3oo  SUPPLÉMENT  A  L'ARMORIAL 

quatre  molettes  d'éperon,  à  cinq  rais  du  même.  Tenants  : 
deux  anges  revêtus  aux  émaux  de  l'écu.  Cimier  :  une  queue 
de  paon  miraillée  d'or,  entre  un  vol  banneret.  Cri  :  Pantin 
hardi,  en  avant.  Devise  :  Crnx,  dux,  certa  salutis. 

PASQUIER,  à  Paris  :  de  gueules,  au  chevron  d'or, 
accompagné  en  chef  de  deux  croissants  d'argent,  et  en 
pointe  d'une  tête  de  licorne  du  même. 

de  PASSAC,  tome  XI,  p.  400  :  échiqueté  d'argent 
et  d'azur,  à  trois  pals  de  gueules,  brochants  sur  le  tout. 
Couronne  de  comte.  Supports  :  deux  lévriers. 

de  PASSERAT  de  SILANS,  tome  II,  p.  406  : 
d'azur,  à  la  fasce  d'or,  chargée  d'un  lion  léopardé  de 
gueules,  et  accompagnée  en  pointe  de  deux  vols  de 
passerat  du  second  émail.  \ 

PAYEN  de  la  BUCQUÏÈRE,  en  Artois  :  d'or, 
à  l'aigle  de  sinople,  becquée  et  membrée  de  gueules; 
au  canton  du  même,  chargé  de  trois  bandes  de  vair. 

PHILIPPE,  tome  II,  p.  233;  d'azur,  à  trois  fers 
de  lance  d'argent. 

PHILLIPPY  de  BUCELLY  d'ESTRÉES,  tome  II, 
p.  407  :  d'azur,  à  la  bande  d'or,  chargée  de  quatre 
chevrons  de  gueules,  et"  de  trois  de  sinople  alternés, 
accostée  en  chef  d'une  demi-fleur-de-lys  d'or,  défail- 
lante à  dextre,  et  d'une  roue  de  Sainte-Catherine, 
perlée  du  même,  et  en  pointe  de  trois  roses  d'argent. 
Couronne  de  baron,  sommé  de  trois  tours,  et  deuj 
demies.    Supports:     deux    lions,     les    têtes    contournées. 

PICQJJOT  de  MAGNY,  en  Normandie,  tiercé  en 
fasces,  au  1  d'azur,  à  deux  macles  d'or  ;  au  2  de  gueules, 
denché  par  le  bas,  au  3  d'or,  à  la  macle  d'azur. 

de  POUGNY  de  CUILLET  de  MONTHOUX 
tome  VIII,  p.  53 1  :  d'azur,  à  trois  têtes  de  léopards 
d'or  arrachées  et  couronnées  d'argent,  lampassées  de 
gueules,  surmontées  d'un  paon  du  second  émail. 

le    PRÉVOST    de    BASSERODE,   tome  X,  p.   87 
d'azur,    au   lion  d'or,    lampassé    armé    de  gueules.  Sup- 


DU  NOBILIAIRE  DE  FRANCE.  3oi 

ports:  deux  griffons.   Cimier  :  le  lion  de  l'écu,  issant  d'un 

casque  de  chevalier,   entre    un    vol    banneret.  Cri:  Rho- 
des, Rhodes. 

PRÉVOST  deSAINT-GYR-LACCAUSSADE, 
tome  III,  p.  192,  t.  IV,  p.  212:  d'or,  au  chevron 
renversé  d'azur,  accompagné  en  chef  dune  molette 
d'éperon  de  gueules,  et  en  pointe,  d'une  aiglette  de 
sable. 


R 


de  ROBERT  du  CHATELET,  tome  IV,  p.  217  : 
de  gueules,  à  l'aigle  d'argent.  L'écu  timbré  d'une  cou- 
ronne de  comte.  Tenants:  deux  sauvages. 

RO.UILLÉ  d'ORFEUIL,  tome  XI  ,  p.  349:  d'azur, 
au  chevron  d'or ,  accompagné  en  chef  de  deux  roses, 
tigées  et  feuillées  d'argent,  et  en  pointe  d'un  croissant 
du  même  . 


THIROUX  de  CROSNE,  d'Arconville ,  de  Lailly , 
d'Ouarville,  de  Mondésir ,  de  Gervillier,de  Médavy,  de 
Montregard,  de  Saint-Cyr,  tome  VIII,  p.  461:  d'ar- 
gent, à  la  fasce  d'azur,  chargée  de  trois  bandes  d'or, 
et  accompagnée  en  chef  d'une  croisette  ancrée  de  gueules, 
et  en  pointe  de  trois    têtes   de  lion   du    même,  2    et  1 . 

TOURNIER,  tome  VIII,  p.  7 '•  de  .  . .  .  à  la  tour 
d  .  .  .  .  sommée  d'un  paon  issant  de  .  .  . 


V 


de  VIDAU,  tome  III,  p.  i5i  :  d'argent,  à  la  tête 
de  maure  de  sable,  bandée  du  champ,  posée  au  dernier 
canton,  et  regardant  en  chef  un  cœur  enflammé  de 
gueules:    au    chef  d'azur,    chargé  de     trois     étoiles     du 


cham 


3 02        SUPPLÉMENT  A  L'ARMORIAL  DU  NOBILIAIRE. 

de  VILLIERS  de  LAUBERDIÈRE  et  du  TEIL, 
tome  XI ,  p .  408  :  d'argent  à  la  bande  de  gueules  , 
accompagnée  en  chef  d'une  rose  du  même. 

VIESSE  de  MARMONX,  tome  IX,  p.  433  :  écar- 
telé,  aux  1  et  4  fasce's  d'argent  et  de  gueules;  au  2  d'or, 
à  l'étendard  de  gueules  en  bande,  fûté  de  sable,  chargé 
d'une  croix  d'argent  ;  au  3  parti  d'azur,  à  la  croix  de 
Lorraine  d'or ,  et  de  gueules,  au  dextrochère  de  carna- 
nation  tenant  une  épée  flambloyante  d'argent,  mouvant 
d'une  nuée  du  même  ;  au  chef  cousu  de  sinople,  chargé 
d'un  lion  d'argent  .  Devise  :  Patrice  totus  et  ubique . 


FIN  DU  SUPPLEMENT  A  L'ARMORIAL. 


ADDITIONS 

ET   CORRECTIONS 


ARMORIAL  DES  FAMILLES  NOBLES  DE  FRANCE, 
page  10,  article  d'Aubier.  Devise.  Unguibus  à  roslro 
fidelis ;  lisez:  Unguibus  et  rostro fidelis. 

Idem.  Page  17  du  Bais  du  Cros  ;  lisez  :  du  Bay  du  Cros. 

Id.  Page  33,  supprimez  les  renvois  de  la  Bretonnière  et 
de  Bris  sac. 

Id.  Page  47,  article  Chevériie,  au  lieu  de  :  à  trois  ren- 
contres de  chèvre,  lise\  :  à  trois  têtes  de  chèvre. 

Id.  Page  75,  Frémond  de  la  Merveillerie  ;  lisez  :  Frémond 
de   la  Merveillière. 

Id.  Page  75,  de  Frasans  :  d'azur,  au  cerf  de  gueules  ;  lise-{  : 
d'or,  au  cerf  de  gueules. 

Id.  Page  82,  supprimez  le  renvoi  de  Gervilliers. 

Id.  Page  90,  du  Hamel  ;  lisez  :  de  Hamel. 

Id.  Page  93,  dernière  ligne,  du  Masgonthière,  lisez  :  de 
Masgonthière. 

Id.  Page  95,  ligne  2,  trois  têtes  de  lion  ;  lise\  :  trois 
têtes  de  licorne. 

Id.  Page  96,  article  Jehannot  de  Bartillat,  en  Orléanais  ; 
/wq  :  en  Bourbonnais. 

Id.  Page  io5,  de  Loubens  de  Verdalle,  d'azur;  lise%  :  de 
gueules. 

Id.  Page  1 10,  supprimez  le  renvoi  de  Médavy. 

Id.  Page  1 18,  supprimez  le  renvoi  de  Mortemart. 


304  ADDITIONS 

Id.  Pag.  121,  art.  Nourry.  Ce  nom  s'écrivant  par  un  seul  r  ; 
lise\  :  Noury  ;  c'est  ainsi  qu'il  doit  être  aussi  rétabli 
à  la  planche  3o,  3°    écusson. 

Id.  Page  124,  ligne  trois,  Pacarony  :  du  second  émail; 
lise\  :  du  premier  émail  ou  du  champ. 

Id.  Page  125,  Art.  du  Parc,  dans  quelques  exemplaires 
seulement,  on  trouve  du  Parc,  en  Normandie,  ori- 
ginaire de  Normandie  ;  lisez  :  du  Parc,  originaire  de 
Bretagne.  Comme  la  branche,  dont  il  s'agit  ici  est 
celle  des  marquis  de  Barville,  en  Normandie,  laquelle 
a  habité  cette  province  pendant  plusieurs  siècles, 
mais  qui  n'y  réside  plus  depuis  le  révolution,  on 
avait  voulu  mettre, en  Normandie,  originaire  de  Bre- 
tagne ;  ces  derniers  mots  :  originaire  de  Normandie, 
sont  une  faute  d'impression. 

Id.  Page  128,  article  de  Peronne,  en  Vernandois  ;  lisez 
Vermandois. 

Id.  de  Rancher,  page  1 36.  Supports:  deux  lions;  lise\  : 
Supports  :  deux  lévriers. 

Id.  142,  art.  Rochereau,  herse  surrasine;  lise\  :  herse 
sarrasine.-  ' 

Id.    pag.   146,    lignes  3   et  4  :   aigle  éployée,  supprimez 

ce  dernier  mot. 
Id.    Page   i5o,  art.,  de  Saint-Quentin,    ligne  4,  épouse; 

lise\  :  mère  de  Christophe,  etc. 

Id.  Page  1 65,  U dresser  ;  lisez:  Udressier. 
Id.    Page    168,    de    Vaucette  ;    lise\:    de  Vaucelle,    origi- 
naire du  Lodumois;  lise\  :  du  Lodunois. 


CATALOGUE  DES  CHEVALIERS  DE  MALTE, 
tome  IV,  langue  de  France,  page  i52,  après 
D'ESPARRE,  ajoute^: 

ESPIENNES  (Joseph  -  Gabriel  -  Guislain  d' )  , 
admis  le  16  août  1783. 

ESPIENNES  (Charles,  comte  d')  ,  admis  en 
1795,  sous  la  maîtrise  de  M.  Hompech,  étant, 
pour  lors,  dans  la  légion  de  Rohan,  hussards, 
au  service  d'Angleterre. 


ET  CORRECTIONS.  305 


CATALOGUE  DES  GENTILSHOMMES  qui  ont  /ait 
leurs  preuves  devant  les  généalogistes  du  Roi,  pour  être 
admis  aux  écoles  royales  et  au  service  militaire,  tom.  XI I , 
page.  12,  après  AUBOUTET,  ajoute^  : 

AUCAPITAINE  (Pierre-Louis),  né  en  décembre 
1755,  reçu,  en  1771,  à  l'école  royale  mili- 
taire de  Paris. 

AUCAPITAINE  (Pierre,  chevalier),  né  en  1759, 
reçu  en  1768. 

AUCAPITAINE  de  LAAGE  (Louis),  entré  à 
Vendôme,  sorti  en  1780,  entré  dans  le  régiment 
de  Barrois,  décédé  en  1787. 

AUCAPITAINE  de  la  ROCHE  (Silvain) ,  né 
en  1771,  entré  à  Metz,  sorti  en  1786,  est  passé 
sous-lieutenant  au  régiment  d'Aquitaine,  et  a 
été  tué  à  la  sortie  de  Menin. 

Page  37,  CAMBAULD  d'AUTEUIL;  lise^  :  COM- 
BAULT  d'AUTEUIL,  et  transposez  cet  article 
à  la  page  47,  après  la  ligne  33. 

Page  40,  après  CELLIER  de  BOUVILLE  ;  ajoute^  : 

CÉRIS  (Pierre-Alexandre-César-Désiré  ) ,  né  à  la 
Guadeloupe,  le  8  avril  1771  ;  (Louis-Charles- 
Thomas),  frère  du  précédent,  né  à  la  Guade- 
loupe, le  17  avril  1772;  ont  obtenu  le  certi- 
ficat de  preuves  pour  le  service  militaire,  le 
4  avril  1787.  Ch.  f. 


3q6  ADDITIONS 


NOBILIAIRE  UNIVERSEL  DE  FRANCE. 

BARBEROT    d'AUTET,    tome    VI,    page    222;    c'esfl 
ainsi     qu'il    faut    rétablir     les    degrés    VII     et     VIII  ji 

VII.  Bernard  -  Alexandre-  François  -  Xavier  de  Bari 
berot  de  Tromarey,  chevalier,  seigneur  de  Tromarey,! 
Vellexon,  Vaudey,  épousa,  au  mois  de  janvier  1754J 
demoiselle  Jeanne-Catherine  de  Salomon,  tille  de  Louis 
de  Salomon,  président  au  conseil  souverain  d'Alsace,, 
dont  il  eut  : 

VIII.  Alexandre-Jean  -  Marie  -  A  nne  -  Antoine-  François- 
Xavier-Octave  de  Barberot  de  Vellexon,  chevalier, 
seigneur  des  baronies  de  Vellexon  et  Vaudey,  capitaine 
de  cavalerie  au  régiment  Royal-Bourgogne,  chevalier  des 
Tordre  royal  et  militaire  de  Saint- Louis.  Il  a  épousé, 
par  contrat  de  mariage  du  10  février  1790,  demoiselle 
Antoinette-Elisabeth  le  Michaud-d' Arçon,  fille  de  Marie- 
Eléonor  le  Michaud  -d'Arçon  ,  lieutenant -général  du 
corps  royal  du  génie  et  chevalier  de  Saint-Louis.  Il  n'a 
point  de  postérité. 


BERNARD,   tome    XL  On    a   oublié  le  nom    de  ce 
famille  à  la  table,  elle  se  trouve  à  la  page  236. 


BETBEZË  de  SAUVIAC,  tome   XI,  pag.   478,   lig. 
fille  du  baron    de    Momery;    lise\  fille    du   baron    de 
Momuy. 

C'est  ainsi  qu'il  faut  rétablir  les  armes  de  cet  article  : 

Ecartelé,  aux  1  et  4  d'or,  au  lion  de  .gueules  ;  au  chef 
d'azur,  chargé  de  trois  étoiles  d'argent  •>  aux  2  et  3  de 
gueules,  au  globe  d'argent. 


ET  CORRECTIONS. 


3o7 


de  BI  ENCOURT.  La  généalogie  de  cette  ancienne  maison, 
qui    avait    été  annoncée  pour  le  XIIe    volume,    paraîtra 
i     dans  le  XI 11%  qui  est  sous  presse. 


de  BLIN  de  BOURDON,  tom.  XI,  page  455,  ligne  17, 
puisqu'elle  remonte  à  une  filiation;  lise^  :  puisqu'elle 
remonte' par  une  filiation,  etc. 

.'Page  457,  ligne  3,  Elisabeth  Bacheux;  lise^.  Elisabeth 
Dacheux-. 

Idem,  ligne  37,  Cavemecher;  lise^:  Cavenacher. 

Page    458,    ligne   12,    Bléquemont;  lise%:  Bléquencourt. 

Même    ligne,  le   fief  des    Pies:   liseç:    le  fief  des    Pies. 

.Ligne  23,  Brigot;  lise\:  Bigot. 

Page  459,    ligne  première,    Guillaume;  lise\:  Guillaine. 

Page  461,  ligne  2,  Limeu;  lise\:  Limen. 

A  la  dernière  ligne,  après  ces  mots:  Claude-Joseph  de 
Blin ;  ajoute^:  écuyer,  seigneur  de  Dordunctun  et 
d'Oupy. 

Page  462,  ligne  19,  Hanocy;  lise\:  Hanocq. 

Idem,  ligne  24,  Aimée;  lise\:  Anisie. 

Page  463,  ligne  21,  Lavassarie;  lise\:  la  Vassorie 

Page  464,  ligne  37,  ajoute^:  chevalier  de  l'ordre  noble 
du  Phénix  de  Hohenlohe. 

Page  465,  ligne    28,  port  de  Calais;  liseç:  Pas-de-Calais. 
Idem,     ligne    36,    après    ces    mots:    collège  électoral  de 
Doullens,      on    a    oublié  le    mot    où,     ce     qui  change 
le  sens  de  la  phrase.  Il  faut  rétablir  ce  mot. 


de  CUSACK.  Il  faut  ajouter  à  l'article  généalogique  de 
cette  maison,  rapportée  page  126  de  ce  volume,  ce 
qui  suit: 


3o8  ADDITIONS. 

Preuve  testimoniale  du  côté  maternel. 

Aujourd'hui    mercredi     28  avril     1773,   nous    Bernan 
Chérin,  généalogiste  des  ordres  du  Roi,   garde  du   dépô 
de  la  noblesse  de  France,  et  commissaire   de  Sa  Majest 
pour    les  preuves    contentieuses  ;    en    vertu    de  la  corn 
mission  rogatoire  à   nous  adressée  par  messieurs  les   pré- 
vôt  et    chanoines-comtes    du    noble   chapitre    de    Saint- 
Julien  de  Brioude,    donnée  en    leur    chapitre  extraordi- 
naire, tenu  le  2  du    présent    mois,     pour  procéder    à  la 
preuve  testimoniale  de  la  noblesse    du  côté    maternel  de 
M.  l'abbé  de  Lespinasse-Langeac,  pourvu   par  ledit  cha-- 
pitre,   par    lettres  du   10  septembre  de    l'année    dernière, 
de  la   prébende  et  canonicat-comte    d'icelui,    vacant    par 
la  mort  de   M.     le    comte   de  Guillem  de  Verrières,   par 
audition  et    prestation    de  serment   de    plusieurs  gentils- 
hommes anglais  ou  irlandais,  résidants     ou    se    trouvant 
actuellement  à  Paris,   attendu  que  les  parents    materne 
dudit  sieur  abbé    de   Lespinasse-Langeac,   sont  d'origir 
anglaise  et   irlandaise,  pour  ensuite  en  rédiger  le  procè 
verbal,   et   icelui    envoyer  en    minute  audit    chapitre, 
l'effet   de    quoi    lesdits  sieurs    prévôt  et  chanoines-comt 
nous  ont  aussi  adressé  le  tableau  des  seize  quartiers  < 
dame     Marie-Madelaine-Josephe-Aglaée     de     Cusack 
Lespinasse  de  Langeac,   marquise   de   Langeac,    comtess 
de     Saint-Ilpise,     d'Arlet,     etc.,     dressé      par    William 
Hawkins,   héraut  d'armes  d'Hulster  et  principal  héraut  c 
toute  l'Irlande,  à  Dublin,  le  27  juillet  1772,    certifié  e 
signé  par  lui,  et  scellé  du  sceau  de  son  office,  et  duemen 
légalisé,  par  lequel  il  est  constant  que  ladite  dame  marquis 
de   Lespinasse  de  Langeac  a  pour    père  et  mère  Richard 
Edmond  Cusack,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire 
Saint-Louis,  commandeur  de    celui  de  Saint-Jacques, 
Espagne,   maréchal  des  camps    et   armées  du   Roi,   gou 
verneur  du   Croisic,   de  Guerrande    et    de   Saint-Nazaire 
en    Bretagne,     et    Marie- Anne- Isabelle-Brigitte    Fitz-Gé 
raid,    sa  première  femme;   pour  aïeuls   paternels,  Richar 
Cusack  de    Girardstown,    capitaine  au   régiment  du    co- 
lonel Georges  Cusack,    au    service  d'Espagne,    et  Antoi- 
nette Martyn,   pour  aïeuls    maternels,  Jean   Fitz-Gérald, 
capitaine  au    même    régiment,    et  Brigitte-Augustine    de 
Cusack;     pour  premiers   bisaïeuls    paternels,    Gérard    Cu- 
sack de  Gerardstown,  écuyer,  et  Catherine,  fille  de  Geof- 


A  L'ARTICLE  DE  CUZACK.  3o9 

jroyBrown,  chevalier;  pour  seconds  bisaïeuls  paternels, 
\ntoine  Martyn,  capitaine  au  régiment  susdit,  fils  de 
Robert  Martyn  de  Daugen ,  du  comté  de  Galhvey, 
:cuyer,et  de  Ellon,  fille  d'Antoine  Blak  d'Auram- 
nore,  comte  de  Gallwey,  écuyer ,  et  Ursule,  fille  de 
TadéeO  Hara  de  Billy ,  écuyer,  et  de  Catherine  O  Niel , 
jceur  de  Daniel  O  Niel,  capitaine  de  la  première  compagnie 
Iles  gardes  à  cheval,  et  l'un  des  membres  du  conseil  privé; 
>our  premiers  bisaïeuls  maternels  ,  Georges  Fitz-Gérald 
le  Cloue,  au  comté  de  Kildart,  écuyer,  etElisabeth  ,  fille 
Lie  Jean  Croker,du  comté  de  Limerik,  écuyer,  et  que 
Îrigitte-Augustine  Cusack  ,  son  épouse ,  est  fille  de  Chris- 
jophe  Cusack  de  Staffordston ,  écuyer,  capitaine  dans 
armée  du  roi  Jacques  II,  membre  du  parlement  pour 
■Javan  ,  l'un  des.  membres  du  conseil  privé  (  fils  de  Jean 
"usack  ,  écuyer,  et  de  Cécile  Cusack,  fille  d'Edouard 
]usack  de  Lismolin,  écuyer,  et  de  Lucinde ,  sœur  du 
j  uc  de  Tirconel),  et  de  Jeanne  Chevers ,  son  épouse , 
lie  d'Edouard  Chevers,  vicomte  de  Leinster  et  baron 
e  Banno ,  et  d'Alison  ,  fille  de  Nicolas,  vicomte  de 
fetterville  et  de  Bouth  . 

Avons  fait  appeler  les  témoinsri-après; 

Savoir: 


Messire  Jean  TaarTe  de  Guedon ,  prêtre,  docteur  en 
léologie  de  la  faculté  de  Rouen  ,  âgé  de  soixante  ans 
1  environ,  natif  de  Kildart,  province  de  l'Agenie  du 
)yaume,  d'Irlande  et  demeurant  à  Paris,  rue  Saint- 
ntoine,  paroisse  Saint-Paul  . 

Haut  et  puissant  seigneur  Paul-Christophe  Walter 
ugent ,  baronnet  ,  lieutenant-général  des  armées  du 
oi  ,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- 
ouis,  âgé  de  soixante-dix  ans  ou  environ,  natif  de 
lint  Germain-en-Laye  ,  originaire  du  comté  de  Meath  , 
ila  même  province  de  l'Agenie,  demeurant  ordinai- 
ment   au   château      dudit      Saint-Germain-en    Laye  ,  et 

présent  à  Paris . 

Haut  et  puissant  seigneur  Patrice  d'Arcy,  maréchal  des 
mps  et  armées  du  Roi,  chevalier  désordres  militaires  et 
«pitaliers  de  Notre-Dame  de  Mont  Carmel,  de  Saint- 
izare,  de  Jérusalem  et  de  Saint-Louis,  de  l'académie 
iyale     des   sciences    de  Paris,  âgé     de    cinquante    ans, 


.. 


3  i  o  ADDITIONS 

natif  de   Gallwey,    en  Irlande,   demeurant  à   Paris 
du  faubourg  du  Roule ,  paroisse  Saint- Philippe  . 

Et  haut  et  puissant  seigneur  Maurice  Fitz-Gerald 
des  ducs  de  Leinster,  ancien  commandant  du.  régiment 
de  Buckeley,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de 
Saint-Louis,  âgé  de  soixante-dix-sept  ans,  natif  de 
Saint-Germain-en-Laye,  originaire  du  comté  de  Corck , 
en  Irlande,  demeurant  ordinairement  à  Versailles,  et  de 
présent  à  Paris . 

Lesquels,  après  avoir  prêté  le  serment  en  pareil  cas 
requis ,  enquis  sur  la  vérité  des  faits  énoncés  dans  le 
tableau  des  seize  quartiers  de  ladite  dame  marquise  de 
Lespinasse-Langeac,  ci-dessus  mentionnés,  ont  unani- 
mement attesté  qu'ils  connaissent  ladite  dame  épouse 
de  M .  le  marquis  de  Lespinasse-Langeac ,  qu'elle  est 
fille  de  Richard-Edmond  Cusack,  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint-Louis  et  de  celui  de  Saint- 
Jacques,  en  Espagne,  maréchal  des  camps  et  armées  du 
Roi ,  gouverneur  du  Croisic,  de  Guerrande  et  de  Saint- 
Nazaire,  et  de  dame  Marie-Anne-Elisabeth-Brigitte 
Fitz-Gérald,  sa  première  femme,  qu'ils  savent  et  qu'il 
est  de  notoriété  publique,  en  Irlande,  que  les  maisoi 
de  Cusack ,  et  de  Geradstown  et  Staffordston , 
comté  de  Méath  ,  et  de  Fitz  Gérald  de  Cloue ,  au  co 
de  Kildart ,  ainsi  que  celles  de  Brown  de  Castelmaga 
au  comté  de  Mago ,  de  Martyn  de  Daugen ,  au  comté 
Méath,  qui  forment  les  huit  quartiers  de  ladite  da 
sont  ou  des  plus  anciennes ,  ou  des  plus  illustres  de 
royaume,  ou  d'extraction  noble,  toutes  constamm 
dévouées  au  service  militaire ,  qu'elles  ont  toujours  j 
des  privilèges  de  la  noblesse,  tant  en  Irlande,  qu'en 
France  ou  en  Espagne,  sans  faire  aucun  acte  dérogeant 
à  la  noblesse  ;  que  le  tableau  susdit  est  expédié  dans  la 
forme  usitée  pour  les  généalogies  d'Irlande,  et  après 
lecture  à  eux  faite  de  leurs  dépositions ,  ils  les  ont  affirmées 
véritables;  y  ont  persisté,  les  ont  signées,  et  y  ont  fait 
apposer  les  cachets  de  leurs  armes  . 

Signé,     Taaffe     de     Guedon  ;    Nugent,      Baronnet; 
Fitz-Gérald  de  Geraldin  ,  et  d'Arcy  . 

En  foi  de    quoi   nous  avons  signé  ces  présentes ,  avec 
'le    sieur    Jean-Baptiste    Noël,    pris     pour    greffier,  et  y 
avons  apposé  le   cachet  de  nos    armes .  A  Paris  ,  les  jour 
et  an  susdits  ,  Signé,  Chérin,  et  plus  bas  ,  Noël  . 


ET  CORRECTIONS. 


3ri 


)es  GUILLAUMANCHES,  tome  XI,  page  225, 
degré  XVII,  seigneur  des  Guillaumanches  ;  ajoute^', 
des    Solles    et   du    Pouget. 


»u  HALLAY,  tome  X,  page  33o. 

XI.  François  du  Hallay,  chevalier,  seigneur  du 
Hallay,  eut  de  dame  Louise  Rabault-de-Villahier, 
on  épouse,  une  seconde  fille,  nommée: 

Damoiselle  Françoise  du  Hallay  mariée,  par 
contrat  passé  devant  Morel  et  du  Gueret,  tabel- 
lions en  la  cour  de  Marcillé,  en  Bretagne,  le 
28  novembre  1545,  à  Jacques  de  la  Cervelle, 
écuyer,  seigneur  d'Auney,  de  Villiers,  de  la 
Corbonnaye  qualifié  noble  seigneur,  fils  aîné  de 
Nicolas  de  la  Cervelle,  seigneur  des  mêmes  lieux 
et  du  Guéperoux,  et  de  la  Rouardière,  aussi 
qualifié  noble  seigneur,  et  dame  Guionne  Pioger, 
dont  postérité. 

Cette  famille,  connue  depuis,  sous  le  nom  de  la 
Zervelle-du-Désert ,  était  issue  des  anciens  barons  de 
1  Courbonnaye,  seigneurs  d'une    partie  de  l'Avranchin. 

Jacques  de  la  Cervelle,  était  le  sixième  aïeul  matér- 
iel des  marquis  de  Lambert  et  de  Bonvouloir. 


e  LAIZER  de  SIOUGEAT,  tome  XI,  page  471, 
ligne  1,  au  lieu  de,  et  de  dame  Marie-Catherine  de 
la  Brosse  .  .  .  lise\  :  et  de  dame  Marie-Catherine 
Pafceval  de  la  Brosse,  d'une  ancienne  maison  de 
l'Orléanais,  sœur  de  monsieur  de  Parceval,  comte 
de  Briou,  ancien  officier  des  gardes-du-corps, 
lieutenant-général,  et  grand'  croix  de  l'ordre  royal 
et  militaire  de  Saint-Louis. 


3 12  ADDITIONS 


de  LANCRAU  de  BRÉON,  tome  XI,  page  174, 
à  la  fin  de  cet  article,  aux  armoiries  :  accompagné 
de  trois  roses  de  gueules,  boutonne'es  de  gueules  ; 
lise-{  :  accompagné  de  trois  roses  de  gueules,  bou- 
tonnées d'or. 


le  LOUP  de  CHASSELOIR,  tome  XII,  page  142, 
avant  dernière  ligne  :  de  dix  étoiles  ;  lise%  :  de  deux 
étoiles,  etc. 


MILLON,  en  Bretagne,  tome  IX,  page  i5i, 
troisième  branche  établie  au  Croisic  ;  lise\  :  ceti 
branche  qui  n'a  pas  passé  aux  reformations,  est  er 
réclamation  au  conseil  du  sceau. 


de  MONTALEMBERT,  tome  XI,  page  430,   degré  XV 
ligne  4,  Ainslik;  lise%  :  Ainselie. 

Page  435,  lettre   b,  Marc-Arthur  ;    lîsej  :  Jacques-Marc 
Arthur. 

Même   page,  lettre  c,  ligne  2  ;  le    19   août   18 14,  liseç 
le  29  août  18 14. 


OBERLIN  de    MITTERSBACH,    tome  XI,   page  204, 
ligne  i5,  au  lieu  de  Mœhren  ;  lise\  :  Moravie. 

Ligne  16,  au  lieu  de  Lausenitz  ;  liseç  :  Lusace. 

Page    i3,   ligne  4;     li$e\:   camps,  au  lieu    de    champs. 

Même    page,     ligne    dernière;    supprime^    Saint,    avant 
chevalier. 


ET  CORRECTIONS  3 , 3 

Il  faut  ajouter  à  la  fin  de  l'article  de  Georges  d'Ober- 
lin-Mittersbach,  la  copie  des  deux  lettres  suivantes  : 

Paris,  le  i3  mai  1817. 

«  Monsieur  le  baron,  j'ai  l'honneur  de  vous  trans- 
»  mettre  la  réponse  de  monsieur  le  garde  des  sceaux, 
»  à  la  lettre,  par  laquelle  je  lui  recommandais  votre 
a  demande,  tendante  à  obtenir  le  titre  de  comte. 

»  Son  Excellence  paraît  disposée  à  examiner  avec 
»  bienveillance ,  les  droits  que  vous  pouvez  avoir  à  cette 
»  faveur;  je  l'entretiendrai  dans  cette  disposition,  et 
»  il  me  serait  personnellement  très-agréable,  de  con- 
i)  tribuer  à  faire  obtenir  à  un  bon  et  ancien  serviteur 
»  du  roi,  le  prix  de  sa  fidélué  et  de  ses  services  ». 

Signé   LE  COMTE  DE  CaZES. 

Paris,  le  5  mai  18 17. 
«  Monsieur  le>  comte ,    j'ai     reçu    la    lettre    que  votre 
»  excellence  m'a  fait  l'honneur  de   m'êçrire,    pour  me  re- 
»  commander   la  demande  du   baron  d'Oberlin,   tendante 
»  à  obtenir  le  titre  de  comte. 

»  Aussitôt  que  Cette  demande  me  sera  parvenue  , 
»  je  l'examinerai  avec  tout  l'intérêt  qu'inspire  la  pres- 
»  santé  recommandation  de  votre  excellence  ». 

Recevez,  monsieur  le  comte,  etc. 

Signé  Pasquier. 


TROUARD   de   RIOLLE,    tom.  VI,    pag.  466  et  sui- 
vantes, ajoute^  : 

Charles  Trouard  de  Riolle,  frère  du  précèdent, 
commença,  ainsi  que  lui,  sa  carrière  militaire  dans  la 
gendarmerie  de  la  garde  du  Roi,  compagnie  d'Orléans. 
Il  épousa,  à  Lunéville,  en  1770,  M.  C.  Bourguignon 
d'une  famille  ancienne  de  Lorraine  ,  et  son  père  était 
officier  au  service  du  roi  de  Pologne.  M.  de  Riolle  passa, 
à  Sarguemines,  lieutenant  dans  la  maréchaussée,  ensuite 
il  fut  nommé  prévôt  général  en  Corse,  résidence  de 
Bastia,  où  il  fut  fait  chevalier  de  l'ordre  royal  et  mili- 
taire de  Saint-Louis,  en  1786;  de  là,  il  passa  à  la 
Rochelle,    colonel    de    la    gendarmerie  ,     et    fut    nommé 


3i4  ADDITIONS  ET  CORRECTIONS. 

maréchal  de  camp,  en  1791,  à  Cahors.  Il  retourna  dans 
le  département  de  la  Charente,  jouir  de  la  modique 
pension  de  retraite  de  1200  francs;  il  vécut  à  Mail- 
lezai,  maire  de  sa  commune,  où  il  mourut  dans  les 
premiers  jours  de  décembre  1812;  il  était,  en  outre, 
président  de  la  société  d'agriculture,  que  ses  ouvrages 
éclairent  encore.  Sa  vie  fut  un  cours  constant  de  justice, 
de  grandeur  d'âme  et  de  bonté;  il  sut  allier  la  douceur, 
avec  la  fermeté  du  sage,  il  conserva  ce  caractère,  même 
dans  les  fers  ,  où  la  tourmente  révolutionnaire  le  retint 
pendant  plusieurs  années;  et  il  ne  dut  son  salut  qu'aux 
soins  et  aux  stratagèmes  de  la  demoiselle  Julie  Petit , 
fille  d'un  de  ses  anciens  brigadiers. 


FIN  DES  ADDITIONS  ET  CORRECTIONS. 


TABLE 

DES   MAISONS   ET  FAMILLES 

CONTENUES  DANS  CE  VOLUME. 


P.g. 


d'AIGNAN  (Vialètes), ...  223 

d'ALÈS  d'ANDUSE  ,       295 

d'ALESME,       295 

d'ALLEMAND, 228 

AMALRIG,        289 

d'ANDUSE  (d'Alès)  , 295 

d'ANONVILLE  (de  Pons)  ,       .     .     . 221 

d'APPLAINCOURT   (du  Maisniel),     .     .     .     .     •  299 

d'ARCONVILLE, 3oi 

^ASPREMONT  (Oryot), '.     ...  196 

d'AUBIER, 3o3 

AUCAPITAINE,       .     .     .     .    ' 3o5 

d'AUSTRY  de  SAINTE-COLOMBE,       ....  271 

d'AUTET  (de  Barberot), 3o6 

d'AVANÇON  (de  Boucher)/  . 296 

B. 

de  BACQUEHEM, 295 

de  BAINVILLE, "43 


3i6  TABLE  DES  FAMILLES 

de  BARBEROT  d'AUTET, 3o6 

deBARTILLAT, 3o3 

de  BASSERODE  , 3oo 

du  BAY  du  CROS 3o3 

de  BÉRINGUIER, 269 

de  BERNARD, 

BETBEZÉ  de  SAUVIAC, 296— 3o6 

de  BIENCOURT, 3o7 

de  BLANQUET  de  ROUVILLE, .296 

de  BLIN  de  BOURDON,  .     .    ? 307 

de  BOHAM, .     .  273 

BOUCHARD  de  la  POTERIE  , 264 

de  BOUCHER  d'AVANÇON, 296 

de  la  BOUGATRIÈRe/ 297 

de  BOURDON  (de  Blin)  ,       307 

de  BOURRIENNE  , 192 

de  BRANCAS,  .     .     , 296 

de  BRANDOIS  , 297 

du  BREIL  du  PONTBRIAND, 296 

deBRÉON,      ... .     298—312 

de  BRIDIEU, 236 

de  BRISSAC, 297 

de  BUCELLY  d'ESTRÉES, .  3oo 

de  la  BUCQUIÈRE, 296 


C. 


de  CALVIMONT',      ...*....'....    296 

de  CASTILLON , 296 

de  CÉRIS, :.....     258— 3o5 

de  la  CHAPELLE  du  BUISSON  , 296 

de  CHASSELOIR , 140—312 


TABLE  DES  FAMILLES.  3I7 

du  CHATELET  (de  Robert) 3oi 

de  CHATELUS, 34 

du  CHAYLA  (de  Blanquet)  , 296 

de  CHEVÉRUE 86— 3o3 

le  CLERC, 297 

le  CLERC  de  JUIGNÉ, 74 

COCHET  de  SAVIGNY  , 282 

de  COMBAULT  d'AUTEUIL  , 3o5 

de  COSSÉ-BRISSAC , 297 

COURTE  de  la  BOUGATRIÈRE 297 

de  CROSNE, * 3oi 

de  CRUZY  de  MARCILLAC, 1 

de  CUILLET  de  MONTHOUX, 3oo 

deCUSACK, 126—307 


D. 


DAULÈDE  de  PARDAILLAN  , 295 

DELPY  de  la  ROCHE , 278 

DORAT  de  CHATELUS,  . 34 

E. 

d'ESPIENNES, 3o4 

F. 

de  la  FARGUE  , 299 

FAUVELET, 19° 

be  FELETZ, 95 

de  FERRE  de  la  GRANGE, .  297 

FOUCHER  de  BRANDOIS, 297 

du  FOURC  d'HARGEVILLE 211 

de  FRASANS 3o3 


3  ï8  •  TABLE  DES  FAMILLE    . 

de  FRÉMOND  de  la  MERVEILLIÈRE,    .    .    .     3o3 
de  FROMENT, 297 


G. 


de  GALZ  de  MALVIRADE, 263 

de  GERVILLIER, 3oi 

de  GILLABOZ , 44 

le  GONIDEG  ,       297 

deGOURNAY, '.     ...  201 

de  GOUSSENCOURT, 297 

de  la  GRANGE  (de  Ferre)  , 297 

de  la  GRANGE  (Louis)  , 298 

de  GRASSIN,     .     .     .     .     • 58 

de  GUANTER  , 297 

de  la  GUÈRE  (Pantin)  ,       .........  299 

des  GUILLAUMANCHES, 3n 


H. 


du  HALLAY, 3m 

de  HALLET , 42 

de  HAMEL 3o3 

d'HARGEVILLE  , 211 

d'HERBEMONT,  .     .     .* 297 

HORRIC  de  la  ROCHE-TOLAY, i93 

HOUPPEVILLE  de  NEUVILLETTE  ,  ....  298 

HUBERT  de  SAINT-HUBERT 279 

d'HUGUES.      .    .     : 298 

J. 

JEHANNOT  de  BARTILLAT,.     ......  3o3 

JUGHEREAU  de  SAINT-DENYS, 298 


TABLE  DES  FAMILLES.  3lg 

DE  JUIGNÉ, 74 

de  JUILLAC  de  VIGNOLLES  ,     35 


L. 


de  LAILLY, 3oi 

de  LAIZER  de  SIOUGEAT, 298— 3ir 

de  LALIS  de  MARAVAL,   .   .  ■ 298 

de  LAMOUROUS 298 

de  LANCRAU, 298— 3i2 

de  LANDEMONT  (Pantin), 299 

de  LANGEAC  , 97 

de  LAUBERDIÈRE  (de  Villiers)  , 3o2 

de  LESPINASSE-LANGEAC, 97 

de  LOMBARD, 298 

de  LONJON , 245 

de  LOUBENS  de  VERDALLE,     3o3 

LOUIS  de  la  GRANGE, 298 

le  LOUPde  CHASSELOIR, 140—312 

M. 


de  MAGNY, : 3oo 

du  MÂISNIEL  d'APPLAINCOURT, 299 

de  MALABIOU  de  la  FARGUE , 299 

de  MALVIRADE, 263 

de  MARANS,   .    .    .  .• 275 

de  MARAVAL, 298 

de  MARCILLAC  , 1 

de  MARMONT, 3o2 

de  MARTEL  de  GOURNAY, 201 

de  MASGONTHIÈRE 3o3 

de  MÉDAVY, 3oi 

de  MELLET, 299 


320  TABLE  DES  FAMILLES. 

de  MERCY 299 

MILLON, 3i2 

de  MITTERSBACH, 3is 

de  MONDÉSIR 3or 

de  MONIER, 205 

de  MONTALEMBERT, 299— 3i2 

de  MONTHOUX, 3oo 

de  MONTREGARD, 3oi 

le  MOYNE  de  VILLARSY, 194 

de  la  MYRE,    ....       299 

N. 

de  NAYLIES, 244 

de  NEUVILLETTE, 298 

NOURY, 255-3o4 


O. 


d'OBERLIN  de  MITTERSBACH, 3i2 

d'ORFEUIL  (Rouillé),      3oi 

ORYOT  dASPREMONT, 196 

d'OUARVILLE, 3oi 


P. 


PANTIN  de  la  GUÈRE,     . 299 

du  PARC, ' 304 

de  PARDAILLAN  (Daulède),      . 295 

PASQUIER, 3oo 

de  PASSAC, 3oo 

de  PASSERAT  de  SILANS,     3oo 

PAYEN  de  la  BUCQUIÈRE, 3oo 

de  PÉRONNE,     304 

PHILIPPE, 3oo 


TABLE    DES  FAMILLES.  3 

PHILIPPY  DE  BUCELLY,    ....  3oo 

de  PICQUET  de  JUILLAC,  .  35 

PICQUOT  de  MAGNY,     ......  '  3oo 

de  PONS  de  RENEPONT  .... 

du  PONTBRIAND,    .     .     ;         ..."     '     '     '     '  ^5 

de  la  POTERIE,   ...  '  2? 

*        204. 

de  POUGNY  de  MONTHOUX  ,  3oo 

le  PRÉVOST  de  BASSERODE  ,     .  '  3oo 

PRÉVOST  de  SAINT-CYR-LAGCAUSSADE  '     '  3o, 


Q. 

de  la  QUARRÉE  (Monier), 20g 

R. 

RAITY  de  VITTRÉ,     ...  225 

RANCHER  , ;     ;  3 

RENEPONT,    .     .     . 212 

RICHEBOURG  (de  Boucher),     .....  296 

RIOLLE  , 3l3 

ROBERT  du  CHATELET 3oi 

la  ROCHE  (Delpy),  ..........  278 

ROCHEREAU, '    .     .     .     .  3o4 

la  ROCHE-TOLAY  ,...-' ,93 

LOUILLÉ  d'ORFEUIL  ,   : 3oi 

ROUVILLE, .....         ..96 


S. 

SAINTE-COLOMBE 2?i 

SAINT-CYR, 301 

SAINT-CYR-LACCAUSSADE, 3oi 

SAINT-DENYS, 298 

SAINT-GËYRAT , 278 

SAINT-HUBERT, 279 


[», 


ii 


322  TABLE  DES  FAMILLES. 

de  SAINT-QUENTIN  , 3o4 

de  SAINT-VALLIER, 282 

de  SAUVIAC, 296—306 

de  SAVIGNY, 282 

de  SILANS, 3o8 

de  SIOUGEAT  , 298— 3 1  r 

T. 

du  TEIL  (de  Villiers),    ...          3o2 

du  TILLET  , 145 

TROUARD  de  RIOLLE, 3i3 

u. 

d'UDRESSIER  , 304 

V. 

de  VERDALLE, 3o3 

de  VELLEXON  (de  Barberot), 3o6 

VIALÈTES  d'AIGNAN  , 223 

VIDAU,    . 3oi 

VIESSE  de  MARMONT, 302 

de  VIGNOLLES,    .   • 35 

de  VILLARSY  , 194 

de  VILLIERS  de  LAUBERDIÈRE,    .....  3o2 

de  VITTRÉ  .     .     .     . 225 


FIN  DE  LA  TABLE  DES  FAMILLES. 


CATALOGUE 

DES     GENTILSHOMMES 

QUI    ONT   FAIT   LEURS    PREUVES 

DEVANT  LES  GÉNÉALOGISTES  DU  ROI, 

POUR   ÊTRE  ADMIS 

AUX  ÉCOLES  ROYALES  ET  AU  SERVICE  MILITAIRE. 


. 


AVERTISSEMENT. 


Dans  les  différents  cabinets  que  j'ai  achete's  de  M.  la 
Chenaye  des  Bois,  de  M.  le  comte  de  Waroquier  et 
de  M.  Fabre,  qui  avaient,  chacun  en  particulier  ob- 
tenu des  privilèges  du  Roi  pour  publier  leurs  ouvrages, 
j'ai  trouvé  les  listes  des  Gentilshommes  admis  au  service 
et  dans  les  écoles  militaires,  en  vertu  des  certificats 
qui  leur  avaient  été  délivrés  par  les  généalogistes  du 
Roi;  j'ai  cru  devoir  les  réunir  en  un  seul  corps  d'ou- 
vrage. Je  préviens  MM.  les  Gentilshommes  qu'ils  trou- 
veront chez  moi  la  plupart  desdits  certificats  en  origi- 
naux, ainsi  qu'une  grande  partie  de  ceux  délivrés  par 
M.  d'Hozier  aux  demoiselles  de  la  maison  royale  de 
Saint -Cyr  (i),  dont  je  publierai  également  le  cata- 
logue dans  un  des  plus  prochains  volumes  du  Nobi- 
liaire. 

Les  certificats  qui  se  trouvent  terminés  par  les  lettres 
Ch.  p.,  f . ,  B.,  ont  été  délivrés  par  MM.  Chérin 
père,  Chérin  fils,  et  Berthier.  Les  autres,  qui  ne 
sont  point  marqués  d'une  astérisque,  ont  été  délivrés 
ou  par  M.  Chérin,  ou  par  M.  d'Hozier. 


(i)  Ceux-ci  proviennent  du   cabinet  que  j'ai  acheté  à  Mon- 
sieur de  Saint-Pons. 


IV  AVERTISSEMENT. 

Malgré  tous  les  soins  que  fai  apportés  à  mettre  en 
ordre  ce  Catalogue;  et  à  le  rendre  aussi  complet  qu'ait 
pu  le  permettre  une  période  aussi  désastreuse  que  celle 
qui  vient  de  s'écouler,  je  ne  me  dissimule  pas  qu'on 
pourra  y  rencontrer  quelques  erreurs  et  quelques  omis- 
sions; mais  en  justifiant,  d'une  manière  authentique, 
du  droit  qu'on  aura  d'être  porté  dans  cet  ouvrage, 
je  m'empresserai  d'en  faire  l'addition  dans  l'un  des 
volumes  du  Nobiliaire,  qui  se  trouvera  sous  presse. 


CATALOGUE 

DES   GENTILSHOMMES 

QUI    ONT   FAIT  LEURS   PREUVES 

DEVANT  LES  GÉNÉALOGISTES  DU  ROI, 

POUB  ÊTRE  ADMIS 

AUX  ÉCOLES  ROYALES  ET  AU  SERVICE  MILITAIRE. 


A. 


*  ABATUCCI  (Jean-Charles),  né  à  Zicavo,  en  Corse, 
le  i5  novembre  1770,  a  fait  ses  preuves  le  ier  mai  1789. 
f. 


*  ABBEY  (Pierre-Joseph  l'  ) ,  né  à  Bayeux ,  le  28 
juin    1783,    a  fait  ses  preuves  le  27  avril   1786.   B. 

*  ABOIN  de  CORDES  (Jean  d' ) ,  né  le  12  janvier 
1772,  à  Saint-Maurice,  diocèse  de  Lyon;  (  Damien- 
Firmin),  né  le  3o  mars  1774;  (Joseph-Marcellin  )  , 
né  le  19  mars  1777;  (Claude-Louis),  frère  des  précé- 
dents, né  le  19  avril  1778,  ont  fait  leurs  preuves  le 
26  avril    1786.   B. 

ABOVAL  de  BACOUEL  (Charles- François- Jo- 
seph d'),   reçu  a  la   Flèche  le   i5   septembre   1775. 


2  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

*  ABRAM  (Dominique-Charles-Léopold  ),  né  à  Saint- 
Diez ,  le  7  septembre  1771  ,  a  fait  ses  preuves  le  19  mars 
1787.  Ch.  f. 

ACARY  de  la  SUZE  (N....  d'),  a  été  reçu  à  la  Flèche 
le  '5  octobre   1753. 

*  ACHARD  (Pierre- André-René),  né  le  23  sep- 
tembre 1778,  à  Saint -Mars,  diocèse  du  Mans,  a  fait 
ses  preuves  le  2  5  janvier   1787.  B. 

m 
ACHARD    de   la    HAYE,    né    le    premier    décembre 
1769,    à    Sercilly,   diocèse   de   Tours,    reçu    le    premier 
octobre   1783,  pensionnaire;  remis  à  ses  parents  le  pre- 
mier octobre  1785. 

*  ACHARD  de  la  VENTE  (Jacques- Pierre),  né 
le  28  janvier  1778,  à  la  grande  Hérédière,  diocèse  d'A- 
vranches,  a  fait  ses  preuves  le  25  janvier    1787.  B. 

*  ACHON  (  René-  François -Georges  d*  ),  né  le  3o 
juillet  1766,  au  diocèse  de  Nantes,  a  fait  ses  preuves 
le    16    septembre    1785.    B. 

ACHON  de  RIGAUDIÈRES  (d'),  né  le  24  fé- 
vrier 1764,  à  Ancénis  ,  diocèse  de  Nantes,  reçu  le  6  jan- 
vier 1780,  élève  de  Pontlevoy,  sorti  le  6  novembre 
1782,  est  entré  dans  le  régiment  du  Perche. 

*  ADAM  de  FROMERV1LLE  (Joseph-Marie- Félix), 
né  au  diocèse  de  Metz,  le  21  novembre  1765,  a  fait  ses 
preuves  le   23  février    1782.   Ch.  p. 

*  ADHÉMAR  (Simon- Joseph- Louis),  né  au  dio- 
cèse de  Lectoure,  le  5  août  1779  ,  a  fait  ses  preuves 
le   i5  mai    1783.   Ch.   p. 

*  ADHÉMAR  de  LANTAGNAC  (Jean-Joseph),  né  le 
5  mai  1769,  au  diocèse  d'Albi;  (Guillaume-Alexandre] 
né  le  6  juillet  1770;  (  Jacques- Charles-Auguste ) ,  né  le 
10  juillet  1771  ,  (  Jean  -  Victor  ) ,  né  le  19  novembre 
1774,  (Jean- Louis- Joseph) ,  frère  des  précédents,  né 
le  i5  juillet  1776,  ont  fait  leurs  preuves  le  premier 
décembre  1785.   B. 

*  ADHÉMAR   du  ROC   (Jean),    né  le    12  juillet    1766 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  3 

B  à  Belves,  au  diocèse  de  Sarlat;  (|François),  frère  du 
I  précèdent,  né  le  4  août  1767,  à  Mauzac ,  ont  fait  leurs 
I    preuves  le  19  décembre  1782.  Ch.  p. 

*  ADOUBEDEN  (Jacques-Marie),  né  à  Cherbourg  le 
!  21  avril  1755;  (Jacques-Marie),  frère  du  précédent, 
!    né  le  22   avril    1760,    ont   fait    leurs    preuves   en   1782. 

Ch.  p. 

*  ADOUBEDEN  de  ROUVILLE  (  Jacques  -  Fran  - 
|  cois-Marie),  né  le  12  août  1764;  (Pierre- Jacques -Ma- 
I    rie),   né    le  26  février   177 1  ,    frère    des   précédents,   ont 

fait  leurs  preuves  en  1782.  Ch.  p. 

*  AFFAUX  (  Christophe  -  Louis  d'),  né  le  25  avril 
1*764,    au  diocèse   de    Lyon,    a   fait    ses    preuves,    le    2 

I    mai  1782.  Ch.  p. 

*  AFFAUX  de  GLATA  (Antoine-Gabriel  d'),  frère  du 
précédent,  né  le  4  novembre  1765,  a  fait  ses  preuves  le 
2  mai  1782.  Ch.  p. 

*  AGIER  de  RUFFOSSE  (Louis-Henri  d'),  né  à 
Caen,  le  premier  juin  1767,  a  fait  ses  preuves  le  i3  no- 
vembre 1783.  Ch.  p. 

*  AGIS  de  SAINT-DENIS  (Louis  -  Pierre),  né  le  16 
octobre  1757,  au  diocèse  de  Lizieux,  a  fait  ses  preuves 
le  4  août  178 1 .  Ch.  p. 

*  AGNEAUX  d'AUVILLE  (Alexandre- Auguste  - 
Jean  d'),  né  le  27  février  1767,  à  la  Guadeloupe; 
(René),  frère  du  précédent,  né  le  7  octobre  1772,  ont 
fait  leurs  preuves  le  2  octobre  1 784.  Ch.  p. 

AGOULT  (N...  d'),  a  fait  ses  preuves  en  1753. 

AGOULT  (Charles-César-Marie  d'),  a  été  reçu  le  3i 
décembre  1785. 

AGUISY  de  TOULY  (Antoine  -  Marie  -  Aimé  d')  , 
a  été  reçu  le  3i  décembre  1785. 

*  AIGUËS  de  LAUBARDEMONT  (Joseph  des),  né 
le  14  février  1766,  au  diocèse  de  Bordeaux,  a  fait  ses 
preuves  le  premier  octobre  1 78  r .  Ch.  p. 


4         GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

*  AIGUËS  de  SALES  (Pierre  des),  frère  du  précé- 
dent, né  le  26  août  1768,  a  fait  ses  preuves  le  4  sep- 
tembre 1784.  Ch.  p. 

*  AIGUIRAND  de  POLIGNY  (Charles  d'),  né  le 
20  septembre  1765,  au  diocèse  de  Bourges,  a  fait  ses 
preuves  le  5  septembre  1782.  Ch.  p. 

4  AIX  de  VEYGOUX  (Louis-Charles-Antoine  des), 
né  à  Ayat,  en  Auvergne,  le  17  août  1768,  a  fait  ses 
preuves  le  3  octobre  1783.  Ch.  p. 

.*  ALBENAS  de  SULLENS  (Abraham-Jean-Louis  d'), 
né  à  Lauzanne,  en  Suisse,  le  2  5  septembre  1769,  a  fait 
ses  preuves  le  21  mars  1789.  Ch.  f. 

*  ALBESSARD  (Jacques  d'),  né  le  14  octobre  1768, 
à  Vaugirard,  a  fait  ses  preuves  le...  Ch.  f. 

*  ALBON  (Charles-Bonaventure  d'),  né  au  diocèse 
de  Lyon,  le  22  janvier   1769,  a  fait  ses  preuves  le...  B. 

ALDÉGUIER  (d'),  né  le  7  mai  1767,  à  Toulouse, 
reçu  le  28  septembre  1781,  élève  de' Sorèze;  sorti  le  27 
décembre  1783,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  ré- 
giment d'Enghien. 

*  ALENO  de  SAINT-ALOUARN  (Hippolite-Louis- 
Agathe),  né  à  Ploermel  le  6  août  1768,  a  fait  ses 
preuves  le  27  octobre  1784.  CH.p. 

*  ALES  de  BOISSE  (Jean-Honoré  d'),  né  le  28 
janvier  1772,  au  diocèse  d'Albi,  a  fait  ses  preuves  le  3o 
mars  1787.  B. 

*  ALES  de  BOSCAUT  (François-Edmond  d'),  cousin- 
germain  du  précédent,  a  fait  ses  preuves  le...  B. 

*  ALESME  (Pierre-Nicolas   d'),  né  à    Limoges  le    23 
février       1765;     (Pierre-Etienne),     frère    du     précédent 
né  le  25  décembre  1769;  ont  fait  leurs  preuves  en  1788. 
Ch.  f. 

*  ALEXANDRE    de     ROUZAT    (Jean-François    d 
né  à  Riom  le  3r  octobre  1767,  a  fait  ses  preuves  le  3  no- 
vembre 1784.  Ch.  p. 

ALIDAN  de  la  BECTERIE  (d'),  né  le  10  décembre 
1770,  à  la  Hague,  diocèse  de  Coutances,  reçu,  le  25 
septembre    1787,  élève  de  Beaumont;    sorti  le   i5   mars 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  5 

1788  ,    est    entré    sous-lieutenant    dans    le    régiment    de 
Brienne. 

*ALLARD  de  CHAZELLES  (Jean-Joseph),  né  à 
Montbrison  le  17  juillet  1769,  a  fait  ses  preuves  le  20 
mars  1785.  Ch.  p. 

ALLONVILLE  (d'),  né  le  14  février  1772  à  la 
Hauteville  ,  diocèse  de  Chartres;  reçu  le  3o  septembre 
1786,  élève  de  Rebais;  sorti  le  14  octobre  1787,  est 
entré  cadet  gentilhomme  à  TOrient. 

*  ALMAY  (Charles  d' ) ,  né  le  premier  avril  1762, 
au  diocèse  de  Périgueux,  a  fait  ses  preuves  au  mois  ds 
septembre  1788.  Ch.  f. 

*  AMARITON  (Joseph),  né  à  Nouettes  ,  au  diocèse 
de  Clermont,  le  16  février  1764,  a  fait  ses  preuves  au 
mois  d'avril  1786.  B. 

AMARITON  de  MONTFLEURY,  né  le  17  août  1769, 
à  Ambert,  diocèse  de  Clermont,  reçu  le  3  octobre  1784, 
élève  d'Effiat,  sorti  le  3o  octobre  1785,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  l'artillerie. 

*  AMBROIX  (Jean -Baptiste-Jacob- Marguerite  d')  , 
né  le  6  novembre  iyS3  }  au  diocèse  de  Rieux  ;  (Pierre- 
Jean-Baptiste-Charles),  né  le  8  février  1768;  (Jean- 
Jacques-Charles-Marguerite  )  ,  frère  des  précédents  ,  né 
le  29  novembre  1769,  ont  fait  leurs  preuves  le  26  oc- 
tobre 178 1 .  Ch.  p. 

*  AMÉ  (  Joseph- Louis-François-Xavier  )  ,  né  à  Saint- 
Chamas,  au  diocèse  d'Arles,  le  i5  février  1770,  a  fait 
ses  preuves  de  trois  degrés  ,  requises  pour  être  admis 
sous-lieutenant  dans  un  régiment  colonial  ,  au  mois 
d'août  1788.  Ch.  f. 

AMERVAL  (d)  ,  né  le  6  septembre  1765  ,  au  châ- 
teau d'Happlaincourt  ,  diocèse  de  Noyon  ,  reçu  le  21 
octobre  1781  ,  élève  de  Rebais,  sorti  le  23  juin  1784, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  d'Aunis. 

*  AMONVILLE  (  Louis- Adjutor)  ,  né  à  Andely, 
le  24  avril  175 1,  a  fait  ses  preuves  au  mois  de  sep- 
tembre 1787.  Ch.  f. 

*  AMOREUX  (Ange- Etienne- Bonaventure)  ,  né 
le    14    juillet   1769  ,   au   diocèse  d'Uzès;   (Félix-Antoine- 


6  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

Marie),   frère  du  précédent,  né    le     12    mai    1773,  ont 
fait  leurs  preuves  au  mois  de  mars  1785.  Ch.  p. 

*  ANCEL  de  P1ERREVILLE  (d'),  né  le  29  dé- 
cembre 1764,  à  d'Andouville,  diocèse  de  Cou  tances , 
reçu,  le  16  juin  1780,  élève  de  Beaumont ,  sorti  le  16 
mars  1783,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
d'Angoumois. 

ANCEL  de  QUINEVILLE,  né  le  1 3  juin  1770,  à 
Quineville ,  diocèse  de  Coutances  ,  reçu  ,  le  22  no- 
vembre 1784;  pensionnaire,  remis  à  ses  parens  le  25 
août  1787. 

*  ANCELIN  (Louis-Marie),  né  le  12  août  1774,  au 
diocèse  de  Saintes,  a  fait  ses  preuves  au  mois  de  sep- 
tembre 1788.  C.  f. 

*ANCHIN  (  Charles  -  Henri  -  Gabriel  d'J,  né  le  5 
août  1768,  a  fait  ses  preuves  au  mois  d'octobre    1786.  B. 

*  ANCHÉ  (François  d')  ,  né  le  14  juillet  1776,  au 
diocèse  de  Poitiers,  a  fait  ses  preuves  au  mois  d'oc- 
tobre 1786.  B. 

ANDELOT  (d),  né  le  18  décembre  i763,  à  Cam- 
bron-Saint- Vincent,  diocèse  de  Cambray,  reçu,  le  6 
novembre  1779,  pensionnaire,  remis  à  ses  parens  le  4 
octobre  1781. 

*ANDIGNÉ  de  SAINTE-GEMME  (Charles-Fran- 
çois d1)  ,  a  fait  ses  preuves  le  16  juin  1785.  Ch.  p. 

ANDRÉ    (Louis-Jean)  ,     né    le  20    décembre      1765  , 
à       Alicante,      en      Espagne  ;        (Jean-de-Dieu-Gaétan) 
frère  du    précédent,   né  le    7    août    1769,    ont  fait    leurs 
preuves  le  14  août  1784.  Ch.  p.  ' 

ANDRÉ  de  SAINT-VICTOR  (Louis),  a  été  reçu 
le  3i  décembre  1785. 

*ANDRÉE    de   RENOARD   (Joseph-Marie-Basile    d' 
né  à  Carpentras,  le  i3  septembre  1767,   a  fait  ses  preuves 
le  3o  avril  1785.  Ch.  p. 

ANFERNET  (Aimé-Joseph  d1)  ,  de  Bretagne,  reçu 
à  Vendôme,  le  3i  décembre  1781 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  7 

*  ANGELY  de  la  SALLE  (Antoine)  ,  né  le  6  février 
1766,  au  diocèse  d'Angoulême,  a  fait  ses  preuves  le  7 
août  1782.  Ch.  p  . 

*ANGENOUST(  Louis  d'),  né  le   1 3  novembre  i765 
à  Troyes  ,  a  fait  ses  preuves  le  1 1  mai  1782.  Ch  .  p  . 

*  ANGERVILLE d'AUVRECHER  (  Pierre-Hugues  d)  , 

né  le   3  mai    1765,  a  fait    ses  preuves  le    6  juin    1783. 
Ch  .  p  . 

*  ANGLADE  (  Jean-François-Marcelin  d'  )  , .  né  le  4 
avril  1769;  (  René-Louis-Erasme  )  ;  (  Elie-Victorin  ) ,  né 
le  26  juin  1778;  (  Pierre-Frédéric-Auguste  d' )  ,  frère 
des  précédents,  né  le  28  décembre  1779  ,  à  Saint-Domin- 
gue ,  ont  fait  leurs  preuves  le  ... . 

ANGLARS  (d'  )  ,  né  le  26  mai  1767,3  Nachaut  , 
diocèse  de  Saintes,  reçu  le  i5  septembre  1784,  élève 
de  Pontlevoy,  sorti  le  14  mars  1787,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  de  Champagne  . 

*  ANGLARS  (Charles- Louis  d')  ,  né  le  18  avril  1774, 
au  diocèse  de  la  Rochelle,  a  fait  ses  preuves  en  1787, 
Ch.  f. 

*ANGOT  du  MESNILTERRÉ  (  Auguste-François)  , 
né  à  Avranches ,  le  2  5  avril  1763  ,  a  fait  ses  preuves  le  5 
septembre  178 1  . Ch.  p  . 

*  ANGOT  des  ROTOURS  (  François-Mathieu  )  ,  né  à 
Falaise,  le  17  janvier  1768;  (Jean-Julien),  frère  du 
précédent,  né  le  2  juin  1773  ont  fait  leurs  preuves 
le  19  mars  1785  .  Ch  .  p  . 

*  ANJOU  de  BOISNAUTIER  (  Joachim  d')  ,  né  le  18 
avril  1753,  au  diocèse  de  Coutances,  a  fait  ses  preuves 
au  mois  d'octobre  1 788  .  Ch  .  f . 

*  ANSELME (  Joseph-Louis  de  Gonzagues  d*),  né  à 
Bonnieu,  le  23  septembre  1775,  a  fait  ses  preuves  le  4 
septembre  1788  .  Ch  .  f . 

ANTEROCHE  (  Alexandre-César- Louis  d'  ) ,  reçu 
le  3i  décembre  1785  . 

ANTIGNATE     (  d'  )  ,    né  le    10  mars   1772  ,  ù  Sées  ; 


8  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

reçu  le  18  septembre  1786 ,  élève  de  Beaumont,  sorti 
le  27  mars  1788  ,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  ré- 
giment de  Pont-à-Mousson . 

*  ANTOINE  (  Pierre  ) ,  né  à  Versailles ,  le  premier 
août  1767  ,  a  fait  ses  preuves  le  i3  janvier  1785  . 
Ch.  p.    - 

*ANVIN  (  Jean-Baptiste- Philippe  d' ),  né  le  14  janvier 
1771  ,  au  diocèse  d'Amiens,  a  fait  ses  preuves  le  4  août 
1787.  Ch.  f. 

*  AOUST  de  JUMELLES  (  Marie-Mathieu-Joseph  d'  )  , 
né  à  Douay,  le  24  février  1 77 1  ;  (  Marie-Eustache-Joseph  )  , 
frère  du  précédent,  né  le  18  juin  1772,  ont  fait  leurs 
preuves  le  3  juin  1784  .  Ch.  p. 

*  APRIX  (  Charles- Louis-Polixène) ,  né  à  Dieppe,  le 
22  février  1774,  a  fait  ses  preuves  au  mois  d'avril  1787.  B. 

*APVRIEUX(  Gabriel-Victor),  a  fait  ses  preuves 
le  28  août  1781.  Ch.  p. 

*ARAGONÈS  de  LAVAL  (  Antoine-Durand-Fran- 
çois-Xavier )  ,  né  le  2  novembre  1770;  (  Pierre  )  ,  né  le 
26  juillet  1773;  (  Charles-François-Régis),  frère  des 
précédents  ,  né  le  21  mai  1776  ,  ont  fait  leurs  preuves 
en  1787.  B. 

*  ARAGONÈS  d'ORCET  (Pierre-Antoine-Gilbert), 
né  le  16  mars  1775,  au  diocèse  de  Clermont- Ferra nd  ; 
(Antoine-Xavier),  né  le  24  juillet  1776;  (  Jean-Pierre- 
Amable  ) ,  frère  des  précédents,  né  le  24  juin  1782,  ont 
fait  leurs  preuves  au  mois  de  février  1787.  B. 

*  ARANDEL  (  Louis  d' ) ,  né  le  3o  janvier  1764,  au 
diocèse  de  Rouen  ;  (  Charles-Amédée  )  ,  frère  des  pré- 
cédents ,  né  le  4  septembre  1769 ,  ont  fait  leurs  preuves  le.. 

*  ARANDEL  de  CANDÉ  (  Jacques-Philippe  d'  )  ,  né 
le  27  décembre  1764,  frère  des  ^précédents ,  a  fait  ses 
preuves  le  12  mars  1784.  Ch.  p. 

*  ARASSUS  (  Henri-Pétronille-Nicolas-Cyprien  d'  )  , 
né  le  16  septembre  1764,  au  diocèse  de  Toulouse; 
(Henri-Omer)  ,  né  le  9  septembre  1767;  (  Henri-Damas- 
Alexandre  ),  né   le    20    décembre    1768;    (  Antoine-Guil- 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  g 

laume),  né  le  6  avril  1772;  (Jean-François-Auguste  ), 
né  le  14  octobre  1776,  frère  des  précédents;  ont  fait 
leurs  preuves  le  27  mars  1784.  Ch.  p. 

ARBALESTIER  de  MONCLAR  (d')  ,  né  le  25  mai 
1771,  à  Mont-Dauphin,  diocèse  d'Embrun,  reçu  le 
24  septembre  1786,  élève  de  Tournôn,  sorti  le  27*  mars 
1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de 
Pont-à-Mousson. 

*  ARBAUD  de  JOUQUES  (Melchior-André-El- 
zéar  d')  ,  né  le  14  juin  1772,  au  diocèse  d'Aix,  a  fait 
ses  preuves  le  24  avril  1788.  Ch.  f. 

*ARBLADE  de  SCEAILLES  (  Augustin-Jean-Ber- 
trand  d')  ,  né  le  4  août  1757,  à  Nérac  ;  (Joseph-Fris- 
Barthélemi),  né  le  i3  août  1763;  (Jean-Laurent-Marie), 
né  le  9  décembre  1764;  (Louis-Marie),  né  le  17  mai 
1768,  ont  fait  leurs  preuves  au  mois  de  janvier  1783. 
Ch.  p. 

*  ARBOIS  (Léopold-Charles-Aubert  d'  ),  né  le  3  no- 
vembre 1774,  au  diocèse  de  Toul;  (Joseph-Alexandre)  , 
né  le  14  septembre  1776  ;  (Claude-François  d1.)  ,  né  le 
12  juillet  1781  ;  (François-Erard  d')  ,  frère  des  pré- 
cédents, né  le  10  septembre  1 77 1 ,  ont  fait  leurs  preuves 
le  1 1  août  1787.  Ch.  p. 

ARBOIS  de  JUBAINVILLE  (d'),  né  le  21  no- 
vembre 1771,  à  Neuchàteau,  diocèse  de  Toul,  reçu  le 
28  septembre  1787,  élève  de  Vendôme,  sorti  le  27  mars 
1788,  est  entré  sous-lieutenant  -dans  le  régiment  de 
Pont-à-Mousson. 

ARCHAIS  de  MONTAMY  (d)  ,  né  le  16  septembre 
1768,  à  Montamy,  diocèse  de  Bayeux,  reçu  le  i3  oc- 
tobre 1783,  pensionnaire;  remis  à  ses  parents,  le  3  juin 
1785. 

*  ARCHE  (Gabriel  d')  ,  né  le  24  avril  1766,  à 
Tulle,  a  fait  ses  preuves  le  8  janvier  1784. 

*  ARCHER  de  la  TOURAILLE  (Esprit  Juvénal  l')  , 
né  lé  3  décembre  1767,  au  diocèse  de  Metz,  a  fait  ses 
preuves  le  12     janvier    1785.  Ch.     p.    (Louis-Josph-An- 


IO        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 
toine) ,     frère    du   précédent,    ne'    le  25    octobre    1760,  aj 
fait  ses  preuves  le  6  septembre  1769,   devant  M.  d'Hozien 
de  Sérigny,  pour  être  élevé  au  collège  de  la  Flèche. 

*  ARCHIER  de  BRIEVEDENT  (André-Marie  l')  , 
né  le  12  juin  1766,  à  Gournay,  a  fait  ses  preuves,  le 
12  juillet  1784.  Ch.  p. 

*ARGENCE  (Christophe-André  d')  ,  né  le  27  jan- 
vier 1769,  au  diocèse  d'Evreux,  a  fait  ses  preuves  au 
mois  de  novembre  1787.  Ch.  f. 

ARLANGES  (Charles-Jean-Louis  d'),  reçu  à  la 
Flèche,  le  i3  août  1775. 

ARLANGES  (Henri-Alexandre  d'J,  reçu  le  21  dé- 
cembre 1785. 

*  ARLANGES  (Joseph-Marie-Gaston  d')  ,  .  né  le 
premier  septembre  1774,  au  diocèse  du  Mans,  a  fait 
ses  preuves  au  mois  d'août  1789.  Ch.  f. 

ARLOT  de  SAINT-SAUD  (Léonard-Jean-Hubert  d'}  , 
de  la  généralité  de  Tours  ;  reçu  à  Pont-le-Voy,  le  3 1  dé- 
cembre 1786. 

*ARMAU  de  POUY-DRAGUIN  (Charles-Cetai re- 
Jean-Baptiste d')  ,  né  le  10  juillet  1767,  au  diocèse 
d'Auch,  a  fait  ses  preuves  le  27  août  1871.  Ch.  p. 

*  ARMENDARIT  d'ABERATS  (Léonard-Marie- 
Louis- Victor- Léon  d')  ,  né  le  12  septembre.  1769,  a 
fait  ses  preuves  le  3i  janvier  1784.  Ch.  p.  (Jacques), 
frère  du  précédent,  né  le  12  juin  1766,  a  fait  ses  preuves 
le  20  juin  1785.  B. 

*  ARNAL  de  SERRES  (Jean-Louis-Marie  d')  ,  né 
le  16  août  1773,  au  Vigan,  diocèse  d'Alais,  a  fait  ses 
preuves  en  1788.  Ch.  f. 

*  ARQUIER  fJoseph-Ferdinand  d'),  né  le  23  no- 
vembre 1768,  au  diocèse  de  Marseille;  (Jean-François- 
Marie),  frère  du  précédent,  né  le  17  juin  1771,  ont 
fait  leurs  preuves  le  16  mars  1787.  B. 

ARRAGON  de  VILLENEUVE  (Joseph-Thérèse- 
Louis-Marie-Auguste    d')  ,    reçu     le   3i    décembre    1785. 


1 1 

»'), 

de     la 

le 

3i    dé- 

POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE. 

ARRIVAT  (Charles- François-Guillaume 
généralité  de  Montauban,  reçu  à  Sorèze, 
cembre  1786. 

ARRIGHY  de  CASANOVA  (Jean-Thomas),  reçu 
le  3i  décembre  1785. 

ARSAC  de  TERNAY  (d'),  né  le  2  juillet  1771,  à 
Ternay,  diocèse  de  Poitiers,  reçu,  le  2  octobre  1785, 
pensionnaire,  sorti  le  22  janvier  1787. 

*  ARTHAUD  de  la  FERRIÈRE  (Claude),  a  fait  ses 
preuves  en  1786,  pour  entrer  dans  Orléans,  cavalerie. 

*  ARZAC  de  la  GREZE  (Antoine-Chariot  d'),  né 
le  11  avril  1768,  au  diocèse  de  Rodez,  a  fait  ses  preuves 
le  8  octobre  1783.  Ch.  p. 

ASSELIN  des  PARTS,  né  le  i3  décembre  1768,  à 
Paris,  reçu,  le  17  décembre  1781,  pensionnaire,  sorti 
le  1-7  décembre  1783. 

ASSIGNIES  (d'),  né  le  8  juillet  1770,  à  Douai, 
diocèse  d'Arras,  reçu,  le  8  octobre  1783,  pensionnaire, 
remis  à  ses  parents  le  5  octobre  1785. 

ASTIN  (d'),  né  le  4  janvier  1767,  à  Caen,  diocèse 
de  Bayeux,  reçu,  le  7  septembre  1781,  élève  à  l'école 
de  Beaumont,  sorti  le  28  septembre  1784,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  l'artillerie. 

ASTORGUE,  né  le  19  août  1765,  à  Saint-Amour, 
diocèse  de  Saint-Claude,  reçu,  le  24  septembre  1780, 
élève  de  Rebais,  sorti  le  3o  mai  1782,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  de  Dauphin. 

*  AUBE  de  BRACQUEMONT  (François-Louis),  né 
le  9  mars  1767,  au  diocèse  d'Amiens,  a  fait  ses  preuves 
le  16  octobre  1783.  Ch.  p. 

»  AUBE    de   BRACQUEMONT     (Alexandre-Marie  d'), 
reçu  le  3i  décembre  1785. 

*  AUBENTON  (Pierre-Ambroise  d'),  né  le  i5  mai 
1770,  à  Bordeaux;  (Pierre  Antoine),  né  le  3  août  1771  ; 
(Augustin-Louis),  frère  des  précédents,  né  le  21  jan- 
vier 1774,    ont   fait. leurs   preuves  le  i5  mai  1782.  Ch.  p. 


I  2  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

AUBERT  du  PETIT-THOUARS  (Aristide),  reçu 
à  la  Flèche,  le  i3  août  1775. 

*  AUBERT  du  PETIT-THOUARS  de  SAINT- 
GEORGES  (Augustin-Marie-Julie),  né  le  18  juillet 
1770,  à  Saintes,   a   fait  ses   preuves  le  18  juillet   1785.  B. 

*  AUBERT     de    SAINT-GEORGES     du     PETIT  - 
THOUARS-DE-FOIX     (Abel-FerdinandJ,      né     le      19 
novembre    1769,  au  diocèse  d Angers   a  fait  ses    preuves  . 
le  12  juillet  i785.  B. 

*  AUBIER  de  la  MONTEILHE  (Antoine  d'),  né 
le  12  décembre  1769;  (Jérôme-Emmanuel),  né  le  23 
décembre  1770,  ont  fait  leurs  preuves  le  17  mars  1782. 
Ch.  p. 

*  AUBIER  de  RIOUX  (Jean-Baptiste-Antoine  d'), 
frère  des  précédents,  né  en  1772,  a  fait  ses  preuves 
le  17  mars  1782.  Ch.  p. 

AUBOURG  de  BOURRY  (Guillaume),  né  le  il 
avril  1767,  à  Paris;  (Anne-Charles),  né  le  2  5  janvier 
1770;  (Anne-Louis),  né  le  21  avril  1771  ;  (Marie- 
Louis-Germain),  né  le  ier  avril  1773  ;  (Ange- 
Guillaume),  né  le  12  janvier  1776,  ont  fait  leurs 
preuves  le  24  novembre  1784.  Ch.  p. 

AUBOUTET  de   la  PUISERIE,  né  le    12    novembre) 
1768,     à    Dublanc,   diocèse    de  Bourges,     reçu,  le  5  oc- 
tobre   1784,  élève  d'Auxerre,    sorti  le     17    février    178;) 
est    entré    sous-lieutenant    dans    le    régiment    Orléanais 
cavalerie. 

AUCAPITAINE,  né  le  8  juillet  1766,  à  Vie  -  sur 
Aubois,  diocèse  de  Bourges,  reçu,  le  6  septembr 
1782,  élève  de  Beaumont,  sorti  le  22  août  1785,  est  enti 
sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Brie.  , 

*  AUDIFFRET  de  BEAUCHAMP  (Jean-François  d') 
né  le  18  juillet  1766,  à  Manosque,  a  fait  ses  preuves  le  2: 
juillet  1784.  Ch.  p. 

AURELLE  des  CORNAIS  (d'.),  né  le  17  mars 
17Ô9,    à      Domin-Cumbarnazat,      diocèse    de     Clermont, 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  ,  3 

reçu,    le    3  octobre   1784,  élève  d'Effiat,    mort  à  l'hôtel, 
le  14  décembre  1785. 

AURILLAC  (Joseph  -Emmanuel  d1),  de  la  généra- 
lité de  Paris,  reçu  à  la  Flèche  le  5  octobre  1753. 

AUTARD  de  BRAGARD  (René- Alexandre  d')  , 
reçu  le  3i  décembre  1785. 

*  AUTIÉ  de  VILLEMONTÉE  (Antoine-François)  , 
né  le  19  octobre  1762,  au  diocèse  de  Clermont;  (Louis- 
Augustin),  né  le  6  juillet  1766,  frère  du  précédent, 
ont  fait  leurs  preuves  le  i5  juillet  1784.  Ch.  p. 

*  AUVERGNAT  de  TAUDIAS  (Joseph  l)  ,  né 
le  ier  décembre  1759,  à  Cadillac,  diocèse  de  Bordeaux, 
a  fait  ses  preuves  le  1 3  août  1784.  Ch.  p. 

AUVRET  de  SAINT-REM  Y  (François),  reçu 
le  3i  décembre  1785. 

< 

*  AUX  (Pierre-François  Louis  d1),  né  le  i3  sep- 
tembre 1763,  à  Nantes,  a  fait  ses  preuves  le  4  mars  1783. 
Ch.  p. 

*  AUXKIS  d'HAUDIENVILLE  (Jacques-François 
d'  ) ,  né  le  i5  février  1763,  à  Carentan;  (Charles  Michel- 
Augustin)  né  le  16  mars  1767;  (Pierre-Jacques- M i- 
chel  ) ,  frère  des  précédents,  né  le  9  novembre  1767, 
ont  fait  leurs  preuves  le  3o  mars  1785.  Ch.  p. 

*  AUZY-DU-BREUIL  (Jacques-Alexandre  d'),  né 
le  i5  novembre  1766,  au  diocèse  de  Poitiers,  a  fait  ses 
preuves  le  27  mai  1782.  Ch.  p. 

AVERTON  (d')  ,  né  le  7  octobre  1765,  à  Bonheyaux, 
diocèse  de  Sens,  reçu,  le  4  septembre  1781,  élève  de 
Tiron,  sorti  le  10  juillet  1784,  est  entré  sous-lieutenant 
dans  le  régiment  du  Maine. 

*  AVERTON  de  BOULAY  (  Marc -Marie -François- 
Xavier),  a  fait  ses  preuves  le  26  juin  1783.  Ch.  p. 

*  AVESNE  de  MELÔISE--DE-FRESNOY  (  M*ie- 
Nicolas-Arnaud  d')  ,  a  fait  ses  preuves  le  7  avril  1783. 
Ch.  p. 


i4  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

AVESSENS  de  SAINT-ROME  (d'),  né  le  6  mars 
1769,  à  Toulouse,  reçu,  le  22  octobre  1783,  pension- 
naire, sorti  le  7  juin  1784. 

*  AVOYNES  de  la  JAILLE  (  Joseph-Auguste  d'),  né 
le  14  septembre  1763,  au  diocèse  d'Angers,  a  fait  ses 
preuves  le  17  mai  1782.  Ch.  p. 

*  AIMERY  (  François-Thérèse-Auguste  d),  né  le  24 
octobre  1762,  à  Versailles,  a  fait  ses  preuves  le  29  août 
1781.  Ch.  p. 

*  AZÉMAR  de  SAINT-JEAN  (Antoine-Frédéric- 
Louis  d'),  né  le  17  juillet  1768,  au  diocèse  d'Uzès,  a 
fait  ses  preuves  le  i*r  mai  1782.  Ch.  p. 

V 

B. 

*  BACHARD  de  LISCOET  (  Marie-Auguste  du,  )  ,né 
le  21    févr.  1764,   a  fait  ses  preuves  le  3 1  mai  1783.  Ch.    p. 

BAILLET  de  VAUGRENANT  (Jean-Baptiste) 
reçu  à  la  Flèche,  le  i3  août  1775. 

BALAY  de),  la  CHASNÉE(de),  né  ^27  février 
1771,  à  Montmorot,  diocèse  de  Besançon,  reçu  le 
i3  octobre  1786,  élève  de  Brienne,  sorti  le  27  mars 
1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de 
Pont-à-Mousson. 

BANCEL  de  CONFOULENS  (  Marie-Louis-Eléo- 
nor  de)  ,  de  Champagne,  reçu  à  Auxerre,  le  3i  dé- 
cembre 1786. 

BANNEROT  de  CREVILLERS  (Joseph),  reçu  le 
3i  décembre  1781. 

BANYULS  de  MONTFERRÉ  (Joseph  de)  né  le 
14  mars  1764,  à  Perpignan,  reçu  le  26  mars  1779, 
élève  de  Sorèze,  sorti  le  29  novembre  1781. 

BANYULS  de  MONTFERRÉ  (Pierre  de),  né  le 
8  août  1768,  à  Perpignan,  reçu  le  20  septembre  1782, 
élène  de  Sorèze,  sorti  le  9  décemb.  1784,  est  passé  à  Malte. 

BAR  (  de  )  a  produit  en  1753. 

BAR  de  CROIZAT    (afej,    né    le  4  janvier    1766,     à 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  l5 

Saint-Jean  -  des  -  Ollières,  diocèse  de  Clermont,  reçu 
le  ii  septembre  1781,  élève  d'Effiat,  sorti  le  3o  juillet 
1784,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  20.  régiment  de 
chevau-légers. 

*  BAR  de  la  GARDE  (Maximilien  de),  a  fait  ses 
preuves  le  5  novembre  1784.  Ch.  p. 

*  BAR  de  la  GARDE  (Maximilien  de),  a  fait  ses 
preuves  le  14  février  1785.  Ch.  p. 

BAR  de  la  GARDE  (de),   né   le    6  septembre     1770, 
à   Gannat,   diocèse   de  Clermont,    reçu    le    25    septembre 
1787,    élève  d'Effiat,   sorti   le   27    mars  $788,    est    entré 
I  sous-lieutenant    dans  le  régiment  de  Pont-â-Mousson. 

BARANDIER    MONTM AYEUR  d'ESSUILLE 

(Marie-Louis-Françqis  de),  recule  i3  août  1775. 

*  BARBEROT    d'AUTET     (Marie-Joseph     de),     né 
'le  20   mai    1765,    à  Gray,   a  fait   ses    preuves  le   26    oc- 
tobre 178 1 .  Ch.  p. 

*  BARBIER  de  la  SERRE  (Nicolas-Charles-Marie), 
né  le  18  mai  1767,  à  Valenciennes,  a  fait  ses  preuves 
le  12  octobre  1782.  Ch.  p. 

BARBAUT  de  MAISONROUGE  (N...,  de),  reçu 
à  la  Flèche,  le  8  octobre  1753. 

BARBAUT  de  MAISONROUGE  de  BOISGE- 
R\RD  (de),  né  le  8  juillet  1767,  à  Tonnerre,  diocèse 
de  Langres,  reçu  le  7  octobre  1783,  élève  d'Auxerre , 
sorti  le  i5  mars  1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le 
régiment  de  Brienne. 

*  BARCATIER  de  SAINT-JULIEN  d'ASSÉ  (Paul- 
iBernardin-Jacques-Joseph  de),  né  au  diocèse  de  Riez, 
1  fait  ses  preuves  le  3o  juillet  1784.  Ch.  p. 

*  BARDET  de  BURE  (Bernard  de),  né  le  11  mai 
I1767,  au  diocèse  de  Clermont,  a  fait  ses  preuves  le 
28  septembre  1782.  Ch.  p. 

BARDOUIN  de  SANSAC  (de),  né  le  19  novembre 
1766,    à    Allemans-du-Drot ,    diocèse   d'Agen ,     reçu   le 


r6  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

16   octobre    1781,    pensionnaire,  sorti  le    11   mars    1783, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  les  carabiniers. 

BARÈGE  (Armand-Jean-Marie),  du  diocèse  de  Pau 
et  de  Bayonne,  reçu  le  3i  décembre  1786. 

BARENTIN  (André-Jean-Baptiste- François-de-Paule  - 
Charles  de),  d'Auvergne,  reçu  à  Effiat,  le  3i  décembre 
1786. 

BARLATIER  de  MAS  (de),  né  le  14  mai  1768, 
paroisse  de  Mas,  diocèse  de  Glandèves,  reçu  le  4  oc- 
tobre 1784,  élève  de  Tournon,  sorti  le  24  juillet  1785, 
est  entré  sous-liektenant  dans  le  régiment  Viennois. 

*  BARRE  (Augustin-Henri  de  la),  a  fait  ses  preuves 
le  19  septembre  1782.  Ch.  p. 

*  BARRY  de  PUYOL  (Pierre-Laurent  de),  né  l 
5  août  1765,  au  diocèse  d'Aire,  en  Gascogne,  a  fai 
ses  preuves  le  19  septembre  1781.  Ch.  p. 

BARTHE  (de    la),   né    le     i3    avril    1766,    à    Auch 
reçu  le   11    septembre    1781,  élève  de  Tournon,    sorti 
19   mai  1782,  est  entré  aspirant  garde-marine  à  Toulo 

*BARTON    de    MONTBAS    (Alexandre- Jacques    de) 
né  le  17  mars  1769,    au  diocèse  de  Limoges;   (Léonard) 
né    le   12     mars     1770;    (Alexandre-François),    frère    d 
précédents,  né  le  25   mars  1771,  ont  fait  leurs  preuves 
16  août  1784.  Ch.  p. 

BARVILLE  (N....  de),  reçu  à  la  Flèche,  le  5  oc 
tobre  1753. 

*  BARVILLE  de  SOUPLAINVILLE  (Xouis-Robe 
de),  né  le  29  mars  1766,  au  diocèse  de  Chartres 
(Louis),  frère  du  précédent,  né  le  19  août  1768.  on 
fait  leurs  preuves  le  r  1  juillet  1782.  Ch.  p. 


BATTINCOURT     (de),    né    le    2  octobre    1770 

Lunéville,  diocèse  de  Toul,     reçu    le  i5    octobre    178. 

élève   de    Pont-à-Mousson,    sorti  le   16  octobre    1786,   est 
entré  dans  les  gardes  du  corps  du  Roi. 

BAUD   du    CAST1LLET    (de),    a  dû     produire     en 
1753. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  I? 

*  BAUDARD  de  FONTAINE  (Julien)  ,  né  à 
Versailles,  le  29  janvier  1767;  (Philippe),  ne  le  22  dé- 
cembre 1767  ;  (Jules)  ,  né  le  20  juin  1772,  frère  des 
précédents;  ont  fait  leurs  preuves  le  i3  décembre  1782. 
Ch.  p. 

♦BAUDART  ;  de  _  SAINT-JAMES  (Georges) ,  né 
le  2  mars  1765,  à  Paris,  a  fait  ses  preuves  le  i3  janvier 
1783.  Ch.  p. 

'BAUDARTde  VAUDESIR  (Maurice),  frère  du  pré- 
cédent, né  le  21  septembre  1768;  a  fait  ses  preuves  le  i3 
janvier  1783.  Ch.  p. 

BAUDRAN  (de),  né  le  17  juin  1770  à  Saint-Victor, 
diocèse  de  Bayeux;  reçu  le  i3  octobre  1783,  pension- 
naire, remis  à  ses  parents  le  12  octobre  1786. 

BAUDRE  (Augustin-Jules-César  de)  ,  de  la  géné- 
ralité de  Caen  ;  reçu  à  Tiron,  le  3r  décembre  1786. 

BAUDRE  de  SAINT-AMADOR  (Louis-Antoine- 
Joseph  de)  ,  reçu  le  3i  décembre  1785. 

BAULAT  (de),  né  le  8  octobre  1767,  à  Margouet, 
diocèse  d'Auch,  reçu  le  10  décembre  1783  ;  sorti  le  5 
janvier  1787,  est  entré  •sous-lieutenant  dans  le  régi- 
ment Septimanie. 

BAUSSET  (de),  né  le  5  juin  1766,  à  Pétersbourg; 
reçu  le  3o  avril  1779  ,  remis  à  ses  parents  le  3o  avril  1781. 

BAUVIÈRES  (Louis-Charles  de),  reçu  le  3i  dé- 
cembre 1785. 

'BAZELAIRE  de  LESSEUX  (Marie-Charles  -Si- 
gisbert  de),  né  le  premier  février  1773  à  Nancy;  (Flo- 
rent-Marie), né  le  21  janvier  1774;  (Joseph-Anne- 
Maximilien),  frère  des  précédents,  né  le  5  mai  1775  ; 
ont  fait  leurs  preuves  le  28  février  1785.  Ch.  p. 

BAZIN  de  la  MOTTE  (Michel  de),  reçu  le  3i  dé- 
cembre 1785. 

*BEAUGENDRE  de  la  VAUCELLE  (Alexandre- 
Henri-Adrien  de)  ,  né  le  6  décembre  1757,  au  diocèse 
de  Coutances,  a  fait  ses  preuves  le  23    mars  1785.  Ch.    p. 

'BEAUMONT  d'AUTICHAMP  (Charles-Marie- 
Auguste-Joseph  de),  né  le  8  août  1769,  à  Angers,  a 
fait  ses  preuves  le  23  août  1784.  Ch.  p. 


ï8  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

BEAUPOIL  de  SAINT-AULAIRE  (Antoine- 
Claude-Charles   de)  ,  reçu  à  la  Flèche  le    i3   août    1775. 

BEAUREPAIRE  (Louis-Gabriel-Théodore  de),  né 
le  16  octobre  1765,  à  Amblainville,  diocèse  de  Se'ez, 
reçu  le  17  février  1779,  pensionnaire,  sorti  le  2  avril  1782, 
entré  dans  les  carabiniers. 

BEAUREPAIRE  (de),  né  le  11  avril  1769,  à  Cha- 
lon-sur-Saône, diocèse  de  Besançon,  reçu  ,  le  premier 
avril  1783,  pensionnaire,  remis  à  ses  parents  le  14  mai 
1785. 

BEAUVAIS  (de),  né  le  12  août  1768,  à  Sainte- 
Croix,  diocèse  de  Rouen,  reçu  le  7  septembre  1783, 
élève  de  Beaumont,  sorti  le  2  octobre  1785,  est  entré 
sous-lieutenant  dans  l'artillerie. 

*  BEDEAU  DE  LAUNAY  (Joseph-René-Jean) ,  né 
le  18  octobre  1760,  au  diocèse  de  Nantes,  a  fait  ses 
preuves  le  27  août  1782.  Ch.  p. 

*BEDÉE  de  LESCOET  (René-Marie  de)  ,  né  le  21 
avril  1768,  au  diocèse  de  Saint*Brieux,  a  fait  ses  preuve 
le  5  février  1785.  Ch.  p. 

*  BEDOS  de  BAUDECOURT  (Jean-Pierre  de]  ,  m 
le  7  novembre  1768,  au  diocèse  de  Castres,  a  fait  ses 
preuves  le  16  juillet  1785.  Ch.  p. 

*  BEINAC  de  SAINTE-GEMME  (Charles-Gas 
pard  de)  ,  né  le  5  octobre  1764,  au  diocèse  de  la  R( 
chelle,  a  fait  ses  preuves  le  28   septembre    1781.   Ch.   p. 

*  BEL  de  BELLE-CHASSAIGNE  (Claude  le)  ,  n< 
le  14  avril  1766,  au  diocèse  dé  Bourges,  a  fait  ses  preuves 
le  14  février  1785.  Ch.  p. 

*BELISSEN  D'URBAN  (Henri-Gaston  de)  né  le 
10  septembre  1761,  au  diocèse,  de  Couserans;  (Gasimir- 
Fulcran)  ,  frère  du  précédent,  né  le  i3  janvier  1766  ; 
ont  fait  leurs  preuves  le  16  septembre  1782.  Ch.  p. 

BELLANGER  de  REBOURSEUX  (Louis-Just  de), 
reçu  le  3i  décembre  1785. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  Ig 

BELLEMAR     SAINT-CYR       (Antoine-Cyr- François 
) ,  reçu  à  la  Flèche  le  i3  août  1775. 

BELGT,  né  le  25  juin  1770^  Blois  ,  reçu  le  26 
septembre  1787,  élève  de  Pontlevoy;  sorti  le  i5  mars 
1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de 
Brienne. 

*BENEFICI  de  CHEYLUS(  Jean-François-René), 
né  le  24  octobre  1767,  au  diocèse  de. Viviers  (  Jean- 
Aimé-René-Henri),  né  le  5  décembre  1768;  (Louis- 
René-Marthe)  ,  frère  des  précédents,  né  le  23  mai 
1773;  ont  fait  leurs  preuves  le  24  décembre  1784. 
Ch.  p. 

*  BERBIS  de  CORCELLES  (Claude-Henri-Jules 
de),  né  le  21  septembre  1776,  à  Dijon,  a  fait  ses 
preuves  le  i5  janvier  1785.  Ch.  p. 

BERBIS- DE-LONGECOURT-DE-RANCY,  né  le 
1 5  décembre  1767  ,à  Dijon;  reçu  le  7  décembre  1781  , 
pensionnaire;  sorti  le  6  décembre  1783,  est  entré  sous- 
lieutenant    dans    le    régiment  Colonel-général ,  infanterie. 

*  BERBIS  des  MAILLYS  (Henri-Jules  de),  né 
le  7  octobre  1773  ,  à  Auxonne,  a  fait  ses  preuves  le  22 
janvier  1785  .  Ch  .  p. 

BÉREY  de  VAUDES(  de;,  né  le  4  décembre  1770, 
à  Vaudes  ,  diocèse  de  Troyes  ,  reçu  le  3o  septembre  1786  , 
élève  de  Rebais,  sorti  le  10  novembre  1787,  est  entré 
dans  le  régiment  de  Rouergue. 

BERINGUIER  (Jean-François-Paul  de),  reçu  le  3  i 
décembre  1785. 

BERNARD  (  de)  ,  né  le  24  août  1764,  au  Saint-Es- 
prit ,  diocèse  d'Uzès  ,  reçu  le  5  novembre  1779  ,  élève 
de  Sorèze,  sorti  le  25  avril  1782,  est  entré  aspirant 
garde-marine  à  Toulon. 

BERNARD  de  la  FRÉGEOLLIÈRE  (Charles- 
Anne-René),      reçu     à    la     Flèche    le    i3    août    1775. 

*  BERNARD  de  LUCHET  (  Charles-Samuel-Pierre- 
Jacqucs  de  )  ,  a   fait   ses    preuves  le  2  août    1783.  Ch.  p. 


20  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

BERNARD  de  MARIGNY  (  Marie-Charles-Louis- 
Claude  de  )  ,  de  la  généralité  d'Alençon  ,  reçu  à  Beau- 
mont  le  3i  décembre  1786. 

BERNARD  de  MONTBRISON  (  de),  né  le  3i 
juillet  1768,  au  Saint-Esprit,  diocèse  d'Uzès  ,  reçu  le 
2  3  septembre  1782  ,  élève  de  Tournon  ,  sorti  le  3  jan- 
vier 1785  ,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  génie. 

*  BERNARD  de  SAINT-JEAN  (  Jean-Jacques-Fran- 
çois de  ) ,  né  le  i3  juin  1768,  à  Moissac  ;  (Pierre-Fran- 
çois), né  le  23  novembre  176g;  (Marie-Jacques- 
François-Louis)  ,  né  le  14  août  1773;  (Jean-Jacques- 
Henri),  frère  des  précédents,  né  le  2  février  1777  ;  ont 
fait  leurs  preuves  le  3  janvier  1783.  Ch.  p. 

BERNARD-de-SASSENAY  ,  né  le  18  avril  1766  ,  à 
Dijon,  reçu  le  1 1  mars  1780,  pensionnaire,  sorti  le  4 
mai    1782,   entré  dans  le  régiment  de  Bourbon ,  dragons. 

BERNARD  de  VOLVENT  (  François-Madelaine- 
Victor-Alexandre  de  )  ,  de  Dauphiné  ,  reçu  à  Tournon  , 
le  3i  décembre  1786. 

*BERODÈRE  (  Jean-Remi  de  )  ,  né  le  22  octobre 
1785,  à  Dax ,  a  fait  ses  preuves  le  2  octobre  1784. 
Ch.  p. 

*  BERON  d'OCHÉ  (  Pierre  de  )  ,  né' le  21  août  1764 
au  diocèse  de  Périgueux  ,  a  fait  ses  preuves  le  21  sep- 
tembre 1781.  Ch.  p. 

*  BERTHÉ  d'ASSONVILLE  (  Ambroise-Jérôme  )  , 
né  le  7  août  1770,  au  diocèse  d'Amiens  ,  a  fait  ses  preuves 
le  5  juin  1783.  Ch.  p. 

*  BERTHÉ  de  VILLERS-au-BOCAGE  (Augustin- 
Ferdinand  )  ,  frère  du  précédent  ,  né  le  i5  juillet  1769,  à 
fait  ses  preuves  le  5  juin  1783.  Ch.  p. 

*  BERTHELIER  (Rémi),  né  le  i3  mai  1766  ,  à 
Chaumont  en  Bassigny  ,  a  fait  ses  preuves  le  22  décembre 
1781.  Ch.  p. 

BERTHEREAU   de    la  GIRAUDIÈRE  (  de  )  ,    né  le 

22  mars   1772  ,    à  Orléans  ,  reçu    le  premier  octobre  1785  , 
pensionnaire,     remis    à  ses    parents    le    21    juillet     1787. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  2I 

BERTHON    dr    la    VIOLAYE   (Alexandre- Jean- 
iptiste-Louis),   né  le- 19  janvier    1763,    à  Paris,  a   fait 
preuves  le  27  septembre  1781.  Ch.  p. 

BERTIN   (Jean-LouisJ,  a  fait   ses  preuves  le  8  avril 
r783.  Ch.  p. 

*  BERTIN  de  BLAGNY  (Anne-Victor),  né  le  23 
îvier  175g,  à  Paris,  a  fait  ses  preuves  le  17  juillet 
781.  Ch.  p. 

BERTRAND  de  BOUCHEPORN  (Claude- 
Jharles),  né  le  6  août  1768,  au  diocèse  de  Metz,  a  fait 
2S  preuves  le  6  avril  1782.  Ch.  p. 

*  BERTRAND  de  CROZOFONS  (Jean(,  né  le  14 
juillet  1768,  au  diocèse  dAgen  ;  (Jean),  né  le  3o  août 
1765;  (François-Joseph),  frère  des  précédents,  né  le 
3  avril  1770,  ont  fait  leurs  preuves  le  24  novembre  1784. 
Ch.  p. 

BESSE  de  la  RICHARDIE  (André-Charles),  ne  le 
2  juin  1766,  à  Auriac,  diocèse  de  Clerrnont,  reçu  le 
i-5  mai  1780,  pensionnaire,  remis  à  ses  parents  le  1 3  avril 
1782. 

*  BESSIÈRE  (Antoine-Justin  de),  né  le  7  août 
1765,  au  diocèse  de  Bordeaux,  a  fait  ses  preuves  le  16 
juillet  1785.  B. 

BETZ  (de),  né  le  3i  janvier  1766,  à  Altkirch,  dio- 
cèse de  Bâle,  reçu,  le  21  février  1780,  élève  de  Brienne; 
sorti  le  5  mai  1782,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  ré- 
giment d'Alsace. 

BEZOLLES  (de),  né  le  premier  novembre  1770,  à 
Camarade,  diocèse  d'Auch,  reçu,  le  26  septembre  1787, 
élève  de  Pontlevoy,  sorti  le  i5  mars  1788,  est  entré 
sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Brienne. 

BEZOLLES  de  CAUDEROU  (de),  né  le  3  octobre 
'1769,  à  Vic-Fézenzac,  diocèse  d'Auch,  reçu,  le  9  avril 
1783,  pensionnaire,  remis  à  ses  parents  le  22  septembre 
i785. 

BIENVENU  du  BUSC  (de),  né  le  i5  avril  1769,  à 
Saint-Denis-des-Monts,    diocèse    de    Rouen,    reçuj  le    3o 


22  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

septembre  1785,  élève  de  Beaumont,  sorti  le  19  oc- 
tobre 1787,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
delà  Couronne. 

MGAULT  de  GRANDRUT  (Claude  de)  de  la 
généralité  de  Clermont,  reçu  à  Auxerre  le  3i  décembre 
1786. 

BIGAULT  de  PARFOURU  (Jacques-Charles  de), 
reçu  le  3i  décembre  1785. 

*  BIGOT  de  la  TOUANNE  (Sébastien  -  Pierre  - 
Irenée),  né  le  26  mars  1768,  au  diocèse  d'Orléans,  a 
fait  ses  preuves  le  4  septembre  1784.  Ch.  p. 

*  BILLEHEUST  de  SAINT-GEORGES  (  Marie  - 
Martin),  né  le  11  novembre  1769,  à  Granville,  a  fait 
ses  preuves  le  21  juillet  1781.  Ch.  p. 

BÏLLOUART  de  KERLEREC,  né  le  3i  janvier  1770, 
à  Morlaix,  diocèse  de  Tréguier,  reçu,  le  17  septembre 
1784,  élève  de  Vendôme,  sorti  le  24  mars  1786,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  le  corps  royal  de  la  marine. 

*  BINET  de  da  BLOTIÈRE  (Marie-Martin),  né 
le  11  novembre  1769,  au  diocèse  de  Nantes, -a  fait  ses 
preuves  le  i5  septembre  1784.  Ch.  p. 

*  BIRAZEL  (Jean  de),  né  le  2  janvier  1766,  au  dio- 
cèse de  Bazas,  a  fait  ses  preuves  le  19  août    1782.  Ch.    p. 

BLACAS  -  d'AUPS  (de),  né  le  25  août  1767,  à 
Avignon,  reçu  le  10  juillet  1781,  pensionnaire,  remis  à 
ses  parents  le  3  août  1782. 

*  BLANC  de  FERRIÈRE  (Pierre-Laurent-Gilles  de), 
a  fait  ses  preuves  le  5  janvier  1785.  Ch.  p. 

BLANC  de  FERRIÈRE  (de),  né  le  18  octobre  1771, 
à  Bar-sur  -Seine,  diocèse  de  Langres,  reçu  le  23  sep- 
tembre 1786,  élève  de  Tiron,  sorti  le  27  mars  1788* 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Pont-à- 
Mousson,  infanterie. 

BLOIS  de  LIOURS  (Joseph-Marie  de),  reçu  à  la 
Flèche  le  1 3- août  1775 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  „3 

*  BLONSART  du  BOIS  de  la  ROCHE  (HugueV- 
I  Jean  le),   ift    le     i3   juillet     1767,  à  Garlan,   diocèse  de 

Tréguier,  a  fait  ses  preuves  le  2   octobre    1784.    Ch.    p. 

;  BLOU     de     CHADENAG      (Alexandre-Xavier    df), 
ne  le  3  décembre  1766,    au   diocèse    d'Uzès;     (Antoine- 
Hyacinthe),   frère  du  précédent,  né  le  i5  décembre  1767 
ont  fait  leurs  preuves  le....  Ch.  p. 

BLOY  des  GRANGES  (Urbain-Michel  le),  reçu 
1  a  la  Flèche  au  mois  de  février  1785. 

BOCHART  de    CHAMPIGNY   (de),    né  le    16    mars 
i  1770,   à  Paris,  reçu  le  2  avril    1783,  pensionnaire,  remis 
à  ses  parents  le  3i  mars  1785. 

BOCQUETEY     de     VILLERS   (de),    né     le    j6  sep- 
tembre   1764,   à    Notre- Dame-de-Villers,    diocèse  de   Li- 
sieux,   reçu    le    7   janvier     1780,    pensionnaire,    remis    à 
;  madame  de  Gourdon  le  24  décembre  1782. 

*  BOD1N  de  BOISRENARD  (Alexandre-François 
I  de),  né  le  i5  juin  1768,  au  diocèse  d'Orléans,  a  fait 
I  ses  preuves  le  3  juin  1784.  Ch.  p. 

BODIN  de  BOISRENARD  (de),  né  le  9  janvier 
T770,  à  Nonan,  diocèse  d'Orléans,  reçu  le  28  sep- 
tembre 1787,  élève  de  Vendôme,  sorti  le  i5  mars'  1788, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Brienne. 

*  BOESSIÈRE  de  LANVIE  (Marc-Antoine-Marie- 
Hyacinthe  de  la),  né  le  1 1  décembre  1766,  au  dio-. 
cèse  de  Tréguier,  a  fait  ses  preuves  le  14  décembre  1782. 
Ch.  p. 

BŒUF    de  VALDAHON    (le),    né  le  26    septembre 

1773,    à     Dole,    diocèse    de    Besançon,  reçu    le  premier 

octobre  1787,  pensionnaire,  remis  à  ses  parents  le  r  5  oc- 
tobre 1787. 

BOHAM  (Jean-Baptiste-Joseph  de),  reçu  le  3i  dé- 
cembre 1785. 

*  BOILEAU  de  CASTELNAU  (Simon -Charles - 
Barnabe  de),  né  le  11  juin  1766,  au  diocèse  de  Nîmes; 
(Frédéric-Louis),  né    le   1 3    mai    1770;  (Louis-Camille), 


24  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

né  le  22  août  1774;  (Alphonse- Louis),  né  le  20  dé- 
cembre 1776,  frère  des  précédents;  les  dqpx  premiers 
ont  fait  leurs  preuves  le  16  avril  1782;  et  les  deux  der- 
niers, le  16  mars  1784.  Ch.  p. 

*  BOIS-BAUDRY  (Ange-Hyacinthe  -  Joseph  de),  né 
le  20  septembre  1767,  au  diocèse  de  Rennes;  (Antoine 
François),  frère  du  précédent,  né  le  21  juillet  1769, 
ont  fait  leurs  preuves  le  i5  novembre  1783.  CH.p. 

BOIS-BÉRENGER  (Augustin -César -René  du), 
reçu  le  3i  décembre  1785. 

BOIS- GÉRARD  (le  chevalier  de),  né  le  n  mai 
1770,  à  Tonnerre,  diocèse  de  Langres,  reçu  le  21  sep- 
tembre 1786,  élève  d'Auxerre,  sorti  le  i5  mars  1788, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Brienne. 

*  BOIS  de  LAUNAY  (Pierre-Henri-Guy  du),  ne 
le  11  janvier  1766,  au  diocèse  de  Bayeux,  a  fait  ses 
preuves  le  8  mai  1784.  CH.p. 

*  BOIS  de  SAINT- HILAIRE  (Jean-Baptiste  -  Fran- 
çois du),  né  le  8  avril  1769,  au  diocèse  de  Tulle^  fai 
ses  preuves  le  9  avril  1785.  Ch.  p. 

VBOIS  de  SAINT- MANDÉ  (Jacques-Alexandre  pu) 
né  le  28  octobre  1753,  au  diocèse  de  Saintes,  a  fait  se 
preuves  le  16  octobre  1783.  Ch.  p. 

*  BOIS  de  SAINT -MANDÉ  (Marie -François- Char 
les  du),  né  le  17  mai  1766,  à  Saint  -  Jean  -  d'Angely 
a  fait  ses  preuves  le  16  octobre  1783.  Ch.  p. 

*  BOIS  de  SAINT -M  AN  DÉ  de  LONGE  VILLE 

(Alexandre-Amédée  du),  né  le  12  avril  1773,  au  dio- 
cèse de  Saintes,  a  fait  ses  preuves  le  2  octobre  1784. 
CH.p. 

*  BOISLÈVE    du    PLANTY     (Annibal    de),     né     le 
5  octobre   1761,  an  diocèse    d'Angers,  a  fait  ses  preuve 
le  8  mars  1783.  Ch.  p. 

BOISSARD  (de),  né  le  4  novembre  1763,  à  De- 
nèze,  diocèse  d'Angers,  reçu  le  5  avril  1782,  pension- 
naire, sorti  le  28  mai  1784. 


I 


-i  POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  2  5 

BOISSEAU  de  la  GALERNERIE  (  Michel-Simon  ), 
reçu  à  la  Flèche,  le  i3  août  1775. 

♦'BOISSEUIL  (Alexandre,)  né  le  22  mars  1776 
à  Paris;  (Auguste-Louis  )  ,  né  le  10  avril  1782,  frère 
du  précédent,  ont  fait  leurs  preuves  le  4  juin  1784. 
Ch.  p. 

BOISSIEU  (N  — de),  a  fait  ses  preuves  en  1753. 

BOISSIEUX  (  Etienne  -Hypolite -Casimir-  Sylvestre 
de  )  ,  d'Auvergne,  reçu  à  Effiat,  le  3i  décembre  1786. 

*  BOLLIOUD  de  CHANSIEU  (Claude-Louis  de), 
né  le  29  juin  1766,  au  diocèse  de  Lyon;  (François- 
Louis)  frère  du  précédent,  né  le  i5  mars  1769,  ont 
fait  leurs  preuves  le  16  avril  1782.  Ch.  p. 

BON  IN  de  COURPOY  (Charles-Raymond  de), 
delà    Guadeloupe,   reçu  à  Rebais,   le   3i    décembre  1786. 

BONISSENT  (de),  né  le  19  novembre  1765,  à  Bos- 
cheville,  diocèse  de  Rouen,  reçu  le  7  septembre  178 1 
élève  à  l'école  de  Beaumont,  sorti  le  5  janvier  1784,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  d'Enghien. 

BONNAVENTde  BEA.UMEVIELLE  d'AMBUR  de 
GOURGAS  (  Marie  -  Antoine  -  Henri  -  Frédéric  -  Auguste 
de),  de  Languedoc,  reçu  à  Tournon,  le  3i  décembre 
1786.  * 

BONNAY  de  BREUILLE  (de),  né  le  27  juillet 
1766,  à  la  Harazée,  diocèse  de  Reims,  reçu  le  14  oc- 
tobre 1780,  élève  de  Brienne,  sorti  le  i5  août  1783,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  le    régiment  Royal- Vaisseaux. 

*  BONNECHOSE  de  VAUROYER  (François  de), 
né  le  26  mai  1759,  au  diocèse  de  Lisieux,  a  fait  ses 
preuves  le  21  avril  1784.  Ch.  p. 

*  BONNEFOY  (Joseph-Charles  de)  né  le  14  mars 
1765,  à  Castelnaudary;  (  Enegoin-  Germain  ),  né  le 
i3  mai  1768;  (  Jean-Louis-Félix  ),  frère  des  précédents, 
né  le  17  mai  1,769,  ont  fait  leurs  preuves  le  16  dé- 
cembre 1781.  Ch.  p. 

BONNEMAIN  (de),  né  le  11  août    1770,  à   Lescour, 


26  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

diocèse  de  Lavaur,  reçu  le  24  septembre  1786,  élève  de 
Sorèze,  sorti  le  27  mars  1788,  est  entré  sous-lieutenant, 
dans  le  régiment  de  Pont-à-Mousson. 

*:  BONNET  de  SALÈLES  (Marie-Grégoire-Guil- 
laume-Getaire-Auguste-Anne  de  ) ,  né  le  12  mars  1769, 
a  fait  ses  preuves  le  28  février  1785.  Ch.  p. 

BONNEVIE  de  POIGNAT  ^Jean-François-  For- 
tuné de),  reçu  le  3 1  décembre  1785. 

*  BONNEVILLE  de  CHAPTEUIL  (Jean-Antoine), 
né  le  14  novembre  1763,  au  diocèse  du  Puy-en-Velay, 
a  fait  ses  preuves  le  3  mai  1783.  CH.p. 

BONNIOT  (de)  CHEVILLON,  né  le  7  octobre 
1768,  à  Metz,,  reçu  le  21  octobre  1782,  élève  de  Brienne, 
sorti  le  i3  décembre  T783,  est  entré  sous-lieutenant  dans 
l'artillerie. 

BONTEMS  de  MESSIGNAC  (Louis  de),  reçu  le 
3  1  décembre  1785. 

BORIE  de  POMARÈDE  (Alexandre),  reçu  à  la 
Flèche,  le  i3  août  1775. 

*  BONVOUST  d'AUNAY  (  Flor  -  Henri  -Augustin- 
Adélaïde  de  ),  né  le  14  août  1766,  à  Saint-Ouen-d'Aunay, 
a  fait  ses  preuves  le  26  novembre  1781.  Ch.  p. 

*  BONVOUST  d'AUNAY  (  Rose-Hypolite  de),  né 
le  11  octobre  176g,  au  diocèse  de  Séez,  frère  du  pré- 
cédent, a  fait  ses  preuves  le  1 1  décembre  1784.  Ch.  p. 

*  BORDA  de  JOSSE  (François  de),  né  le  27  mars 
1763,  au  diocèse  de  Dax,  a  fait  ses  preuves  le  i5  mai 
1782.  Ch.  p. 

*  BORNE    d'ALTIER  (Charles-Michel-Elisabeth  de; 
né  le  9  juillet  1770,  à  Paris;  (Gabriel-Hercules- Victor \ 
frère  du    précédent,   né  le    24  novembre    1773,  ont   fait 
leurs  preuves  le  24  mai  1784.  Ch.  p. 

*  BOSAS  du  CROS  (Louis-Sébastien-François  de  )  , 
né  à  Tournon,  le  10  sepembre  1770,  a  fait  ses  preuves 
le  premier  août  1785.  B. 

*  BOSC     (Henri-Claude-Louis     de  ) ,     né  le   3o  mars 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE  27 

1765,  à  Montpellier,  a  fait  ses  preuves  le  28  juillet 
1781.   Ch.    p. 

*  BOSC  (  Louis  -  Bonaventure  du  )  ,  né  le  12  août 
1770,    à    Saint-Germain-d'Hermival ,   au  diocèse  de   Li- 

sieux  ;  (  Louis- François  ),  frère  du  précédent,  né  le 
21  juillet  1769,  ont  fait  leurs  preuves,  le  premier,  le 
23  juillet  1785,  et  le  second,  le  3  août  de  la  même 
année.   B. 

*  BOSREDON  de  GÉNETINE  (  Mayeul  de),  né  le 
11  juillet  1765,  au  diocèse  de  Bourges,  a  fait  ses  preuves 
le   16   juin    1785.    B. 

'BOSREDON  de  SAINT- AVIT  (Nicolas -Joseph- 
Frédéric  de  ) ,  né  à  Moulins  en  Bourbonnais ,  le  26 
juin  1769,  a  fait   ses  preuves  le  9  avril   1783.    Ch.  p. 

BOTHEREL  de  la  BRETONNIÈRE  (  Voldemar- 
Guillaume  de),  de  Bretagne,  reçu  à  Tiron ,  le  3i  dé- 
cembre   1786. 

BOUAYS  de  la  BEGASSIÈRE  (  Anne  -  Maurice- 
Amand  du),   reçu  à  là   Flèche   le    i3   août   1775. 

*  BOUBERS  (Amédée- Charles- Marie  de),  né  le  i5 
avril  1765,  à  Abbeville ,  a  fait  ses  preuves  le  premier 
août  1782;  (André- Henri),  frère  du  précédent,  né 
le  22  juin  1766,  a  fait  ses  preuves  le  9  novembre  1784. 
Ch.    p. 

*  BOUBERS  (  Alexandre -Bonaventure -Daniel  de  )  , 
né  le  i3  juillet  1769,  à  Saint -Eloi,  diocèse  d'Abbe- 
ville,  a  fait  ses  preuves  le  4  novembre  1783.  Ch.  p. 

BOUCHER  -  d'AVANÇON  (  Alexandre  -  Paul  -  Louis- 
Nicolas  de),  né  le  17  octobre  1771  ,  à  Avançon,  diocèse 
de  Reims,  reçu  le  11  octobre  1784,  élève  de  Rebais, 
sorti  le  27  mars  1788  ,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le 
régiment   de   Pont-à-Mousson. 

*  BOUCHER  de  FALGUEYRAS  (  Jean-Joseph  de  ) , 
né  le  4  février  1761  ,  au  diocèse  de  Sarlat ,  en  Périgord , 
a  fait  ses  preuves  le    12   janvier  1782.  Ch.  p. 

BOUCHERON  de  SAINT-HYPPOLITE  (du),  a 
produit   en    iy53. 

a3 


m 


28        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

BOUDENS-VANDER- BOURG,  ne  le  8  juillet 
i/65,  à  Saintes,  reçu  le  4  octobre  1779,  élève  d'Ef- 
fiat,  sorti  le  18  mars  1782,  est  entré  aspirant  garde- 
marine  à   Rochefort. 

BOUDENS-VANDER-BOURG,  né  le  premier  mars 
1767,  à  Saintes,  reçu  le  12  septembre  1782,  élève 
d'Effiat,   sorti    le   27  janvier   1785. 

*  BOUDIER  de  CODEVILLE  {  Auguste  -  Henri- 
Louis),  né  le  14  septembre  1765,  au  diocèse  d'Avran- 
ches,   a   fait  ses   preuves  le  4  septembre    1781.  Ch.  p. 

BOUDON  de  la  COMBE,  né  le  24  juin  1768,  à 
Cosnac,  diocèse  de  Saintes,  reçu  le  27  septembre  1785, 
élève  d  Auxerre ,  sorti  le  i5  mars  1786,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  d'Aquitaine  ,   infanterie. 

BOUETTE  de  BLEMUR  (  Etienne  -Gaston  -Louis- 
François  de),   reçu  le   3i   décembre    1785. 

*  BOUEXIC  de  la  DRIENNAIS  (  Pierre  -  Prudent 
du),  né  le  3  septembre  1768,  à  Saint-Malo  de  Fily,  i 
fait  ses  preuves  le  3  avril   1784.   Ch.  p. 

BOUFFEY  du  CORDEBUGLE  (de),  né  le  3o  no 
vembre  1767,  à  Cordebugle ,  diocèse  de  Lisieux ,  reçi 
le  14  décembre  1780,  pensionnaire,  sorti  le  28  juille 
1783,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  d 
Bourbon,   infanterie. 

BOULARD  (Michel -Thomas -Nicolas  de),  de  la 
Rochelle,  reçu  à   Effiat  le  3i   décembre  1786. 

BOULLAYE  (  Pierre  -  Charles  -  Marie  de  la),  reçu 
le  3i   décembre  1785. 

*  BOULLAYE  de  BIERRES  (  Pierre  -  Paul  -  René 
Séraphin  de  la  ),  a  fait  ses  preuves  le  25  juin  1785 
Ch.  p. 

*  BOULLEUR  de  COURLON  (Paul-Thibaut  le), 
né  le  4  avril  1772,  au  diocèse  de  Langres;  (Louis- 
Pierre),  né  le  9  octobre  1769;  (  Mélanie-  Edme  ),  né 
le  29  mai  1775;  (Christophe  et  Charles),  frères  des 
précédents,  nés  le  i5  juillet  1779,  ont  fait  leurs  preuves, 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  2q 

premier,  le  17  juillet  1784,  et  les  autres  le  12-  février 
■85.  Ch.  p. 

*  BOURBEL  de  MONTPINÇON  (Emmanuel-Marie- 
itoine  de),(  né  le  i3  janvier  1765,  à  Dieppe;  (Louis- 
jguste),  né  le  27  décembre  1774;  (Antoine-Alexis- 
îouI),  frère  des  précédents,  né  le  7  septembre  1777, 
ît  fait  leurs  preuves  le  ...  .  Ch.  p. 

*  BOURCIER  de  MONTUREUX  (François-Louis- 
seph),  né  le  4  mai  1768,  à  Nancy,  a  fait  ses  preuves 
16  septembre  1782.  Ch.  p. 

*  BOURDEILLES  (Jean-Baptiste  de),  a  fait  ses 
euves  le  28  février  1783.  Ch.  p. 

BOURDEILLES  de  COUZANCE  (de),  né  le  17 
cembre  1769,  à  Saint-Germain  Lembron  ,  diocèse  de 
.ermont,  reçu  le  26  septembre  1787,  élève  de  Pontle- 
y,    sorti   le    3i     mars   1788,    est    entré  sous- lieutenant 

ns  le  régiment  de  Berri. 

*  BÔURDONNAYE  de  la  BRETESCHE  (François- 
egis  de  la),  né  le  19  mars  1767,  au  diocèse  de  Nantes, 
fait  ses  preuves  le  2  3  novembre  1782.  Ch.  p. 

'  BOURDONNAYE  de  MONTLUC  le  QUATIN 
harles  -  Olivier -Marie-Sévère  de  la),  né  le  25  sep- 
Tibre  1766,  en  l'évêché  de  .  Rennes  ;  (Charles-Marie- 
ienne),  frère  du  précédent,  né  le  19  janvier  1769, 
it  fait  leurs  preuves,  le  premier,  le  5  mars  1782;  et  le 
:ond,  le  14  mai  1784.  Ch.  p. 

BOURKE,  né  le  18  décembre  1769,  à  Lorient,  dio- 
se  de  Vannes,  reçu  le  24  septembre  1787,  élève  de 
iron,  sorti  le  27  mars  1788,  est  entré  sous-lieutenant 
ns  le  régiment  de  Pont-à-Mouson, 

j  BOURNAT  de  la  FAYE  (Annet  de),  né  le  24 
illet  1742,  au  diocèse  de  Clermont,  en  Auvergne,  a 
Uses  preuves  le  12  décembre  1782.  Ch.  p. 

1BOUTIER  de  CATUS  (de),  né  le  12  février  1765, 
Beflort,  diocèse  de  Bâle,  reçu  le  n  janvier  1780, 
éve  de  Rebais,  sorti  le  2  mars  [782,  entré  sous-lieute- 
int  dans  le  régiment  d'Aunis. 


30        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 
*  BOUTINI    (Hubert  -  Fançois),      a    fait     ses    preu 
le    1 6  juillet  i785.  B. 

*  BOUTIQUE  de  SAINTE-CHRISTIE  (Jean-Pier 
François  de  la),  né  le  4  octobre  1770,  au  dioc< 
d'Auch,  a  fait  ses  preuves  le  18  février  1783. Ch.  p. 

*  BOUVIER     de     CACHARD     (Jean-Humbert), 
fait  ses  preuves  le  3o  mars  1785.  Ch.  p. 

BOUVIER  de  CEPOY,  né  le  2  octobre  1769, 
Cepoy,  diocèse  de  Sens,  reçu  le  5  octobre  1782,  pensio 
naire,  remis  à  ses  parents  le  5  octobre  1784. 

BOUZET  (du),    né    le    23    avril    1769,    à    Toulous 
recule  7  avril   1784,  pensionnaire,  remis  à  ses  parens 
premier  juillet  1784. 

*  BOUZET    de    BIVES    (Louis-César     du),     a 
ses  preuves  le  6  mars  1784.  Ch.  p. 

BOUZET     de    CORNÉ    (du),    né     le    10     novemb 
1770,   à    Lauret   et    Cornet    diocèse    de    Lectoure,   reçi 
le    24    septembre     1786,     élève    de    Sorèze,    sorti    le  1! 
mars  1787. 


,; 


*  BOUZIER  d'ESTOUILLY  (Charles)  ,  né  le 
juillet  1759,  au  diocèse  de  Noyon,  a  fait  ses  preuves 
16  mai  1783.  Ch.  p. 

BOVET    (Charles-Marin    de),    reçu  le  3i   déc.     17 

*  BRACH     d'ESNAUDES    (Jean-Marie-Charles    de) 
né  le  1 3   avril   1 767,  au  diocèse  de  la  Rochelle,   a  fait  se: 
preuves  le  3i  juillet  1784.  Ch.  p. 

*  BRÀCHET  de  FLORESSAC  (Claude-Joseph- 
Alexandre  de),  né  le  4  mars  1766,  à  Riom;  (Baltazard- 
Annet-Joseph- Louis),  frère  du  précédent,  né  le  3i  dé*- 
cembre  1769,  au  diocèse  de  Limoges;  ont  fait  leun 
preuves  le  5  novembre  1784.  Ch.  p. 

*  BRANCHE  de  FLAVIGNY  (Charles-Nicolas-Fran- 
çois), né  le  4  juin  1765,  à  Reims;  (Antoine-Charles- 
Nicolas),  frère  du  précédent,  né  le  2  décembre  1769, 
ont  fait  leurs  preuves  le  3i  mars  1783.  Ch.  p. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  3  t 

BRASDEFER  d'OMMOY  (  Louis-Ferdinand-Ca- 
nir  de  )  ,  de  la  généralité  d'Alençon  ,  reçu  à  Tiron  , 
3i  décembre  1786. 

*  BRASSA Y-JAUSSELIN     de  la    GRANGE-MON- 

ÎPOS  (  Louis-Elzéard  de),   né  le   29   avril    1764,  au 

xrèse  de  Condom  ,  a  fait  ses  preuves  le  14  octobre 
~>2.  Ch.  p. 

BRASSAY-JOUSSELIN  de  la  GRANGE-MON- 
ÏPOS  du  TUSTA  (  Jean-Paul  de  )  ,  né  à  Nérac  ,  le 
ivril     1773  ,   a    fait    ses    preuves  le   14  octobre  1782. 

P- 

BRASSA Y-JAUSSELIN  de  TUSTA '(  Joseph-Rai- 
)nd  de  )  ,  né  à  Nérac,  le  premier  mars  1782,  a  fait 
preuves  le   11  janvier  1783.  Ch.  p. 

'  BRAUX  (  Jean-Baptiste-Nicolas  de  )  ,  né  le  3i  août 
65  ,  au  diocèse  de  Toul ,  a  fait  ses  preuves  le  22  mai 
83.  Ch.  p. 

BREIL  (  Dominique-Jean  du  ) ,  né  le  28  juin  1763  , 
diocèse  de  Montauban  ,  a  fait  ses  preuves  le  21  juin 
83.  Ch.  p. 

BRETEL  d'HIERMONT  (Charles-Augustin  de), 
u  à  la  Flèche  ,  le  i3  août  1775. 

BRETTES  (  Jean-Baptiste-Jôseph  de),  reçu  le  3 1  dé- 
nbre  1785. 

BREUIL  du  MARCHAIS  (André-François  du),  de 
généralité  d'Orléans  ,  reçu  à  la  Flèche,  le  5  oct.    1753, 

BRIANÇON    de   VACHON    de  BELMONT    (de), 
le  2   mars  1770,  à    Paris,   reçu  le    3i    octobre   1785, 
nsionnaire ,  sorti  le  11  mars  1788. 

BRIE  (  N....  de  ) ,  a  fait  ses  preuves  en  1753. 

SRIE  -  SERRANT  (  Jean  -  Baptiste  -  Etienne  -  Louis- 
titoine  de  ) ,  reçu   à  la  Flèche,    le    i5   septembre   1775. 

3RIFFE-d'AMILLY  (  de  la  ) ,  né  le  6  novembre  1765, 
Rennes,  reçu  le  5  avril  1780,  pensionnaire,  remis  û 
s  parents  ,  le  5  avril  1782. 


33        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

BRIFFE-d'AMILLY    (de  la),   né  le    2  juin    i768j 

à  Rennes  ,  reçu    le    i3   avril  1782,    pensionnaire,     sorj 

le  14  avril   1784,   est    entré  sous-lieutenant  dans  le  n| 
giment  du  Roi  ,  infanterie. 

*  BRILLET  de  CANDÉ  (  Clovis-François  ) ,  né  j 
22  mars  1770,  à  Nantes;  (Clovis-François),  né  J 
22  mai  1771  ;  (  Louis-Charles-Clovis  ) ,  né  le  8  décembj 
1773;  (  Pierre-Jean-Fit  )  frère  des  précédents,  né  j 
18  février  1777,  ont  fait  leurs  preuves  j  le  premier! 
le  21  décembre  1782,  et  les  trois  autres,  le  27  de 
cembre  1783.  Ch.  p. 

*BRION  de  MAROLLES  (  Jean-Marie-Noel  de), 
né  le  28  octobre  1763,  à  Paris;  (Alexandre-Marie)! 
frère  du  précédent ,  né  le  i5  juin  1766,  ont  fait  leur1 
preuves  le  ^décembre  1781.  Ch.  p. 

*BRISSON  de  la  GRANGE  (  Barnabe-Jacques)) 
né  le  28  mai  1767  à  Paris  ,  a  fait  ses  preuves  le  2 
mai  1782.  Ch.  p. 

BROC  (  de  ) ,  né  le  7  août  1770  ,  à  Vernoil-le-Fourier 
diocèse  d'Angers ,  reçu  le  8  novembre  1784,  pension 
naire ,  remis  à  ses  parents  le  9  avril  1787. 

BROC-de-la-TAVELIÈRE  (de),  né  le  3o  janvie 
1773,  à  Hédé ,  diocèse  de  Rennes  >  reçu  le  28  sep 
tembre  1787,  élève  de  Vendôme  ,  sorti  le  i5  mars  1788 
est    entré  sous-lieutenant  dans    le  régiment   de  Brienne. 

*BROCAS  de  la  NAUSE,  (  Pierre-Henri  ),  né  I 
premier  août  1762  ,  au  diocèse  de  Bazas,  a  fait  ses  preuve. 
le  10  août  1782.  Ch  p. 

*BROCH  d'HOLETANS  (Joseph-Xavier),  néi 
Dole  le  19  mars  1761  ,  a  fait  ses  preuves  le  3i  janvier 
1784.  Ch.  p. 

BROÉ  (de),  né  le  23  août  1770,  à  Paris,  reçu  le 
11    octobre     1784,   pensionnaire ,  sorti  le   20  die.    1787. 

BROGLIE  (de),  né  le  3o  janvier  1768,  à  Paris, 
paroisse  Saint-Sulpice  ;  reçu  le  premier  juin  17...,  pen- 
sionnaire, sorti  le  19  septembre  17...,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  l'artillerie. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  33 

BRONDEAU  de  LÉE  (  Claude-Marie-Adrien  )  , 
né  le  5  février  1771,  à  Châlons-sur- Saône;  (  Louis-Marie  )  , 
frère  du  piécédent,  né  le  2  juin  1772;  ont  fait  leurs 
preuves  le  6  juillet  1785.  B. 

BROSSARD  (François-Paul),  élève  de  Pontlevoy,  le 
3i  décembre  1786. 

*  BROSSARD  (Roland-Jean-Gaston  de),  né  le  8 
avril  1763,  au  diocièse  de  Lisieux,  a  fait  ses  preuves  le 
9  mars  1782.  Ch  p. 

BROSSARD  (  François- Paul  de),  de  la  généralité 
de  Tours,  reçu  à  Pontlevoy,  le  3i  décembre  1786. 

*  BROSSARD  de  BEAUCHESNE  (Jean-François 
de),  né  le  25  septembre  1763,  au  diocèse  d'Evreux  ; 
(Germain-Augustin),  frère  du  précédent,  né,  le  18 
décembre  1764;  ont  fait  leurs  preuves  le  19  décembre 
1782.  Ch.  p. 

*  BROSSARD  d'HIONVAL  (  Charles-Jean-Louis- 
Simon  de),  né  le  17  février  1760,  au  diocèse  de 
Rouen,  a  fait  ses  preuves  le  6  avril  1782.  Ch.  p. 

*  BROSSARD  de  SAINT-JOUER  (  Amedée-François- 
Hypolite  de),  né  le  20  décembre  1759,  au  diocèse  de 
Rouen,  a  fait  ses  preuves  le  22  décembre  1781  .  Ch.  p. 

*  BROSSARD  de  SAINT-RENÉ  (  Antoine-Jean- 
Louis-Pierre-Severin  de;,  né  le  .28  octobre  1764,  au 
diocèse  de  Tours;  (Joseph-Jérémie  ) ,  frère  du  précédent, 
né  le  6  juillet  1767,  au  diocèse  de  Mans;  ont  fait  leurs 
preuves  le  16  juillet  1783.  Ch.  p. 

BROUSSE  (de  la),  né  le  26  mars  i7éô,  à  Brenac, 
diocèse  de  Sarlat,  reçu  le  8  septembre  1781,  élevé  à 
l'école  de  Vendôme,  'sorti  le  7  novembre  1784,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  Evêché,  cava- 
lerie. 

BROUTIÈRES  (Charles-Semoni  de),  reçu  le  3i  dé- 
cembre 1785. 

*  BRUCOURT  (  Léon-Pascal  de  )  ,  né  le  ri  avril 
1762,  à    Saint-Domingue,     (  Alexandre-Victor-Amédee  )  , 


34       GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

frère  du  précédent,  né  le  i3  octobre  1764;  ont  fait  leurs 
preuves  :  le  premier,  le  3  avril  1784,  et  le  second,  le 
3o  juin  suivant.  Ch.  p. 

BRUET  (  Paul- Pi  erre- Joseph  de),  né  le  3i  août 
1776;  reçu  à  la  Flèche  au  mois  de  février  1785. 

BRUEYS  (Joseph-Marie  de),  de  la  généralité 
d'Auch,  reçu  à  Sorèze,  le  3 1  décembre  1786. 

*  BRUGIÈRE  de  FARSAT  (Joseph  de),  né  le  28 
février  1767,  au  diocèse  de  Limoges,  a  fait  ses  preuves 
le  10  mai  1784.  Ch.  p. 

BRUGIÈRE  de  FARSAT  (  François -Charles -Anne 
de),  né  le  12  octobre  1774,  reçu  à  la  Flèche  au  mois 
de  février  1785. 

BRUNEL  de  la  ROQUETTE  (  de  )  ,  né  le  14  sep- 
tembre 1769,  à  Bauzelé,  diocèse  de  Rodés,  reçu  le  24 
septembre  1787,  élève  de  Tiron,  sorti,  le  27  mars  1788, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Pont-à- 
Mousson. 

*  BRUNET  de  la  JUBANDIÈRE  (  Jean-Jacques 
de  ) ,  né  le  10  juillet,  1766  à  Mamers,  au  diocèse  de 
Tours,  a  fait  ses  preuves  le  2  août  1785.  B. 

*  BRUNIER-ADHEMAR  de  LARNAGE  de  MON- 
TEIL  (Anne-Louis  de),  né  le  26  août  1761,  à 
Orange,  a  fait  ses  preuves  le  3  mars  1785.  B. 

*  BRUNVILLE  de  PO  USSY  ^  (  Frédéric  de),  né  le 
29  novembre  1773,  à  Caen  ;  (Frédéric-René),  frère  du 
précédent,  né  le  27  avril  1779;  ont  fait  leurs  preuves  le' 
i5  septembre  1784.  Ch.  p. 

BRUYÈRE  (de  la),  né  le  23  janvier  1768,  à 
Donchéry,  diocèse  de  Reims,  reçu  le  7  octobre  1782, 
élève  de  Rebais,  sorti  le  12  juin  1786,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  de  Bassigny. 

BRUYÈRE  (  Nicolas-Victor  de  )  ,  reçu  le  3 1  dé- 
cembre 1785. 

BRUYÈRE  de  ROZ  (Jean-Jacques-François  de), 
reçu  le  3 1  décembre  1785. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  35 

*  BUISSON  de  RESSOUGHES  (Charles-Auguste 
de),  né  le  5  février  1768,  au  diocèse  de  Valence,  a  fait 
ses  preuves  le  1 1  décembre  1784.  Ch.  p. 

*  BUISSY  (Louis-François-Marie  de  ),  né  le  24  mars 
1784,  à  Douay^  (  Charles-Laurent-Pierre)  ,  né  le  19  juin 
1769;  (Jean-Mériadeck- Louis)  ,  frère  des  précédents,  né 
le  21  juillet  1771,  ont  fait  leurs  preuves  le  22  juin  1782. 
Ch.  p. 

*  BUISSY  D'ACQUETS  (Paul-François-Joseph  de), 
né  le  2  octobre  1766,  à  Abbeville,  a  fait  ses  preuves  le 
i3  octobre  1784.  Ch.  p. 

BULLION  (de)  ,  né  le  7  septembre  1772,  à  Mar- 
coussis,  diocèse  de  Paris,  reçu  le  premier  octobre  1785, 
pensionnaire,   sorti  le  premier  octobre  1787. 

BULLION  (chevalier  de  i),  né  le  28  octobre  1773, 
à  Marcoussis,  diocèse  de  Paris,  reçu  le  premier  octobre 
1786,  pensionnaire,  sorti  le  premier  mars  1787. 

BUONAPARTE  (de),  né  le  i5  août  1769,  à 
Ajaccio,  en  Corse,  reçu  le  22  octobre  1784,  élève 
de  Brienne,  sorti  le  28  octobre  1785,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  l'artillerie. 

BUQ.  de  MARCUSSY  (de)  ,  né  le  premier  octobre 
1764,  à  la  Trinité,  île  de  la  Martinique,  reçu  le  2  mars, 
élève  de  Tiron,  sorti  le  23  janvier  1782,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  Auxerrois. 

'BUSNEL  de  MONTORAY  (Henri-Marie-Joseph- 
Annibal  de)  ,  né  le  28  septembre  1766,  au  diocèse  de 
Saint-Malo;  (Louis-César-Annibal) ,  frère  du  précé- 
dent, né  le  26  mai  1768,  ont  fait  leurs  preuves  le 
26  avril  1783.  Ch.  p. 

BUSSELOT  (François-Madeleine  de),  de  Lorraine, 
reçu  à  Brienne,  le  3i  décembre  1786. 

*  BUSSELOT  de  DOMMARTIN  (  Charles  -  Anne- 
François-Gabriel  -  Louis  de)  ,  né  à  Nancy,  le  6  mars 
1762;  (Nicolas-François-Chrétien-Henri)  ,  né  le  18  dé- 
cembre 1762;  (Philippe-Charles-Sigisbert) ,  né  le  18  mai 
1764;     (Pierre-Joseph-Jean-François),     né    le     23     août 


36        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

1765;  (  François-Ignace- Anne)  ,  né  le  6  septembre 
1771;  (Anne-Georges-Benjamin),  né  le  8  juillet  1776; 
(Charles-François-Madeleine  )  ,  né  le  4  février  1778; 
Charles  ) ,  frère  des  précédents,  ont  fait  leurs  preuves, 
le  premier  et  le  quatrième,  le  19  mai  1782,  et  les  six 
derniers,  le  27  avril  1782.  Ch.  p. 

*  BUSSELOT  d'ANDILLY  (Pierre-Joseph-Jean 
de),  né  à  Nancy,  le  3i  mars  1765;  (Pierre-François- 
Chrétien-Charles),  frère  du  précédent,  né  le  14  mai 
1764,  ont  fait  leurs  preuves  le  19  mars  1782.   Ch.    p.. 

*  BUSSON  de  la  MARIÈRE  (  Marie-Joseph  Au- 
gustin),  né  le  i5  août  1764,  à  Nantes;  (Louis-Jo- 
seph frère  du  précédent  ,  né  le  20  novembre  1772  , 
ont  fait  leurs  preuves,  le  premier,  le  21  juillet  1784, 
et  le  second,  le  i3  juillet  1785.  Ch.  p.  et  B. 

*  BUSSON  de  COIFFARD  (Jean  de),  né  au  dio- 
cèse de  Saintes,  le  7  avril  1766;  (François),  frère  du 
précédent,  né  le  11  juin  1767,  'ont  fait  leurs  preuves 
le  *6  juillet  1785.  B. 


*  CABOCHE,  aîné  et  cadet,  admis  en  1783. 

*  CACHEDENIER  de  VASSIMONT  (François-An- 
toine-Benoît et  Sébastien-Anne-Benoît  ) ,  frères,  ont 
fait  leurs  preuves  le  27  août  1781.  Ch.  p. 

*  CADIER  de  BOUY  (Simon),  né  le  11  avril  1767, 
à  Moulins,  a  fait  ses  preuves  le  26  avril  1784.  Ch.  p. 

*  CAHUZAC  du  VERDIER  (  François-Germain  de), 
né  le  3  septembre  1766,  au  diocèse  d'Albi,  a  fait  ses 
preuves  le  3o  juin  1784.  Ch.  p. 

*  CAILUS  (  Marie-Charles-Eugène  -  Gabriel -Armand 
de),  né  le  8  décembre  1764,  à  Toulouse,  a  fait  ses 
preuves  le  7  septembre  1781.  Ch.  p. 

*  CAJETTAN  de  VI LLETTE  (François  de  ) ,  a  fait 
ses  preuves  le  11  décembre  1784.  Ch.  p. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  3 y 

CALONNE  de  BEAUFAIT  (de),  né  le  17  septembre 
1766,  à  Cernay,  en  Alsace,  diocèse  de  Bâle,  reçu  le 
16  octobre  1781,  élève  de  Pont-à- Mousson,  sorti  le 
12  septembre  1784,  est  entré  sous -lieutenant  dans  le 
régiment  de  Brie. 

CALONNE  de  RAGEAUD  (Jean  -  Joseph  de),  reçu 
à  la  Flèche,  le  1 3  août  1775. 

*  CAMON  d'OMS  de  COLOA  (Joseph  -  Marie  -  Au- 
gustin de),  né  le  28  février  1768,  à  Perpignan,  a  fait  ses 
preuves  le  4  décembre  1784.  Ch.  p. 

CANON  de  VILLE  (de),  né  le  i5  mai  1770,  à 
Neufchàteau,  diocèse  de  Toul,  reçu  le  premier  no- 
vembre 1786,  élève  de  la  Flèche,  sorti  le  27  mars  1788, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Pont-à- 
Mousson. 

CANTVELLE  (André -Samuel- Michel- François), 
né  le  16  février  1772,  reçu  à  la  Flèche  au  mois  de  lé- 
vrier 1785. 

*  CAPDEVILLE  d'ARRICAUD  (  Jean  -  Bernard  de), 
né  le  16  mars  1768,  au  diocèse  d'Aire,  en  Chalosse,  a 
fait  ses  preuves  le  5  mai  1784.  Ch.  p. 

CAPEAU  de  MARGARINE,  aîné  et  cadet,  ont  pro- 
duit en  1753. 

*  CAQUERAY  (François-Etienne  de),  né  le  3  oc- 
tobre 1765,  au  diocèse  de  Rouen,  a  fait  ses  preuves  le 
1  j  mai  1784.  Ch.  p. 

*  CAQUERAY  de  BEA  UM  ONT  (  Louis- François 
de),  né  le  29  avril  1768,  au  diocèse  de  Rouen,  a  fait 
ses  preuves  le  10  septembre  1784.  Ch.  p. 

CA  QU  ERAY  de  QUI  NE  VIL  LE  (Alexandre  de), 
reçu  le  3 1  décembre  1 785 . 


38        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

CARBONNEL  (de),  né  le  21  août  1772,  à  Agnières, 
diocèse  d'Amiens,  reçu  le  3o  septembre  1787,  élève  de 
Rebais;  sorti  le  27  mars  1788,  est  entré  sous-lieutenant 
dans  le  régiment  de  Pont-à-Mousson. 

CARDAILLAC   (de),    né    le    17  mars    1765,  à  Mey- 

raguet,     diocèse  d'Angoulême,    reçu  le    6  octobre  1780, 

élève  de  Sorèze;   sorti  le  16  juillet   1783,   est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  Lyonnais. 

CARDEVAQUE  d'HAVRINCOURT  (de),  né  le 
6  juillet  1770,  à  Paris,  reçu  le  2  octobre  1785;  sorti  le 
21  juin  1787,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
Mestre-de-camp-général,  cavalerie, 

*  CAREILH  de  LAUNAY  (Pierre  -  Joseph  de),  né 
le  21  octobre  1770,  au  diocèse  de  Nantes,  a  fait  ses 
preuves  le  2  juillet  1785.  Ch.  p. 

*  CARLIER  de  RONCHÈRES  (Jean-Charles-Louis), 
né  le  18  février  1767,  à  Laon;  (Jean-Antoine),  frère 
du  précédent,  né  le  25  mai  1769,  ont  fait  leurs  preuves, 
le  premier,  le  16  décembre  1782,  et  le  second,  le  4  jan- 
vier 1783.  Ch.  p. 

CARMEJANNE  (de),  né  le  6  juillet  1772,  à  Me- 
nerbe,  diocèse  d'Avignon,  reçu  le  25  septembre  1787, 
élève  de  Beaumont;  sorti  le  27  mars  1788,  est  entré 
sous- lieutenant  dans    le    régiment    de   Pont-à-Mousson. 

*  CARNÉ  de  MARCEIN  (Louis-Marie  de),  né  le 
9  août  1769,  à  Brest,  a  fait  ses  preuves  le  20  novembre 
1784.  Qï.p. 

*  CARON  de  HOQUENSE  (Antoine-Marie-Pierre 
le),  né  le  19  décembre  1763,  à  Amiens,  a  fait  ses  preuves 
le  27  mars  1782. Ch.  p. 

CARRION  de  MURVIEL  (de),  né  le  17  mars  1767, 
à  Montpellier,  reçu  le  11  mars  1782,  pensionnaire;  sorti 
le  5  novembre  1783,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le 
régiment  Commissaire-général,  cavalerie. 

CARRION  de  PAULIN  (de),  né  le  4  juillet  1768, 
à  Montpellier,  reçu  le  11  mars  1782,  pensionnaire  ;  remis 
à  sa  famille  le  3  novembre  1784. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  39 

CASAMAJOR-GESTAS  (Henri  de),  reçu  le  3i  dé- 
cembre 1785. 

CASSAIGNARD  (  de  ),  a  produit  en  1753. 

♦CASTAIN  de  GUÉRIN  de  la  MADELAINE 
(  Charles-Grégoire  ),  né  le  24  janvier  1770,  au  diocèse 
de  Saintes,  a  fait  ses  preuves  le  1 1  février  1785.  Ch.  p. 

CASTAING  des  TABOISSIES  (du  ),  né  le  4  sep- 
tembre 1768,  à  Cendrieux,  diocèse  de  Périgueux,  reçu 
le  i3  octobre  1783,  élève  de  Rebais;  sorti  le  6  sep- 
tembre 1786,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
de  Bourgogne,  infanterie. 

CASTELLANE-MAZAUGUES  (de),  né  le  26  avril 
1771,  à  Marseille,  reçu  le  3  octobre  1785,  pensionnaire; 
sorti  le  28  octobre  1787. 

*  CASTELNAU  de  la  LOUBÈRE  J  Jean- Paul- Isi- 
dore et  Jean- Louis- Alexandre  de  ),  frères,  nés  à  Tarbes, 
le  26  septembre  1763,  ont  fait  leurs  preuves,  le  premier, 
le  5  février  1785,  et  le  second,  le  3  juin  de  la  même 
année.  Ch.  p. 

*  CASTELNAU  de  TURSAN  (  Guillaume  de  ),  né 
le  9  septembre  1762,  à  Saint-Sever,  a  fait  ses  preuves 
le^  10  septembre  1784.  Ch.  p. 

^CASTRES  (  de  )  né  le  10  avril  1771,  à  Vaux-les- 
Rubigny,  diocèse  de  Reims,  reçu  le  22  octobre  1784, 
élève  de  Brienne;  sorti  le  i5  mars  1788,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  de  Brienne. 

CATON  de  THALAS  (  de  ),  né  le  25  août  1766,  à 
Bordeaux,  reçu  le  2  avril  1782,  pensionnaire  ;  mort  à 
l'hôtel  le  4  juin  1784. 

CAUMONT(  de  ),  né  le  22  avril  1768,  à  Versailles, 
diocèse  de  Paris,  reçu  le  12  octobre  1786,  pension- 
naire; sorti  le  1.6  janvier  1788. 

CAZA-BIANCA  (  Luce-Quilico  de  ),  reçu  à  la  Flèche 
le  i5  septembre  1775. 

*  CELERY  d'ALENS  (  François-Stanislas  de  ),  né  le 
7  mai  1760,  au  diocèse  de  Pamiers,  a  faites  preuves  le 
3i  octobre  1783.  Ch.  p. 


40        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

*  CELLAR  de  la  VILLENEUVE  (  Jacques-  Louis- 
François- Marie  ),  a  fait  ses  preuves  le  20  septembre 
1781.  Ch.  p. 

x*  CELLIER  de  BOU VILLE  (  Joseph-Thomas  ), 
né  le  12  mai  1766,  à  Châteaudun,  a  fait  ses  preuves  le 
7  novembre  1783.  Ch.  p, 

*  CERTAIN  de  la  MÉCHAUSSÉE  (Jean-Baptiste- 
Pierre),  né  le  17  août  1768,  à  Noaillac;  (  Etienne  ),  né 
le  19  septembre  1770  ;  (  Pierre- Louis  ),  né  le  26  mars 
1775  ;  (  Jacques  ),  frère  des  précédents,  né  le  premier 
février  1777,  ont  fait  leurs  preuves  le  3i  août  1784. 
Ch.  p. 

CHABANES(  de  ),  né  le  26  juin  1768,  à  l'Isle-Jour- 
dain,  diocèse  de  Toulouse,  reçu  le  i3  octobre  1783, 
élève  de  Rebais;  sorti  le  2  3  juin  1786,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  de  Lorraine,  infanterie. 

*  CHABANS  de  JOUMART  de  RICHEMONT 
(  André-Jacques-Hyacinthe-François  de  ),  né  à  Saint- 
Astier,  le  3i  mars  1767,  a  fait  ses  preuves  le  27  octobre 
1784.  Ch.  p. 

*;CHABANS  de  RICHEMONT  (  René-Jean-Paul- 
Antoine  de  ),  frère  du  précédent,  né  le  25  juin  1768, 
au  diocèse  de  Périgueux,  a  fait  ses  preuves  le  21  juillet 
1784.  Ch.  p. 

*  CHABOT  de  MONCEY  (  Paul-Louis  de  ),  né  le 
20  avril  1763,  au  diocèse'de  Blois  ;  (  Joseph  ),  frère  du 
précédent,  né  le  20  mars  1767,  ont  fait  leurs  preuves, 
le  premier,  le  26  septembre  1783,  et  le  second,  le  27 
octobre  1784.  Ch.  p. 

*  CHAFFAULT  de  RIÉ  (  Jacques-Gabriel  et  Charles- 
Augustin  du  ),  nés  le  9  janvier  1769,  à  Montaigu,  au 
diocèse  de  Luçon,  ont  fait  leurs  preuves  le  16  novembre 
1784.  Ch.  p. 

CHAILLY  (  Pierre-Joseph- Victoire  de  ),  reçu  le  3i 
décembre  1785. 

;  CHALEON  de  CHAMBRIER  (  Sebastien-César  de  ), 
né  le  20  août  1765,  à  Grenoble,  a  fait  ses  preuves  le  26 
juillet  1781.  Cft  p. 


POUR  LE    SERVICE  MILITAIRE.  4, 

*  CHAMBODUC  de  MAGNIEU  (Jean-Baptiste), 
né  le  4  août  1764,  au  diocèse  de  Lyon,  a  fait  ses  preuves 
le  5  avril  1785.  Ch.  p. 

CHAMBON  de  la  BARTHE  (de),  né  le  10  avril 
1765,  à  Vermand,  diocèse  de  Noyon,  reçu  le  8  janvier 
1780,  élève  de  Tiron;  sorti  le  11  janvier  '1783,  est  entré 
dans  l'artillerie  à  Metz. 

*  CHAMBORANT  de  DROUX  (  François  de  )  ,  né  le 
5  juillet  1769,  au  diocèse  de  Limoges,  a  fait  ses  preuves 
le  i5  octobre  1784.  Ch.  p. 

CHAMISSOT  (de),  né  le  3i  août  1767,  à  Villers- 
en-Argonne,  diocèse  de  Reims,  reçu  le  16  octobre  1781, 
élève  de  Pont-à-Mousson ,  sorti  le  3o  décembre  1784, 
est   entré    sous-lieutenant    dans   le   régiment    d'Austrasie. 

*  CHAMISSOT-de-VILLE-sur-ILLON  (  Marie-Louis- 
Eugène-Ulric)  ,  né  le  10  décembre,  1755,  au  diocèse  de 
Metz,  a  fait  ses  preuves  le  28  juin  1783.  Ch.   p. 

*  CHAMISSOT  de  VILLERS  (Etienne-Marc-An- 
toine), né  le  3 1  août  1767,  au  diocèse  de  Châlons,  a  fait 
ses  preuves  le  28  juin  1783.  Ch.  p. 

CHAMPEAUX  (  Clément  de),  né  le  24  mai  1767,  à 
Courban,  diocèse  de  Langres,  reçu  le  i5  septembre 
1782,  élève  de  Tiron,  sorti  le  22  avril  1785. 

CHAMPION  de  NANSOUTY,  né  le  3o  mai  1768, 
à  Bordeaux,  reçu  le  .  21  octobre  1782,  élève  de  Brienne, 
remis  à  ses  parents,  le  3o  octobre  1784. 

*  CHAMPS  de  CHARMELIEU  (Félix-Joseph  des), 
né  le  3o  juillet  1757,  à  Auxerre,  a  fait  ses  preuves  le 
28  juin  1784.  Ch.  p. 

*  CHAMPS  de  COURGIS  (  Auguste-Benjamin  des)  , 
né  le  28  août  1762,  à  Paris,  a  fait  ses  preuves  le  6  sep- 
tembre 1785.  Ch.  p. 

CHANTREAU  de  la  JOUBERDERIE,  né  le  14  juin 
1767,  à  Fontenay-le-Comte ,  diocèse  de  la  Rochelle, 
reçu  le  9  septembre  1781,  élève  de  l'école  d'Auxerre, 
sorti  le  28  décembre  1783,  est  entré  sous-lieutenant 
dans  le  régiment  le  Viennois. 


42        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

*  CHAPITEAU  de  RÉMONDIAS  (  Charles  de  ), 
né  le  8  août  1764,  du  diocèse  d'Angoulême,  a  fait  ses 
preuves  le  1  2  juin  1784.  Ch.  p. 

*  CHAPPUISde  la  GOUTTE  (  Claude-Jean-Marie  ), 
né  le  9  décembre  1765,  a  fait  ses  preuves  le  i3  novem- 
bre 1782.  Ch.  p. 

*  CHARBONNIER  de  CRANGEAC  (  Marie-René- 
Gaspard  de  ),  né  le  3o  octobre  1765,  au  diocèse  de 
Lyon,  a  fait  ses  preuves  le  19  juin  1782.  Ch.  p. 

*  CHARGÉ  de  la  BRACHETIÈRE  (  Charles-Si- 
frain-Etienne-Honoré  de),  a  fait  ses  preuves  le  3o  juillet 
i785.  B. 

*  CHARRETTE  de  la  CONTERIE  (  Pierre  Louis  ), 
né  le  3o  avril  1767,  au  diocèse  de  Nantes,  a  fait  ses 
preuves  le  11  octobre  1785.  B. 

*CHARRYde  BEUVRON  f  Pierre  de  ),  né  le  3  oc- 
tobre 1765,  à  Beuvron,  en  Nivernois,  a  fait  ses  preuves 
le  17  juin  1785.  C. 

CHASSAIGNE  (  Pierre-François  de  la  ),  de  la  géné- 
ralité de  Bordeaux,  reçu  à  Sorèze,  le  3i  décembre 
1786. 

*  CHASSAREL  de  SAINT-PAUL  (  Balzamin-Pierre- 
Joseph  ),  né  le  14  novembre  1768,  à  Saint-Domingue; 
(  François-Sulpice  ),  né  le  4  novembre  1771  ;  (  Philippe), 
frère  des  précédents,  né  le  22  novembre  1775,  ont  fait 
leurs  preuves  le  22  janvier  1785.  Ch.  p. 

*  CHASSAUD  de  LESEAUX  (  Hélie-François  ) ,  né 
le  14  octobre  1762;  (  Hélie-Jean  -  François  )  ,  frère  du 
précédent,  né  le  premier  août  1763,  ont  fait  leurs 
preuves  le  premier  mai  1783.  Ch.  p. 

*  CHASSEPOT  deBEAUMONT  de  PISSY  (  Aimé- 
Jean-François  de),  né  le  21  avril  1770,  au  diocèse 
d'Amiens,  a  fait  ses  preuves  le  9   septembre  1784.  Ch.  p. 

*  CHASSY  des  NOUETTES  (  Philibert  de  ),  né  le 
19  juillet  1762,  au  diocèse  de  Bourges,  a  fait  ses  preuves 
le  16  mai  1783.  Ch.  p. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  43 

*  CHASTEL  d'AUTRECOURT  (  Nicolas-Paul- 
Alexis  ),  né  le  17  juillet  1762,  au  diocèse  de  Strasbourg  ; 
(  Jean-Baptiste- Louis-Benoît  )  père  du  précédent,  né 
le  4  juin  1764,  ont  fait  leurs  preuves  le  6  septembre 
1783.  Ch.  p. 


*  CHASTEL  de  la  VARIGNIÈRE  (Charles-Fran- 
çois du  ),  né  le  23  novembre  1767,  au  diocèse  de 
Bayeux,  a  fait  ses  preuves  le  i5  août  1784.  Ch.  p. 

*  CHASTEL  de  VILLEMONT  (  Nicolas-Charles  )  , 
né  le  2  décembre  1749,  au  diocèse  de  Metz,  a  fait  ses 
preuves  le  6  septembre  1783.  Ch.  p. 

CHASTELIER  (Jean-Baptiste-Marie  du)  reçu  le 
3i  décembre  1785. 

CHASTENET  de  PUYSÉGUR  (  de  ),  né  le  8  août 
1769,  à  la  Rochelle,  reçu  le  18  mars  1784,  pension- 
naire, remis  à  ses  parents  le  26  juin  1786. 

*  CHAT  de  TRESSECOURT  (Augustin-Joseph  le  ), 
né  le  4  septembre  1768,  à  Angers,  a  fait  ses  preuves  le 
4  juillet  1783. 

CHAUMONT  de  QUITRY  (  de  ),  né  le  19  novem- 
bre 1765,  à  Saint-Germain-de-la-Campagne,  diocèse  de 
Lisieux,  reçu  le  23  juin  1779,  pensionnaire,  remis  à  ses 
parents  le  3  août  178 1 . 

CHAUNAC  de  LANZAC  (  de  ),  né  le  20  février  1769, 
à  Cénac,  diocèse  de  Bordeaux,  reçu  le  25  septembre 
1785,  élève  de  Sorèze,  sorti  le  i5  mars  1788,  est  entré 
sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Brienne. 

CH  AU  VELIN,  né  le  29  novembre  1766,  à  Paris, 
reçu  le  premier  mai  1781,  pensionnaire,  sorti  le  21  avril 
1783,  est  entré  sous-lieutenant  dans  la  Gendarmerie. 

*  CHAUVERON  de  la  COMBE  (  Henri-Joseph  de  )  , 
né  le  3  janvier  1767,  au  diocèse  de  Périgueux,  a  fait  ses 
preuves  le  2  avril  1785.  Ch.  py 

*  CH  AL  VIGNY  de  BLOT  (  Paul  de  ),  né  le  12  fé- 
vrier 1767,  au  diocèse  de  Clermont,  a  fait  ses  preuves 
le  1  1   mai  1784.  Ch.  p. 

12.  *4 


. 


44  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

*  GHAUVIGVY  de  BLOT  (  Gilbert-Marie-Lou 
de  },  né  le  i5  août  170.8,.  au  diocèse  de  Clermont, 
fait  ses  preuves  le  4  novembre  1783.  Ch.  p. 

CHAVANAT    de    MONTGOUR     (de;,  né  le   21   fé- 
vrier   1766,    à   Auzanne,  diocèse  de  Limoges,   reçu   le  n 
septembre     1780,     élève  d'Effiat  ;  sorti    le    4   mai  1782, 
est  entré   sous-lieutenant    dans  le   régiment    Maréchal    dej 
Turenne. 

*  CHERADE  de  MONTBERON  (  Etienne-Pierre j 
de  ),  né  le  24  janvier  1762,  à  Grassat,  diocèse  d'An- 
goulême,  a  fait  ses  preuves  le  9  août  1783.  Ch.  p. 

CHERADE  de  MONTBERON,  né  le  24  juillet    1768, 1 
à  Grassat,  diocèse  d'Angoulême,   reçu  le  20  juillet  1781, 
pensionnaire,  remis  à  ses  parents  le  25  juillet  1783. 

CHERMONT(N....  de  ),  reçu  à  la  Flèche,  le  5  oc- 
tobre 1753. 

CHESNE  (  Marie-Reine -Charles- Grégoire -Alexandr 
du  ),  reçu  à  la  Flèche  le  i5  septembre  1775. 

CHEVALIER  d'ALMONT  (Sylvain,  )  de  la  gêné 
ralité  d'Orléans,  reçu  à  Vendôme  le  3  1  décembre  1786. 

*  CHEVALIER  de  GRÈGES   (  François- Robert    le 
né  le  6  janvier    1766,  à   Paris,  a  fait  ses  preuves  le  22  fe 
vrier  1782.  Ch.  p. 

*  CHEVALLEAU  de  BOISRAGON  (  Armanc 
Alexandre  ),  né  le  20  juin  1761,  au  diocèse  de  Poitiers 
a  fait  ses  preuves  le  24  août  1781.  Ch.  p. 

CHEVARDIÈRE  de  la  GRANDVILLE  (  de  ),  ne 
le  12  août  1768,  au  duché  de  Bouillon,  reçu  le  i3  oc 
tobre  1783,  élève  de  Pont-à-Mousson;  sorti  le  7  janvier 
1786,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  Génie. 

CHEYLAR  (du),  né  le  17  mars  1764,  à  Besançon, 
reçu  le  12  août  1778,  pensionnaire;  sorti  le  i5  avril 
1781,    est  entré   sous-lieutenant  dans  Dauphin,    cavalerie 

*  CHIAVARY     de     CABASSOLLE     (Pierre- Jean 
Baptiste  de),    né  le  23    juin    1769,  a   fait   ses   preuves  le 
4  décembre  1784.  Ch.  p. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  45 

IÈVRES    d'AUJAC  (de),    né    le     18     mai  1769, 

îjac,  diocèse  de  Saintes,   reçu  le   29   septembre  1783,' 

de    Sorèzé;     sorti    le  29   octobre   1785,      est  entre 

-lieutenant  dans  l'artillerie. 

:HOSSAT  de  MONTBERON  (  Jean-Baptiste- 
arie-Thérèse  )  ,  né  le  17  octobre  1761,  à  Bourg,  au 
ocèse  de  Lyon,  a   fait  ses   preuves    le    17  juillet    1781. 

P- 

*  CHOSSAT  de  MONTESSURY(  Victor-Catherine), 
;  le  2  décembre  1768,  à  Bourg  en  Bresse,  au  diocèse  de 
yon  ;  (  Basile-Hyppolite  )  ,  frère  du  précédent,  né  le 
j.  août  1776,  mort  à  Lyon  le  10  avril  1783,  ont  fait 
urs  preuves  le  7  août  1781 .  Ch.  p. 

CHOURCES  (N  .  . .  de  ),  reçu  à  la  Flèche  le  5  octobre 
753. 

*  CIPIÈRES  (Jean-Baptiste-Louis  de),  né  le  pre- 
ier    juin     1768,    à     Marseille;  (  Joseph-Hilarion  )  ,    né 

17  octobre  1769;  (  Jean-Baptiste-Emilien  ) ,  né  le  22 
>ût  1771;  (Joseph  -  Marguerite- Philippe),  frère  des 
'écédents,  né  le  6  avril  1778,  ont  fait  leurs  preuves  le 
7  juilllet  1784. 

CIRGOURT  (de),  né  le  7  juillet  T767,  à  Nancy, 
.ocèse  de  Toul,  reçu  le  6  novembre  1782,  élève  de 
ont-à-Mousson -,  sorti  le  20  juillet  1785,  est  entré  sous- 
eutenant  dans  le  régiment  de  Piémont,  infanterie. 

CIRESME  (de),  né  le  18  octobre  1763,  à  Lamber- 
ille,  diocèse  de  Rouen,  reçu  le  2  3  septembre  1779, 
ensionnaire;  sorti  le  24  septembre  1781,  est  entré  sous- 
eutenant  dans  le  régiment  de  Noailles,  dragons. 

*  CLARET  de  FLEURIEU  (Jean-Jacques  de),  né 
i  18  octobre  1766,  à  Ainay,  diocèse  de  Lyon,  a  fait 
•js  preuves  le  28  mai  1783.  Ch.  p. 

CLARKE,  né  le  17  octobre  1765,  à  Landrecies,  dio- 
èse  de  Cambrai,  reçu  le  17  septembre  1781,  élève  de 
1  Flèche;  sorti  le  20  novembre  1*782,  est  entré  sous- 
eutenant  dans  le  régiment  de  Berwick. 

*  CLERC  de  la    DEVÈSE   (  Diomède-Frunçois-Henri 


46  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES  | 

et  Auguste-René  le  ) ,  nés  le  22  octobre  1706,  au  dii 
cèse  de  Die  ;  (  Alphonse  ),  frère  des  précédents,  né j 
4  septembre  1772,  ont  fait  leurs  preuves  au  mois  d'c 
tobre  1787.  Ch.  f. 

CLERC  de  JUIGNÉ  (  le  ) ,  né  le 19  novembre  176 
à  Paris,  reçu,  le  3  novembre  Î784,  pensionnaire;  rerr 
à  ses  parents  le  29  août  1786. 

CLEREMBAULT  (Sébastien-Marie-Auguste  de 
reçu  à  Rebais  le  ... . 

*  CLEREMBAULT   de     GREGY    (  François-Charle 
Sébastien  de),   né   le    14  décembre    1766,  mort  à  l'affai 
de  Menin,  le  11  décembre   1793  ,a  fait  ses  preuves  le 
avril  1784.  Ch.  p. 

CLERMONT-MONTOISON  (  de  ) ,  né  le  19  févric 
1771,  à  Paris,  reçu  le  16  octobre  1785,  pensionnai^ 
remis  à  ses  parents  le  4  mars  1788. 

*  CLERVAUX     de     SAINT-CHRISTOPHE   (Josué 
Marie  de),  né  le    29    août    1768,  au  diocèse  de  Poitk 
a  fait  ses  preuves  le  10  mars  1785.  Ch.  p. 


: 


*  CLINCHAMP  de  VILLENEUVE  (Jean-Pie 
Louis  de  ),  né  le  4  septembre  1759,  au  diocèse  de 
sieux,  a  fait  ses  preuves  le  6  juillet  1782.  Ch.  p. 

CLINCHAMPS  (de),  né  le  29  mars  1767,3  Or 
léans,  reçu  le  i5  août  1783,  élève  de  Tiron  ;  sorti  le  i 
avril  1786. 

CLINCHAMPS  de  la  HERUPPE  (  François-Florent 
Marien  de),  né  le  18  avril  1774,  reçu  à  la  Flèche  ai 
mois  de  février ,1784. 

*  COCHET  de  CORBEAUMONT  (  Delard-Fran 
cois-Gabriel  ),  né  le  22  juin  1768,  au  diocèse  de  Saint 
Orner,  a  fait  ses  preuves  le  21  juillet  1784.  Ch.  p. 

*  COETLOSQUETde  KERANNOT  de  rauve^ik 

(  Francois-Jean-Marie-Magloire  du),  né  le  14  juin  1769 
à  Morlaix,  tué  à  Quiberon;  (Louis-Marie-Joseph-For 
tuné  )  ,  frère  du  précédent,  ne  le   19    mars    1772,    tui  auss; 

1785.    Ch.   p 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  47 

COIGNE  (de),  né  le  28  janvier  1765,  à  Saint- 
rre,  en  l'Isle  Saint-Pierre  ,  proche  Terre-Neuve  , 
u  le  29  juillet  1780,  élève  de  Pontlevoy;  sorti  le  20 
obre  1782,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
Flandre. 

:OLLAS  de  la  BARONNAIS,  né  le  i3  décembre 
54,  à  Saint-Enogat,  diocèse  de  Saint-Malo,  reçu  le 
juillet  1780,  élève  de  Pontlevoy;  sorti  le  i5  no- 
nbre  1782,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
rtois,  infanterie. 

:OLLAS  de  la  BARONNAIS  (Chevalier),  né  le 
septembre  1765,  à  Saint-Enogat,  diocèse  de  Saint- 
lo ,  reçu  le  16  septembre  1780,  élève  de  Pontlevoy; 
ti  le  3o  juillet  1783,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le 
iment  de  Poitou. 

OLLAS  de  la  BARONNAIS,  né  le  3  juillet  1767, 
Saint-Enogat,  diocèse  de  Saint-Malo,  reçu  le  21  sep- 
ibre  1782,  élève  de  Pontlevoy;  sorti  le  24  mars  1785, 
entré  sous-lieutenant  dans  les  Chasseurs  des  Ce- 
rnes. 

X>LNET  (de),  né  le  6  décembre  1768,  à  Magny, 
cèse  de  Laon,  reçu  le  23  septembre  1785,  élève  de 
•on;  sorti  le  9  juillet  1787,  est  entré  sous-lieutenant 
îs  le  régiment  d'Armagnac. 

:OLNET  du  RAVET  (de  ),  né  le  7   décembre   1768, 
Montdrepuis,    diocèse    de    Laon,   reçu    le    i3    octobre 
$3,  élève  de  Rebais,  sorti    le    28  avril    1784,  est  entré 
is-lieutenant  dans  le  régiment  de  la  Flèche. 
COLOMB    de    SAINT-THAMAR  (Joseph    de)  ,  né 
29   novembre    1769  ,  au  diocèse  de    Cahors;  (Joseph- 
omas)  ,   frère  du    précédent,   né   le  20   décembre   1772, 
fait  leurs  preuves  le  25  juin  1785.  Ch.  p. 
:OMBAULT    d'AUTEUIL    (de),    né   le    i3   décembre 
i8,  a  Beauvais,    reçu    le  premier  avril    1783,  pension- 
re;  sorti  le    5    mars  1784,    est    entré    sous  -  lieutenant 
:  Gardes  françaises. 
30MBES  de  MIREMONT  (de),  né  le  22  septembre 

!>7,  à  Riom  ,  diocèse  de  Clermont,  reçu  le  29  sep- 
jbre  1782,  pensionnaire;  décédé  le  26  janvier  1784. 
20MBES  de  MIREMONT  (de),  né  le  3i  décembre 
)8,  à  Miremont,  diocèse  de  Clermont,  reçu  le  3  oc- 
re 1784,  élève  d'Effiat,  sorti  le  6  décembre  1786. 


48  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES     j 

COMBES   de    MORELLES    (  Antoine  -  Amable  de  J 
reçu  le  3i  décembre  ry85. 

*COMBETTES  de  la  BOURRELIE  (Charles 
Marie  de)  ,  né  le  3  octobre  1760,  à  Gaillac,  au  diocès 
d'Albi,  a  fait  ses  preuves  le  premier  août  1785.  B 

COMINGES    (de),   né  Je   22    août   1770,  à  Avenayy 

diocèse  de    Reims,    reçu  le    12   octobre    1784,  élève    d 

Brienne,    sorti    le    29   octobre    1785,    est  entré  sous-lieu 
tenant  dans  l'artillerie. 

COMTE  de  la  COLOMBIÈRE,  né  le  21  novembr 
1770,  à  Montpellier,  reçu  le  21  octobre  1785,  élève  q 
Brienne  ,  sorti  le  9  février  1786. 

*  COMTE  de  RIVAULT  (  Victor  -  Auguste  le),  ci 
le  4  avril  1768;  (  Elie- François  )  ,  frère  du  précédem 
né  le  27  octobre  1769,  ont  fait  leurs  preuves  le  26  de 
cembre  1782.  Ch.  p. 

*CONDREN  de  LARGNY  (Anonime  de),  ne 
28  mai  1762  ,  à  Paris,  a  fait  ses  preuves  le  18  octc 
1784.  Ch.  p. 

CONEN  de  PRÉPÉAN  (    Louis-Marie-Félix    de 
la  généralité  de  Tours,    reçu  à   Pont-le-Voy,    le   3i   dé 
cembre  1786. 

*  CONEN  de  SAINT-LUC  (  Ange-Marie-Louis- Rer 
Joseph),  né  le  23  juillet  1767,  à  Rennes,  a  fait  si 
preuves  le  16  juillet  1785.  B. 

*  CONSTANT    de   PEZAY   (Pierre),    né   à     Paris 
16    septembre     1770,    a    fait   ses    preuves   le     11    juilh 
i785.    B. 

*  CONTE    dIMOUVILLE  (Maximilien    le),    né 
25  juillet    1763,    au  diocèse    de   Coutances ,    a    fait   se 
preuves  le  6  octobre  178 1.  Ch.  p. 

CONTE  -  NONANT-  de  -  PIERRECOURT  (  le  )  ,  r 
le  7  janvier  1769,  à  Paris,  reçu  le  7  janvier  1782,  pet 
sionnaire,  sorti  le  14  février  1784. 

CONTE  de  la  VARANGERIE  (Alexandre  le  ) , j 
la  généralité  de  Caen,  reçu  à  Auxerre  le  3i  décemb.   178 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  4q 

*  CONTY    de    la    POITEVIN  1ÈRE   (  Louis  -  Charles 
Ide),    né  le  7  août  1765,  au  diocèse  de  Poitiers;   (Pierre- 
Louis  -  Charles)  ,     frère    du    précédent,    né    le    2    octobre 

li  767,   ont  fait  leurs  preuves  le  8  novembre  1784.  Ch.  p. 

I  COQUEREL  d'ICQUELON  (  Marie- Louis -Modeste 
Ide),  de  la  généralité  de  Rouen,  reçu  à  Tiron,  le  3i  dé- 
[cembre  1786. 

*  CORDAY  d'AMONT  (  Jacques  -  François  -  Alexis 
deJ,  né  le  17  janvier   1765,  au  diocèse  de  Lisieux,  a  fait 

ifses  preuves  le  22  juillet  1785.  B. 

!  CORDEBEUF  de  BEAUVERGER  de  MONTGON 
i (Jean-Antoine    de),  reçu  à  la    Flèche,    le   i3  avril    1775. 

*  CORDIER  de  BIGARS -de- la  -  HEUSE  (Tho- 
mas -  Jacques- Vincent- Moïse  le),  né   le  7   mai    1765,  à 

I  Paris,  a  fait  ses  preuves  le  9  juin  1784.  Ch.  p. 

CORNEILLAN  (Alexandre-Louis  de),  reçu  le  3i  dé- 
cembre 1785. 

CORNOUAILLES  (  Michel  -  Armand  de  ),  reçu  le 
3i  décembre  1785. 

CORVISARD  de  CONDÉ  (  Jean  -  Louis  -  Félix  de  ) , 
reçu  le  3i  décembre  1785. 

CORVISART  de  FLEURY  (  de  )  ,  né  le  8  juillet 
1767,  à  Metz,  reçu  le  7  novembre  1783,  élève  de 
Pont-à-Mousson  ,  sorti  le  20  août  1786,  est  entré  sous- 
Keutenant  dans  le  régiment  Royal-Comtois. 


toi 


COSME    de  BARBAU    (Jean- Claude- Rémi- An- 
ne) .  reçu  le  3 1  décembre  1785. 


COSNE  du  ROUVRAY  (de),  né  le  28  janvier  1770, 
à  Ilières,  diocèse  de  Chartres,  reçu  le  22  septembre 
1786,  élève  de  Vendôme,  sorti  le  21  mars  1788,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Forés. 

COSSART-d'ESPIÈS  (de),  né  le  premier  septembre 
1765,  à  Querhoent,  diocèse  du  Mans,  reçu  le  premier 
octobre  1781,  élève  de  Vendôme,  sorti  le  11  juin  1784, 
est   entré  sous-lieutenant   dans  le  régiment  Bourbonnais. 


50         GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

*  COSSON  (Antoine- Alexandre) ,  a  fait  ses  preuves 
le  8  juin  1784.  Ch.  p. 

COSTE  (Jean-Claude- Alexandre  de),  reçu  le  3i  dé- 
cembre 1785. 

*  COSTE  de  CHAMPERON  (Louis-Marie),  né  le 
21  janvier  1770,  à  Paris,  a  fait  ses  preuves  le  14  avril 
1785.  Ch.  p. 

*  COSTE  de  CHAMPERON-de-FLENS  { Bernard  - 
Joseph  de),  né  le  5  juin  1774,  à  Paris,  a  fait  ses 
preuves  le  20  avril  1784.  Ch.  p. 

*  COTTON  (  Thomas- Jacques  ) ,  né  le  19  juin  1766, 
à  Ainay,  au  diocèse  de  Lyon,  a  fait  ses  preuves  le  ^oc- 
tobre 1784.  Ch.  p. 

*  COUESSIN  de  la  BERAYE  (  Arnaud  -Joseph  - 
François),  né  le  25  janvier  1765,  à  Hennebon,  a  fait 
ses  preuves  le  3i  août  1782.  Ch.  p. 

*  COUESSIN  du  BOISRIOU  (  Georges  -  Maurice 
Pierre    de),     né    au    diocèse    de    Saint-Malo,   le   9  mars 
1770,  a  fait  ses  preuves  le  8  janvier  1785.  Ch.  p. 

*  COUESSIN  de  KERHANDE  (  Armand-Fidèle  de  ) 
né  à  Guerrande,    11     décembre    1766,  a  fait   ses  preuves 
le  18  février  1785.  Ch.  p. 

COUILLARD  d'HAUTMESNIL  (  Pierre -Florent 
Marie  de),  reçu  à  la  Flèche,  le  i3  août  1775. 

COUR  de  BETTEVILLE  (  Nicolas- Antoine -Marcel 
delà),  reçu  le  3i  décembre  1785. 

COUR  de  GRAINVILLE  (de  la),  né  le  12  sep- 
tembre 1764,  à  Grainville-sur-Odon,  diocèse  de  Bayeux, 
reçu  le  16  juin  1780,  élève  de  Beaumont,  sorti  le  20  no- 
vembre 1782,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
de  Berri,  infanterie. 

"COURS  de  MONTLEZUN  (Clair-Joseph  de),  né 
le  8  novembre  1766,  au  diocèse  d'Auch,  a  fait  ses 
preuves  le  8  juillet  1785.  B. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  5  , 

*  COURS-THOUMAZEAU  (  Jacques  )  ,  a  fait  ses 
preuves  le  n  septembre  1781.  Ch.  p. 

COURSON  (Louis-Marie  de),  reçu  le  3i  décembre 
1785. 

COURSON  de  KERNESCOP,  né  le  23  mars  1767, 
àTrédaniel  diocèse  de  Saint-Brieux,  reçu  le  7  septem- 
bre 1782,  élève  de  la  Flèche,  sorti  le  22  septembre 
1784,  est  entré  sous- lieutenant  dans  le  régiment  de 
Lorraine ,  infanterie. 

*  COURTAUREL  de  MONTCLARD  (  Jacques- Jean- 
Marie  de),  né  le  20  novembre  1760,  au  diocèse  de 
Clermont;  (  François-  Gilbert)  ,  frère  du  précédent,  né 
le  7  juin  1762  ,  ont  fait  leurs  preuves  le  2  octobre  ^82. 
Ch.  p. 

COURTEVILLE  d'HODICQ.  (de),  né  le  29  sep- 
tembre 1768,  à  d'Arrv,  diocèse  d'Amiens,  reçu  le  3  oc- 
tobre 1781,  pensionnaire,  sorti  le  2  avril  1784,  remis 
à  sa  famille. 

*  COURTOIS  de  SAINTE -COLOMBE  (Charles 
Ambroise  le),  né  à  Coutances,  le  17  octobre  1767; 
(  Hector- Barthélemi-Henri  ) ,  frère  du  précédent,  né 
le  16  janvier  1769,  ont  fait  leurs  preuves  le  21  août  1784. 
Ch.  p. 

*  COUSIN  de  CHATILLON  (  Elzéar  -  Auguste  ) ,  né 
le  26  mai  1767  ,  au  diocèse  de  Toul ,  a  fait  ses  preuves 
le  20  décembre  1 78 1 .  Ch.  p. 

'COUSINET  deSOUZY  (Antoine-Jean),  né  le  17 
janvier  1764  ,  à  Paris,  a  fait  ses  preuves  le  7  février  1784. 
Ch.  p. 

"COUSSOL  de  SAINT -GO  (Joseph  -  Antoine  - 
Gabriel  de),  né  le  18  mars  1764,  au  diocèse  d'Auch  , 
a  fait  ses  preuves  le  7  avril  ij§5.  Ch.  p. 

*COUSTlN  de  ROCHE  (Charles-Louis),  né  le  6 
décembre  1763,  au  diocèse  de  Limoges;  (Jean-Bap- 
tiste-Léonard), frère  du  précédent,  né  le  10  février 
1767,   ont  fait   leurs  preuves  le  25   janvier    1782.  Ch.  p. 


52        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

COUSTURIER  d'ARMENOUVILLE  (le),  né  le 
14  juin  1771  ,  à  Tierceville  ,  diocèse  de  Rouen,  reçu  le 
3o  septembre  1786,  élève  de  Rebais;  sorti  le  27  mars 
1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de 
Pont-à-Mousson. 

"COUTOCHEAU  de  SAINT-  HILAIRE  (  Jean- 
Stanislas  ) ,  né  le  7  mai  1763  ,  à  l'île  de  Curiacou,  dépen- 
dante de  la  Grenade;  (Louis-Julien),  frère  du  pré- 
cédent,  né  le  2  mars  1765  ,  ont  fait  leurs  preuves  le  2 
avril  1785.  Ch.  p. 

CRANDOL  de  CHAMBREUIL  (  Henri-Joseph  de)  , 
de  la  généralité  d'Amiens ,  reçu  à  Brienne  le  3 1  dé- 
cembre 1786. 

*CRESPIN  de  la  CHABOSSELAIS  (  Charles- 
Barthélémy  )  ,  né  le  23  août  1769,  à  Saint-Mâcon  de 
Thézac  ,  au  diocèse  de  Saintes  ,  a  fait  ses  preuves  le  9  avril 
1785.  Ch.  p. 

CRESPIN  d'HUART  (Alexandre  de),  reçu  le  3i 
décembre  1785. 

CROCHARDdela  CROCHARDIÈRE  (de),   né  le 

22  décembre    1768,  à  René,  diocèse  du   Mans,  reçu  le 

17  septembre    1784,  élève    de  Vendôme;     remis    à  ses 
parents  le  4  juin  1787. 

*  CROZANT  de  RIVIÈRES  (  Sébastien-François  de)  , 
né  le  24  mai  1770,  à  la  Rochefoucault  ,  au  diocèse  d'An- 
goulême;    (  Jean-François  )  ,    frère   du    précédent ,    né   le 

18  janvier  1773  ,  ont  fait  leurs  preuves  le    12  janvier  1782. 
Ch.  p. 

"  CROZET  de  CONCHES  de  la  REYNAUDIE 
(  Paul-Amable-Jean-Baptiste  )  ,  a  fait  ses  preuves  le  2 
août  178 1 .  Ch.  p. 

CRUZYde  MARCILLAC(de),  né  le  8  février  1769, 
à  Vauban ,  diocèse  de  Mâcon  ,  reçu  le  9  avril  1783,  pen- 
sionnaire ;  remis  à  ses  parents  le  9  avril  1785. 

*  CUELLET      d'ARROYER    (  Louis-René  -  Edouard 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE  53 

de  )  ,  né  le  premier   juillet   1766,   au  diocèse  de  Metz,  a 
fait  ses  preuves  le  25  octobre  1782.  Ch.  p. 

*  CULLON  de  CHABRON  (  Louis-Alexandre  de  ) , 
né  le  5  mai  1764,  dans  la  ville  de  Saint-Just,  au  diocèse 
de  Bourges,   a  fait  ses  preuves  le    10  août   1782.   Ch.  p. 

*  CULLON  de  VARENNES  (  Armand-René  de  )  ,  né 
le  10  juin  1759,  au  diocèse  de  Bourges;  (Jacques)  ,  frère 
du  précédent,  né  le  3 1  juillet  1760,  ont  fait  leurs  preuves 
le  10  août  1782.  Ch.  p. 

CUNING  de  CRAIGMILLEN  (Thomas  de),  de 
Paris,  reçu  à  Brienne  le  3i  décembre  1786. 

CUREL  (Charles-Emile  de)  ,  des  Trois  Evêchés,  reçu 
à  Brienne  le  3i  décembre  1786. 

*  CURSAY  de  BOISROCHE  (Joseph-Simon  de), 
né  le  25  février  1769,  à  Cognac,  a  fait  ses  preuves  le  22 
février  1785.  Ch.  p. 

CUSTINE  (de),  né  la  22  janvier  1768,  à  Paris, 
reçu  le  2  décembre  1783,  est  entré  sous  -  lieutenant  à 
la  suite  de  l'artillerie. 

CUVERVILLE  (Augustin-Joseph  de),  delà  géné- 
ralité de  Paris,  reçu  à  Tiron  le  3ï  décembre  1786. 


D 


*  DAEN  de  KERMENENAN  (  Florian-Jérôme  Marie- 
Anne  )  ,  né  le  25  septembre  1765,  à  Lamballe,  a  fait 
ses  preuves  le  18  juillet  1782.  Ch.  p. 

DALMAS,  né  le  12  février  1768,  à  Castelnaudary,  dio- 
cèse de  Saint-Papoul,  reçu  le  4  octobre  1784,  élève  de 
Tournon,  sorti  le  29  octobre  1785,  est  entré  sous-lieu- 
tenant dans  l'artillerie. 

DAMOISEAU  de  la  BANDE  (  Roger-Louis),  reçu 
à  la  Flèche  le  1  3  août  1775. 

*  DAMOISEAU  de  la  BANDE  (  Louis-Etienne  )  , 
né  le  26  septembre  1768,  au  diocèse  de  Langres,  a  fait 
ses  preuves  le  premier  février  1783.  Ch.  p. 


54        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

DAUDEBART  de  FERUSSAC,  a  dû  produire  en 
1753. 

DAUVET,  né  le  17  mai  1772,  à  Paris,  reçu  le  21 
octobre  1786,  pensionnaire,  sorti  le  26  mars  1788. 

DAVIAU  de  PIOLANS,  né  le  20  mai  1772,  à  Sau- 
zay,  diocèse  de  Poitiers,  reçu  le  3  octobre  1786,  pen- 
sionnaire, sorti  le  25  mars  1788. 

*  DAVID  de  BEAUFORT  (  Jean-Baptiste  ),  né  le 
26  janvier  1762,  à  Beaune,  au  diocèse  d'Autun  ;  (Phi- 
libert-Bernard )  ,  né  le  25  octobre  1767;  (  Antide  ) 
frère  des  précédents,  né  le  16  octobre  1772,  ont  fait 
leurs  preuves  le  26  juillet  1783.  Ch.  p. 

DAVID  des  ETANGS  (  Antoine-Etienne  de  )  ,  reçu 
le  3i  décembre  1785. 

DAVID  des  RENAUDIES  (  François  -  Richard  )  a 
fait  ses  preuves  le  3  février  1782.  Ch.  p.       ^ 

DAVOUST  aîné,   reçu  à  la  Flèche  le   5    octobre   1753. 

DAVOUST    cadet,  reçu  à  la  Flèche   le  5   octobre  1753. 

DAVOUST,  né  le  10  mai  1770,  à  Aimoux,  diocèse 
de  Langres,  reçu  le  27  septembre  1785,  élève  d'Auxerre, 
sorti  le  19  février  1778,  est  entré  sous-lieutenant  dans 
le  régiment  de  Champagne,  cavalerie. 

DAX  de  CESSALES,  né  le  n  juin  1767,  à  Boul- 
ternère,  diocèse  de  Perpignan,  reçu  le  20  septembre 
1782,  élève  de  Sorèze,  sorti  le  29  octobre  1784,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Bassigny. 

DAX  de  CESSALES  (  Jean  -  François  -  Pierre  -  Joseph  - 
Gabriel-Boniface  )  ,  de  Roussillon,  reçu  le  3i  décembre 
1786. 

DELPY  de  la  ROCHE,  né  le  18  février  1769,  à 
Toulouse,  reçu  le  29  septembre  1783,  élève  de  So- 
rèze, sorti  le  4  novembre  1786,  est  entré  sous-lieute- 
nant dans  l'artillerie. 

DENIS  de  KÉREDERN,  chevalier  de  Trobriant,  né 
le  6  avril    1770,    à   Lesneven,  diocèse  de  Léon,  reçu  le  23 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  55 

septembre  1787,  élève  de  Sorèze,  sorti  le  27  mars  1788, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Pont-à- 
Mousson. 

DERVAL  (de),  né  le  11  décembre  1765,  à  Plo- 
meur,  diocèse  de  Quimper,  reçu  le  g  juin  1779,  pen- 
sionnaire, sorti  le  21  septembre  178 1  ;  sous-lieutenant 
au  régiment  du  Roi,  infanterie. 

DESHONS  de  FAVOLS,  né  le  8  août  1766,  à 
Bias,  diocèse  de  Bordeaux,  reçu  le  27  novembre  1779, 
pensionnaire,  sorti  le  26  juin  1782,  entré  dans  le  ré- 
giment Royal  cavalerie. 

DESSAULX    (Pierre),    reçu    le     3i    décembre     i785. 

DEVEREUX,  né  le  22  novembre  1765,  à  Vexford, 
en  Irlande,  diocèse  de  Ferns,  reçu  le  17  août  1780, 
pensionnaire,   remis  à    ses  parents  le  4  septembre    1781. 

DIENNE  de  PU  Y  de  CHAILLADE  (Jean-Charles- 
Joseph  de)  ,  reçu  le  3i  décembre  1785. 

'DIGEON  d'AUTRAMAL  (  Jean  -  François  de  ) ,  né 
le  6  novembre  1756,  au  diocèse  d'Agen  ;  (Charles-Ar- 
mand-Antoine )  ,  frère  du  précédent  ,  né  le  28  sep- 
tembre 1761,  ont  fait  leurs  preuves,  le  premier  le  5 
juillet  1783,  et  le  second  le  16  février  1782.  Ch.  p. 

'DORAT     de      CHATELUS     (Claude-  Denis  -Quin- 

tien  ) ,  né  le  20  mars  1769,  au  diocèse  de  Nevers; 
(Pierre-Claude),  frère  du  précédent,  né  le  29  avril 
1770  ,  ont  fait  leurs  preuves  le  8  septembre  1783. 
Ch.  p. 

DO  RIS,  né  le  5  décembre  1768,  à  Tarascon  ,  dio- 
cèse de  Pamiers,  reçu  le  3o  avril  1784,  pensionnaire, 
remis  à  ses  parents  le  27  avril  178Ç. 

DOUHET-d'AUZERS  (de),   né    le    22    juillet  1769 

à   Pazayac,   diocèse  de    Sarlat,    reçu   le    4    octobre  1784, 

élève  de  Tournon ,  sorti  le  3o  avril  1785,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  de  la  Fère,  infanterie. 

*  DOURDON  de  P1ERREFICHE  (  Bernardin-Phi- 
libert de),  né  le  i5  mars  1762,  au  diocèse  de  Rodez,  a 
fait  ses  preuves  le  2  octobre  1783.  Ch.  p. 


56  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

*  DOUX  de  MELLEVILLE  (Claude  le),  né  le  18 
juillet  1768,  au  diocèse  de  Rouen;  (Claude),  frère  du 
précédent,  né  le  28  septembre  1766,  ont  fait  leurs 
preuves  ,  le  premier  le  4  janvier  1785,  et  le  second  le 
28  juillet  1781.  Ch.  p. 

*  DOUZON  de  BOURRAN  (Anne-Charles),  né  le 
22  octobre  1772,  a  fait  ses  preuves  en  1786.  B. 

*  DOYER  de  CHAULNOY  (  Denis-Nicolas  du  )  ,  né 
le  i3  septembre  1765,  au  diocèse  de  Chartres,  a  fait  ses 
preuves  le  17  juillet  1781.  Ch.  p. 

DREUX  de  BREZÉ  (de)  ,  né  le  6  mars  1766  à 
Paris,  paroisse  Saint-Sulpice,  reçu  le  8  mai  1780, 
pensionnaire,   remis  à  ses  parents  le  premier  mai    1782. 

*  DROUART  de  LEZAY  (Louis-Hyacinthe),  a  fait 
ses  preuves  le  3o  août  1781.  Ch.  p. 

*DROUILLET  de  SIGALAS  (Etienne-Sylvestre), 
né  le  14  mai  1778,  au  diocèse  d'Agen,  a  fait  ses  preuves 
le  19  février  1784.  Ch.  p. 

DROUIN  de  ROCHEPLATTE  (de),  né  le  17  jan- 
vier 1767,  à  Saint-Martin  d'Aulnay-Rocheplatte,  dio- 
cèse de  Sens,  reçu  le  3i  mars  1780,  pensionnaire,  re- 
mis à  ses  parents  le  3o  septembre  1782. 

DROULLIN  de  TANQUES  (de),  né  le  24  oc- 
tobre 1767  ,  à  Argentan,  diocèse  de  Sées,  reçu  le  7 
septembre  1783,  élève  de  Beaumont,  sorti  le  14  juillet 
1785,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
d'Enghien. 

DRUMMONT  de  MELFORT  ,  né  le  21  septembre 
1767,  à  Paris,  reçu  le  3o  mars  1781,  pensionnaire,  re- 
mis à  ses  parents  le  premier  mai  1783. 

*  DUCQ.  d'ETH  (  Louis-Joseph  le  )  ,  a  fait  ses  preuves 
le  12  mars  1783.  Ch.  p. 

DUGNIE  (Jean- Antoine- François- Fidèle  de  la), 
reçu  le  3i  décembre  1785. 

DURANC  de  VIBRAC  (Marie-Jean-François  de), 
né  le    18  juillet  1764,   au    diocèse    de    Nîmes;   (  Henri- 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  5? 

Charles-Joachim-César),    frère    du    précédent,    né   le    16 
juillet  1769,  ont  fait  leurs  preuves  le  i5  décembre  1781 
Ch.  p. 

DURAND  de  la  CAPELLE  (Victor- Alexandre  - 
Armand- Rose),  de  la  généralité  de  Montauban,  reçu  à 
Sorèzele  3i  décembre  1786. 

DURAND  de  PREMOREL  (  Guillaume  -  François), 
reçu  le  3  r  décembre  1786. 

DURAT  (  François  -  Jacques  de),  reçu  à  la  Flèche 
le  i3  août  1775. 

*  DUREY  de  NOINVILLE  (  Alphonse- Paul- Fran- 
çois), né  le  28  novembre  JjyS  ,  à  Paris,  a  fait  Ses 
preuves  le  i3  octobre  1784,  Ch.  p. 

DURIEUX  (Philibert),  delà  généralité  de  Bor- 
deaux, reçu  à  Sorèze  le  3 1  décembre  1786. 

*  DURSUS  de  VAROUVILLE  (Louis-Charles-Félix), 
né  le  20  octobre  1767,  au  diocèse  de  Coutances,  a  fait 
ses  preuves  le  26  octobre  1782.  Ch.  p. 


E. 

ECHALARD  de  BOURGUIGNIÈRE  (  d  )  ,  né  le 
3o  avril  1773,  à  Châteaudun,  diocèse  de  Chartres,  reçu 
le  28  septembre  1787,  élève  de  Vendôme,  sorti  le 
27  mars  1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régi- 
ment de  Pont-à-Mousson. 

*  ECOSSE  (Jean -Baptiste  d'),  né  le  i3  janvier 
1765,  au  diocèse  de  Verdun,  a  lait  ses  preuves  le  6  no- 
vembre 178 1.  Ch.  p. 

EGLISE  de  FÉLIX  (d'),  né  le  14  août  1769,  à 
Serrians,   au   Comtat-Vénaissin,    reçu    le     29     septembre 

1783,  élève    de    Sorèze,   sorti  le  21   mai   1786,  est  entre 
sous-lieutenant  dans  le  régiment  d'Aunis. 

*  EMPEREUR  de  GUERNY  (  Gabriel-Remi  i.'), 
ne  le  12    juin    1761,  à  Paris,  a  fait  ses  preuves  le  24  avril 

1784.  Ch.  p. 


58        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

ENCAUSSE  de  LABATUT  (©*),  né  le  7  janvier 
1767,  à  Saint  -  André  ,  diocèse  de  Cominges  ,  reçu  le 
28  septembre  1781,  élève  de  Sorèze,  sorti  le  12  mai 
1782,  est  entré  aspirant  garde-marine,  à  Toulon. 

ERRARD  (François  d'  )  ,  de  Lo.raine,  reçu  à 
Brienne,  le  3i  décembre  1785. 

*  ESC  AL  LE  d'AFFLEVIL  LE  (Charles- Hyacinthe 
l'),  a  fait  ses  preuves  le  i5  décembre  1784.  Ch.  p. 

*  ESCALLE  de  VILLOTTE  (Frédéric-Henri  de  l'), 
né  le  7  juin  1769,  au  diocèse  de  Toul,  a  fait  ses  preuves 
le  i5  décembre  1784.  Ch.  p. 

ESCORAILLES  (Jean -Joseph  u' ) ,  reçu  à  Saint - 
Cyr,  le  1 3  août  1775. 

*  ESCORB1AC  (Jean- Maurice  d1  )  ,  né  le  9  février 
1766,  à  Montauban,  a  fait  ses  preuves  le  17  juillet  1781. 
CH.p. 

*  ESCORCHES  de  laGRANDE-NOÉ  (Jean -Fran- 
çois-Roerl  d'),  né  le  16  août  1762,  au  diocèse  de 
Chartres,  a  fait  ses  preuves  le  7  janvier  1784.  Ch.  p. 

*  ESCOUBLEAU  de  SOURDIS  (  Antoine-René  d' )  , 
né  à  Paris,  le  7  novembre  1760,  a  fait  ses  preuves  le 
7  septembre  1782.  Ch.  p. 

*  ESMANGART  de  PIERRERUE  (  Charles-  Hya  - 
cinthe  d1  ) ,  né  le  5  octobre  1767,  à  Paris;  (François- 
Marie-Hyacinthe),  né  le  premier  octobre  1766;  (Claude- 
François),  frère  des  précédents,  né  le  5  février  1767, 
ont  fait  leurs  preuves  le  12   mars  et  23  avril  1782.  Ch.  p. 

ESPAGNE'  (d'),  né  le  9  octobre  1771,  à  Cassagne- 
bère,  diocèse  de  Cominges,  reçu  le  3  novembre  1786, 
pensionnaire,  sorti  le  27  mars  1788. 

*  ESPAGNEUL  (René  l' ),  né  le  premier  décembre 
1774,  au  diocèse  d'Angers,  a  fait  ses  preuves  le  25  juin 
i785.  B. 

*  ESPAGNEUL  de  la  PLANTE  (Jean-François  l), 
cousin-germain     du   précédent,    né    le   G  février   1769,   au 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  5g 

diocèse  de  Tours,  a  fait  ses  preuves  le  25  juillet  1785.  B. 

*  ESPAGNOL  de  BEZANNES  (Antoine  Joseph  1/  ) , 
né  le  29  mai  1764.,  à  Reims,  a  tait  ses  preuves  le  18  juin 
1784.  Ch.  p. 

*  ESPAGNOL  de  GIMBREY  (André- François-Hya- 
cinthe l' )  ,  né  le  8  janvier  1765,  à  Lille,  a*  fait  ses 
preuves  le  27  mars  1782.  Ch.  p. 

*  ESPAUT  de  l'ESPIERRE  (  Clément-Joseph  de  1/  ), 
né  à  Lille,  le  21  juin  1770;  (Louis-Joseph),  frère  du 
précédent,  né  le  27  décembre  1773,  ont  fait  leurs  preuves 
le  3  1  juillet  1784. 

ESPÉRIÉS  (  Fiançois- Pierre  d' )  ,  du  Languedoc, 
reçu  à  Sorèze,  le  3i  décembre  1786. 

ESPIARD,  né  le  8  janvier  1767,  à  Liernais,  diocèse 
d'Autun,  reçu  le  7  octobre  1782,  élève  de  Rebais,  sorti 
le  8  mai  1785,  est  entré  sous-lieuienant  dans  le  régiment 
de  Berri,  infanterie. 

*  ESPINAY  de  la  FAROUSIÈRE  (  Louis-Jean  de 
y),  né  le  19  juin  1758,  au  diocèse  de  Séez,  a  fait  ses 
preuves  le  20  janvier  1783.  Ch.  p. 

ESSARTS  (  N  ....  des  )  ,  reçu  à  la  Flèche,  le  5  oc- 
tobre 1753. 

*  ESTIENNE       de        CHAUSSEGROS"-de-LIOUX 

(  Charies-Marc-Eugène  d'  )  ,  né  à  Metz,  le  2  janvier  1769; 
(Félix-Isidore),  cousin-germain- du  précédent,  né  le 
27  avril  1767,  ont  fait  leurs  preuves  le  .  .  .  .Ch.  p. 

ESTIMAUVILLE  de  BEAUMONCHET  (Augustin- 
Dorothée  d'  ) ,  reçu  à  la  Flèche,  le  i3  août  1775. 

*  ESTRESSES  de  LESPINET  (Armand  d"  ) ,  né  le 
12  mars  1766,  au  diocèse  de  Cahors. 

•ESTRESSES  de  PAUNAC  (Jean  -  Baptiste  )  , 
cousin-germain  du  précédent,  né  le  5  septembre  1773, 
ont  fait  leurs  preuves  le  22  juillet  1785.  B. 

EUDES  de  MARSAN  (  Alexandre-Memie  d' )  ,  reçu 
le  3i  décembre  1785. 

12.  ib 


ôo        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

EUDES,  de  MIRVILLE,  né  le  3o  juin  1768,  à 
Gomerville,  diocèse  de  Rouen,  reçu  le  premier  juin 
1781,   pensionnaire,    remisa  ses  parents,  le  11  juin  1783 

*  EXEAT  (  Jean-Barthélemi  d'  ;  ,  né  le  28  juillet 
1765,  à  Narbonne,  a  fait  ses  preuves  le  19  octobre  1784. 
Ch.  p. 


FABERT  (de),  né  le  9  février  1771,  à  Metz,  reçu 
le  23  octobre  1786,  élève  de  Pont-à-Mousson,  sorti  le 
27  mars  1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
de  Pont-à-Mousson. 

*  FA.GE  de  PAILHÉS  (  Georges-Joseph-Gabriel  de 
la  )  ,  né  le  24  janvier  1769,  au  diocèse  de  Rieux,  a  fait 
ses  preuves  le  19  mars  1782.  Ch.  p. 

FAGESde  VAUMALE  (  de)  ,  né  le  1 5  janvier  1768, 
à  Rochemaure,  diocèse  de  Viviers,  reçu  le  1 2  septem- 
bre 178.2,  élève  de  Tournon,  sorti  le  7  janvier  1786, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  Génie. 

*  FAGET  de  POMPS  (Antoine)  ,  né  le  29  mars 
1768,  à  Pau,  a  fait  ses  preuves  le   16  août  1785.  B. 

FAIGE  (de  la),  né  le  23  août  1765,  à  Sail,  diocèse 
de  Clermont,  reçu  le  11  septembre  1781,  élève  d'Ef fiât, 
sorti  le  23  septembre  178 1,  est  entré  cadet  gentilhomme 
dans  le  régiment  Bourbonnais. 

FAILLY  (de)  ,  a  produit  en  1753. 

FAILLY  (  Jean-Baptiste-Magdelaine  de),  reçu  à  la 
Flèche,  le  i3  août  1775. 

*  FAILLY  (Pierre-Louis-Henri  de),  né  le  17  sep- 
tembre 1757,  au  diocèse  de  Reims;  (Charles-Louis), 
né  le  j3  octobre  1758;  (  Louis-Charles- Philippe  )  ,  frère 
des  précédents,  né  le  3o  novembre  1760,  ont  fait  leurs 
preuves  le  22  décembre  1781.  Ch.  p. 

FARAMOND  de  la  FAGOLLE  (Joseph-Ignace  dk  , 
reçu  à  la  Flèche,  le  i3  août  1775. 


POUR  LE   SERVICE  MILITAIRE.  6  l 

'  FARGY  de  BOUTIGNY  (  Jean-  Baptiste -Louis- 
Annibal  de),  né  le  12  février  1768,  à  Château- Gontier, 
a  fait  ses  preuves  le  12  janvier  1785.  Ch.  p. 

'FARCYde  la  VILLE- AU- BOIS  (Jean-Marie- 
Protaire),  né  le  28  février  1763,  ù  Rennes;  (  François- 
Xavier- Adolphe  ) ,  né  le  24  janvier  1767;  (  Charles- 
Anne  -  Mathuria  )  ,  né  le  10  novembre  1768;  (Félix  - 
Marie-Auguste-Grégoire)  ,  né  le  12  mars  1775;  (  Joachim- 
Joseph  -  Marie  -  Toussaint  )  ,  frère  des  précédents  ,  né  le 
i3  décembre  1777,  ont  fait  leurs  preuves,  le  premier,  le 
16  janvier  1785,  et  les  quatre  autres,  le  19  février  suivant. 
Ch.  p. 

FARGUES  de  MARSALÈS  (de),  né  le  20  juillet 
1770,  à  Montpazier,  diocèse  de  Sarlat,  reçu  le  23  sep- 
tembre 1787,  élève  de  Sorèze,  sorti  le  i5  mars  1788, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Brienne. 

*  FARIAUX  de  LANDISAY  (  Louis  -  Charles- Joseph  - 
Alexandre)  ,  a  fait  ses  preuves  le  7  décembre  1782.  Ch.  p. 

FAURE  de  CHASOURS  (Louis-Marie  de),  reçu 
le  3  1  décembre  1785. 

'FAURE  de  SAINT- MAURICE  (François  de), 
né  le  16  avril  1762,  au  diocèse  de  Lavaur,  a  fait  ses 
preuves  le  7  mai  1783.  Ch  p. 

•FAUTEREAU    (N de),    a   fait    ses    preuves    en 

1753. 

*  FAY  de  VILLENEUVE  (  Louis  de  )  ,  a  fait  ses 
preuves  le  28  février  1783.  Ch.  p. 

/FAYEde  CHARDEUIL(Jean  de  la)  ,  né  le  8  no- 
vembre 1769,  au  diocèse  de  Périgueux  ,  a  fait  ses  preuves 
le  22  décembre  1784.  Ch.  p. 

FEBVRE  de  la  DONCHAMPS  (  Charles-Hemï- 
Agathe  le),  des  Trois  -  Evêchés,  reçu  à  Brienne,  le 
3i  décembre  1787. 

FEBVRE  de  la  FALUÈRE  (le),  né  1;  ^8  avril  i765, 
à  Vernon,  diocèse  de  Tours,  reçu  le  27  novembre  1778, 
pensionnaire,  remis  à   ses  parents    le   24  décembre   1781. 


(32        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

*  FEBVRE  de  MARPALU  (Philippe-Marie  le),  ne 
ie  premier  octobre  1758,  à  Carentan,  a  fait  ses  preuve 
le  24  août  1784.  Ch.  p. 

*FEBVRE  de  VULMONT  (  Pierre-  Henri  -  Laurent 
le  )  ,  né  le  10  août  1768,  à  Metz,  a  fait  ses  preuves  ai 
mois  de  juin  1785.  B. 

*FERON  de  la  HEUZE  (Antoine-Gabriel  le),  né 
à  Guenonville  ,  au  diocèse  de  Rouen,  le  ri  mai  1767, 
a  fait  ses  preuves  le   18  juillet  1785. 

'FERRAND  de  la  CONTÉ  (  Georges- Louis- Fran- 
çois-Marie ) ,  ne  le  9  mars  1769,  au  diocèse  de  Coutan- 
ces  ;  (Pierre-Jean-Marie-Alexandre)  ,  né  le  24  juin  1775; 
(Etienne-Pierrc-Isidore  )  ,  frère  dus  précédents,  né  le 
2  août  1777,  ont  fait  leurs  preuves  le  23  avril  1785. 
Ch.  p.  Ce  dernier  a  été  reçu  à  Beaumont,  le  3i  décembre 


FERRAR  de  PONTMARTIN  (de),  a  produit  en 
1753. 

*  FERTÉ  de  MEUNG  (Jacques-Marie  de  la),  né 
le  28  novembre  1768,  à  Château-Chinon  ;  (Jean-Fran- 
çois-Marie), frère  du  précédent,  né  le  5  novembre  1769, 
ont  fait  leurs  preuves  le  9  avril  1785.  Ch.  p. 

FERTÉ  de  MEUNG  (Jean-Julien  de  la),  reçu  le 
3i  décembre  1785. 

*  FEU  de  LIGNÈRES  (  Edme-Marie-Simon  de), 
né  le  3  juin  1766,  au  diocèse  de  Sens,  a  fait  ses  preuves 
le  3  novembre  1781.  Ch.  p. 

FEVRET  de  FONTETTE,  né  le  12  mars  1770,  à 
Dijon,  reçu  le  premier  avril  1784,  pensionnaire,  remis 
à  ses  parents  le  7  mai  1785. 

*FEYDEAU  de  RESSONNEAU  (  René-Hilaire  de), 
né  le  29  novembre  1761,  au  diocèse  de  Limoges,  a  fait 
ses  preuves  le  1 1  mars  1785.  Ch.  p. 

*FILHOT  de  CHIMBAUT  (Joseph  ùe),  né  le 
17  février  1763,  à  Bordeaux;  (  Alexandre-Edme  )  ,  né 
le    24     octobre     1764;     (  Joseph-Jean-Baptiste- Romain  )  , 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  63 

frère  des  précédents,    né  le    i5  mai    1765,   ont   fait    leurs 
preuves  le  9  mai  1783.  Ch.  p. 

FINANCES  de  VALCOURT  (François  de),  de  la 
généralité  de  Clermont,  reçu  à  Auxerre,  le  3i  décem- 
bre 1786.  *- 

FIQUELMONT  (Gabriel -Louis- Charles -Bonaven- 
ture  de),  reçu  le  3i  décembre  1785. 

FLAVIGNY  de  CHAMBRY  (de),  né  le  23  juillet 
1768,  à  Chambry,  diocèse  de  Laon,  reçu  le  7  octobre 
1782,  élève  de  Rebais,  sorti  le  28  septembre  1784,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  l ''artillerie. 

FLEYRES  (de),  né  le  12  août  1769,  à  Rabastens, 
diocèse  d"Alby,  reçu  le  2  octobre  1784,  élève  de  la 
Flèche,  sorti  le  27  mars  1788,  est  entré  sous-lieutenant 
dans  le  régiment  de  Pont-à-Mousson., 

'FOISSAC  de  CARBON AC  (Bertrand- Joseph- 
Louis  de),  né  le  9  octobre  1763,  au  diocèse  d'Agen, 
a  fait  ses  preuves  le  24  décembre  1784.  Ch.  p. 

FOLIE  de  MARLE  (Antoine- Charles -Simon  de 
la),  reçu  le  3i  décembre  1785. 

FOLLIQT-d'ARGENCE  (de),  né  le  3  septembre 
T77 r ,  à  Auxonne,  diocèse  de  Besançon,  reçu  le  3o  sep- 
tembre 1785,  élève  de  Beaumont,  sorti  Je  8  août  1787, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  l'artillerie. 

*  FOLLIOT  de  FIERVILLE  (  Pierre  -Jean  -Félix- 
Adrien  de),  né  le  5  avril  1761,  au  diocèse  de  Coutances, 
a  fait  ses  preuves  le  17  avril  1784.  Ch.  p. 

'FONTEINE  de  VILLERS  (Louis-Marie  de  la), 
né  le  premier  avril  1762,  à  Lille,  a  fait  ses  preuves  le 
4  février  1785.  Ch.  p. 

*  FONVIELLE  de  MONTBOURCHER  (  Pierre- 
Henri  de),  né  le  premier  septembre  1766,  au  diocèse 
d'Agen,  a  fait  ses  preuves  le  8  juillet  1785.  B. 

FORBIN  (de),  né  le  i5  mai  1769,  à  Aix,  reçu  le 
premier  mai  1783,  pensionnaire,  sorti  le  premier  mai 
t785,  est  entré  sous-lieutenant  dans  les  carabiniers. 


64        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

FORBIN  de  GARDANNE(de)  ,  né  le  premier  mars 
1769,  à  Marseille,  reçu  le  14  septembre  1784,  élève  de 
Tiron,'  sorti  le  2  juillet  1785,  est  entré  sous-lieutenant 
dans  le  régiment  Soissonnais. 

*  FORBIN  des  ISSARS  (Charles-Joseph-Léon  de), 
né  le  i5  octobre  1769;  Joseph-François-Louis-Palamède 
de)  ,  frère  du  précédent,  né  le  4  octobre  1768,  ont  fait 
leurs  preuves  le  premier,  le  i5  février  1785.  Ch.  p., 
et  le  second  le  19  octobre  suivant.  B. 

FORCADE  (Jean- Baptiste -Octavien  de),  de  la  gé- 
néralité   d'Auch,    reçu   à   Sorèze,    le    3r   décembre    1786. 

*  FORCADE  de  GASTON  (Jean-Baptiste  de),  a 
fait  ses  preuves  le  16  août  1785.  B. 

*  FORCADE  de  la  GREZE  (Pierre-Etienne  de). 
a  fait  ses  preuves  le  16  août  1785.  B. 

*  FORCRAND     de     COYSELET     (  Louis- Alphonse 
Auguste  de  ),   né  le  2    mai    1764,   en    Bugey,   a  fart  ses 
preuves  le  1 1  janvier  1782.  Ch. 

FOREST  de  DIVONNE  (de  la),  né  le  10  septem 
bre  1770,  à  Besançon,  reçu  le  23  septembre  1787,  élève 
de  Tournon,  sorti  le  i5  mars  1788,  est  entré  sous-lieu- 
tenant dans  le  régiment  de  Brienne. 

*  FORGES    de    la    BONCELAYE      (  Marie-  Françoi 
de),   né  le  29  mars   1769,   au   diocèse  de    Vannes;  (René- 
Joseph-Narcisse),    né     le   3o  juin     1775  ^    (Guy-Marie) 
né   le  i3    juillet  1777;  (Charles-Marie),   frère  des  précé- 
dents, né  le   16  octobre    1782,   ont  fait   leurs    preuves    1< 
17  mars  1785.  Ch.  p. 

FORGUE  de  BELLEGARDE  (de  la),  né  le  29  ma 
1767,  à  Embrun,  reçu  le  28  septembre  1781,  élève  de 
Sorèze,  sorti  le  24  avril  1784,  est  entré  sous-lieutenant 
dans  le  régiment  de  Champagne. 


*  FORNEL  de  LIMERAC  (Etienne- Roch  de),  né 
le  16  août  1756,  au  diocèse  d  Angoulême,  a  fait  ses 
preuves  le  3 1  juillet  1781. 

*  FORT    de    CARNEVILLE  (César-François-Frédéric 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  65 

le),  né  le  3o  août    1766,  au  diocèse  de  Coutances,   a    fait 
ses  preuves  le  3i  octobre  1783.  Ch.  p. 

FORTIA  de  PILLES  (de),  ne'  le  25  juin  1766,  à 
Marseille,  reçu  le  12  octobre  1780,  pensionnaire, 
remis  à  ses  parents  le  1.2  mai  1783. 

FOS  de  MÉRY  (du),  ne  le  6  avril  1769,  à  Paris, 
reçu  le  3  octobre  1782,  sorti  le  22  mai  1784. 

FOSSÉS  de  VILLENEUVE  (des),  né  le  7  mars 
1764,  à  Saint-Wast  de  Longmont,  diocèse  de  Sois- 
sons,  reçu  le  20  février  1779,  élève  de  Rebais;  sorti 
le  23  avril  1781,  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
Mestre-de-camp-général,  dragons. 

*  FOU  de  KERDANIEL  [  Pierre-  Charles  -Marie  - 
Bonaventure  du),  né  le  29  septembre  1770,  à  Pontivi  ; 
(  Florimont-  Bonaventure  ) ,  né  le  12  avril  1773;  Fran- 
çois-Joseph), né  le  23  mars  1777  ;  (  François-  Charles  - 
Jérôme),  frère  des  précédents,  ne  le  10  novembre 
[769,  ont  fait  leurs  preuves,  les  trois  premiers,  le  6  sep- 
tembre 1783,  et  le  dernier,  le  19  Octobre  1784.  Ch.  p. 

FOUASSE  de  NOIRVILLE  de  SÉGRIE,  né  le  26 
mars  1763,  à  Rouvrou,  diocèse  de  Bayeux,  reçu  le  pre- 
mier février  1779,  pensionnaire;  remis  à  ses  parents 
le  16  avril  1781. 

FOUCHER  de  la  FELLIÈRE  (  Louis-François  de  ) , 
né  le  18  octobre  1762,  à  Guerrande ,  au  diocèse  de 
Nantes,  a  fait  ses  preuves  le  5  août  1782.  Ch.  p. 

FOUDRAS  (Pierre- Marie -Gabriel  de)  ,  de  Flandre, 
reçu  à  Tournon  le  3i  décembre  1786. 

*FOUR  de  la  THUILLERIE  (Bazile-Pierre-Jacques- 
Dominique  du),  né  à  Pont-1'Evëque,  le  22  mars  1767; 
(  Charles-Jacques- Augustin) ,  frère  du  précédent,  né  le 
26  mai  1768,  à  Argentan,  ont  fait  leurs  preuves  le.... 
Ch.  p. 

FOURNAS  (de),  né  le  14  mai  1766,  à  Hennebon , 
diocèse  de  Vannes,  reçu  le  7  décembre  1780,  pension- 
naire ;  remis  à  ses  parents  le  1 5  décembre  1 782. 


66  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

FOURNIER  de  BOIS-AIRAULT  d'Oiron  ,  né  le 
icr  juillet  1768,  à  Saumur ,  diocèse  d'Angers,  reçu  le 
i5  juin  1781  ,  pensionnaire;  sorti  le  premier  avril  1784, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  les  Carabiniers. 

*FOURQUET  de  LUSTAR  (  Jean-Dominique  de )", 
né  le  27  novembre  1765,  au  diocèse  d'Auch,  a  fait  ses 
preuves  le  i5  janvier  1784.  Ch.  p. 

FOVILLE  (de),  né  le  10  mars  1.764,  à  Ricarville, 
diocèse  de  Rouen,  reçu  le  5  mars  1779,  élève  de  Beau- 
mont  ;  sorti  le  4  mars  1782,  entré  sous-lieutenant  dans 
le  régiment  d'Anjou. 

*  FRAISSE  de  PESSADE  (  Pierre  du  )  ,  né  le  26  mai 
1758,  à  Clermont-Ferrand  ;  f  Gilbert  -Joseph  -  Gaspard  - 
Madelaine  ) ,  né  le  premier  mai  1754;  (  Joseph -Guil - 
laumej,  né  le  25  juin  1762,  frère  des  précédents,  ont 
fait  leurs  preuves,  le  premier,  le  16  avril  1784,  et  les 
deux  autres,  le  8  mai  1783.  Ch.  p. 

FRAMONT  (  Paul-Hyppolite-Louis  de),  reçu  le  3i 
décembre  1785. 

FRANCE  (Marie-Antoine  de),  reçu  le  3i  décembre 
i785. 

♦FRANCHELIN  de  MONVEL  (  Jacques -Antoine 
Marie  de),  a  fait  ses  preuves  le  25  juin  1783.  Ch.  p. 

FRA.SANS  (de),  né  le  10  avril  1766,  à  Lyon,  die 
cèse  de  Lyon,  reçu  le  16  octobre  1780  ,  élève  de  Brienne 
sorti  le  17  juillet  1783,  est  entré  sous-lieutenant  dans 
le  régiment  de  la  Sarre. 

FRASANS  (de),  né  le  25  juin  1770,  à  Dijon,  reçu 
le  21  octobre  1785,  élève  de  Brienne;  sorti  le  27  mars 
1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  la 
Sarre. 

'FRÉARDdu  CASTEL  (Michel-Hilaire  de),  m 
le  14  janvier  1767,  à  Bayeux  a  fait  ses  preuves  le  5  ma 
1784.  Ch.  p. 

FREBOURG  (le  Chevalier  de),  né  le  16  août  1765 
à    Sarzàu,  diocèse  de    Vannes,    reçu    le  premier    janvier 


1780,    élève    de  Vendôme;    sorti    le    7    mars    1782,   est 
entré   sous-lieutenant  dans  le   régiment   Royal-Comtois. 

FREMONT  de  RAZAY  (de),  né  le  premier  dé- 
cembre 1767,  à  Razay,  diocèse  de  Rouen,  reçu  le  pre- 
mier novembre  1780,  pensionnaire;  sorti  le  premier 
mai  1783,  est  entré  sous-lieutenant  dans  les  dragons  de 
Conti. 

*  FRÈRE  de  MAISONS  (  Jacques  -  César  le),  né  le 
24  novembre  1768,  au  diocèse  du  Mans,  a  fait  ses 
preuves  le  19  juillet    1785.  B. 

*  FRESNE  de  FONTAINE  (  Jean -Baptiste- Joseph- 
Honoré-Pierre  du),  né  le  12  décembre  1765,  à  Paris; 
(Charles  -  Antoine-  François),  frère  du  précédent,  né  le 
29  janvier  1767,  ont  fait  leurs  preuves  le  22  mai  1783.  B. 

FRETAT  (dk),  né  le  2  juillet  1770,  à  Riom  ,  dio- 
cèse de  Clermont.  reçu  le  24  septembre  1785,  élève 
d'Effiat;  sorti  le  12  mai  1787,  est-  entré  sous-lieutenant 
dans  le  régiment  de  Piémont. 

FRÉVOL  de  la  COSTE  (de),  né  le  2  septembre 
1765,  à  Pradelles',  diocèse  de  Viviers,  reçu  le  11  sep- 
tembre 1781,  élève  de  Tournon  ;  sorti  le  3  janvier  1785, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  Génie. 

*  FRIBOIS  de  RUPIÈRE  (Jean- Baptiste- Catherine 
de),  né  le  17  septembre  1768,  au  diocèse  de  Baveux, 
a    fait  ses  preuves  le  23  avril   1785.   Ch.  p. 

FROISSARD  de  BERSAILLIN  (de),  né  le  17  dé- 
cembre 1766,  à  Dôle,  diocèse  de  Besançon,  reçu  ls  11 
mai  1780,  pensionnaire;  sorti  le  24  avril  1782,  est  entré 
sous-lieutenant  aux  gardes-françaises. 

FROISSARD  de  BERSAILLIN  (de),  né  le  29  juin 
1769,  à  Dôle,  diocèse  de  Besançon,  reçu  le  22  avril 
1783,  pensionnaire;  remis  à  ses  parents  le  3r   mars  1785. 

*  FROLLIER  de  FONTERAINE  (  François  -Marie)  , 
né  le  20  septembre  1764,  à  Lyon,  a  fait  ses  preuves  le 
24  septembre  1784.  Ch.  p. 

*  FROTTE  de  la  RIMBLIÈRE  (Marie-Pierre-Louis), 


68  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

né  le  5  août   1766,  à  Alençon  ,   a   fait  ses   preuves  le  12 
mars  1782.  Ch.  p. 

FRUGLAYE(de  la),  né  le  i3  mars  1766,  à  Blain  , 
diocèse  de  Nantes,  reçu  le  7  avril  1780,  pensionnaire; 
remis  à  ses  parents  le  10  décembre  1782. 

*  FULQUE  d'ORAISON  (  Mathieu- Alexandre- Ar- 
mand- Raymond  du)  ,  né  le  6  juillet  1766  ,  à  Aix ,  a  fait 
ses  preuves  le  i5  novembre  1781.  Ch.  p. 

FYOT  de  La  MARCHE  de  DRACY,  né  le  25  avril 
1765,  à  Dijon,  paroisse  Saint- Médard ,  reçu  le  7  août 
1779 ,  pensionnaire;  sorti  le  premier  juin  1782,  est 
entré  dans  le  régiment  Colonel-général,  infanterie. 


GAALON  de  DORIÈRE(de),  né  le  28  juin  1766, 
à  Avranches ,  reçu  le  7  septembre  1780,  pensionnaire; 
remis  à  ses  parents  le  3i  mai  1783. 

GABRIAC  (de),  né  le  16  mars  1767,  à  Paris  ,  reçu 
le  2  avril  178 1  ,  pensionnaire;  remis  à  ses  parents  le  pre- 
mier octobre  1783. 

GAILLARD  d'HEILLIMER  (du),  né  le  12  juin 
1766,  à  Heillimer,  diocèse  de  Metz,  reçu  le  4  sep- 
tembre 1781,  élève  de  Tiron;  sorti  le  6  août  1783,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  d'Alsace. 

*  GALAUP  du  MARES  ( Jean-Célestin  de),  né  le 
7  avril  1768,  au  diocèse  d'Agen,  a  fait  ses  preuves  le  19 
juillet  1783.  Ch.  p. 

GALBERT  de  ROCHENOIRE  (  Gaspard -Jean- Bap- 
tiste de),  reçu  le  3t   décembre   1785. 

*  GALLET  de  la  VALLIÈRE  (  Pierre  -  Eléonor  ) , 
né  le  21  janvier  1766,  au  diocèse  de  Rouen,  a  fait  ses 
preuves  le  9   février    1782.   Ch.  p. 

*  GALLIN  de  MORNAS  (  Louis -Marie- César  ) ,  né 
le  19  juillet  1768,  à  Grenoble,  a  fait  ses  preuves  le  19 
mars    1785.  Ch.  p. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  Sq 

*  GALLWEY  (Patrice -Pierre -François )  ,  né  le  9 
octobre  1767,  au  diocèse  de  Nantes,  a  fait  ses  preuves 
le  4  février  1785.  Ch.  p. 

GANAY  (de),  né  le  premier  février  1769,  à  Lu- 
cenay-l'Evêque,  diocèse  d'Autun,  reçu  le  9  février  1782, 
pensionnaire;  sorti  le  22  juin  1784,  est  entré  sous-lieu- 
tenant dans  le  régiment  Royal-vaisseaux. 

GANNEL  du  HAISTREY,  né  le  24  septembre  1770, 
à  Vieuvre,  diocèse  de  Lisieux,  reçu  le  25  septembre 
1787,  élève  de  Beaumont;  sorti  le  i5  mars  1788,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Brienne. 

*  GARAT  de  la  VILLENEUVE  (Raimond-Galiot- 
François  )  ,  né  le  22  mars  1764,  au  diocèse  de  Limoges; 
(  Henri  -  Joseph  -  Raimond  -  Galiot  ) ,  frère  du  précédent , 
né  le  6  mars  1769,  ont  fait  leurs  preuves,  le  premier, 
le  4  février  ^85,  et  le  second,  le  "10  novembre  1784. 
Ch.  p. 

GARNIER  tes  GARÊTS  (de),  né  le  19  septembre 
1770,  à  Mars  en  Lyonnais,  diocèse  de  Mâcon,  reçu  le 
9    octobre    1786,  élève   de  Tournon;   sorti     le     18  mars 


1788. 

GARNIER  des  GARÊTS  (  Denis-Fcliàté  de),  de 
la  généralité  de  Lyon,  reçu  à  Tournon  le  3i  décembre 
1786. 

GARREAU  de  GRESIGNAC  (du),  né  le  11  juil- 
let 1769,  à  Saint- Yrieix,  diocèse  de  Limoges,  reçu  le 
premier"  octobre  1784,  élève  de  Sorèze;  sorti  le  17  jan- 
vier 1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment 
de  Béarn. 

*GARRON  de  la  BEVIÈRE  (Claude- Marie- Hector 
de),  né  le  14  mai  1776,  à  Bourg,  en  Bresse;  (Jean- 
Philibert-Auguste),  frère  du  précédent,  né  le  8  juillet 
1778,  ont  fait  leurs  preuves  le  2  3  avril  1782.  Ch.  p. 

GASCQ  de  la  ROCHE  (François  de),  reçu  à  la 
Flèche  le  i3  août  1775. 

*  GASSENDI   de  TARTONNE  (Joseph- François   tm)  t 


yo        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

né  le   ii    avril    1762,    au    diocèse    de   Digne,    a     fait   ses 
preuves  le  8  mai  1784.  Ch.  p. 

GASSOT  de  ROCHEFORT,  né  le  24  octobre  1769, 
à  Bourges,  reçu  le  14  septembre  1784,  élève  de  Tiron, 
sorti  le  i5  mars,  1788,  entré  sous-lieutenant  dans  le 
régiment  de  Brienne. 

GAUDECHART  d'HEMEVILLER  (Jean  -  Baptiste 
de),  reçu  à  la  Flèche  le  i3  août  1775. 

GAULTIER  (Jacques-Charles),  reçu  le  3i  décembre 
i785. 

GAULTIER  (de),  né  le  14  juin  1771,  à  Mazan, 
Comtat-Vénaissin,  reçu  le  2  3  septembre  1786,  élève  de 
Tiron,  «sorti  le  i5  mars,  1788,  est  entré  sous-lieutenant 
dans  le  régiment  de  Brienne, 

GAULTIER  de-MONTGAULTIER  (de),  né  le  5 
août  1769,  à  des  Moutières,  diocèse  de  Séez,  reçu  le  3o 
septembre  1785,  élève  de  Beaumont;  sorti  le  16  juin 
1787,   est  entré    sous-lieutenant   dans    l'artillerie,  à  Metz. 

GAUTIER  de  la.  ROSIÈRE  (Jacques-François-Jean- 
Baptiste  de  ) ,  de  la  généralité  d"Alençon,  reçu  à  Tiron 
le  3i  décembre  1786. 

GAUTIER  de  SAINT-PAULET  (de),  né  le  3(  fé- 
vrier 1769,  à  Carpentras,  reçu  le  5  octobre  1784,  élève 
d'Auxerre;  sorti  le  29  septembre  1786,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  d'Auvergne. 

GAUTIER  de  SAINT-PAULET  (de),  né  le  24  mai 
1770,  à  Carpentras,  reçu  le  7  octobre  1785,  élève  de 
Tournon  :  sorti  le  5  septembre  1787,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  l'artillerie. 

*GAY  de  NEXON  (Philippe-Ignace),  né  le  16 
septembre  1765,  à  Limoges;  (Luc-Martin),  né  le  11 
novembre  1767  ;  (  François- Alexis),  né  le  19  août  1769, 
ont  fait  leurs  preuves,  le  premier,  le  2  octobre  1783; 
le  second,  le  ro  avril  1784;  et  le  troisième,  le  17  sep- 
tembre de  la  même  année.  Gh.  p. 

.  *GAY    du  PUY    d'ANCHÉ   (  Charles  -  Nicolas  -  Ange  - 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  i  j 

lique)  ,  né  le  5  décembre  1766,  du  diocèse  de  Poitiers; 
(Jean-Baptiste-Marie),  frère  du  précèdent,  né  le  26 
juillet  1765,  ont  fait  leurs  preuves,  le  premier,  le  21 
décembre    1782;   et  le  second,   le    17  février    1783.  Ch.  p. 

*  GAZET  du  CHATELLIER  (Michel)  ,  né  le  pre- 
mier mars  1770,  à  Nantes,  a  fait  ses  preuves  le  9  juin 
1784.  Ch.  p. 

*  GAZET  de  la  NOÉ  (Pascal-Michel),  né  le  i5 
avril  1775,  au  diocèse  de  Nantes;  (  Alexandre  ),  frère  du 
précèdent,  ne  le  28  mars  1776,  ont  fait  leurs  preuves  le 
9  juin  1784.  Ch.  p. 

GENIBROUSE  de  CASTELPERS  (db)  ,  né  le 
9  juillet  1769,  au  diocèse  de  Auch,  reçu  le  premier  oc- 
tobre 1783  ,  pensionnaire,  sorti  le  28  mars  1786,  est 
entré  dans  les  gardes  du  corps  du  Roi. 

*  GENTIL  de  PARROY  (  Louis-Jean-Marie  le), 
né  le  3o  août  1761,  à  Paris;  (  Gui-Mériadec  )  ,  frère  du 
précédent,  né  le  2  avril  1767,  au  diocèse  de  Sens,  ont 
fait  leurs  preuves  le  16  avril  1785.  Ch.  p. 

*  GENTIL  de  PARROY  (  Gui-Marie-Emmanuel  le  )  , 
né  à  Paris,  le  .premier  juillet  1764,  a  fait  ses  preuves  le 
iti  avril  1785.  Ch.  p. 

*  GENTIL  de  ROSMADUC  (Louis-Ange-Aimé  le), 
né  le  12  octobre  1772,  au  diocèse  de  Quimper,  a  fait  ses 
preuves  le  lôa.vril  1785.  Ch.  p. 

*  GENTIL  de  la  VALADE  (  Marie-Antoine  )  ,  né 
le  3o  juin  1766,  au  diocèse  de  Périgueux,  a  fait  ses 
preuves  le  26  septembre  1782.  Ch.  p. 

*  GERAND  de  LANGALERIE  (  Pierre) ,  né  le  i3  juin 
1705,    au    diocèse  d'Agen,  a  fait    ses    preuves  le  16  août 


GERARD  de  SAINT-AMAND  (  N.  .  .  .   de  j  ,     aine  , 
reçu  à  la  Flèche,  le  5  octobre  1753. 

GERARD    de  SAINT-AMAND  (  N de  )  ,  cadet, 

reçu  à  la  Flèche,  le  5  octobre   1753. 

GERARD      de     SAINT-AMAND      (  Charles-Augus:e 


72  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

de),     de    Lorraine,    reçu    à  Pont-à-Mousson,   le  3i    dé- 
cembre 1786. 

*  GERES  de  VACQUEY  (  Joseph-Honoré-Magloire 
de  )  ,  né  au  diocèse  de  Bordeaux,  a  fait  ses  preuves  le 
27  octobre  1784.  Ch.  p. 

GESLIN  de  PENAURUN  (  Marie-Hyacinthe  de  ), 
né  le  3  juillet  1781,  au  diocèse  de  Quimper,  a  fait  ses 
preuves  le  20  juillet  1785.  B. 

*  GESTASdeMONTMAURIN  (Jean-Alexandre  de)  , 
né  le  14  septembre  1764,  au  diocèse  de  Comminges,  a 
fait  ses  preuves  le  7  août  1784.  Ch.  p. 

*  GESTAS  de  MONTMAURIN  (Jean-Paul  de),  né 
le  6  mars  1761,  au  diocèse  de  Comminges;  (Jean-Ber- 
trand de  )  ,  né  le  premier  'août  1774;  (  Jean-Marie  ), 
frère  des  précédents,  né  le  14  décembre  1776,  ont  fait 
leurs  preuves  le  28  avril  1785.  Ch.  p. 

GEYER  d'HORT  (  de  )  ,  a  dû  produire  en  i753. 

GIGAULT  de  BELLEFONDS   (de),  né  le    ier  mars 

1769,  à    Esqueudreville,    diocèse   de     Coutances,     reçu   le 
23  septembre  1785,  élève  de  Tiron,   sorti  le   %b  novembre 

1787,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de   Forez. 

GIGAULT  de   BELLEFONDS  ^de),  né    le  16  avril 

1770,  à    Esqueudreville,    diocèse   de  Coutances,    reçu    le 
25  septembre    1787,  élève  de  Beaumont,   sorti  le    27  mars 

1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Pont- 
à-Mousson. 

*  GILLET  de  CHALONGE  (  Jean-Baptiste-Mane- 
Augustirt  ) ,  né  le  28  août  1779,  à  Beaune,  a  fait  ses 
preuves  le  6  juin  1783.  Ch.  p. 

*  GILLET  de  GRANDMONT  (  Pierre-Nicolas  Au- 
gustin )  ,  né  le  19  juillet  1779;  (Jean-Baptiste-Marie- 
Thérèse),  frère  du  précédent,  né  le  i3  juin  1777,  ont 
fait  leurs  preuves,  le  premier,  le  6  juin  1783,  et  le  .se- 
cond, le  23  du  même  mois.  Ch.  p. 

GILLET  du  THOREY  (Charles),  né  le  20  sep- 
tembre 1774,  à  Autun,  a  fait  ses  preuves  le  i5  avril 
1783.  Ch.  p. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  -g 

*  GINESTÛ  US  (Pierre -Joseph -Guillaume  de),  né 
le  i3  mars  1766,  à  Montpellier,  a  fait  ses  preuves  le 
17  janvier  1784.  Ch.  p. 

*  GIRARD  de  la  BATISSE  (Jean-Baptiste),  né  le 
6  décembre  1767,  au  diocèse  de  Clermont;  (Jean-Bap- 
tiste-Alexis -Bertrand) ,  né  le  2  octobre  1774;  (Pierre) 
frère  des  précédents,  né  le  21  décembre  1779,  ont  fait 
leurs  preuves  le  i5  juillet  1785.- B. 

GIRARD  de  GHARNACÉ  (  Prosper  -  Marc  de  ) ,  né  le 
premier  avril  1771,  au  diocèse  du  Mans,  reçu  le  28  sep- 
tembre 1787,  élève  de  Vendôme,  sorti  le  i5  mars  1788, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Brienne. 

'GIRARD  de  PINDRAY  (  François -Bonaventure- 
Jean-Anne-Louis),  né  le  11  août  1768;  (Anne- Esprit- 
Jean -Bonaventure)  ,  frère  du  précédent,  né  le  19  mars 
1777,  ont  fait  leurs  preuves,  le  25  novembre  1782.  Ch.  p. 

GIRARD  de  VAUGIRARD  (de),  né  le  23  juillet 
1771,  à  Montbrison,  diocèse  de  Lyon,  reçu  le  premier 
octobre  1786,  élève  d'Effiat;  sorti  le  9  avril  1788,  est 
entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  Royal- Roussillon, 
infanterie. 

GIRARDIN  (de),  né  le  16  août  1767,  à  Paris,  reçu 
le  5  avril  1783,  pensionnaire,  remis  à  ses  parents  le  16 
mai  1785. 

GIRARDIN  de  BRÉGI  (de),  né  le  ri  juin  1769,3 
Paris,  reçu  le  5  avril  1783,  pensionnaire,  remis  à  ses 
parents  le  16  mai  1785. 

'GISLAIN  de  BONTIN  (  Charles- Louis  de),  né  le 
29  novembre  1767,  au  diocèse  de  Sens;  (Louis-Pierre), 
frère  du  précédent,,  né  le  8  mars  1770,  ont  fait  leurs 
preuves,  le  premier,  le  r9  octobre  1781,  et  le  second, 
le  27  septembre  1784.  Ch.  p. 

*GIVÈS  de  MONTGUIGNARD  (  Pierre- André- 
Marie  de),  né  le  21  juillet  1769,  à  Orléans;  (Pierre- 
Alexandre-Marie),  né  le  19  octobre  1776;  (Pierre- 
François-Marie  ) ,  frère  des  précédents,  né  le  11  novem- 
bre 1778,  ont  fait  leurs  preuves  le  21  janvier  1781.  Ch.  p. 

'GODART    de    BELBEUF     1   Alexandre-Pierre-Pom- 


74  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

pée),   né  le  6  juin    1764,  à  Rouen,   a   fait  ses    preuves   \t 
8  mars  1783.  Ch.  p. 

GODEFROY  de  BOISJUGAN  (  Ambroise  de), 
reçu  à  la  Flèche  le  i3  août  1775. 

*  GODET  de  CHATILLON  (Louis),  né  le  10  oc- 
tobre 1768,  au  diocèse  de  Nantes,  a  fait  ses  preuves  le 
27  octobre  1784.  Ch.  p. 

*  GOGUIER  de  BRICHANTEAU  (Adrien-Maurice), 
ne  le  2  janvier  1762,  au'  diocèse  de  Chartres,  a  fait  ses 
preuves  le  3  août  1783.  Ch.  p. 

GOHIER  (Pierre),  de  la  généralité  de  Caen,  reçu 
à  Auxerre  le  3i  décembre  1786. 

*  GOHIER  du  GAST  (  Charles  -  Joseph  ) ,  né  le  14 
janvier  1769,  au  diocèse  de  Coutances;  (  Julien -Fran 
çois),  né  le  28  février  1771  ;  (Alexandre),  né  le  22  mai 
1776;  (  Louis -Charles  -  François  ),  frère  des  précédents 
né  le  14  décembre  1769,  ont  fait  leurs  preuves  le  4  dé- 
cembre 1784.  Ch.  p. 

GOHIER  de  MONTREUIL,  né  le  6  avril  1768, 
Paris,  reçu  le  i5  octobre  1783,  pensionnaire:  remis 
ses  parents  le  20  avril  17S6. 

*GOISLARD     de     MONTSABERT     (  Anne- Claude- 
Xainte),  né  le  5  mai   1766,  à  Angers,  a  fait  ses  preuve 
le  16  juillet  1785.  B. 

*GOMBAULT  de  RAZAC  (Pierre-François  Paterne 
de),  né  à  Bordeaux,  le  16  avril  1763,  a  fait  ses  preuves 
le  23  août  1782.  Ch.  p. 

GONDALLIER  de  TUGNY  (de)',  né  le  20  janvier 
1770,  au  diocèse  de  Luçon,  reçu  le  28  septembre  1784, 
élève  de  Rebais;  sorti  le  27  mars  1788,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  de  Pont-à-Mousson. 

GONDRECOURT  (  Marc-  Antoine-  René  de),  reçu 
à  la  Flèche  le  i3  août  1775. 

*  GONDRECOURT  (  Marc-René  de),  né  le  26  dé- 
cembre   1761,    à    Châlons-sur-Saône;    (  Marie-Jean-Chri- 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  -5 

sostôme),    frère  du  précédent,   né  à   Paris,  le   3   septembre 
1761,  ont  fait  leurs  preuves  le  6  octobre  1781.  Ch.  p. 

GONIDEC  de  KERHALY  (  Pierre- Auguste -Marie 
le),  reçu  à  la  Flèche  le  i3  août  1775. 

*  GONIDEC  de  KERHALY  (Germain  -  Marie  le)  , 
a  fait  ses  preuves  le. 5  juin  1785.  Ch.  p. 

GONIDEC  de  PENLAU  (le),  né  le  12  novembre 
1764,  à  Caen,  paroisse  Saint-Sauveur,  diocèse  de  Bayeux, 
reçu  le    3i    décembre   1779,  élève  de  Beaumont  ;  sorti  le 

4  mars    1782,  est  entré  sous  lieutenant  dans  le  régiment 
de  Berri,  infanterie. 

*  GONIDEC  de  PENLAU  (Louis-Marin-Aimé  le), 
a  fait  ses  preuves  le  4  novembre  1783.  Ch.  p. 

GONTAUT  de  SAINT-GENIEZ  (de),  né  le  23  juin 
1770,  à  Sainte-Orse  ,  diocèse  de  Périgueux  ,  reçu  le  21 
septembre  1784,  élève  de  Pontlevoy;  sorti  le  22  septemb. 
1785,  est  entré  sous-lieutenant  aux  Gardes-françaises. 

GORDON  (Alexandre- Joseph  de),  reçu  à  la  Flèche 
le  i3  août  1775;  passé  sous-lieuten.  au  régim.  de  Neustrie. 

*  GOSSON  (  Louis- François- Joseph  de),  né  le  22 
octobre  1766,  au  diocèse  d'Amiens;  (Louis  Joseph), 
frère  du  précédent,  né  le  7  juillet  1770,  ont  fait  leurs 
preuves,  le  premier,  le   16  août    1781  ,   et  le  second,    le 

5  avril  1785.  Ch.  p. 

*  GOT  de  la  ROSIÈRE  (  Louis  -  Pierre -Germain  ) , 
né  le  28  mai  1765,  à  Séez,  a  fait  ses  preuves  le  17  oc- 
tobre 1 78 1 .  Ch.  p. 

GOUBERVILLE  (Charles -François -Casimir  de),  né 
le  6  mars  1768,  au  diocèse  de  Coutances,  a  fait  ses  preuves 
le  14  juin  1783.  Ch.  p. 

*  GOUÉ  de  MARCHAIS  (  Louis- Alexandre  de;,  né 
le  14  mai  1768,  au  diocèse  de  la  Rochelle,  a  fait  ses 
preuves  le  9  avril  1785.  Ch.  p. 

*  GOUESLIER  de  MONTCAREL  (Alexandre- Jac- 
ques-René le),  né  le  i5  janvier  1771,  à  Versailles; 
(  Armand -Jean-Jacques  ) ,  frère  du  précédent,  né  le  16 
août  1772  ,  ont  fait  leurs  preuves  le  26  juin   1784.  Ch.  p. 

12.  .  26 


76  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

GOUHIER  des  CHAMPEAUX  (de),  né  le  5  sep- 
tembre 1773,  à  Charency,  diocèse  de  Séez  ,  reçu  le  26 
octobre  1786,  pensionnaire;  sorti  le  25  mars  1788. 

*  GOULLON  de  COIN  (  Charles  -  François  le  )  ,  né 
le  19  novembre  1764,  à  Metz  ,  a  fait  ses  preuves  le  23 
août  1783.  Ch.  p. 

GOURDE  AU  de  SAINT-CYR,  né  le  i5  avril  1772, 
à  Luçon,  reçu  le  28  octobre  1785,  pensionnaire;  remis 
à  ses  parents  le  3  septembre  1787. 

GOURJAULT  (de),  né  le  28  juin  1766,  à  Saint- 
Valérien ,  diocèse  de  la  Rochelle,  reçu  le  12  avril  1780, 
pensionnaire;  sorti  le  29  juin  1782  ,  est  entré  dans  le 
régiment  de  Lescurc,  dragons. 

*  GOURO  de  POMMERY  (  François -Bernard ) ,  né 
le  26  avril  1765.  au  diocèse  de  Vannes,  a  fait  ses  preuves 
le  14  août  1784. 

*  GOUSSENCOURT  de  GRIVESNES  (Henri-Louis 
de),  né  le  17  juin  1766,  au  diocèse  d'Amiens,  a  fait 
ses  preuves  le  16  août  1784.  Ch.  p. 

*  GOUTTE  du  VIVIER  (  Sébastien  -  Marie  de  la), 
né  le  i5  juillet  177 1  ,  a  fait  ses  preuves  le  3  novembre 
1784.  Ch.  p. 

*  GOUX  du  PLESSIS  (  Alexandre-  François  -  Josepl 
le),  né  le  24  février  1771  ,  au  diocèse  d'Angers,  a  faii 
ses  preuves  le  14  juin  1785.  Ch.  p. 

GOUYON  ,  né  le  10  octobre  1770,  à  Saint- Malo, 
reçu  le  22  septembre  1786,  élève  de  Pontlevoy  ;  sorti 
le  27  mars  1788,  est  entré  sous  -  lieutenant  dans  le 
régiment  de  Pont-à-Mousson. 

*  GOUYON  de  ROCHETTES  (  Joseph  -  Marie) ,  né 
le  3i  mars  1762  ,  au  diocèse  de  Quimper  >  a  fait  ses 
preuves  le  14  novembre  1782.  Ch.  p. 

*  GOUZAGNE  d'AMEY  de  SAINT  -  BRESSON 
(  Beatrix  -  François- Xavier  ) ,  né  le  16  mai  1767,  à  Be- 
sançon;    (  Antoine  -  Victor  )  ,    né  le     19    juillet     1768; 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE. 
(  Charles-Joseph  )  ,  frère    des     précédents,   né  le  8  juillet 
1775,  ont  fait  leurs  preuves  le  20  mars  1782.  Ch.  p. 

GOUZENS  de  FONTAINES  (  Pierre- Vincent-Lau- 
rent de  )  ,  de  Languedoc,  reçu  à  Sorèze  le  3 1  décembre 
1786. 

*  GOY  (  Gilbert-François  )  ,  a  fait  ses  preuves  le  20 
mars  1782.  Ch.  p. 

*  GOYS  de  MEZEYRAC  (Antoine-Louis  de),  né 
le  2  janvier  1763,  au  diocèse  du  Puy,  en  Vêlai,  a  fait 
ses  preuves  le  9  février  1782.  Ch.  p. 

GRAIN  de  SAINT-MARSAULT  de  CHATÉLAIS- 
SON,  né  le  6  mars  1768,  à  la  Rochelle,  reçu  le  18  avril 
1782,  pensionnaire;  sorti  le  18  avril  1784,  est  entré 
sous-lieutenant  dans    le  régiment  de  la    Reine,  cavalerie. 

GRAND  (Pierre-François  le  ) ,  a  été  reçu  le  3i  dé- 
cembre 1785. 

GRANDCOMBES  des  RIVES  ( Gabriel- Alexandre 
de  ),  de  la  généralité  de  Paris,  agréé  à  Brienne  le  3i  dé- 
cembre 1786. 

GRANDEMANGE  d'ANDERNY  (  Antoine-Jean  de  ) , 
reçu  le  3i  décembre  1785. 

GRANDOIT  (de),  né  le  i5  décembre  1768,  à  la 
Neuve-Grange,  près  Gisors,  reçu  le  3o  septembre  1784, 
élève  de    Beaumont  ;  remis  à  sa  famille  le  26  mars    1785. 

GRANDSEIGNE  (  Etienne  -Hypolite-  Gilles  de), 
reçu  le  3i  décembre  1785. 

GRANGE  de  TARNAC  (  Raymond-Gabriel  de  la  )  , 
reçu  à  la  Flèche  le   i3  août  1775. 

*  GRANGES  de  la  FOUCHARDIÈRE  (Louis-René 
de),  né  le  11  décembre  1769,  au  diocèse  de  Nantes,  a 
fait  ses  preuves  le  28  octobre  1 784.  Ch.  p. 

GRAS  (  Joseph-Claude-Anne  le  ) ,  reçu  à  la  Flèche 
le  i3  août  1775. 

*  GRAS  de  la  CHASSETIÈRE  (  Alexandre-René  le  )  , 
n?    le  1 1    janvier    1767,   au   diocèse  de   Tours;   (Charles- 


I 

73  GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 

Nicolas);  frère  du  précédent,  né  le  17  août  1762,  on 
fait  leurs  preuves,  le  premier,  le  22  décembre  1784 
Ch.  p.  ;  et  le  second,  le   iô  juillet  1785.  B. 

*  GRAS  de  VAUBERCEY  (  Jean-Baptiste-Charles- 
François  le),  né  le  20  octobre  1767,  au  diocèse  de 
Troyes,  a  fait  ses  preuves  le  28  mai  1783.  Ch.  p. 

*  GRAVE  de  SAINT- MARTIN  (  Joseph  -Félix- 
Aphrodise  de),  né  le  7  juin  1768,  à  Pézenas,  a  fait  ses 
preuves  le  3  avril  1783.  Ch.  p, 

GRÉAUME  (  de  )  ,  né  le  3i  juillet  1770,  à  Pesé-le- 
Sec,  diocèse  de  Poitiers,  reçu  le  28  septembre  1784, 
élève  de  Rebais;  sorti  le  8  décembre  1785,  est  entré  sous- 
lieutenant  dans  le  régiment  de  Picardie,  infanterie. 

'GREICHE  de  JALAMOUST  (  Henri-Dieudonné- 
François  de),  né  le  16  juin  1763,  a  fait  ses  preuves  en 
1783!  Ch.  p. 

*  GRIPIÈRE  de  MONCROC  (  Barthélemi-Sulpice 
de  )  ,  né  le  7  janvier  1770,  au  diocèse  d'Agen  ;  (  Antoine)  , 
né  le  10  mars  1771  ;  (  Guillaume-Ambroise  )  ,  frère  des 
précédents,  né  le  3  janvier  1780,  ont  fait  leurs  preuve: 
le  3  août  1785.  B. 

*  GRIPIÈRE  de  MONCROC  (Benoît  de  )  ,  cousin- 
germain  des  précédents,  né  au  diocèse  d'Agen,  le  29  jan- 
vier 1763;  (Jean-Louis),  frère  du  précédent,  né  le 
24  mai    1764,  ont  fait  leurs  preuves  le  4  août    1785.    B. 

*  GROS  de  BESPLAS  (Emmanuel-Jean-André), 
né  le  5  décembre  1766,  au  diocèse  de  Montpellier,  a  fait 
ses  preuves  le  23  juillet  1782.  Ch.  p. 

*GROUCHY  (Emmanuel  de  )  ,  né  à  Paris,  le  23  oc- 
tobre 1706,  a   fait    ses    preuves    le    g  août    1781    Ch.  p. 

GROUCHY  (de),  né  le  20  juillet  1773,  à  Conde- 
cour,  reçu  le  21  octobre  1786,  pensionnaire,  sorti  le 
5  janvier  1788. 

GUALÈS  (le),  né  le  23  avril  1768,  à  Sainte-Me- 
laine,  diocèse  de  Saint-Pol-de-Léon,  reçu  le  7  septem- 
bre 1782,  à  Vendôme,  sorti  le  3  janvier  1784,  est  entré 
aspirant  garde-marine  à  Brest. 


POUR  LE  SERVICE  MILITAIRE.  ?g 

GUALÈS  de  LANZÉON  (le),  né  le  i3  décmbre 
177 1,  à  Morlaix,  diocèse  de  Tréguier,  reçu  le  22  sep- 
tembre 1786,  élève  de  Vendôme,  sorti  le  i5  mars  1788, 
est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Brienne. 

*  GUARDIA  (  Félix  -  Joseph -Abdon- Pierre -Martin), 
né  le  29  avril  1763,  à  Perpignan;  (Abdon  -Marie-  Jo  - 
seph),né  le  28  mai  1766,  frère  du  précédent,  ont  fait 
leurs  preuves,  le  premier,  le  24  janvier  1785  ,  et  le  se- 
cond, le  19  mars  delà    même  année.  Ch.  p. 

'GUÉRCHIN  de  LOGNE  [  Jean-  Jacques- Philippe 
de),  né  le  19  novembre  1764,  à  Thionville,  a  fait  ses 
preuves  le  3   juin  1784.  Ch.  p. 

♦GUÉRIN  de  BEAUMONT  (Guillaume-Pierre), 
né  le  i3  août  1765,  au  diocèse  de  Blois,  a  fait  ses  preuves 
le  26  novembre  1784.  Ch.  p. 

*  GUÉRIR  de  MARCONVILLE  (Jean-Charles- 
François),  né  le  i5  décembre  175 1,  au  diocèse  de 
Rouen;  (  Charles- Léonard-François  )  ,  frère  du  précé- 
dent, né  le  21  juillet  1757,  ont  fait  leurs  preuves  le 
10  avril   1782.  Ch.  p. 

GUÉRIN  de  TARNAULT  (  de  )  ,  né  le  7  juillet  1772, 
à  Cuchery ,  diocèse  de  Soissons ,  reçu  le  i3  octobre 
1786,  élève  de  Brienne,  sorti  le  27  mars  1788,  est  entré 
sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Pont-à  Mousson. 

GUÉROULT  (de)  ,  né  le  3o  janvier  1767,  à  Boissy- 
le-Sec),  diocèse  de  Chartres,  reçu  le  premier  octobre 
1782,  pensionnaire,  sorti  le  ir  octobre  1784,  est  entré 
sous-lieutenant  dans  le  régiment  delà  Reine,  dragons. 

GUERPEL  de  RENEVILLE  (de),  né  le  1"  avril 
1770,  à  Ardres,  diocèse  de  Boulogne,  reçu  le  3o  sep- 
tembre 1785,  élève  de  Beaumont,  sorti  le  11  janvier 
1788,  est  entré  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de 
Dauphiné. 

*  GUETTEVILLE  de  COLLEMARE  (  Jean  -  Baptiste 
de),  né  le  18  février  1769,  a  fait  ses  preuves  le  26  juin 
1784.  Ch.  p. 

GUICHARD    n'ORFEUILLE,  né   le  17  mai    1772,3 


80        GENTILSHOMMES  QUI  ONT  FAIT  LEURS  PREUVES 
Gourge,  diocèse  de    Poitiers,    reçu   le     5    octobre    1786, 
pensionnaire,   remis  à  ses  parents,  le  10  mars  1788. 

'GUIGNARD  (Jean-René),  né  le  12  juin  i755,  au 
diocèse  de  Poitiers,  a  fait  ses  preuves  le  3  mai  1783. 
Ch.  p. 

'GUILLAUME  de  VAUDREVILLE  (Auguste- Jac- 
ques), né  le  4  août  1762,  au  diocèse  de  Rouen,  a  fait 
ses  preuves  le  10  mai  1783.  Ch.  p. 

*GUILLEBON  d'ESTRIGNY  (Joseph-François- 
César  de)  ,  a  fait  ses  preuves  le  1  r  janvier  1783.  Ch.  p. 

GUILLERMAÏN  de  MONTPINAY  (de)  ,  né  le 
premier  juin  1769,  à  Paray,  diocèse  d'Autun,  reçu  le 
3  octobre  1784,  élève  d'Effiat,  sorti  le  9  juin  i7'86. 

GUILLIET  de  la  PLATIÈRE  de  MOIDIÈRE  (de), 
né  le  12  avril  1772,  à  Toussière,  diocèse  de  Lyon,  reçu 
le  3  octobre  1786,  pensionnaire,  sorti  le  19  janvier  1788, 
est    entré  sous-lieutenant  aux  Gardes-Françaises. 

*GUIOT  de  SAINT- REMI  (  Emmanuel  -Jean- 
Charles),  né  à  Nancy,  en  Lorraine;  (Philippe-Nicolas- 
François),  frère  du  précèdent,  né  le  21  mars  1769,  ont 
fait  leurs  preuves,  le  premier,  en  1784,  le  second,  le 
16  juillet  de  la  même  année.  Ch.  p. 

GUISELIN  de    TATEVILLE    (René-Augustin    de 
reçu  à  la  Flèche,  le  i3  août  1773. 

GUMPERTZ  (de),  né  le  3o  septembre  1770,  à 
Saint- Hypolite,  diocèse  d'Alais,  reçu  le  24  septembre 
1786,  élève  de  Tournon,  sorti  le  27  mars  1788,  est  entré 
sous-lieutenant  dans  le  régiment  de  Pont-à-Mousson. 

*GUYENARD  (Gaspard-Amédée),  né  à  Bourg-en- 
Bresse,  le  i3  novembre  1767,  a  fait  ses  preuves  le  9  juin 
1784.  Ch.  p. 

*GUYON  de  POUVOURVILLE  (Marie-Joseph), 
a  fait  ses  preuves  le  19  avril  1785.  Ch.  p. 

GUYON    de  QUIGNY  (Char